Archives de la catégorie ‘Infos’


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Cinémondes, le festival international du film indépendant de Lille, souffle ses dix bougies du 10 au 19 Avril 2014.

Un rendez-vous pour découvrir ou revoir des perles du cinéma, d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs avec une programmation exigeante, mais toujours accessible avec une ouverture au monde, à l’autre. 50 films (fiction, documentaire, animation) en provenance de 15 pays du monde, dans 6 salles à Lille, dans la Métropole, en Région Nord – Pas de Calais, autour de rencontres accompagnées par une trentaine d’invités du 7° art (cinéastes, actrices, acteurs, musiciens, producteurs, et techniciens). Trois films seront sous titrés pour le public sourd et malentendant.

 

Nous attirons l’attention de nos lecteurs/lectrices sur le film  TAQWACORES de Eyad Zarha (2010) raconte l’histoire de punks pakistanais.
Les dates de diffusions seront :
Lille / Gare Saint-Sauveur le mercredi 16 avril à 20h45
Berck Sur Mer / Le Familia le vendredi 18 avril à 20h30

Pour plus d’infos sur la programmation, veuillez vous référer au site : http://www.kdiffusion.com/fr/p253_taqwacores.html

LA PROGRAMMATION

UN CINE-CONCERT | L’Aurore (1927)
Cinéma de la Gare Saint-Sauveur, le 10 avril

Le chef d’oeuvre restauré de Friedrich Wilhelm Murnau par Sig & Markus (piano, clavier, contre basse, et beat box) pour fêter la 10e édition de Cinémondes.

LES INVITES D’HONNEUR | Benoît Delépine et Gustave Kervern
Cinéma Le Majestic, 12 et 13 avril
>Projections de l’intégrale de leurs films et une Master Class pour rendre hommage à ces merveilleux fous artistiques !

FILMER EN REGION CLASSIC | Léopold Simons
Palais des Beaux-Arts de Lille, le 11 avril • Cinéma de la Gare Saint-Sauveur, le 16 avril • Cinéma l’Univers, le 19 avril.
>Les trois uniques films réalisés dans les années 30 par l’artiste lillois, considéré comme le Pagnol du Nord !

CINES JUNIOR | Jeunesses d’ici et d’ailleurs
Maison Folie Moulins • Cinéma de la Gare Saint-Sauveur • Cinéma l’Univers, du 14 au 19 avril
>Une programmation adaptée pour les jeunes de 5 à 16 ans, suivies d’animations et de la visite de l’exposition de photos et de dessins d’enfants de 40 pays « Portraits-Autoportraits » de Gilles Porte.

CINEMAS EN LIBERTE | Nadia El Fani (Tunisie)
Cinéma l’Univers, 14 et 15 avril
>Un focus sur le travail d’une cinéaste tunisienne engagée depuis plus de 20 ans pour la liberté d’expression et des minorités en pays musulmans.

RETROSPECTIVE | Cinémondes 10e !
Cinéma de la Gare Saint-Sauveur, du 16 au 19 avril
>Une sélection de films et de cinéastes, qui ont marqué l’histoire du festival avec des oeuvres du patrimoine et contemporaines.

MEMOIRE DE NOTRE TEMPS | Représentations d’un génocide : Rwanda
Cinéma l’Univers, du 16 au 18 avril
A l’occasion des commémorations du génocide Tutsi de 1994, un programme de projections/débats sur l’approche de 4 cinéastes : Luc de Heusch (Belgique), Jean-Christophe Klotz (France), Jacqueline Kalimunda et Joel Karekezi (Rwanda).

CONTRE CULTURES | La 5e Nuit du Cinéma Bis)zzz !
L’Hybride, 18 avril (de 20h00 à 6h du matin…)
>Du cinéma bis à la série Z en passant par la série B et autres avatars du film de genre, un cinéma loin des productions à gros budgets des « majors ». C’est à ces « ovnis » du cinéma que cette 5e nuit va rendre hommage.

FILM DE CLÔTURE | Big Sur (Etats-Unis)
Le Fresnoy, 19 avril
>Première francophone de l’adaptation du roman de Jack Kerouac, avec Jean-Marc Barr (en sa présence)

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INFOS PRATIQUES

Les lieux du festival :

· Cinéma Saint-Sauveur | Bd Jean-Baptiste Lebas, Lille | Métro : Mairie de Lille
· Cinéma le Majestic | 54 Rue de Béthune, Lille | Métro : République – Beaux-Arts / Rihour
· Cinéma l’Univers | 16 Rue Georges Danton, Lille | Métro : Porte de Valenciennes
· La Maison Folie Moulins | 49 Rue d’Arras, Lille | Métro : Porte d’Arras / Porte de Douai
· L’Hybride |18 rue Gosselet, Lille | Métro : République – Beaux-Arts / Mairie de Lille
· Auditorium du Palais des Beaux-Arts | 18 rue de Valmy, Lille | Métro : République – Beaux-Arts.
· Le Fresnoy | 22 rue du Fresnoy, Tourcoing | Métro : Alsace
· Cinéma Le Familia | Rue de la Marine, Berck sur Mer

Les tarifs :

· Séance : 3 euros
· Pass Cinémondes* : 20 euros 
*accès illimité aux séances, hors « Ciné-Concert » et « Nuit du Cinéma Bis »

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CONTACTS MEDIAS

AnneJo Brigaud | presse.kdiffusion@gmail.com


Le camarade vient d’être libéré. Rassemblement annulé.

Manifestation antifasciste

Hier soir, une centaine de militants antifascistes se sont réunis et ont manifesté pour protester contre la présence de Marine Le Pen à Lille, venue soutenir Eric Dillies, candidat aux municipales. Afin de montrer aux xénophobes frontistes que l’espace public ne leur appartient pas, le cortège antifasciste a tenté d’approcher au plus près la Maison de l’Education Permanente où se déroulait la réunion publique.

Les Gendarmes Mobiles se sont interposés et ont repoussé les militants à l’aide de gaz lacrymogènes et des tirs de flashball. Peu après la dispersion du cortège, place du marché de Wazemmes, un camarade a été frappé et interpellé par les policiers de la BAC à l’intérieur d’un commerce de proximité, sans aucune raison apparente.

L’Action Antifasciste NP2C condamne avec fermeté les violences policières injustifiées qu’a subi notre camarade et exige sa libération.

Rencard devant le comico à 19h30.

On tient au jus sur cette page si ya des nouvelles d’ici là (et après)

#1312

Rassemblement Anti-FN à Lille

Publié: 12 mars 2014 par luttennord dans Infos
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Rassemblement Anti-FN à Lille

https://www.facebook.com/events/221320868075249/?ref_newsfeed_story_type=regular


Dessin de Philgreff

L’expulsion est une pratique barbare qu’il faut abolir.

Le marché immobilier n’a qu’un seul objectif : permettre à ceux qui ont déjà de l’argent d’en gagner encore plus. Le logement est un droit fondamental qui doit sortir de cette logique.

Le gouvernement actuel poursuit une politique dans la droite ligne du précédent, et l’argent qui a été donné aux banques, continue à l’être aux patrons. L’ANI et la loi de Compétitivité Emploi votées en 2013 en sont les tristes exemples. Nous exigeons que cet argent soit repris pour permettre à tous l’accès à un logement pérenne.

Nous continuons de subir la chasse aux pauvres et leur stigmatisation (travailleurs précaires, chômeurs, étudiants, Roms, Sans Papiers…) et cela dans le mépris total des valeurs d’égalité, de fraternité, de liberté et de solidarité.

Le dispositif DUFLOT continue d’être un cadeau fiscal aux propriétaires bailleurs tandis que la loi du même nom a été vidée de son sens, échec de la loi DALO, déficit de construction et logements sociaux nouvellement construits toujours trop chers pour les ménages les plus modestes. Dans cette dynamique, les expulsions se poursuivront, la loi du marché continuera de faire augmenter les loyers.

Les loyers et les charges liés au logement (eau, gaz, électricité, chauffage..) continuent d’augmenter. Par contre, les ressources des familles déjà durement touchées par la crise, ne cessent de baisser et le chômage explose. Les expulsions de locataires sont de plus en plus nombreuses et le droit au logement n’existe plus.

Cette situation doit contraindre le gouvernement à abolir les expulsions. Nous exigeons qu’une véritable politique ambitieuse et volontariste en faveur de l’habitat pour tous soit porté et garanti par l’Etat.

Quelque soit son statut et ses ressources, chacun doit avoir le droit de s’épanouir dans un logement correspondant à ses besoins et à ses souhaits. Nous n’avons pas besoin qu’on nous impose un contrôle social, nous voulons des logements et les moyens de vivre dignement !

C’est l’indignation, la colère qui doivent nous guider. C’est la justice sociale et non la charité que nous réclamons !

Nous exigeons :

  • L’arrêt des expulsions, de toutes les expulsions.
  • L’application de la loi de réquisition
  • Le droit à un logement décent pour tous
  • La construction de logements sociaux accessibles à tous (PLAI)
  • L’arrêt des démolitions de HLM sans construction préalable
  • Le libre choix de son quartier de résidence.
  • L’encadrement des loyers et des charges locatives des secteurs privé et public

STOP à la résignation ! Organisons notre combat !

Manifestation organisée par les Ateliers Populaires d’Urbanisme (APU Moulins – APU Wazemmes – APU Vieux Lille), l’Indecosa CGT et la CNL 5962 avec le soutien des organisations suivantes : DAL NPDC, TRIBU, MRAP Lille, Collectif Plancton, CSP59, Collectif Afrique, Immigration droits des migrants, LDH Lille, Front syndical de classe NPDC, UL CNT de Lille, NPA, PCF, Coordination communiste 59/62, SDEN-CGT 59.


Grève 18 mars

Mardi 18 mars 2014, une intersyndicale regroupant CGT, FO, FSU et Solidaires appelle à une journée d’actions interprofessionnelles (grèves, manifestations et rassemblements).

Pour la CNT, cette journée peut être un point d’appui pour faire converger les différentes luttes sectorielles menées actuellement ici et là. Face aux multiples attaques que subit le monde du travail, elle peut permettre l’émergence d’une riposte coordonnée à la hauteur des enjeux…

Par conséquent, l’union régionale des syndicats CNT 59/62 appelle les salarié-e-s (du privé & du public), les sans-emplois, les retraité-e-s et les étudiant-e-s :

  • pour les uns à cesser le travail le 18 mars, pour les autres à soutenir les grèves qui auront lieu ce jour-là ;
  • à participer à la manifestation qui se déroulera à Lille (rdv à 14h30, porte de Paris) ;
  • à établir des passerelles interprofessionnelles entre les différents secteurs en lutte ;
  • à initier toute dynamique permettant d’amplifier et durcir le mouvement dans les jours et semaines à venir.

Salaires, emploi, protection sociale…
Non au pacte d’austérité ! Mobilisons-nous !

 

PS : Le matin, rendez-vous devant l’usine « Faurecia » d’Auchel (62) pour la manifestation mensuelle de l’intersyndicale du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais (CGT – CNT – SUD – FSU). Plus d’infos ici


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« Bienvenue à Hénin-Beaumont, reportage sur un laboratoire du Front national » est un livre d’Haydée Sabéran * (224 pages) paru aux éditions La Découverte en février 2014. Un ouvrage « bien venu » pour mieux comprendre l’abominable implantation du FN à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) !

Extrait du dossier de presse :

Après avoir fait de cette ville du Pas-de-Calais le laboratoire de sa reconversion « sociale », le FN en fera-t-il la vitrine de sa gestion municipale ? A la veille des municipales de mars 2014, Haydée Sabéran, qui enquête depuis plusieurs années à Hénin-Beaumont, livre un remarquable document de terrain au cœur de cette ville qui plonge chaque jour un peu plus dans la catastrophe sociale et politique, emblématique de très nombreuses situations similaires dans l’hexagone.

Texte de présentation extrait de la quatrième de couverture :

Sous l’œil des caméras, Hénin-Beaumont, au cœur du Pas-de-Calais, est devenu un symbole. Symbole de la désindustrialisation, tant ce territoire a été affecté par la crise du secteur minier et par des délocalisations qui, à l’image de Metaleurop en 2003 et de Samsonite en 2006, ont durablement marqué les esprits. Symbole de la faillite d’un Parti socialiste qui, jadis triomphant dans la région, est aujourd’hui embourbé dans les affaires judiciaires. Symbole de la progression électorale du Front national, au point que sa présidente, Marine Le Pen, tente depuis plusieurs années de faire de cette commune de 27 000 habitants son « fief ». Et d’élections, il en est beaucoup question à Hénin-Beaumont. Deux ans après le médiatique « duel Mélenchon-Le Pen » aux législatives de 2012, le dirigeant local du parti d’extrême droite, Steeve Briois, brigue la mairie en mettant en avant des slogans qui brouillent les lignes idéologiques traditionnelles. Après avoir fait de la ville le laboratoire de sa reconversion « sociale », le FN en fera-t-il la vitrine de sa gestion municipale ? En se faufilant dans les usines, les cafés et les rayons des grandes surfaces, en nous accompagnant dans les familles, les salles de bal et les coulisses du conseil municipal, Haydée Sabéran redonne la parole aux habitants de la ville, trop rarement écoutés. Et raconte avec subtilité une histoire plus singulière qu’on ne pourrait l’imaginer.


A Nevers, une candidate Front National s’est fait épingler posant devant un drapeau frappé d’une croix gammée et revêtant un t-shirt à la gloire de la division SS Charlemagne. Ce n’est malheureusement pas la seule militante du parti fasciste à être nostalgique du 3ème Reich.

Nous révélions fin février que Kevin Reche, le leader du groupuscule "Sauvons Calais" responsable de violences xénophobes à Coulogne, était un néo-nazi patenté, tatouté de l’insigne de la division SS Nordland et d’une croix celtique (symbole prisé par l’extrême-droite radicale et les néo-nazis). Cette information a été reprise par l’ensemble de la presse régionale. Nous révélions également que Kevin Reche et d’autres militants néo-nazi (dont l’un tatoué du symbole des Jeunesses Hitlériennes) militaient pour le Front National de Calais.

Aujourd’hui, le groupe "Non au FN" nous apprend que Marine Le Pen elle même a eu des relations avec Kevin Reche, la preuve en images :

Marine Le Pen et Kevin Reche

Marine Le Pen et Kevin Reche. Photo "Non au FN".

Le même Kevin Reche avec l'insigne de la 11e division SS Nordland

Le même Kevin Reche, torse nu, tatoué de l’insigne de la 11e division SS Nordland.

Kevin Reche distribuant le tract de campagne du Front National pour les municipales 2014

Kevin Reche distribuant le tract de campagne du Front National pour les municipales 2014 à Calais.

Kevin Reche posant devant une affiche Front National

Kevin Reche posant devant une affiche Front National.

Encore une preuve que le FN n’est pas un parti comme les autres et que ses liens avec les groupuscules fascistes et racistes radicaux sont toujours d’actualité. Espérons pour le FN que les candidats inscrits à leur insu sur ses listes n’aient pas ce genre de travers !

Cité minière à Liévin entre expulsion et démolissions

Publié: 27 février 2014 par luttennord dans Infos

Pour plus d’information nous vous invitons à consulter l’article de Politis 62

http://www.politis62.org/site/index.php?title=Pas-de-Calais_Habitat_:_un_bailleur_%22social%22


Contre les fascistes de Sauvons Calais

Depuis une semaine, le collectif Sauvons Calais appelle à des rassemblements quotidiens pour protester contre l’ouverture d’un squat à Coulogne (commune limitrophe de Calais) par des sans abris aidés par le
collectif No Border. Ces attroupements fielleux de décervelés nostalgiques du troisième Reich se sont
traduits par des jets de pierres et de cocktails Molotov, des menaces envers les personnes hébergées et leurs soutiens, et des tentatives d’entrer en force dans le logement occupé. Tout cela sous les yeux d’une police complaisante.

Face à la montée des violences commises par les nervis d’extrême droite à Calais, en France et dans le reste de l’Europe, il est indispensable de faire obstacle à la diffusion des idées et des actes xénophobes. En solidarité avec les migrant-e-s et les militant-e-s qui les accompagnent, nous nous joignons au rassemblement, samedi 1er mars à partir de 14h30 place d’Armes à Calais.

LA RUE NE LEUR APPARTIENT PAS !
Solidarité Antifasciste.

Premiers signataires : Action Antifasciste NP2C, CNT


Nous sommes les habitants et habitantes de la maison au 122 rue Émile Dumont à Coulogne qui fait tant parler d’elle, malgré elle. Nous nous adressons à vous parce-que nous craignons pour notre intégrité psychologique, physique, et pour l’avenir de notre nouvelle ville. Depuis presque une semaine maintenant, notre maison est le théâtre d’un déversement de violence et de haine qui déferle en toute impunité. Contrairement à d’autres citoyens qui bénéficient du droit au respect de la vie privée, nous sommes aujourd’hui contraints de communiquer sur notre vie personnelle. Nous sommes un couple d’européens sans abris, et nous souhaitons rendre publique l’extrême dangerosité de la situation dont nous sommes victimes actuellement.

Nous avons emménagé dans cette ancienne ferme le lundi 10 février, la police a réalisé notre présence le samedi et a tenté de contacter le propriétaire du lieu (le bailleur Cottage de Flandres qui a racheté la propriété à la commune de Coulogne), considérant que s’ils réussissaient à le joindre dans les 48 heures ils pourraient nous expulser, au motif de flagrance, sans passer par les tribunaux. La manipulation et la désinformation sur la situation de notre maison a commencé dès ce moment, puisque les autorités ont pris en considération la présence des habitants à partir du moment où il les ont vu, alors que ces derniers pouvaient prouver qu’ils étaient là depuis plusieurs jours déjà. Malgré cette volonté de détourner les procédures judiciaires, ils n’ont pas réussi à contacter le propriétaire et ont donc été contraints d’engager une procédure en justice devant le tribunal d’instance.

Dès samedi, nous avons entendu les premiers propos agressifs émanant de deux voisins qui ont menacé de brûler la maison, nous regardant en jouant avec une masse. Ils ont ensuite contacté (ou font partis) du collectif « Sauvons Calais », pour les mettre au courant de l’existence de notre habitation, et tout a commencé… Rappelons que ce collectif, qui s’exprime notamment au travers d’une page facebook et de l’organisation de manifestations anti-immigration à Calais, a été créé suite à l’appel à la délation rédigé par la maire de Calais, Natacha Bouchard, pour « sauver » Calais, de l’ « invasion » des migrants, des no-border, de la préférence étrangère, des squats…Les membres de ce collectif ont activement propagé des rumeurs sur qui nous étions et pourquoi nous étions dans cette maison, les ont rendu publique sur facebook sans posséder aucune preuve de ce qu’ils avançaient, ont déchaîné les passions, s’imposant par la violence pour nous contraindre à quitter notre habitation.

Dimanche soir, une voiture avec à son bord un administrateur et porte parole du collectif « Sauvons Calais », Kevin Rêche, s’est arrêtée, et ses occupants ont brandi un drapeau français et ont mis de la musique. Lundi, ces personnes sont revenues dans l’après-midi avec d’autres individus réclamant notre expulsion, sous le regard des forces de police, et un appel à se rassembler devant chez nous le lendemain aux alentours de 14h00 à été posté sur la page facebook de « Sauvons Calais ». Mardi, aux alentours de 6h30, trois individus coiffés de perruques ont pénétré par effraction dans la cour de la maison, cassé la vitre de la porte d’entrée et les volets de la fenêtre de la façade côté rue, essayé de forcer la porte arrière tout en proférant des menaces de mort : « si on rentre on vous viole et on vous tue », « salope, je vais te pénétrer ! ». La police est arrivée 15 minutes après que nous les ayons appelé et ont arrêté deux de nos agresseurs. Nous nous sommes rendus au commissariat de Calais pour déposer plainte et ils ont refusé de la recevoir. Ils nous ont de surcroît intimidé en appelant quatre autres policiers pour nous faire comprendre qu’il n’était pas possible pour nous de bénéficier de ce droit (rappelons qu’il est illégal de refuser d’enregistrer une plainte, surtout lorsque la victime emmène avec elle des preuves permettant d’identifier les auteurs des dégradations survenues à son domicile).

Les rassemblement se sont intensifiés les jours suivants et ont grossi en nombre (50-60 personnes) et en durée, s’accompagnant d’insultes, de menaces de mort, de jets de pierre, particulièrement en fin de soirée. En l’absence d’une quelconque mesure (pas d’arrestation, pas de contrôle d’identité) prise par les forces de l’ordre pourtant présentes sur les lieux une partie de la journée et de la soirée et contraintes de venir suite à nos appels incessants, les jets de projectiles (pierres et billes de plombs) se sont intensifiés. Jeudi soir, aux alentours de 22h30, ils ont proliféré, sous la présence passive de seulement trois agents de police, laissant le toit percé de nombreux et larges trous, et une blessée suite à une chute de tuile sur son épaule. Ce n’est qu’après de nombreux coups de fils que la police s’est résignée à envoyer du renfort, minimisant l’importance des dégradations et du danger que nous encourions alors que 50 à 60 personnes nous assiégeaient et détruisaient notre maison. Nous avons également passé le vendredi sous les jets de pierre, perpétrés notamment au cours du « sit-in » appelé par « Sauvons Calais » à 14 heures auquel a répondu une soixantaine de personnes. Effrayés par cette présence massive et ces jets de pierres et de plombs qui n’en finissaient pas malgré la présence policière, nous avons appelé des amis en soutien qui sont d’ailleurs venus avec l’une des habitantes du lieu qui tentait de rentrer chez elle après avoir miraculeusement réussi à sortir. Nos amis nous ont rapporté que les gens présents au rassemblement, dont des membres bien connus de « Sauvons Calais », les ont insulté : « grosse pute », « salope », « nique ta mère », « noir gueule », menacés de mort dans « les chambres à gaz », de « brûler la maison avec les gens dedans », pointé un laser dans leurs yeux et lancé des pétards directement sur eux.

Malgré ces actions agressives, la police nationale qui se trouvait au milieu s’est montrée très inégale dans sa gestion de la situation, nous enjoignant de partir, exigeant de nous un recul, tandis qu’ils peinaient à prendre la moindre mesure restrictive à l’encontre des agresseurs qui ont pu continuer à les insulter et tenter de les attaquer (notamment en passant par derrière) à deux reprises et pendant deux heures. Le comportement de la police ce soir a été déplorable, des membres d’entre eux ayant affirmé qu’ « il n’y avait pas de problèmes », que « personne n’était en danger » que c’était, somme toute, seulement « des jets de projectile sur une habitation qui va être détruite », et sont allés jusqu’à dénier l’existence même des jets de pierre alors que nos amis pouvaient clairement les entendre. Ils ont également reconnu que leurs « ordres n’étaient pas clairs », et que la situation resterait certainement telle quelle jusqu’à lundi, personne n’étant autorisé à rentrer dans l’habitation, tolérant de fait l’instauration d’un état de siège des gens à l’intérieur.

Ainsi, la prolifération de la propagande diffusée par la page facebook de « Sauvons Calais » et leur présence active dans les rassemblements à Coulogne, combinée à l’absence de réaction des autorités et leur indécision, ont entraîné l’intensification de l’agressivité et du nombre des protestataires. Les commentaires injurieux, racistes, les incitations à la haine et au meurtre, les appels à brûler la maison et ses occupants et les appels aux armes n’ont cessé d’augmenter. Notons également que les administrateurs de la page facebook de « Sauvons Calais » peuvent filtrer les commentaires, et le font par ailleurs pour supprimer toute forme d’expression contradictoire, mais laissent se multiplier les incitations à la haine et à la violence raciale, qui constituent un crime puni par la loi et dont les auteurs pourraient être facilement inquiétés si la police s’en donnait la peine (vous pouvez trouver toutes les traces de ces exactions sur leur facebook et nous vous invitons à utiliser ces preuves pour dénoncer publiquement leur dangerosité et leur illégalité). Deux poids, deux mesures, lorsqu’une personne jette un chat contre un mur et poste la vidéo sur facebook, elle est retrouvée, arrêtée, emprisonnée, mais, lorsque des gens appellent à la haine raciale, à l’incendie criminel et accompagnent leurs menaces d’agression physique, ils ne font face à aucune conséquence.

Le collectif Sauvons Calais a activement manipulé la diffusion d’information sur la nature de notre maison, affirmant publiquement qu’elle allait être envahie par des migrants, notamment les femmes et les enfants qui vivent au squat 51 boulevard Victor-Hugo et des « no border ». Cette maison n’est pas habitée par des migrants dans le passage, et un simple effort de logique l’explique. Quel intérêt pourrait bien trouver la population migrante à vivre à Coulogne, loin des lieux de passage, du lieu de distribution alimentaire, et des espaces qui sont au cœur de leur vie sociale ? Cette propagande a pour unique objectif de manipuler les émotions et les peurs des gens afin de créer un climat conflictuel qui sert les intérêts politiques de ce collectif et de son discours xénophobe. Un des riverains à Coulogne a d’ailleurs déclaré à la presse qu’on lui avait annoncé la venue d’une « cinquantaine de migrants », mais que rien ne s’était passé. Ils ont, en tout cas, gagné la présence quotidienne d’une cinquantaine de français violents et agressifs. Soulignons également que, concernant le cas des femmes et des enfants de Victor-Hugo, les membres du collectif seraient bien avisés de demander au préfet quelques clarifications sur l’avenir de leur hébergement. Il pourrait sans doute leur expliquer qu’il a discuté avec différents acteurs de la sphère associative et que des négociations sont en cours, et qu’il n’y aura pas d’expulsion de Victor-Hugo avant l’été…

Quant à la présence de personnes identifiées comme membres de « No Border », les labels ne nous importent pas, nous avons simplement sollicité l’aide d’individus qui avaient les ressources, l’envie et la disponibilité de nous soutenir dans notre démarche et notre lutte pour le droit au logement. Si nos soutiens sont à présent plus visibles, c’est simplement que notre isolement nous terrorise et que nous avons besoin d’aide pour pouvoir vivre tranquillement chez nous. L’habitante qui a mis son nom sur la maison a même rencontré une famille de Coulonnois expulsable au mois de mars, afin de les inviter à vivre avec elle. Maintenant, cet espoir de solidarité est également en péril, et ce à cause de ceux là mêmes qui prétendent lutter pour la tranquillité des Coulonnois…Tranquillité dont le prix à payer est la mise en danger d’autrui ! Cette jeune femme qui a élu son domicile dans la maison est d’ailleurs à la rue en ce moment et est condamnée à ne pas pouvoir entrer ou sortir librement de son domicile.

On cherche également à nous faire croire que tous ces gens qui se rassemblent pour exiger notre expulsion sont uniquement des Coulonnois et des riverains alors que, dans des commentaires postés sur la page de « sauvons calais », des Calaisiens déploraient l’absence des Coulonnois, peu nombreux dans ces rassemblements. De surcroît, nous avons pu voir sur leur page que les membres du collectif Sauvons Calais avaient déjà impulsé une dynamique similaire à celle à l’oeuvre à Coulogne avec ce qu’ils considéraient comme d’autres « squats de migrants », dont ils avaient indiqué l’adresse, et dont la fenêtre avait fini brisée.

Ce harcèlement et ces agressions doivent cesser à présent ! Pétrifié qu’il soit à l’idée de protéger publiquement un lieu qu’il considère comme un « squat illégal », le préfet se substitue à la justice, et, par calcul politique, privilégie la passivité. Étant le garant de l’ordre publique et du respect de la loi, il doit assumer pleinement son rôle, la tolérance de telles violations de la loi dans un état de droit est particulièrement préoccupante. Est-il vraiment viable de reculer devant des gens qui invoquent les chambres à gaz comme solution pour les habitants de la maison, appellent au viol des habitantes, causent des dégradations et troublent l’ordre publique ?

Il est temps d’enjoindre le préfet à prendre ses responsabilité pour ne pas laisser la peur et l’arbitraire régner. Il est temps d’interdire ces rassemblements destructeurs devant notre maison. Il est temps de dissoudre le collectif « Sauvons Calais ». Il est temps… avant qu’il ne soit trop tard. Nous appelons les Calaisiens et Calaisiennes, les Coulonnois et Coulonnoises à s’exprimer et à se mobiliser contre ces manifestations violentes et haineuses qui leur portent préjudice. Nous appelons toute organisation, média, collectif, personne à se mobiliser selon leurs compétences, leur champs d’actions et leurs choix stratégiques, pour que les auteurs de ces crimes soient contraints de faire face aux conséquences de leurs actions. Nous avons besoin de vous pour que cette situation qui nous concerne tous et toutes ne soit plus subie dans l’isolement. Nous vous invitons à vous rendre sur place selon vos disponibilités pour observer vous-mêmes la situation, si vous êtes une personne isolée ou un groupe peu nombreux, il est préférable de nous joindre à ce numéro, étant donné l’atmosphère électrique : 06 05 89 52 01. Vous pouvez également envoyer un mail à cette adresse et nous essaierons au maximum de vous envoyer rapidement les preuves que nous avons accumuler : emiledumont122@gmail.com
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A lire aussi :


25/02 : L’Action Antifasciste NP2C signale que le tatouage du membre de Sauvons Calais sur la gauche de la première photo est également un symbole néo-nazi : une rune d’Odale, emblème des jeunesses hitlériennes.

Nous vous parlions jeudi de Sauvons Calais. L’organisation, qui se présente comme "apolitique" et "pacifique", organise depuis quelques semaines des manifestations contre la présence de migrants à Calais et fiche sur internet les militants associatifs qui viennent en aide aux sans papiers, en particulier ceux du groupe No Border.

La tension est encore monté d’un cran lors de l’ouverture d’un squat à Coulogne (commune limitrophe de Calais) par des sans abris aidés par le collectif No Border. Le collectif Sauvons Calais, toujours prompt à taper sur les plus démunis, c’est emparé de l’affaire. Résultat : rassemblements haineux devant la maison occupée, jets de pierre, intimidation envers les personnes hébergées et leurs soutiens, fichage, delation et tentative d’entrer en force.

On savait le collectif proche du Front National, on sait désormais que le FN fait faire le sale boulot par des militants de groupuscules néo-nazis. Unis dans l’action, les fascistes de Génération Identitaire n’hésitent pas non plus à mettre la main à la patte.

Cette véritable petite milice fasciste se sent toute puissante dans le Calaisis. Pourtant elle tremble lorsqu’une poigné d’antifascistes vient perturber l’un de ses rassemblements xénophobe. Et elle tremblera encore.

Voici quelques photos qui montrent, si il en était encore besoin, que Sauvons Calais est un regroupement de racistes, de néo-nazis, de membres de groupuscules d’extrême droite, de sexistes et de consanguins :

Kevin Reche Calais

Kevin Reche, porte parole de Sauvons Calais (à droite), tatoué de l’insigne de la division SS Nordland (une croix gammée stylisée), en compagnie de l’un de ces acolyte tatoué d’une croix celtique.

Sauvons Calais Génération Identitaire

Jimmy (à gauche), membre du groupuscule fasciste Génération Identitaire (les responsables de l’attaque de la mosquée de Poitiers), portant un t-shirt "Sauvons Calais" en compagnie de Kevin Reche.

Sauvons Calais Front National

Des membres de Sauvons Calais, dont Kevin Reche, diffusant un tract du Front National pour les municipales.

Reche FN

Avec les commentaires c’est encore plus drôle !

Facebook Sauvons Calais

Le compte Facebook de Sauvons Calais, ami avec Génération Identitaire ainsi qu’avec le Bloc Identitaire Flandres, groupuscules issus d’Unité Radicale, organisation d’extrême droite interdite après la tentative d’assassinat de Chirac.

Didier menace de tuer des migrants.

Commentaire sexiste
Commentaire sexiste et insultant d’un membre de "Sauvons Calais" à propos d’une militante associative dont la photo a été publiée sur la page Facebook de Sauvons Calais. Notez que pour un patriote, il parle bien la France…
Un membre du collectif Sauvons Calais et proche des identitaires qui se prépare à la chasse au migrant

Un membre du collectif Sauvons Calais et proche des identitaires qui se prépare à la chasse au migrant.

alysson

Mais vraiment, où va la France ?

Il est temps de barrer la route à ces extrémistes.

Note : toutes ces photos sont disponibles publiquement sur internet. Ceux qui feignent ne pas savoir mentent ou se complaisent dans l’ignorance.

22/02 : A lire aussi (en anglais), Calais: Fascists mobilise against squatters. International call-out for support and solidarity


22/02 : A lire aussi, Sauvons Calais : les miliciens sont dans la rue

Communiqué de camarades du calaisis à propos de "Sauvons Calais", un groupe xénophobe et raciste qui s’en prend aux migrants et aux militants No Border.

Des news du calaisis :

Des personnes ayant un besoin urgent de se loger ont ouvert un squat dans une maison inhabitée depuis des années dans la commune de Coulogne (ville voisine de Calais).
Il n’en fallait pas plus pour que les paranos du collectif "Sauvons Calais" (de l’immigration… et des No Border) ramènent leurs tronches d’adolescents pré-pubères pour crier au scandale !

En effet et selon eux cette maison serait occupée par et pour des migrants !
Nous allons ici surtout nous arrêter sur les propos de leur "chef" (et quel chef !!! Quel charisme !! ^^) : le bien nommé KEVIN RECHE…
Kevin déclare haut et fort à la presse et à qui veut l’entendre qu’il n’est pas raciste ni proche du FN et encore moins néo-nazi…

Eh bien mon petit Kevin, il me semble qu’en plus d’être parano tu sois un brin schizophrène… la preuve par l’image :

Kevin Reche Nazi

Kevin est ici au milieu entouré d’un chasseur et d’un mec qui revendique son année de naissance avec fierté.

Kevin Reche Croix Celtique

Kevin a aussi un tatouage celte !!! Pourquoi ? car dans une de ses vies Kevin a des origines bretonnes !!

Kevin Reche Front National

Kevin n’a rien à voir avec le FN… Comme vous pouvez le voir, notre bon Kevin assume ses idées… (enfin avec ses copains…)

[LILLE] Journée internationale de solidarité avec la Palestine

Publié: 26 novembre 2013 par luttennord dans Infos

                       Rassemblement de Boycott-Désinvestissement-Sanctions contre Israël
   
                            à 14 h 30 devant Euralille à Lille, accueil dès 14 h 15

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Cet appel de l’AFPS Nord-Pas de Calais et de ses partenaires se place dans le cadre d’une mobilisation intense de soutien au peuple palestinien en ce mois de novembre 2013.

 A commencer par les rencontres à la faculté de droit de Douai et en Mairie d’Auby d’où un message est parti en direction du Président Hollande avant son départ vers Israël, exigeant qu’il intervienne auprès de l’occupant afin que celui-ci mette un terme à la détention administrative et libère les prisonniers.

 

Au cours de la rencontre d’Auby l’engagement de l’AFPS Nord-Pas de Calais sur le Boycott/Désinvestissement/Sanctions contre Israël a été réaffirmé avec force, à la veille du voyage présidentiel, avec cette donnée fondamentale qu’il répond à l’appel de la société civile palestinienne en 2005 puis renouvelé régulièrement par la résistance.

 Le 30 novembre est donc organisé devant Euralille un rassemblement BDS avec de multiples partenaires associatifs, syndicaux et politiques. Lors de son voyage en Israël marqué par une intensification des liens qui unissent la France à l’Etat d’apartheid, F. Hollande était accompagné de 40 chefs d’entreprises.

C’est dire la nécessité d’être présent sur le volet désinvestissement du combat de soutien à la résistance palestinienne. Autre donnée à prendre en compte : la poursuite en France, par le pouvoir, de la criminalisation du boycott citoyen. La réponse de Madame Taubira, à l’un des parlementaires sollicités à ce sujet, publiée ici, est éclairante. Hors de question de tolérer la répression.

 

Quelle meilleure réplique que le rassemblement BDS devant Euralille, comme la participation à la marche contre le raciste et pour l’égalité, le 30 novembre. En ayant une pensée toute particulière pour Gaza. Gaza dont nous exigeons la levée du blocus.

 

AFPS Nord-Pas de Calais

Lille le 25 novembre 2013

 


Ce vendredi 22 Novembre, discussion organisé par l’action antifasciste Np2c en collaboration avec http://lahorde.samizdat.net/

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Trouver le bon rythme, c’est être en grève jeudi 14 novembre contre la réforme Peillon.

Une réforme bâclée et inadaptée qui focalise l’échec scolaire sur un aspect majeur du rôle de l’école : la gestion du temps.

D’un point de vue économique, cette réforme ne résout en rien la question des inégalités scolaires et les aggrave même comme le démontrent certaines communes rurales qui l’ont stoppée dès cet automne, faute de moyens financiers et humains.

Chaque commune se trouve en effet à devoir faire avec ses propres ressources, le désengagement total de l’État n’assurant plus une certaine volonté – même mince – de répartir les richesses nationales. Ce désengagement révèle les vrais tenants et aboutissants de cette réforme : réduire le « déficit public », lobby capitaliste s’il en est !

D’un point de vue des rythmes, cette réforme qui prétendait alléger la semaine de classe l’a en réalité alourdie, augmentant le temps de collectivité subie et supprimant la pause en milieu de semaine, même pour les enfants fréquentant les centres de loisirs. La fatigue accrue est flagrante, aussi bien chez les enseignant-e-s, les personnels des écoles, les animateurs que chez les enfants.

D’un point de vue pédagogique, cette réforme repose sur une conception hiérarchisée des savoirs, des disciplines scolaires et de la culture. Elle met en péril les activités sociales et culturelles par le plus grand nombre, en les excluant des pratiques de classe, en réduisant l’offre des différentes structures, captées par la demande municipale, en réduisant le temps libre de tout le monde, enfants et adultes confondus.

C’est une réforme à marche forcée qui fait la part belle aux logiques libérales : temps éducatifs morcelés, enfants sur-occupés et compétition de tous contre tous ! Elle fait suite aux précédentes réformes (à chaque ministre la sienne) et réaffirme la connivence idéologique des différents gouvernements, quelle que soit l’alternance portée au pouvoir.

Alors oui, il faut une autre école, mais pas celle du « socle commun de connaissances et de compétences » consigné dans un « livret de compétences », cette école du capital qui, depuis ses origines, est une école contre le peuple.

Pour une révolution pédagogique et sociale, la CNT appelle à la grève le 14 novembre ! Et à voter la reconduction partout où ce sera possible, enseignants et personnels des écoles réunis.

CNT éducation 59/62
(à partir du communiqué http://www.cnt-f.org/fte/ publié ce jour)

Assemblée générale des enseignants du 1er degré, des personnels municipaux
(animateurs & agents de restauration scolaire) et des parents d’élèves :
à 10h30, mairie de Lille, salle sous le beffroi
(à l’initiative de l’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FAEN, SNE…)