Archives de mars, 2011

ZEP : Ya Baba

Publié: 29 mars 2011 par luttennord dans Musique, Vidéos
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No Borders condamnés pour des Tags à Calais

Publié: 29 mars 2011 par luttennord dans Infos
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Trois supposés tagueurs interpelés à Calais cet automne suite à un appel anonyme, sans flagrant délit ni témoins, passaient en jugement mercredi 23 mars au TGI de Boulogne.

 

La police avait fait du porte à porte chez les particuliers tagués afin de leur désignés les coupables et les inciter à porter plainte. Trois personnes les ont suivi dans leur demande. Ainsi que le centre commercial du centre-ville (les 4B).

 

Alors que la police n’avait trouvé sur eux que des vagues traces de peinture rose et une bombe de peinture noire et une rose ; alors qu’ils n’ont avoué qu’avoir peint des cartons et quelques visages ; ils ont été accusés de 33 tags à messages tendance noborder, multicolores. Et à une peine d’amende de 1500 euros chacun.

 

Aucun des accusés n’était présent au procès. Tous à l’étranger… (Il s’agissait d’un report suite à un accident de la route de l’avocate, et à la première audience, l’un des accusés était présent.) Des dossiers d’aide juridictionnelle avaient été faits pour deux d’entre eux, un Anglais et une Allemande. Le troisième, étant un migrant, avait disparu dans les frontières…

 

Aucun des arguments de l’avocate n’a pu atténuer la demande du procureur. Le jury n’a pas pris en compte le fait que 33 tags rouges, oranges, bleus, verts, jaunes, noirs n’ont pu être commis en une soirée par ces trois personnes. Il n’a pas pris en compte non plus le fait que les échantillons d’écriture pris pendant la GAV ne correspondaient pas aux tags. Ni le fait qu’il n’y avait pas de flagrant délit ni témoins. L’appel anonyme décrivant trois personnes et un chien a suffi au juge pour infliger cette amende terrible pour deux insolvables et une étudiante…

 

The Last border Sound 2011

Publié: 28 mars 2011 par luttennord dans Concert, Rendez vous
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Dans le cadre d’une tournée de solidarité, nous accueillerons mardi 29 mars prochain des camarades de l’Anarchist Black Cross de Minsk au Centre culturel libertaire de Lille (4 rue de Colmar à Lille, métro porte des postes) à partir de 19h30. L’Anarchist Black Cross Federation (ABCF) est un réseau international de solidarité aux prisonniers politiques, né au début du XXe siècle en Russie et qui lutte pour la suppression de toutes les prisons.

Les camarades de l’ABC de Minsk nous parleront notamment de la répression particulièrement ciblée dont sont victimes les anarchistes en Biélorussie depuis août 2010, certains d’entre eux ayant carrément disparus pendant plusieurs semaines et subis des interrogatoires musclés de la part du KGB. Pour plus d’informations, voir en ligne le communiqué de soutien du secrétariat aux relations internationales de la CGA : > http://www.c-g-a.org/?q=content/r-p…

Par ailleurs, une brochure d’information sur l’actualité biélorusse a été produite et sert de support à la tournée en cours. Celle-ci est accessible en format pdf ici : > http://rebellyon.info/spip.php?acti…

Le GDALE-CGA.

 


Le journal La Brique vous invite à une discussion publique autour de son enquête sur les pollutions au plomb à Lille Sud. Rdv mardi 29 mars à 18h30 au café « Le Balzac », 52 rue du faubourg des Postes.

Lille Sud un quartier plombé de longue date

Depuis plus d’un siècle une partie de Lille Sud est contaminée par une pollution industrielle au plomb. Fait de l’entreprise TUDOR Inc., devenue CEAC, puis Exide Technologies, qui fabrique toutes sortes de batteries. C’est en rejetant des poussières chargées de plomb par ses cheminées que l’usine contamine l’air et les sols, et ce dès 1901. À l’époque l’exploitation du plomb est alors plus rude qu’aujourd’hui : aucune réglementation n’existe pour protéger les travailleurs, les riverain-es, encore moins l’environnement. Cette exploitation sauvage a infesté les sols du quartier.

Pire du pire, des HLM y ont été implantées et Lille-Sud est devenu ce vaste quartier populaire où les pauvres s’entassent. Pendant des décennies, les terrains se sont gorgés de plomb. Parcs, jardins privés, publics, terre-pleins sont infectés à différents niveaux. Si les rejets atmosphériques n’ont plus rien à voir avec ceux d’autrefois, ils se poursuivent de nos jours à hauteur « des normes » en vigueur. Mais peut-on décemment définir des « normes de pollution » pour des éléments aussi dangereux que le plomb ? Peut-on laisser des habitations à proximité alors que les retombées de poussières ne cesseront pas tant que l’usine tournera ? Tous les outils mis en place pour contrôler cette pollution ont pour but de la minimiser. Jamais de la stopper. Ces « normes environnementales » et ces seuils, apparaissent comme un alibi pour de l’empoisonnement légal, réglementé, encadré, dissimulé.

Si la vision d’une Lille « culturelle », commerciale et touristique s’impose, comme celle d’un Vieux-Lille richard avec ces vitrines luxueuses, on connaît moins les quartiers périphériques comme Lille Sud. Sa géographie de relégation sociale – derrière le périph’ ; son commissariat central – un des plus gros d’Europe ; son épicerie pour les pauvres – à base de produits périmés ; son Faubourg des modes – un délire politicien de plus qui tourne au fiasco… Quand il s’agit de mettre un terme à la pollution de l’air, des sols, et des eaux de Lille-Sud ? C’est plus délicat. On peut parier que si l’usine avait été située à Marcq-en-Baroeul ou à Mouvaux, dans les quartiers bourgeois près des fils et filles de « bonnes familles », elle serait déjà fermée depuis belle lurette.

Une étude « imprégnation des enfants par le plomb 2002-2005 » montre pourtant l’étendue de l’activité polluante de l’usine. Elle restera confidentielle car le comité de pilotage décide d’étouffer l’affaire pour tenir à l’écart les médias et le public. Et pour cause : 1500 enfants sont scolarisés dans le secteur de l’usine. Ils sont plus vulnérables au plomb, qui, en se fixant dans le sang génère des troubles physiques et cognitifs importants. Chez l’adulte, en fonction de l’exposition, les troubles sont réversibles ou non. C’est la loterie qu’impose l’entreprise à ses ouvriers, aux gens du quartier. Mais le plomb reste toxique, peu importe sa concentration.

Aujourd’hui, en apparence, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes industrialisé. La pollution est invisible. Le Grand Projet Urbain emmené par Lille Métropole (LMCU) construit les HLM de demain à cent mètres de l’usine. Exide assure son auto-évaluation et communique elle-même auprès des habitant-es, offrant un cadre d’objectivité et de transparence sans faille… La mairie de Lille joue un double jeu : elle demande la fermeture du site en 2008, et feint d’en défendre les emplois en 2009. Elle refuse de s’exprimer sur le dossier. Des bruits de couloir disent qu’elle veut sauver la face en terme d’emplois, mais se retrouve prise en tenaille par les retombées politiques du dossier et une possible fermeture de l’usine avant qu’elle n’ait payé pour la dépollution. Rassurez-vous pour la conscience des « socialistes » lillois, ils sont habitués à avoir le cul entre deux chaises. Inquiétez-vous pour votre santé, ils choisissent souvent la mauvaise… A Lille, ils ont préféré l’emploi et les profits de certains contre notre santé.

L’histoire d’Exide n’est pas une exception. Si nous choisissons d’en parler, c’est que nous sommes des habitant-es de Lille Sud. Nous sommes conscient-es que ce n’est qu’un dossier parmi d’autres. Et plus de mille sites industriels ont été listé sur le territoire lillois.. Cette enquête n’est donc pas un scoop, ni un scandale : c’est juste le quotidien que nous impose l’industrie partout dans nos régions. Et bien sûr à la fin, ce sont encore les pauvres trinquent.

 



26 mars 1871. La Commune de Paris est officiellement proclamée et des élections ont lieu pour désigner les membres du Conseil de la Commune.

L’élan d’espoir du peuple parisien prend forme, et l’utopie semble se réaliser : séparation de l’Église et de l’État, suppression de l’armée permanente au profit de l’armée du peuple, école laïque gratuite et obligatoire, coopérative ouvrière, droit de vote des étrangers, droits des femmes, élus révocables, réquisition des logements inoccupés…

Évidemment, la réaction du gouvernement de Thiers, exilée à Versailles, ne se fait guère attendre, et dès le 1e avril, le président réactionnaire annonce sa volonté de réunir une grande armée pour réprimer la Révolution du peuple de Paris. Au début de la semaine sanglante, le 21 mai, les soldats versaillais sont plus de 130 000. Pour célébrer cette date du 26 mars 1871, nous avons décidé de nous réunir symboliquement, rue Thiers, à Lille, et de rebaptiser cette rue en souvenir des combattant-es de la Commune de Paris.

Parce que nous ne voulons pas oublier les victimes de la répression militaire du gouvernement de Thiers (les chiffres varient entre 10 000 et 30 000 morts).

Parce que nous n’acceptons pas que les assassins aient des noms de rue, des basiliques, des statues. Parce que nous voulons nous revendiquer de cet héritage communard, de ces femmes et de ces hommes qui se sont courageusement battus sur les barricades.

Parce que la mémoire de la Commune de Paris doit rester vivante en chacun-e de nous. Nous vous invitons donc à commémorer, ce 26 mars 2011, pour le 140e anniversaire de la Commune de Paris, le souvenir de ces combattant-es révolutionnaires, de celles et ceux qui ont été assassinés, fusillés, déportés ; et de donner à ces communard-es le nom de la rue outrageusement appelée Thiers.

Pour cela, rendez-vous samedi 26 mars 2011, à 15h, au croisement de la rue Thiers et de la rue Esquermoise.