Articles Tagués ‘no border’


Néo-nazi Calais

Plusieurs milliers de personnes ont défilées simultanément hier à Calais et en Grèce pour réclamer l’ouverture des frontières ainsi qu’un accueil décent des réfugiés qui fuient les guerres impérialistes ou Daesh.

Lors du passage de la manifestation calaisienne rue Chateaubriand, un groupe de personnes se trouvant dans une maison de la rue a commencé à insulter puis à agresser les passants. L’un des habitants à alors menacé la foule avec un fusil.

Calais : un homme au fusil

Photo par le collectif Our Eye Is Life

Une partie de la scène est disponible sur une vidéo de Russia Today (propriété du gouvernement Russe) et d’autres photos ont été publiées par le collectif de photographes Our Eye Is Life.

L’homme au fusil est un militant néo-nazi connu dans le Calaisis :

Drapeau SS

Le calaisien au fusil posant devant un drapeau SS.

C’est également un proche du groupuscule fasciste Sauvons Calais ainsi que de son chef Kevin Reche, lui même tatoué d’une croix gammée sur le corps.

Sauvons Calais

Le même Kevin Reche avec l'insigne de la 11e division SS Nordland

Le même Kevin Reche avec l’insigne de la 11e division SS Nordland (une croix gammée stylisée).

 

Il est temps de faire le ménage chez les défenseurs de la France « blanche et éternelle » de Calais.

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No Border

Depuis quelques semaines, une trentaine de jeunes migrants (mineurs pour la majorité) campent au jardin des Olieux à Lille, un parc municipal situé à proximité de la Maison des syndicats CNT.

Ils y passent toute la journée et parfois la nuit, soumis à toute heure au harcèlement des forces de l’ordre. La solidarité s’organise au jour le jour pour les repas, pour des solutions d’hébergement précaires, pour des cours de français ou de remise à niveau, pour des activités de loisirs, etc.

Plusieurs organisations (dont l’union locale CNT de Lille), individu-e-s et habitant-e-s du quartier tentent d’une manière ou d’une autre d’apporter leur soutien afin de pallier l’absence de prise en charge institutionnelle.

La lenteur du processus fait que la galère continue et risque de se prolonger. Les camarades qui voudraient contribuer financièrement à la solidarité sont invité-e-s à envoyer un chèque à l’ordre de « UL CNT Lille » (mettre la mention « solidarité migrants » au dos du chèque) à l’adresse suivante : UL CNT de Lille, 32 rue d’Arras, 59000 LILLE.

CNT Lille


Action Antifasciste Calais

Photo publiée par l’Action Antifasciste NP2C

Aujourd’hui devait se déroulait la grande manifestation contre l’immigration organisée à Calais par une partie de l’extrême-droite radicale (Parti de la France, Sauvons Calais et le Réseau Identités). Les venues de Yvan Bennediti (dirigeant de L’Œuvre Française, ligue fasciste interdite depuis juillet 2013 suite à la mort de Clément Méric) et de Thomas Joly (néo-nazi picard ayant pris la tête du Parti de la France) avaient été annoncées en grande pompe.

Les fascistes avaient d’ailleurs commencé le week-end en fanfare en attaquant vendredi une lycéenne de 15 ans à la sortie de son école.

Seulement voilà, les calaisiens sont moins bêtes que ce que Kevin Reche et ses accolytes croyaient. Seuls 150 personnes ont fait le déplacement. Parmi eux, un grand nombre de militants d’ultra-droite étrangers au Calaisis certains portant même des t-shirts division SS ou effectuant des saluts nazis.

Sauvons Calais Division SS

Manifestant raciste portant un t-shirt Divison SS Charlemagne (photo The Telegraph)

Pour s’opposer au racisme et à l’obscurantisme véhiculés par Sauvons Calais, ainsi qu’à la politique de la terreur menée par le gouvernement et la mairie, deux évènements étaient organisés :

  • un tournoi de foot de solidarité avec les migrants auquel plus de 150 calaisiens participèrent (organisé par le Collectif contre le Racisme et l’Extrême Droite)
  • une contre-manifestation à l’appel de l’Action Antifasciste NP2C qui regroupa une centaine de personnes

Malgré la complaisance de la prefecture et des médias envers le rassemblement xénophobe organisé par Sauvons Calais, 200 personnes occupaient les rues de la ville pour réclamer l’ouverture des frontières et clamer leur fraternité avec les migrants ; les xénophobes n’étaient que 150.

Le « service d’ordre » de la manifestation raciste était composé de néo-nazis du bassin minier et de la métropole lilloise. Ils sont les auteurs de fréquentes agressions racistes ou ciblant des militants progressistes. Ces mauvais garçons ont eu la mauvaise surprise de tomber sur un groupe d’antifascistes dans le centre de Calais. Ils ont montré qu’ils étaient plus fort à la course pied qu’à assurer leur propre sécurité. Certains ont même trouvé refuge dans les WC d’un bar…


Appel à manifester En solidarité avec les exilés et contre les VIOLENCES Policières

A Calais, plus de 600 personnes migrantes sont à la rue sans aucun abri suite aux destructions de camps, aux expulsions de terrain et de squats qui se succèdent depuis plus d’un mois.

Le 28 mai, subissant l’expulsion des deux principaux camps de fortune, les personnes migrantes se sont réfugiées sur le lieu de distribution des repas. Le 02 juillet, les autorités préfectorales et municipales ont ordonné l’évacuation du lieu, opération qui s’est traduite par une véritable rafle organisée (arrestations au faciès, parfois violentes ; tri des personnes par nationalités ; placements en rétention, y compris des mineurs, etc…). Cette évacuation s’est faite sans témoin, journalistes et associations étant cantonnés loin du lieu de distribution.

Cette situation est le triste reflet de la façon dont la France traite les étrangers fuyant des pays où ils ne peuvent plus vivre. Les autorités les chassent et les rendent invisibles à force de mépris administratif et d’expulsions. Ces politiques ne font qu’aggraver la situation et intensifient la stigmatisation de ces personnes.

Un seuil a été franchi le 2 juillet à Calais. Réagissons !

VENEZ MANIFESTER EN SOLIDARITE AVEC LES EXILES ET CONTRE TOUTES LES VIOLENCES QUI LEUR SONT FAITES !

MANIFESTATION SAMEDI 12.07.2014 14h, place d’Armes à CALAIS

Si possible, merci de collecter et de ramener de quoi dormir dehors (tentes, duvets, couvertures, bâches, etc…), des vêtements (pulls, sweats, chaussures, etc…), de la nourriture, du matériel de cuisine…

Le collectif « Solidarité avec les Exilés de Calais »

 

Plus jamais ça ?!

Nous pensions avoir été témoins du pire avec la destruction de la jungle afghane en 2009 qui a conduit à la rafle de 278 de ses habitants et leur mise en rétention un peu partout en France, cependant, ce mercredi 2 juillet 2014, une nouvelle étape a été franchie. A 6 heures du matin, plusieurs compagnies de gendarmes mobiles, de CRS, la police nationale et la police aux frontières, se sont livrées à des rafles massives, simultanées et coordonnées de la population migrante de Calais.

Sous couvert d’une opération d’expulsion des lieux de vie dont la date a été maintenue secrète, 600 migrant-e-s ont été gazé-e-s, insult-é-e-s, humilié-e-s, terrorisé-e-s, arrêté-e-s, dans le silence et l’ombre puisque tous les témoins ont été violemment écartés des lieux d’arrestation. Ils-Elles ont été escorté-e-s dans des bus qui les ont éloignés de Calais sans avoir la moindre idée de leur destination finale. 200 d’entre eux et elles sont toujours en rétention et ceux et celles qui ont eu la chance d’être libéré-e-s ne s’en sont pas sorti-e-s indemnes.

Cette démonstration de force et de violence policière répond à une volonté d’éloigner, de décourager et de terroriser les migrant-e-s pour
qu’ils-elles renoncent à s’installer dans le pays de leur choix. Cette opération n’est pas sans rappeler des épisodes historiques fascistes que nos générations s’étaient promis de ne plus jamais accepter, il nous en reviens de remobiliser une résistance.

Aujourd’hui à Calais, les migrant-e-s ont à nouveau été chassé-e-s de la ville. La majorité d’entre eux et elles sont maintenu-e-s à la
périphérie, dans des espaces où le harcèlement policier peut donner sa pleine mesure, à l’abri des regards et en toute impunité. Cette situation nous ramène 10 ans en arrière et nous ne pouvons pas accepter que les acquis de nombreuses années de lutte soient balayées ainsi.

Nous appelons tout le monde à venir à Calais pour s’opposer à cette vague de répression sans précédent.

Venez, dès le samedi 12 juillet pour une manifestation anti-rafle et en solidarité avec les migrant-e-s arrêté-e-s et harcelé-e-s, à 14 heures départ place d’Armes

et pour construire ensemble dans les jours qui suivent une réponse collective pour que cette forme d’oppression ne redevienne pas la norme !

Calais migrant solidarity


Image

Le vendredi 20 juin à partir de 20h30, Plancton organise au CCL une soirée de soutien à No Border Calais.

No Border est un réseau international d’activistes luttant, aux côtés des migrant-e-s et exilé-e-s, pour l’abolition des frontières et la liberté de circulation et d’installation de tou-te-s.

Illes sont présent-e-s à Calais depuis 2009, à la suite d’un camp d’information et de lutte organisé en périphérie de la ville, et s’attachent particulièrement à la reconnaissance du droit au logement (via l’ouverture de squats notamment) et à la construction de l’autonomie physique et politique des exilé-e-s calaisien-ne-s, en transit vers l’Angleterre et dont les droits les plus basiques ne sont toujours pas reconnus.

L’action des No Borders est ces derniers temps plus nécessaire que jamais, la situation à Calais se complexifiant et s’aggravant de jour en jour.

Il y a deux semaines, les deux principaux camps de fortune abritant entre 500 et 800 exilé-e-s ont été détruits par l’action conjointe de la mairie UMP de Mme Bouchart et de la préfecture, sous le prétexte d’une opération sanitaire de traitement de la gale. Privé-e-s de leurs abris, une grande partie des exilé-e-s, soutenu-e-s par les activistes et associations présentes sur Calais et le littoral (No Border, mais aussi Médecins du monde, Terre d’errance, Salam, le Réveil voyageur, l’auberge des migrants, le secours catholique…) ont décidé d’occuper le lieu de distribution des repas, géré par l’association Salam (un vaste terrain bétonné et grillagé à ciel ouvert, en bordure du port), où un nouveau camp, censé être provisoire, s’est reconstruit en quelques jours.

Depuis, c’est le jeu de cache-cache avec la préfecture, qui s’est engagée à proposer un terrain pour le relogement, mais dont les propositions, sans cesse repoussées, semblent de plus en plus improbables. Entre temps, les exilé-e-s s’organisent en AG, communiquent entre les différentes communautés, gèrent leur nouveau lieu de vie, et ont abouti à différentes listes de revendications communes qui ont été remises en préfecture, et sont consultables ici : http://passeursdhospitalites.wordpr…

Mais surtout, une vingtaine de migrants ont décidé de se mettre en grève de la faim ce mercredi 11 juin, dans une tentative douloureuse de faire respecter et entendre leurs revendications :http://passeursdhospitalites.wordpr…

Destinée à durer une dizaine de jours (après 24 h de jeûne, les premières complications physiques et psychiques commencent déjà à apparaître), elle se déroule dans des conditions préoccupantes, les grévistes se tenant sous des bâches de fortune, aux quatre vents, et ayant déjà démarré le jeûne dans une santé physique précaire.

Le climat de haine à l’égard des exilé-e-s continue chaque jour à se manifester : la dernière (horrible) preuve en est la chasse à l’homme d’un agent de sécurité calaisien, qui, ce vendredi, n’a pas hésité à sortir la carabine contre deux migrants, très sérieusement blessés et traumatisés.

Pendant ce temps, le préfet convie les associations à une réunion puis à une conférence de presse sur la question des exilé-e-s, mercredi 18 juin matin… sans y convier aucun-e représentant-e des communautés.


La situation évolue chaque jour, vous pouvez vous en informer via ces sites :http://passeursdhospitalites.wordpr… https://calaismigrantsolidarity.wor… 
http://lille.indymedia.org 
Les exilé-e-s et les activistes ont plus que jamais besoin de soutien : si vous avez du temps, venez les soutenir sur place au camp de Salam (rue de Moscou à Calais), relayez l’information, la liste de leurs revendications, les appels à soutiens..

Sur place, il y a besoin en permanence de tentes, de bâches, de palettes et matériaux de construction divers, de vêtements chauds, de chaussures… L’association Le Réveil voyageur appelle aussi à une collecte de nourriture.

Sur Lille, différents points de collecte sont organisés, aux locaux du CSP59 et à la bouquinerie occupée l’Insoumise rue d’Arras notamment.


Contre les fascistes de Sauvons Calais

Depuis une semaine, le collectif Sauvons Calais appelle à des rassemblements quotidiens pour protester contre l’ouverture d’un squat à Coulogne (commune limitrophe de Calais) par des sans abris aidés par le
collectif No Border. Ces attroupements fielleux de décervelés nostalgiques du troisième Reich se sont
traduits par des jets de pierres et de cocktails Molotov, des menaces envers les personnes hébergées et leurs soutiens, et des tentatives d’entrer en force dans le logement occupé. Tout cela sous les yeux d’une police complaisante.

Face à la montée des violences commises par les nervis d’extrême droite à Calais, en France et dans le reste de l’Europe, il est indispensable de faire obstacle à la diffusion des idées et des actes xénophobes. En solidarité avec les migrant-e-s et les militant-e-s qui les accompagnent, nous nous joignons au rassemblement, samedi 1er mars à partir de 14h30 place d’Armes à Calais.

LA RUE NE LEUR APPARTIENT PAS !
Solidarité Antifasciste.

Premiers signataires : Action Antifasciste NP2C, CNT

Calais et les chiens de la Police aux Frontières

Publié: 23 décembre 2011 par luttennord dans Antifascisme, Infos, Rendez vous
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A Calais, les arrestations de militantEs reprennent de plus belles en cette fin d’année. Le 20 décembre dernier, suite a un contrôle policier dans un squat Calaisien, trois militants se retrouvent en GAV. Deux sont libérés quelques heures plus tard. Le dernier, après le renouvellement de sa GAV est envoyé directement au tribunal dans le cadre d’une comparution immédiate. L’accusation porte alors sur une soit disant violence volontaire aggravée contre un agent de la police aux frontières. Cette comparution immédiate s’est soldée par 1 an de sursis, un mois d’interdiction de présence sur le territoire de la région Nord Pas de Calais et des dommages et intérêt a hauteur d’environ 300€ pour la personne inculpée.

Outre le fait que ces arrestations et accusations sont depuis quelques mois monnaie courante dans cette zone de non droit, les dernières inculpations font ressortir un changement de stratégie dans les méthodes de répression.

Après les échecs judiciaires de la PAF Coquelles en Juillet dernier ainsi que les (multiples) enquêtes liées à leurs exactions quotidiennes envers les communautés de migrants, la comparution immédiate devient l’outil idéale. Cet instruments répressif de l’État a une logique expéditive qui annihile toutes possibilités de défense face à une justice aux bottes du pouvoir et du patronat. De plus, elle permet d’éviter à la PAF d’être confrontée à de nouvelles remises en question de sa toute puissance. Toute tentative de rébellion est ainsi mise à bas. Le tout assurant un camouflage parfait des abus quotidiens de ces forces de l’ordre.

Pour autant, si la répression à l’encontre des militantEs du réseau No Border est bien présente, elle n’est que la partie visible de ce qui se déroule à Calais, comme dans d’’autres villes de France et d’Europe. Le harcèlement des populations permet de créer un ennemi factice et médiatique. Avec ou sans papiers, avec ou sans travail, sa stigmatisation se perpétuera tant que perdurera le système capitalisme et les frontières qu’il fabrique.


Que brûlent l’état, l’europe forteresse, ses relents racistes et ses frontières, et que vivent la liberté d’être et de circuler !