Archives de octobre, 2010

Infokiosques.net : Y a du baston dans la taule

Publié: 31 octobre 2010 par luttennord dans Infos
Tags:, ,

Y A DU BASTON DANS LA TAULE

(Vol1) Récits de mutineries
(Vol 2 & 3) Chronologies des mutineries dans les lieux de détention français (≈1820-2010)

Une histoire partielle et partiale des luttes anticarcérales en deux temps : un premier volume constitué de récits de mutinerie, où les mutins nous offrent leur point de vue, et deux volumes consacrés à une chronologie de ces luttes des années 1820 à nos jours. Mettant l’accent sur les luttes collectives, ces brochures répondent à l’envie de lire l’histoire à travers des événements cristallisant les rapports de force qui caractérisent chaque situation de détention. De la réappropriation des lieux à la prise de parole, chacun de ces mouvements représente un obstacle potentiel dans les rouages toujours plus huilés de la machine carcérale. Des mouvements qui, comme les détenus, restent étouffés derrière les murs des prisons, pour en nier la portée. Mais l’union faisant la force et décuplant les volontés, de la sujétion au statut du sujet il y a un fossé que la lutte collective aide parfois efficacement à franchir.

 

Volume 1 : Récits de mutins et d’une mutine
Volume 2 : Chronologie des mutineries dans les lieux de détention français (1820-1987)
Volume 3 : Chronologie des mutineries dans les lieux de détention français (1988-2010)

 

Nouvel R : La machine

Publié: 31 octobre 2010 par luttennord dans Musique, Vidéos
Tags:, , ,

Le morceau « La Machine » est une fiction qui s’inspire de la réalité. C’est l’histoire d’un homme de cinquante ans qui est licencié par son entreprise après 32 ans d’activité suite à une délocalisation. Le chanteur prend la place de cet ouvrier qui exprime son désarroi et son incompréhension de la politique de son entreprise et de son pays.
Pour la réalisation du clip, le groupe Nouvel R et « Les Films Du Réel » souhaitaient rencontrer des personnes ayant vécues le même genre de situation.


Le 23 Mai 2009, la maison flamande de Lambersart diffusait les noms et prénoms ainsi que lieus de résidence de 26 gardés à vue du commissariat central de Lille. Cette fuite provenait de policiers travaillant dans ce meme commissariat.

Il y a plusieurs mois de cela, un militant antifasciste s’est infiltré à la maison flamande pendant un bon nombre de mois . Certes, nous connaissons tous la tendance néo nazis de ses occupants, leurs loisirs, leurs cultures nauséabondes, leurs liens avec les partis fascistes flamands,etc…

Cependant la maison flamande est devenue une véritable passoire et bon nombre d’information nous ont été transmise sur les liens entre le commissariat central de Lille et les néo nazis de la vlaams huis. Après le 23 Mai 2009, ils étaient fiers de montrer à tous leurs militants la liste de noms dans leur bordel consanguin.

Mais voilà, finit de plaisanter. On vous avez promis qu’un jour, nous trouverions les policiers qui ont un lien avec la maison flamande. Il a fallut chercher l’information à la source. Claude Hermant et ses amis Pierre fiquet, Edouard Maillet, Aurélien Verhassel, Geoffrey Baudewyn et d’autres sont devenus un danger pour la police lilloise. Ils ont bien trop parlé et ont donné bien trop de renseignements sur vous. Marc Philippe Daubresse devrait également se méfiait des informations dont le leader de la maison flamande se permet d’étaler.

Des policiers de la BAC de Lille, présents à la maison flamande, et venu se rafraichir au bar sont en cours d’identification. L’un d’entre eu a déjà été identifié, il s’agit d’un policier de la BAC, équipe du centre ville du groupe de sécurité et de protection (le GSP centre)

Ce flic est régulièrement vu lors des manifestation, téléphone greffé à l’oreille. De multiples photos ont été prisent de cet individu. D’ailleurs une bonne coloration sur ces cheveux blancs le rajeunirait….

 

Un prochain communiqué plus complet sera diffusé

ALERTA ANTIFASCISTA

 

Cop watching : les médias bourgeois s’y mettent !

Publié: 30 octobre 2010 par luttennord dans Infos, Vidéos

Cop watching suite et pour une fois vidéo des médias du capital en plus 

Des keufs en civil repéré en fin de manif par… les média mainstreams en plus ici par ITV

A notera que nombres de camarades les ont bien reconnus , ce sont bien ces mêmes flics en civils qui on délibérément attaqués et provoqués le cortège libertaire qui défilait calmement, puis qui s’en sont pris peu après ensuite a des camarades des cortèges de Sud avec les mêmes provocations délibérées

Sur cette vidéo on voit cette bande de flics en civils parisiens bien connue pour leur violence qui se font éjecter peu après la fin de la manifestation a paris PAR TOUT LES MANIFESTANTS UNANIMES

Avec l’UMP plus c’est gros et plus ca passe et plus ca cogne a coup de tonfas et de matraques télescopiques

Le plus ironique dans l’histoire c’est les allégations et la déclaration un brin tirée par le tonfa de Alliot Marie le meme soir sur France3 qui prétend s’en rire qu’il n’y a jamais de civils dans les manifs première nouvelle !! Selon Alliot Marie ce ne serait que « pur fantasme » La vidéo est visible ici

http://www.wat.tv/video/mam-repond-audrey-pulvar-sur-35q35_2eyr9_.html

un « pur fantasme » bien gazant et bien matraquant comme on a pu s’en apercevoir a Paris, Lille, Marseille, Lyon, Nantes

Que mille Copwatch naissent aux quatre coins du Pays ils nous filment pour mieux nous matraquer, filmons les, photographions les pour bien qu’ils s’aperçoivent que leur violence nous en avons assez

Revoir les dossier du site du Raidh sur comment créer son copwatch

http://www.raidh.org/Comment-creer-son-COPWATCH.html

Relire aussi l’histoire du copwatch de Berkeley aux état unis

http://www.berkeleycopwatch.org/

vous trouverez également plein d’autres infos sur les copwatchs sur différents indymedia américains

 

 

Aubry Vs Préfecture du nord

Publié: 29 octobre 2010 par luttennord dans Antifascisme, Infos
Tags:, , , ,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le  match se poursuit par voix de presse interposé et à coup de communiqué….

http://www.nordeclair.fr/Actualite/Depeches/2010/10/29/polemique-manifestation-maison-flamande-antifascis.shtml

Manifestation des identitaires : la polémique enfle entre la préfecture et Martine Aubry

Publié le vendredi 29 octobre 2010 à 15h35 – Bruno Renoul – nordeclair.fr

26 juin 2010 : un cortège antifasciste avait défilé entre Lille et Lambersart pour dénoncer la banalisation de la présence des identitaires à la Vlaams Huis. 26 juin 2010 : un cortège antifasciste avait défilé entre Lille et Lambersart pour dénoncer la banalisation de la présence des identitaires à la Vlaams Huis.

Alors que doit se dérouler en fin d’après-midi une manifestation des jeunes du groupe identitaire Opstaan devant le tribunal de Lille, le match de ping-pong continue entre l’Etat et la ville de Lille. La préfecture a assuré dans un communiqué que les services de la Ville étaient parfaitement au courant de la tenue de cette manifestation.


La polémique enfle entre la préfecture du Nord et la Ville de Lille au sujet de la manifestation qu’organise ce soir, devant le Palais de Justice de Lille, le groupe identitaire Opstaan, lié à la Maison Flamande (Vlaams Huis) de Lambersart.

 

Alors que ce rassemblement était annoncé depuis plusieurs semaines sur le site internet de l’association identitaire, Martine Aubry a assuré ce matin dans un communiqué n’en avoir entendu parler que « jeudi soir ». Selon elle, « contrairement au fonctionnement habituel », ni elle, ni son cabinet, ni le directeur général des services n’avaient été mis plus tôt au courant de la tenue d’une telle manifestation, susceptible de causer un trouble à l’ordre public. D’autant plus que les antifascistes ont eux-aussi appelé à organiser une contre-manifestation au même endroit. Le maire de Lille précisait également dans ce texte que « le préfet, s’il le jugeait nécessaire, pouvait interdire cette manifestation pour trouble à l’ordre public ». Une façon aussi de renvoyer dans ses buts le maire de Lambersart et ministre de la jeunesse, Marc-Philippe Daubresse, qui avait sous-entendu ce matin dans la Voix du Nord que Martine Aubry aurait pu faire interdire cette manfiestation.

En début d’après-midi, la Préfecture a répondu à son tour à Martine Aubry par voie de communiqué, reconnaissant avoir tardé à informer le cabinet du maire de Lille en, raison de « l’absence pour congés du directeur de cabinet
préfectoral »
, Marc Chappuis. La préfecture qualifie ce retard d’ « erreur regrettable » et promet de veiller à « éviter son renouvellement ». Pour autant celle-ci estime que ce « dysfonctionnement doit être relativisé », étant donné que « le service événementiel de la Ville a été averti par fax jeudi en tout début d’après-midi », et qu’un « échange d’informations » sur ce sujet a eu lieu mercredi après-midi entre l’adjoint à la sécurité, Roger Vicot, et le directeur départemental de la police nordiste, Jean-Claude Menault.

Quant au débat sur l’interdiction de ce rassemblement, la préfecture note que« la déclaration de manifestation a été déposée dans les conditions prévues par la loi au nom d’une association régulièrement déclarée et par des personnes nommément identifiées », et qu’il n’est « pas apparu que les conditions posées par la législation et la jurisprudence pour une éventuelle interdiction étaient réunies ». La préfecture du Nord indique toutefois que « les dispositions nécessaires » ont été prises pour éviter tout débordement.

 

 

La vingt-quatrième brique !

Publié: 29 octobre 2010 par luttennord dans Infos
Tags:, ,

Edito :

La Brique n’est pas…

Entre deux circulaires sur les roms, les expulsions de sans pap’, le massacre de nos conquêtes sociales, la répression des lycéens, il était temps qu’elle arrive cette Brique ! C’est vrai qu’on a « un peu » trainé mais rassurez – ou désolez-vous, on débarque en pleine forme. Et on espère encore tout péter cette année, malgré nos déboires de trésorerie. Déboires ne voulant pas dire qu’on s’acharne à picoler chaque abonnement.

Alors entre laborieuse compta et insuffisante diffusion on est reparti ! Si les derniers papas de La Brique se lancent dans d’autres aventures, qu’on leur souhaite aussi folles que joyeuses, on va mettre les bouchées doubles. Ça tombe bien : on a les crocs, et quelques taré-es se sont pointé-es pour nous filer un coup de main. Bienvenue !

On s’est offert un peu de temps aussi pour réfléchir sur deux trois trucs, se reposer les questions que l’on ne résoudra pas mais qui nous permettent d’interroger ce que l’on fait, pourquoi et comment. Parce qu’en plus de faire un journal, on a quelques ambitions. Notamment, ne pas reproduire le monde du travail. C’est pourquoi on calme le rythme effréné du mensuel et on repasse en bimestriel. Pour celles et ceux qui ne parlent pas le jargon journalistique, ça veut dire qu’on va paraître tous les deux mois. On discute « horizontalité » et « transmission des savoirs » pour essayer d’en faire autre chose que des belles formules rhétoriques. On pense et repense, dans l’espoir de supprimer, les hiérarchies informelles et les dominations qui ne se résorbent pas grâce à une simple bonne volonté souvent synonyme de bonne conscience. On réaffirme notre envie d’aller voir ailleurs, là où les portes ne sont pas ouvertes d’avance. Et on fait le point sur ce qu’est ou n’est pas La Brique. Ça donne pas envie de nous rejoindre ?

… un journal

Journalistes, c’est un peu l’insulte suprême que certaines personnes nous envoient quand on prétend, sans rire, faire un journal « d’infos et d’enquêtes ». Sauf que, si on utilise les outils du journalisme comme l’enquête, le reportage ou l’interview, c’est pour faire bien plus qu’un assemblage de feuilles de papiers. Sinon on ferait La Voix du Nord ou Moltonel. Un média, comme son nom l’indique, est pour nous un moyen d’énoncer et de dénoncer ce qui se passe au delà de nos cercles restreints. Y arrive t-on ? La question reste ouverte et on ne s’estimera jamais satisfait-es. Mais si on avance à tâtons, on ne lâche rien, et on persiste à vouloir faire un outil parmi d’autres pour décrypter ce que les puissants s’acharnent à dissimuler. Rendre visible pour débattre, se rencontrer, volontiers critiquer, ou, pire, témérairement polémiquer. Et pourquoi pas, un jour, un soir, une après midi ou un matin, passer ensemble à autre chose.

… ni une bande de militants

La Brique n’est pas un brûlot propagandiste – ou parfois malgré nous ? Loin de la figure historique et spectaculaire du militant de la révolution, nous souhaitons débusquer, en vains spécialistes de notre ordinaire, les étaux bureaucratiques et capitalistes ; autant que leurs plus discrètes traductions dans la vie quotidienne. À celles et ceux qui nous verraient comme un journal tantôt d’extrême gauche, tantôt faisant le jeu de la droite face à la mafia « socialiste », nous répondrions que les petits chefs demeurent partout. Qu’ils ne doivent jamais se sentir sereins.

Ainsi lirez-vous dans ce numéro 24 une enquête sur le « renouvellement » urbain du quartier populaire de Lille-Fives, une rencontre avec un ancien SDF des rues lilloises ou une rappeuse, le portrait d’un groupe d’édition fou, ou des trajectoires de roms arrivés ici, et qu’on ne veut pas voir partir. De quoi ronger son frein et cultiver sa rage en attendant le pire. Ou alors, comme les lycéens, les cheminots, les ouvriers des raffineries ou les routiers, on ne patiente plus.

Le collectif

Nouveaux articles en ligne :

- Canal Seine-Nord : où veulent-ils aller si doucement ?

Il n’y a plus un mètre carré de notre région qui ne soit artificiel, domestiqué, industrialisé… La Picardie est une succession d’aplats géométriques marron, verts ou jaunes, selon les saisons et le flair commercial des agriculteurs. à cette industrie alimentaire, le Nord-Pas de Calais répond par un continuum urbain au service des marchandises produites et consommées en série. Des kilomètres d’autoroutes – dont la plus empruntée d’Europe – un aéroport, deux ports industriels, une ligne TGV et un tunnel sous la Manche n’y suffiraient plus à rapprocher les producteurs des consommateurs. Une saignée pharaonique s’annonce à grands coups de peinture verte. En 2015, un canal de fret à « grand gabarit » reliera en péniche Paris à l’Europe du Nord. Enfin ! disent les capitaines d’industrie. La suite…

- No Border Camp à Bruxelles

Du 26 septembre au 3 octobre se tenait à Bruxelles un camp No Border. Près de 600 à 700 personnes ont fluctué sur le terrain en friche de Tour&Taxi. Retour sur les péripéties de la semaine. La suite…

- Vlaams Huis : une taupe infiltrée

Gaston a la trentaine à peine entamée. Il y a plusieurs mois de ça, il s’est infiltré en douce chez nos ennemis de la Vlaams Huis, à Lambersart, histoire de voir à quoi ressemblait l’envers du décor de la maison faf (1). Entre folklore culinaire et militantisme d’extrême droite, La Brique a voulu y voir plus clair. Alors Gaston, ces fefas, vrais méchants ou fausse menace ? La suite…

http://labrique.net/

 

Vlaams huis : une taupe chez les fachos

Publié: 29 octobre 2010 par luttennord dans Antifascisme
Tags:, , ,

Gaston a la trentaine à peine entamée. Il y a plusieurs mois de ça, il s’est infiltré en douce chez nos ennemis de la Vlaams Huis, à Lambersart, histoire de voir à quoi ressemblait l’envers du décor de la maison faf (1). Entre folklore culinaire et militantisme d’extrême droite, La Brique a voulu y voir plus clair. Alors Gaston, ces fefas, vrais méchants ou fausse menace ?

La Brique : Brièvement, comment s’est passée ton entrée ?

Gaston : Dans le milieu ils font pas trop gaffe. La plupart traînent dans les matchs de foot, c’est de notoriété publique. Là-bas on s’habitue à les côtoyer chaque semaine. Je les ai abordé et s’en est suivie une période où j’allais boire des verres de temps en temps avec eux. A la fin, c’est venu naturellement, je me suis retrouvé à la maison flamande pour prendre un café.

C’est quoi leurs références idéologiques ?

Dans les mecs tu as de tout. Tu as les crétins de base pour qui le héros c’est Ayoub (2). Puis tu as les mecs un peu plus calés qui se réclament d’Hitler ou des grands penseurs [sic] du Vlaams Belang en Belgique. Tu as des poujadistes, tu as des royalistes, d’autres qui se réclament de De Villiers. Ils s’entendent bien tout ces gens là ?

Les royalistes et les mecs qui se réclament de De Villiers (les « natios ») sont assez soudés par exemple. Mais tu as aussi les séparatistes flamands, proches du Vlaams Belang, et ce sont eux qui font un peu la loi. Bien sûr si il y a cette haine des minorités qui est valable pour tout le monde là-bas. Mais quand le grand chef [Claude Hermant (3)] parle, ça tu ne l’entends pas trop. Lui, quand il te parle de la maison flamande on dirait un truc folklorique avec dégustation de bière flamande machin. Y’a une ligne officielle ? Un engagement à rester respectable ?

En gros la ligne c’est, « tu croises les flics dans la rue, tu viens de taper des babs (4), c’est les babs qui t’ont agressé. Tu montres pas que les néo-nazis sont des mecs ultra violents, tu te défends toujours, t’attaques jamais ».

Quel rôle ont les nanas là-dedans  ?

Les nanas essaient d’éviter de traîner les soirs de beuverie parce que boire de la bière ou prendre des cours de self-défense c’est pas trop ce qu’elles préfèrent. Et puis les blagues sexistes fusent assez rapidement aussi. Pour avoir parlé avec une ou deux d’entre elles, elles sont souvent bien dans le délire flamand. Il y en a une qui a pris deux trois responsabilités mais il n’y a pas de trip féministe. Ça peut se comprendre vu l’endroit où l’on est. Des bouquins sur le féminisme il n’y en a aucun, des bouquins avec des nanas sur la couverture tu n’en as aucun, et pourtant il y en a des bouquins là-bas ! Mais si tu n’as aucune fille à la tête de l’organisation, celles qui restent là-bas sont des grandes gueules quand même et savent qu’elles ne vont pas se faire taper.

Et si il n’y a pas de bouquins sur le féminisme dans leur biblio, qu’est-ce qu’il y a ?

Tu dois avoir Mein Kampf en quatre exemplaires, pas mal de trucs sur la vie des généraux nazis, des bouquins sur Hitler, Goering, quelques bouquins sur la Commune de Paris aussi, c’est plutôt bizarre. Et plein de bouquins d’Histoire : tu as trois bouquins sur les sièges de la citadelle de Lille par exemple, ou des trucs qui exacerbent l’amour de la patrie. Ça tourne autour de l’Histoire, de la nation ou des Flandres.

Il y a des noirs et des arabes à la Maison Flamande ?

J’ai vu passer un hooligan noir. Il doit avoir quelques responsabilités au sein du Vlaams Belang ce qui fait que les mecs le respectent. Et puis j’ai oublié de le dire mais s’ils croisent un mec typé dans la rue, la plupart du temps ils lui demandent s’il est français. Si le mec répond sans accent qu’il est français, ils le laissent tranquille. S’il a un accent ça peut chauffer. Mais sinon, à la limite ils lui demandent s’ il est fier d’être français et il est tranquille s’il répond que oui. Parce qu’ils reprennent souvent les slogans de l’UMP (5) « La France tu l’aimes ou tu la quittes », des choses comme ça. Ils parlent de nettoyage au karcher de temps en temps aussi.

Ils se pensent comme des vrais militants ou bien quoi ?

Moi je suis rentré un peu par hasard mais c’est quand même un truc assez militant. Même s’ils ramassent pas mal de gros paumés, faut que les mecs qui entrent aient en tête que c’est un truc d’extrême droite. Ils testent un petit peu, en formation notamment, et après un ou deux mois, ils savent très bien. Il y a des taupes comme ça qui se sont fait prendre. Il y a un gars issu d’un groupuscule red lillois, issu du SHARP (6), je crois qu’il s’est fait balancer du haut du mur d’enceinte du parc Matisse. Ils lui ont donné rendez-vous pour une ratonnade et ils lui ont fait comprendre.

Et après ils l’ont laissé tranquille ?

Ouais pour eux c’est une histoire d’honneur et après c’est tout quoi.

Combien y a t-il de flics et de conseillers municipaux qui sont potes avec la maison flamande ?

Déjà Hermant et Daubresse sont potes. Il me semble qu’ils étaient étudiants à Lille I ensemble. Je dis pas que Daubresse partage les idées d’Hermant, parce qu’Hermant le prend bien pour un con aussi. Après, les conseillers municipaux, tu en as deux trois qui sont en contact de temps en temps mais la plupart préfère faire genre « il ne se passe rien là-dedans ». En ce qui concerne les keufs par contre, déjà tu as la plupart des mecs de la BAC lilloise qui connaissent de près ou de loin le lieu. Ils s’investissent rarement de par leur fonction, ils se contentent de soutenir les gens là-bas (7). Comment ils se situent par rapport aux anti-fascistes et à l’extrême gauche ?

Ils parlent rarement des libertaires, des punks ou même du NPA. Ils en parlent plus comme des crasseux avec qui il n’y a rien à faire. Mais en ce qui concerne tout le Front de gauche, le P.C par exemple, il y a des formations qui sont faites sur « Pourquoi c’était une erreur l’union soviétique, comment ne pas renouveler les erreurs de l’union soviétique ? » etc. C’est des formations auxquelles ils invitent tous les nouveaux pour être sûr qu’ils ne virent pas rouge à la fin.

Finalement, ils se pensent « révolutionnaires » ou ils participent aux élections ?

C’est Hermant qui nous a expliqué ça : pour la cause séparatiste, il y a quelques années une révolution par les armes était envisageable. Mais depuis qu’il y a une ouverture pour Marine Le Pen… Eux ils attendent que l’UMP se scinde. Ils voudraient qu’il y ait un second tour entre Martine Aubry et Marine Le Pen parce que selon eux, l’UMP voterait Marine Le Pen. Et donc ils pourraient se retrouver avec une Marine Le Pen plus ou moins sympathique aux causes traditionalistes au pouvoir. Ils chargent un peu tous les fronts, légaux et illégaux et en ce moment, ils sentent que le vent tourne…

1 : Lire La France Aux Français ou La Flandres Aux Flamands.

2 : Surnommé Batskin et passé par les Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (à moins que ce ne soit les « Jeunes Nervis Réactionnaires »), Ayoub est un vétéran du mouvement skinhead nationaliste toujours en circulation.

3 : Ancien mercenaire au Congo et ex-membre du service d’ordre du Front National, La Brique lui consacrait déjà une biographie dans son numéro 8 de l’été 2008.

4 : Le terme de « babs » désigne ici baba-cools, bourgeois-bohème et autre figures généralement chevelues.

5 : Eux mêmes empruntés aux formules de la droite extrême ou de Le Pen.

6 : Le mouvement SHARP (pour « Skinheads Against Racial Prejudice ») désigne un mouvement de skinheads né aux États-Unis qui se positionne contre le racisme (contrairement aux skinheads nationalistes).

7 : Ce « soutien » policier aux membres de la Vlaams Huis a notamment pu être vérifié lors des évènements du 23 mai 2009, alors qu’une manifestation contre la répression d’Etat se termine devant les locaux de la Vlaams Huis. 26 personnes sont alors interpellées. Dans les jours qui suivent, le prénom, la première lettre du nom de famille, ainsi que le lieu de résidence de chaque personne interpellé-e (information que seule la police possède), sont diffusés sur internet par les groupuscules d’extrême droite Jeunesse Identitaire et Terre Celtique, ceux là mêmes qui gèrent la maison flamande. Conséquence directe de cette drôle de fuite, une des manifestantes du 23 mai sera par ailleurs agressée au couteau devant chez elle par des néo-nazis.

Article publié dans La Brique n°24, oct. 2010. labrique.net