Archives de juin, 2008

L’enfer carcéral par Jean Marc ROUILLAN

Publié: 30 juin 2008 par luttennord dans Infos

Jean-Marc Rouillan, 55 ans, est l’ancien cofondateur d’Action directe, groupe armé qui se revendiquait du marxisme-léninisme. Pendant près de 21 ans, il a purgé deux peines de réclusion à perpétuité pour l’assassinat du général René Audran, le 25 janvier 1985, et celui du PDG de Renault, Georges Besse, le 17 novembre 1986. « Bénéficiant » d’un régime de semi-liberté depuis le 17 décembre dernier, Jean-Marc Rouillan travaille désormais en tant que secrétaire de rédaction aux éditions Agone.

Pour Rouge, il donne son point de vue sur le renforcement de l’État carcéral.

Jean-Marc Rouillan, 55 ans, est l’ancien cofondateur d’Action directe, groupe armé qui se revendiquait du marxisme-léninisme. Pendant près de 21 ans, il a purgé deux peines de réclusion à perpétuité pour l’assassinat du général René Audran, le 25 janvier 1985, et celui du PDG de Renault, Georges Besse, le 17 novembre 1986. « Bénéficiant » d’un régime de semi-liberté depuis le 17 décembre dernier, Jean-Marc Rouillan travaille désormais en tant que secrétaire de rédaction aux éditions Agone. Pour Rouge, il donne son point de vue sur le renforcement de l’État carcéral.

Du premier au dernier jour, je n’ai connu que le seul régime de haute sécurité, et souvent le pire avec dix ans d’isolement. Dans la détention des « Quatre d’Action directe », l’État a imposé un arbitraire total (quartiers spéciaux, transferts disciplinaires réguliers, censure politique…).

L’enjeu du chantage reposait sur l’exigence de reniement. Concrètement, la pacification de la mémoire et la disparition d’une expérience révolutionnaire armée figuraient le but ultime de ce traitement spécial. La menace était claire. Tant que nous n’options pas pour la repentance, ils nous appliquaient les méthodes pénitentiaires de destruction physique et psychique. Et, ayant assumé jusqu’au bout la responsabilité de nos actes et de nos choix, nous l’avons payé cher. Joëlle Aubron est morte en mars 2006 ; Nathalie Ménigon et Georges Cipriani sont aujourd’hui gravement malades.

Ces dernières années, la haute sécurité a suivi un mouvement similaire à la militarisation initiée dans les prisons américaines, au cours de la même période. Dans mon livre, je cite Avery F. Gordon, qui décrit cette dérive : « La conduite de la guerre s’apparente de plus en plus au fonctionnement d’une prison, et la prison fonctionne de plus en plus comme une guerre au nom de la sécurité. » C’est pourquoi Bagram, Abou Ghraïb et Guantanamo sonnent comme des noms de bataille.

Et, dans les prisons françaises, le phénomène de militarisation ne s’épuise pas seulement avec l’utilisation d’armes létales ou non létales, le port de tenues de combat et les nouveaux grades – aujourd’hui, un directeur est colonel ou major, et un chef de détention, commandant ! La mobilisation de l’arme carcérale est au cœur du conflit mené par la bourgeoisie des centres impérialistes contre les masses du Sud, et contre les pauvres globalement. En fait, contre la figure actuelle et transnationale du prolétaire précaire.

Le visage actuel du carcéral est multiple, de la torture dans les prisons secrètes aux camps de rétention, de l’allongement des peines (plus d’un tiers en moins de vingt ans) à la construction de nouveaux établissements pour tenter une « nouvelle fois » d’éponger la surpopulation (la population pénale a augmenté de plus d’un tiers au cours de la même période)… Mais l’important est d’appréhender la place du carcéral au cœur des enjeux sociaux et politiques de l’heure. Moins encore que par le passé, il n’a pour objectif de réguler seule la question de la délinquance. Car la prison agit à la terreur et à l’embrigadement des masses populaires. Un sans-papiers est-il un délinquant ? Non, pourtant ces prolétaires venus d’ailleurs constituent aujourd’hui une part importante des taulards. Et le môme révolté des banlieues est-il un délinquant qu’il faut contrôler depuis la maternelle ?

Une frange toujours plus importante de la population est enfournée dans le carcéral, sans parler des individus assujettis aux contrôles des services de probation (travail obligatoire, limitation de circulation…). Si le XXe siècle a été concentrationnaire (reflet de l’ouvrier masse), le caractère pénitentiaire domine la société précaire et sécuritaire actuelle.

Avec la criminalisation galopante, l’ennemi de la bourgeoisie n’a plus, en conséquence, de caractère de classe, mais il constitue uniquement un problème de maintien de l’ordre. Dans les pays du centre, les gouvernants évoquent des dérives criminelles d’éléments incontrôlés et des incidents provoqués par des « voyous ». Et, au Sud, les combattants résistant à l’occupation de leur pays par des forces coloniales sont englobés sous l’étiquette « terroristes ».

Il y a donc urgence ! Pour les militants sincères, je dirais qu’il est crucial qu’ils se posent le problème de la prison, car la prison risque fort de devenir tôt ou tard un problème pour eux. Au fil des luttes, les camarades ont constaté le durcissement de la répression. De l’intervention du GIGN contre les grévistes des ferries marseillais à celle du GIPN contre les postiers de Bègles… Les gardes à vue de syndicalistes se multiplient, comme le fichage ADN des opposants. Dans certaines villes, le tractage et le collage sont désormais interdits… Les cadres légaux de la confrontation sociale se rétrécissent sous la pression législative de la droite ultraréactionnaire. Et, lors de chaque résistance, des pratiques légitimes mais nécessairement illégales apparaissent (l’accueil des sans-papiers, les faucheurs volontaires mais, surtout, dans les conflits ouvriers à l’exemple des multiples sabotages lors de la grève des cheminots…). Face à la dégradation réactionnaire et autoritaire, celui qui minimise le risque d’un passage par la case prison doit effacer toute terminologie révolutionnaire de son vocabulaire.

Il y a actuellement près de 300 militants poursuivis par les tribunaux d’exception, auxquels il faut ajouter plus d’une centaine de jeunes émeutiers des banlieues. Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais, est emprisonné depuis 24 ans ! D’un point de vue de répression politique, c’est du jamais vu depuis la guerre d’Algérie. Ne pas en parler et ne pas se solidariser participe de la banalisation et de l’aggravation de la situation.

La lutte contre la prison est également un biais très important pour se lier et lutter avec les masses des soutes profondes de nos sociétés, ces prolétaires précaires, désœuvrés ou surexploités, « étrangers » et pauvres parmi les pauvres. Ces prolétaires inatteignables par les pratiques politiques classiques et le syndicalisme. Pourtant, ils constituent le cœur de notre classe transnationale, la classe niée. Contrairement à l’idée courante, un détenu n’est pas désocialisé. Il a souvent, derrière lui, une famille, des amis, une barre HLM. Pour souligner l’ampleur de cette problématique, on dit qu’en une seule année, 2 à 3 millions de personnes (prisonniers, familles et amis proches) sont atteintes par les réalités pénitentiaires. Pas besoin d’écouter un CD de rap pour comprendre que le flic et le maton sont leurs ennemis déclarés. Et que croit-on qu’ils pensent de l’inaction frileuse de la gauche dite révolutionnaire sur le terrain de la répression de masse ?

Jean-Marc Rouillan

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MEDIAPART – 26 juin 2008

La «mouvance anarcho-autonome», nouvelle cible de la justice
antiterroriste

«La Direction des affaires criminelles voit des terroristes partout», selon le communiqué que vient de diffuser le Syndicat de la magistrature (SM).

Ce dernier y révèle l’existence d’une note émanant du ministère de la Justice, qui a fait sursauter plus d’un magistrat.

Adressée le 13 juin à tous les parquets de France, cette note vise à faire face à «la multiplication d’actions violentes commises sur différents points du territoire national susceptibles d’être attribuées à la mouvance anarcho-autonome».
Les faits litigieux reprochés à ces suspects devront être immédiatement portés à la connaissance de la section antiterroriste du parquet de Paris afin d’apprécier «un dessaisissement à son profit», ajoute le document.

Quelques mots surprennent : «susceptibles» et «mouvance anarcho-autonome» ne brillent pas spécialement par leur degré de précision. «Outre des inscriptions sur des bâtiments publics, cette mouvance s’est manifestée par la commission d’actions violentes en différents points du territoire national au préjudice de l’Etat et de ses institutions (préfecture, douane, administration pénitentiaire…).»

Sans qu’aucune de ces actions ne soit citée.

La note du 13 juin apporte une précision qui peut sembler plus troublante : «C’est aussi à l’occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou d’étrangers en situation irrégulière que ses membres (de la mouvance) s’expriment parfois avec violence.»
Pour le Syndicat de la magistrature, «cette manière de procéder devrait ainsi permettre, au prétexte bien commode et très consensuel de lutte contre le terrorisme, de renforcer la répression à l’encontre des différents acteurs du mouvement social ».
*Dans son communiqué, le syndicat* rapproche cette «note singulière» des propos récents de Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, à l’encontre du Réseau éducation sans frontières
(RESF) et autres collectifs «faiseurs de provocations» et «semeurs de désordre», après l’incendie du centre de rétention parisien.
Aussi le SM invite-t-il les magistrats «à faire preuve du plus grand discernement dans la mise en œuvre de cette scandaleuse dépêche».

Au cabinet de la ministre de la justice, le porte-parole déplore que «l’interprétation de cette note soit en décalage complet avec la réalité».
Selon Guillaume Didier, le dispositif «ne vise absolument pas les mouvements sociaux, mais la coopération judiciaire antiterroriste».

En clair, «cela n’a rien à voir avec des syndicats ou des associations» et «s’il y a des dégradations ou des débordements en marge de manifestations ou de mouvements sociaux, cela continuera de relever du droit commun».

Sauf si… « La note ne vise absolument pas des associations de soutien aux étrangers en situation irrégulière », ajoute le porte-parole.

Interrogé sur les déclarations du porte-parole de l’UMP en marge de l’incendie du centre parisien de rétention des étrangers (postérieur à la note du 13 juin), il laisse « aux magistrats chargés du dossier le soin de déterminer ce qui s’est passé».

En résumé, selon Guillaume Didier, le document de la chancellerie doit seulement «viser des activistes ou des mouvements extrémistes pouvant être auteurs d’actions extrêmement violentes, sous couvert de telle ou telle cause, et ayant des liens établis avec des mouvements terroristes étrangers».

Toujours selon la note du 13 juin, la « mouvance anarcho-autonome » se caractérise « notamment par des liens entretenus avec des ressortissants de pays tels que l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, la Grèce et la Grande-Bretagne et peut afficher un soutien à d’autres mouvances terroristes ». La direction des Affaires criminelles précise encore que la section antiterroriste du parquet de Paris s’est « saisie de procédures impliquant des membres de la mouvance anarcho-autonome, en possession d’explosifs, suspectés de vouloir recourir à des actes portant atteinte aux intérêts de l’Etat ».

Sont évoqués des « jets d’engins incendiaires contre des bâtiments publics » ou des dégradations d’établissements pénitentiaires.
Pour tous ces suspects d’appartenance à la « mouvance », le recours aux moyens utilisés contre le terrorisme est donc envisagé.

Or, il s’agit d’une législation d’exception (durée de garde à vue allongée, perquisitions élargies, peines alourdies, etc.) avec un arsenal juridique autrement puissant que pour les justiciables du droit commun.
Adoptée en France depuis la loi du 9 septembre 1986, cette législation a créé des magistrats spécialisés en matière terroriste, avec une centralisation des dossiers à Paris. Elle a ouvert une marge de manœuvre et un arsenal juridique accrus aux investigations visant des «associations de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Le porte-parole de la ministre de la justice, Guillaume Didier, ajoute enfin que la définition de la « mouvance anarcho-autonome », des organisations et des membres qui la composent, viendra des « services de renseignement spécialisés».

Erich Inciyan



Manifestations / rassemblements / grèves / réunions-débats…

Mexique : alerte Chiapas !

Depuis mi mai, dans l'État du Chiapas (sud-est du Mexique), les communautés autonomes
 Zapatistes et les populations indigènes vivant à leur proximité sont victimes d'incursions militaires.
 Des témoignages d'intimidations et de menaces de mort sont rapportés.
 Des hélicoptères militaires volant en basse altitude pointent leurs mitrailleuses
 sur les habitations et leurs occupants.

FAL 59/62 organise une réunion d'information avec l'intervention d'un membre
 du Comité de Solidarité avec le Peuple du Chiapas en Lutte (CSPCL) pour faire un état 
des lieux de la situation actuelle en vue d'envisager les actions à mener pour mettre 
un terme à ces agissements.

Le samedi 28 juin 2008, 19h, à l'Univers, 16 rue Georges Danton
Lille (M° Porte de Valenciennes). Prix libre.

Do The Moon Hop // Derrick Morgan

Publié: 28 juin 2008 par luttennord dans Vidéos



 

Banderole posée ce matin (le 27-06-08) au dessus du périphérique sud, à hauteur de la station porte de douai

 

-Contre toutes les prisons-

Aujourd’hui, de manière générale, la taule est une arme aussi banalement appliquée contre la conflictualité sociale que le coup de matraque ou le lacrymogène.

La prison n’est pas qu’un lieu où l’on enferme pour détruire méthodiquement le/la déviantE, c’est aussi une idée distillée dans tout le corps social, une menace qui doit produire que chacunE se tienne tranquille. Elle est l’aboutissement de techniques d’isolement et de séparation. De plus en plus nombreux sont celles et ceux qui finissent enferméEs derrière des murs et des portes bien vérouillés par des cercles concentriques de matons, de juges, de flics, de journalistes, de syndicalistes responsables.

Arracher l’individu à ses relations, séparer chaque corps par l’encellulement et aussi isoler une partie des prolétaires que l’on enferme des autres, restéEs à l’extérieur : voilà la technique et la fonction du système carcéral. Et si la solidarité est l’arme la plus efficace contre la répression -et la prison en particulier- c’est parce qu’elle est l’exact contraire de ces séparations.

Résistance, Solidarité !

[texte récupéré]

Solidarité avec les engeôléEs Liberté pour ISA et les autres

S.C.A.L.P.

Section Carrément Anti La Prison

 


25 juin 10 h : TGI Lille pour les Sans Pap’ de Vincennes

54 SANS PAPIERS REVOLTES DU CRA DE VINCENNES SONT DETENUS AU CRA DE LESQUIN :

TOUS AU TGI DE LILLE LE MERCREDI 25 JUIN A 10H

Rappelez vous la construction du nouveau CRA de Lesquin avait été présentée comme un acte « humaniste pour un accueil décent des sans papiers » (hommes, femmes, enfants, nourrissons). L’ancien CRA était défini comme « désuet, inconfort, inadapté, indigne ». Et pourtant le voilà à ouvert « ouvert » pour accueillir 54 des 208 sans papiers qui ont failli brûler dans l’incendie du CRA de Vincennes.

Les sans papiers passent au TGI ce mercredi 25 juin 08 à 10h. Le CSP59 appelle à se mobiliser le plus massivement possible. Recevez aussi ce texte sur ce grave forfait de la politique irresponsable et haineuse de Sarkozy.


SANS PAPIERS en lutte>>>coordination nationale – 25, rue François Miron, 75004, Paris – tél : 01.44.61.09.59 – fax : 01.44.61.09.35 – e-mail : coordnatsanspap kxr wanadoo.fr – solidarité financière : compte bancaire N°80187841 –

REVOLTE ET INCENDIE AU CRA DE VINCENNES : UN POUVOIR FRANÇAIS IRRESPONSABLE, DANGEREUX, SOURD ET INCOMPETENT !

Un sans papiers Tunisien est mort au CRA de Vincennes. Selon plusieurs sources les sans papiers se révoltent et le feu détruit deux bâtiments du CRA. Ils seraient 280 sans papiers détenus au moment de l’incendie, 50 ne répondent pas à l’appel et 20 auraient été hospitalisés. C’est très très GRAVE !

Il y a quelques mois, la révolte s’était déjà manifestée au CRA contre la politique du chiffre d’expulsion qui produit des dossiers au réexamen bâclés : refus de rejoindre les chambres, grève de la faim, etc. La répression a été lourde : des expulsions manu-militari, etc.

La chasse à l’humain étranger remplace l’état de droit et pousse à des incendies dans le CRA de Vincennes qui ressemble à une tentative de « suicide collectif ». Les sans papiers ne sont pas des « chiens », des « souris », des « mouches » que le pouvoir sarkozy écrase comme des « espèces nuisibles ». A force de traiter ainsi des humains, le pouvoir irresponsable et dangereux pousse les humains à utiliser les armes du désespoir pour dire NON.

Voilà ce à quoi on assiste aujourd’hui. Et pourtant ce pouvoir sourd et aveugle ne peut pas dire qu’il n’a pas été averti. En effet, tous les gens censés, toutes les CSP, toutes les associations, tous les syndicats n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme pour dire : Halte à la politique criminelle du chiffre !

Mais rien n’y fait. Sarkozy, élu avec 2 millions de voix de différence, celles des électeurs de Le Pen le 21 avril 2002, n’a d’yeux et d’oreilles que pour cette minorité trompée et/ou raciste.

Résultat, l’incendie du CRA de Vincennes, les suicides, et autres actes de désespoir ne feront que se multiplier.

Mais ce pouvoir sans cœur, ni raison, n’en a que faire ! Seul compte les intérêts prédateurs des amis patrons de Sarkozy, ceux là même qui par leur pillage obligent les sans papiers qui en ont les possibilités d’arriver sur les rivages des pays industrialisés pour tenter d’y vivre par la sueur de leurs fronts.

Il est honteux et scandaleux d’accoutumer les préfets, les policiers, la société à l’indifférence face à la souffrance et les malheurs d’humains parce qu’ils sont étrangers, mais aussi de les habituer à considérer les étrangers comme des humains dangereux, nuisibles qui peuvent subir des mauvais et dégradants traitements dans l’indiférence.

La CNSP, qui a écrit récemment pour demander audience à M. Hortefeux pour lui dire justement que la politique actuelle conduit à des catastrophes et lui proposer une démarche de construction des dossiers, d’examens et de réexamens qui tiennent compte à la fois de la loi (même contestable dans son contenu) et de l’application intelligente et plus conforme à l’état de droit, revendique :

- la libération de tous les détenus sans papiers aujourd’hui transférés et éparpillés dans d’autres CRA
- leur régularisation pour traumatisme causé par une politique arbitraire et dangereuse
- la vérité sur les causes réelles de la mort du Tunisien de 41 ans
- l’organisation d’une vaste consultation de la société civile (CSP, CNSP, Associations, Syndicats, etc.) sur les drames causés par la politique irréaliste actuelle tout répression/expulsion
- le respect des droits des humains sans papiers
- l’abrogation de la directive Européenne de la honte qui transforme l’UE en prison pour étrangers
- Manifestons partout cette semaine pour exiger l’arrêt de la scandaleuse politique du racisme d’état en France.

Fait à Paris le 23/06/08