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Paris is on fire !

Publié: 2 décembre 2018 par kheynialo dans Infos, Rendez vous
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Paris is on fire, nouveau monde is terrified

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Depuis le mois d’octobre, sur les réseaux sociaux et surtout depuis le 17 novembre, la France est secouée par le mouvement dit des « gilets jaunes ». De semaine en semaine, celui-ci se durcit, au point de nous amener à une situation quasi insurrectionnelle.

Vers une réelle convergence des luttes ?

Si il a pu être dénigré à ses débuts dans les milieux de gauche, il n’en reste pas moins qu’il s’agit là d’un réel mouvement populaire, spontané. Il a les défauts de ses deux qualités. On assiste même progressivement à une mutation dans les revendications.
Le coup de gueule sur le prix de l’essence s’est étoffé des combats énoncés par les différents corps et groupes sociaux en lutte depuis plusieurs années : Cheminots, luttes contre les violences policières, personnels de santé, étudiants, ambulanciers, précaires. Il est à noter que depuis le début, le mouvement à la Réunion est marqué par la lutte anti-impérialiste et la lutte des classes.

De Saint-Denis (93) à Saint-Denis (97) : une classe en lutte.

Ce samedi 1er décembre, ce n’est pas le prix du carburant qui a réuni des milliers de prolétaires dans les rues des quartiers chics de la capitale. Des cortèges en route vers des objectifs précis ont défilé au chant de « Macron démission ». Des tags sur l’Arc de Triomphe (symbole de l’impérialisme français) demandent la revalorisation des salaires et des minimas sociaux. Il ne s’agit plus là de doléances de petits artisans poujadistes mais de revendications de classes.
Les cibles visées par les différents groupes dans plusieurs villes tendent à confirmer cela. A Paris, autour des Champs Élysées ce sont les voitures de police et de luxe qui ont été touchées, ce sont des magasins et des banques.
En province, ce sont des préfectures qui ont été prises d’assaut, comme au Puy-en-Velay. La réaction des médias bourgeois, très conciliants avec les revendications « anti-taxes » primaires du début, trouvent désormais toujours plus d’éléments de langage fallacieux pour discréditer le mouvement. D’une certaine façon, et avec une force rarement vue depuis la fin des années 70, la peur change de camp.

Nous ne sommes pas dupes, nous étions à Paris, nous avons vu les militants d’extrême droite présents dans le cortège parisien. Nous ne sommes pas dupes, nous suivons les réseaux sociaux, nous connaissons les soutiens plus que sulfureux du mouvement, nous connaissons les thèses complotistes, racistes, fascisantes, misogynes et LGBTphobes de certains influenceurs du mouvement. Mais nous savons surtout, et depuis longtemps, qu’un mouvement de masse ne peut pas être parfait, nous savons que ne pas soutenir ni participer à un mouvement qui tend à l’insurrection serait une erreur politique – pour ne pas dire historique.
Nous ne pouvons nous résoudre à laisser un mouvement de grande ampleur, loin d’être monolithique, aux militants d’extrême droite.

Contre les violences sociales, policières, LGBTphobes, racistes, l’ultra libéralisme et l’ultra droite, construisons sur le terrain une solidarité de classe.
Pour une société de liberté, d’égalité, de savoir et de partage, tolérante et écologiste, construisons sur le terrain une solidarité de classe.
Tous-tes ensemble pour la grève générale.

« La révolution n’est pas un dîner de gala »

 

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Ni patron, ni patrie.
Ni Macron, ni Le Pen.

Tous dans la rue le 26 avril et le 1 mai !

A l’annonce des résultats, peu d’étonnement, aucune réjouissance. Dans ce semblant de binarité nous renvoyons dos à dos Le Pen et Macron, deux faces d’une même pièce. La nature de leurs programmes n’est pas a discuter. Réactionnaires d’une part, ultralibéraux de l’autre, dans les deux cas la trame est la même : faire la part belle aux plus aisés en s’attaquant aux plus modestes.
Ceci étant appuyé par les logiques racistes, fer de lance du discours de Le Pen, pratiquées allègrement par le gouvernement Valls/Macron pendant ces cinq dernières années.

Notre mot d’ordre est clair. Nous ne voulons ni de Le Pen, ni de Macron. La rupture nous devons la construire autour d’un projet qui compte disputer au capital son hégémonie. Forts des mobilisations portées par les derniers mouvements sociaux, que ce soit lors de la loi travail ou contre l’impunité policière, ceux qui refusent l’abjection de la situation doivent s’unir et prendre la rue. Nous lançons un appel large aux personnes qui, des Insoumis aux abstentionnistes désirent contester l’ordre des choses. Nous avons tous des points de désaccords mais des alliances, au moins temporaires, sont envisageables. La situation s’y prête, en conséquence nous appelons tous ceux qui rejettent cette situation à reprendre la rue dès le mercredi 26 avril à République.

Prolongeons l’initiative en participant massivement à la manifestation du 1er mai

Du 27 avril au 1 mai se tiendra le festival « les mauvais jours finiront« . Saisissons ce moment pour ouvrir des espaces de discussions et définir nos angles d’attaques.

Leurs offres ne satisferont jamais nos demandes et nous n’aurons que ce que nous saurons prendre. Seule notre volonté d’échapper aux scénarios préétablis nous permettra d’ouvrir le champ des possibles et de repartir à l’assaut du ciel.

La rue doit s’imposer et gagner le troisième tour.

Pour le 26 avril, l’événement auquel nous nous joignons : Manifestation contre le fascisme et le Front National, Lille

Action Antifasciste NP2C