Archives de mai, 2008

Appel à soutenir le Centre Culturel Libertaire de Lille

Publié: 30 mai 2008 par luttennord dans Infos

Appel à soutenir le Centre Culturel Libertaire de Lille

A l’approche de l’été le Centre Culturel Libertaire de Lille vous appelle à l’aide !

Implanté à Lille depuis 1987 – et dans ses locaux actuels du quartier de Wazemmes depuis 1999, le CCL est un lieu autogéré par un collectif de militantEs, sans hiérarchie ni autorité. Ce lieu d’expression et de diffusion des pratiques et des combats libertaires est un espace de convivialité, d’échange, de réflexion favorisant l’autonomie et la prise de responsabilité des individuEs.

On peut y trouver une jolie cuisine, une librairie, une bibliothèque avec à peu près 2000 bouquins, une distro de disques, et une salle de spectacle avec un bar. Cette année depuis septembre 2007, le CCL a accueilli plus d’une vingtaine de projection-discussions, plus de cinquante concerts avec une centaine de groupes, quelques bouffes collectives, pièces de théâtre et de nombreuses réunions. L’organisation de ces évènements a notamment permis de soutenir le mouvement libertaire dans la région, mais aussi en Israël, en Allemagne, au Venezuela, au Mexique…

Les fondateurs et fondatrices du Centre Culturel Libertaire de Lille ont fait le choix de la légalité pour pouvoir disposer d’un espace de manière pérenne, un vrai lieu-ressource pour le milieu libertaire de la région depuis de nombreuses années. Mais cette légalité a un coût, celui notamment du loyer (466 euros / mois) et nous arrivons à cet été 2008 avec des doutes sur notre avenir. En effet, le CCL doit disposer de 2000 euros avant le mois de juillet pour assurer la location et les autres frais du lieu pour la période de l’été où nous n’organisons que très peu d’activités (les recettes des concerts sont notre principale ressource). Aujourd’hui nos comptes sont proches d’être à sec et il nous manque 1500 euros pour entamer l’été sereinement.

Pas question pour nous d’augmenter les prix d’entrée ou ceux du bar, ni de quémander des subventions aux autorités. Nous vous appelons donc tous et toutes à l’aide afin de nous aider à pérenniser le CCL de Lille. Pour ce faire, toutes les initiatives sont les bienvenues : vous pouvez nous envoyer des sous, faire des concerts, bouffes, apéros, manches de soutien, voler les riches, ou tout simplement faire passer cet appel à d’autres.

Merci d’avance et vive l’anarchie !

CCL, 4 rue de Colmar, 59 000 Lille 03 20 42 82 72 http://lille.cybertaria.org/

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Projection de « Coup pour Coup » au CCL à 20H30

COUP POUR COUP (1971), 86 mn, fiction de Marin KARMITZ –

Une petite usine de textile, semblable à bien d’autres. A l’origine, des femmes dans un atelier de confection ou de tissage. Elles ont tous les âges, elles viennent là chaque jour travailler dans la chaleur, supportant la fatigue. Après 8 heures d’usine, une nouvelle journée de travail commence : courses, ménage, enfants, mari. Nouveaux soucis financiers, affectifs. Mais dans l’atelier les choses changent progressivement et les ouvrières s’unissent pour mener la grève. Pour nourrir son film, le réalisateur s’est appuyé sur les témoignages d’ouvrières du textiles de Troyes et Saint-Omer. Ils ont bati ensemble le film et les ouvrières incarnent leurs propres rôles

Agnostic front : Gotta GO

Publié: 28 mai 2008 par luttennord dans Vidéos


Le samedi 31 mai à 14 heures

Face au préfet Canepa et au gouverne-ment Sarkozy-Fillon-Hortefeux soyons nombreux ce samedi pour soutenir le CSP59 et les sans papiers en lutte.

Restitution publique recherche militante au service des sans papiers.

Investigation réalisée par un groupe d’enquêteurs militants (composés de sans papiers, d’anciens papiers, de soutien, etc.) sous la direction et la coordination du sociologue Saïd BOUAMAMA.

« Le devenir des anciens papiers : Trajectoires et devenir des personnes ayant bénéficié d’une régularisation avec le soutien du CSP 59″

au Nouveau Siècle à Lille, Salle Québec, 6 Place Mendés France, 59800 Lille, métro Rihour

http://leblogducsp59.over-blog.com/

T’as le look Facho !

Publié: 27 mai 2008 par luttennord dans Infos

Source :  http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article333

Depuis plusieurs années, les militants et sympathisants néo-nazis allemands tendent à délaisser le look skinhead classique au profit d’un nouveau style vestimentaire plus discret et plus « tendance ». Parmi les marques fafs les plus populaires dans la scène nazie, on trouve Thor Steinar.

Cette marque permet aux activistes d’extrême droite de s’habiller avec des vêtements de bonne qualité et plus classiques tout en continuant à afficher leurs idées, mais de façon plus subtile et codée, que seuls les adhérents et sympathisants d’extrême droite peuvent déchiffrer. Elle permet ainsi aux nationalistes de passer inaperçus dans la foule. La marque s’est rapidement implantée dans de nombreux magasins d’extrême droite. Au fil du temps il est devenu impossible d’assister à un rassemblement en Allemagne sans voir ses participants porter ostensiblement cette marque. Mais Thor Steinar a réussi aussi à sortir de la sphère néo-nazie et à toucher le marché traditionnel des marques de vêtements sportswears. Des célèbres magasins de vêtements de sports ou des grands centres commerciaux se sont également mis à vendre cette marque, au point que de nombreuses personnes aujourd’hui ont adopté cette marque sans en connaître l’origine.

Logo runique Le premier logo de Thor Steinar était composé d’une combinaison de deux runes, la rune Tyr (rune de la mort) et la rune Gibor aussi appelée Wolfsangel. Ces deux runes ont été utilisées sous le III ème Reich comme insignes pour les écoles de formations de cadres des SS. Le Wolfsangel est précieux pour les néo-nazi puisque c’était l’un des symboles de la division Das Reich, mais également des unités Werwolf, ces petits groupes terroristes qui, à la fin de la seconde guerre mondiale en Allemagne, commettaient des attentats contre les alliés.

Cette utilisation des runes est très fréquente chez Thor Steinar. Les runes sont une forme d’écriture du Nord de l’Europe, assez mal connue, récupérée depuis plusieurs années par les néo-nazis qui voient dans cette antique forme d’expression les traces de leurs « mythiques racines germano-nordiques ». Le logo si particulier de Thor Steinar rappelle également celui de l’organisation Thule-Seminar de Pierre Krebs (membre de la Nouvelle Droite Française qui fonda un cercle de réflexion en Allemagne). Sur certains vêtements de la marque Thor Steinar, on peut voir également l’inscription « Ultima Thule », qui désigne une terre mythique, au Nord de l’Europe. Ce mythe remonte à l’époque de la Grèce Antique : un marin grecque affirme avoir découvert cette terre merveilleuse : l’Ultima Thule (il aurait en fait probablement découvert l’Islande). Ces t-shirts et sweats de la série « Ultima Thule » sont très populaires, certains y voyant une référence au groupe de rock suédois d’extrême droite du même nom . La marque Thor Steinar joue également la provocation avec des T-Shirts aux motifs et slogans clairement ambigus : par exemple, le T-shirt « Ski Heil ! » rappelant fortement le salut nazi « Sieg Heil » ou encore l’inscription « Nordmark »sur certains vêtements alors même qu’un camp d’éducation et de travail de la SS à Kiel portait ce nom. Thor Steinar a également mis en vente des sweat shirts avec le titre « No Inquisition ». Le motif du dos représente un aigle attrapant entre ses serres un poisson, symbole du christianisme.

Ce logo a été déposé par Jürgen Rieger, avocat de mouvements néo-nazis, en janvier 2003. Cet homme fait également parti du NPD (Parti National-Démocratique allemand) et de la « Wiking-Jugend e.V. », interdite depuis. Dans son ensemble, le milieu néo-nazi allemand a plutôt bien accueilli cette marque « identitaire », discrète, alors peu connue des antifas. De plus, l’idée qu’acheter Thor Steinar représente un véritable acte militant et apporte un soutien financier à la cause s’est répandue dans les milieux d’extrême droite. Dans ses conditions la marque fut rapidement adoptée par toutes les mouvances nationalistes et néo-nazies.

A l’origine Le 9 octobre 2002, Axel Kopelke fait enregistrer au niveau international la marque Thor Steinar et son logo. Axel Kopelke et Uwe Meusel deviennent les gérants de MediaTex GmbH (Thor Steinar-Vertrieb). Selon les antifascistes, Kopelke est en contact avec la scène d’extrême droite. Il a été vu à des « völkischen Sonnenwendfeiern », au côté du barde néonazi Frank Rennicke ainsi qu’à une NPD-Reichsgründungsfeier en 2000 dans un petit village du nom de Frieders. Il est également en contact avec l’ancien cadre néonazi Carsten Szczepanski. Kopelke a commencé dans les affaires en 1997, en investissant dans le magasin « Explosif » dans le Bahnhofstrasse à Königs Wusterhausen. Ce magasin était le point de rencontre de la jeune scène régionale d’extrême droite. Les jeunes sympathisants nationalistes pouvaient même y effectuer des stages pour leur cursus scolaire.

Querelles juridiques… Le 17 novembre 2004 la police fait irruption dans les locaux de Thor Steinar Zeesen. Des produits sont saisis et le dépôt scellé. MediaTex est accusé de produire des articles avec un logo anticonstitutionnel. La justice de Brandebourg ordonne en novembre 2004 la saisie des vêtements affichant le logo de runes Thor Steinar et menace de lancer contre toute personne portant publiquement les vêtements de ladite marque. La marque a également été interdite en République Tchèque.

Pour contourner l’interdit, Thor Steinar modifie son logo (toujours d’inspiration runique) et relance la production de vêtements tout en faisant appel de la condamnation. Après plusieurs mois de procédures judiciaires, l’ancien logo de la marque est de nouveau autorisé. Entre temps le gouvernement norvégien s’est officiellement ému de l’usage abusif par Thor Steinar du drapeau national norvégien, assimilant ainsi aux yeux du public le drapeau norvégien à un symbole nazi.

L’argent n’a pas d’odeur… Les ventes des vêtements Thor Steinar sont extrêmement lucratives. Selon le journal antifa allemand Antifaschistisches Infoblatt, pour les soldes de Noël 2003, Mediatex GmbH a enregistré des bénéfices de plus de 95 000 euros en à peine quelques semaines. Ces bénéfices sont le résultat d’un équilibre prix de vente élevés / coût de production très faibles (grâce à une production délocalisée en Turquie et même en Chine !). En 2005, la Mediatex GmbH a officiellement annoncé un chiffre d’affaire annuel de deux millions d’Euros ! En plus de la vente sur Internet, Thor Steinar a ouvert son propre magasin « TØNSBERG » à Berlin, puis quelques temps plus tard à Rostock et à Potsdam. Et depuis peu, les invendus sont disponibles à la vente sur un site de solde spécial consacré à Thor Steinar.

La vente à l’étranger Thor Steinar est également distribué à l’international, le plus souvent par le biais d’activistes néo-nazis, comme en Suède, en Norvège et au Danemark. En Suisse, ce sont les Hammerskins d’Adrian Segessenmann qui se sont chargés de la diffusion de la marque. En France, la marque a été distribuée un temps par William Bonnefoy, ancien chef du GUD et animateur de la maison d’édition L’Homme Libre, mais continue de l’être par le biais de la liste de VPC RAC Death To Zog. Devant la réputation sulfureuse de la marque, peu de boutiques « skins » ou nationalistes ont osé distribuer Thor Steinar, laissant les éventuels acheteurs trouver leur bonheur sur le site Internet ou sur E-bay.

Au final, comme souvent à l’extrême droite, des militants nationalistes s’enrichissent grâce à la crédulité de leurs sympathisants, en affichant un prix excessif qu’ils justifient en prétextant un soutien à leur cause. C’était déjà le cas avec les nombreux labels de musique RAC en France, aux Etats-Unis et à travers le monde. Bien que membre du NPD, il y a fort à parier qu’Axel Kopelke ne reverse pas un seul centime au NPD ou à toute autre structure nationaliste. Mais l’idée de créer une marque de vêtements nationaliste, pour les nationalistes a fait son chemin. Ainsi, des nationalistes français ont tenté de lancer leur propre marque comme « Guerilla t-shirts » du célèbre Paul Thor, pour l’instant sans grand succès.

Ce texte est tiré d’un document antifa allemand intitulé « thor steinar stoppen » disponible sur Internet. Il a été traduit et adapté par des militants et militantes antifas français et allemands.

Travaillons moins pour vivre mieux

Publié: 23 mai 2008 par luttennord dans Infos

Les retraites ? Travaillons moins pour vivre mieux…

Derrière la question des retraites, comme de celle du chômage, se dissimule celle, centrale du travail. Nous, prolétaires, par définition, sommes contraints de vendre notre force de travail, physique et/ou intellectuelle, à un patron privé ou à l’État.

Jusqu’à présent un minimum de conditions de travail, de retraite, de chances de survie en état de chômage, acquises par les luttes, garantissaient peu ou prou une existence possible au travailleur.

Aujourd’hui, la casse méthodique et programmée des régimes de retraite, du droit du travail, de l’indemnisation des travailleurs privés d’emploi occasionne des drames sociaux en cascade.

Pour retarder la riposte sociale, la première nécessité pour le Medef et l’État reste de justifier cette offensive :

– Les retraités, s’ils touchent des clopinettes n’ ont qu’à retourner au boulot ;
– Les chômeurs sont des fainéants fraudeurs qu’il faut pourchasser sans merci ;
– Les salariés en grève, pour défendre ce qui ne leur reste déjà plus, ont droit de voir la carotte et

surtout tâter du tonfa.

Tout ce bas-peuple, martèlent politiciens et médias, passe son temps à se « prendre lui-même en otage », entravant, pour de vagues questions de survie sociale, le légitime besoin des entreprises d’aller exploiter ailleurs d’autres prolétaires qui devraient dire merci. Pour l’Etat et le capital le travail est, dans la période, autant ce qui leur permet de créer de la valeur et de se reproduire, que l’outil d’un contrôle social et idéologique par lequel ils assoient leur domination. Rien d’étonnant à ce que la règle soit, maintenant plus encore qu’hier : travailler toujours plus, plus longtemps, plus précaire, plus fiché, plus réprimé…

Le capitalisme dans sa version libérale serait pour les politiciens de gauche et de droite l’ordre naturel de la société, un horizon indépassable. Depuis longtemps, partis et syndicats ont remisé la lutte des classes au magasin des accessoires alors que patrons et État, par la voix du fantoche Sarkozy, nous la mènent aujourd’hui à outrance. Les bureaucraties syndicales, de défaite programmée en reculs entérinés, claironnent après chaque mouvement social avoir moins perdu que prévu, et se frottent les mains de garder leur place à table avec les « partenaires sociaux  » que seraient le Medef et quelque médiateur de l’État. Ces mêmes bureaucrates appellent aujourd’hui à une énième journée de grève.

A l’approche d’échéances aussi « importantes » que les élections professionnelles et la réforme de la représentativité syndicale, il est vrai que Thibault, Chérèque & Cie ont bien d’autres chats à fouetter que de déclencher ou de soutenir des mouvements sociaux, souvent initiés par leurs bases respectives. La retraite qui concluait – dans le meilleur des cas – une vie d’aliénation, de peine, de soumission est aujourd’hui remise en cause par les patrons et l’Etat. Au delà de la fin recherchée des retraites par répartition, c’est le nouveau modèle d’organisation de la vie centré sur le travail que le capital et l’Etat tentent d’imposer. Un modèle du travail précaire, flexible, disciplinaire et définitif.

Alors, allons nous accepter de bosser toujours plus et jusqu’à la fin de nos jours ? Face aux attaques de l’Etat et des patrons, qui peut encore croire que se contenter d’une journée d’action de ci, de là peut amener le gouvernement à fléchir sa politique ?

Il est temps de réagir, mais autrement qu’en multipliant les « temps forts ». Il faut construire un mouvement à la base, en provoquant des assemblées générales sur nos lieux de travail, pour organiser une riposte enfin digne de ce nom. Ce n’est pas à l’Elysée, ni à Matignon, ce n’est pas dans les salons que nous obtiendrons satisfaction. Il faut lutter, se regrouper, s’organiser.

Et à la moindre tentative de  » Grenelle « , une seule réponse : CASSE-TOI, RICHE CON !

La Mouette Enragée Journal Anti capitaliste et Libertaire B.P 403 62 206 Boulogne sur mer cedex. lamouette.enragee LWj wanadoo.fr