Communiqué et photos reçus ce matin :

Pour fêter a leur façon la rentrée de La Citadelle un groupe antiraciste a rendu une petite visite au 8 rue des Arts à Lille !

Leur devanture a été taguée et leur pierre d’encadrement, symbole de La Citadelle, a été détruite.

A l’heure où le procès de l’attentat de l’Hyper Cacher resurgit dans l’actualité, nous voulions mettre en avant les liens qui existent et qui ont existé entre les flics, Claude Hermant et les racistes de La Citadelle.
Vous pouvez repeindre et réparer votre façade tant que vous voulez, on a les clefs maintenant !

#rouearriereillimité #auboulotwillly #lavetonpullaurel #acabmaisonplaintedanslafoulée #bricomerlin #poseursdetiktok

La Citadelle à Lille 8 rue des Arts Aurélien Verhassel


Notre collègue et camarade Eric Bezou vient d’être licencié après 28 ans au sein de la SNCF. Il a défendu jusqu’au bout l’ensemble des salariés face à des dirigeants sans âme, sans cœur et sans morale.

À Lille, un groupe de militants qui refuse cette sanction a décidé d’empêcher le personnel de la direction de la SNCF de pouvoir travailler ce jeudi 23 juillet en sabotant le bâtiment dit « Perspective », siège de Région SNCF.

Ils en ont également profité pour rappeler à Laurent Pietraszewski, Violette Spillebout et à l’ensemble des élus de « En marche » qu’ils ne seront jamais sereins tant qu’ils appliqueront cette politique qui brise les gens.

Déjà volé pendant le mouvement des retraites, cette fois ci c’est la plaque parlementaire de la remplaçante du commissaire aux retraites qui a été dérobée.
Soutien a Eric, Lynda, Yannick !

Comité Édouard Postal


L’image contient peut-être : une personne ou plus, foule, ciel, nuage et plein air

Jeudi et hier, les violences policières en marge de des manifestations contre les crimes racistes ont été extrêmement nombreuses. Eva Bscn livre ici un récit des évènements qui fait froid dans le dos. Alors qu’elle ne participait même pas à la manifestation, elle et son amie ont été gazées puis violentées par la police jeud soir. La jeune femme a porté plainte contre les « forces de l’ordre ». Elle cherche des témoins et des vidéos qui mettent en cause le gang en uniformes. Si vous avez des vidéos, contactez-la !

Lille. 4 Juin 2020. 21h30

Nous sommes en terrasse entre amis. On passe un bon moment, on est contents de pouvoir se retrouver autour d’une bière. Il est 21h30. Un groupe de manifestants arrive, nous sommes sur la Grand Place. Ils sont une petite centaine. La manifestation en l’honneur d’Adama est pacifique. Les flics arrivent en nombre. Ils sont là pour notre « sécurité » bien évidemment. Enfin c’est ce qu’on pensait jusqu’à ce qu’ils jettent du gaz lacrymogène, sans AUCUNE raison.

On est en terrasse, et on est rapatriés dans le bar, nos yeux pleurs et nos nez coulent. On part vite, on laisse nos bières, j’oublie mon masque. Une femme s’évanouit dans le bar à cause du gaz. On est révoltés par ce que l’on vient de voir. On attend que la situation se calme pour prendre le métro et rentrer.

On arrive au métro Rihour. Il y a une dizaine de policiers. On me demande d’ouvrir mon sac. Je le fais. Je commence à descendre l’escalator. Un policier me dit « si t’as pas de masque c’est 135€ d’amende ». Je tente de lui expliquer que je l’ai perdu à cause de ce qu’il vient de se passer. Il me m’écoute pas. Et là tout bascule. Il m’attrape avec une agressivité inouïe le bras. Je lui demande de me lâcher car je n’ai rien fait. Il appelle ses collègues.

Ma copine était là. Elle lui dit d’arrêter de me violenter comme cela. Une femme tente de m’aider, ils l’écartent très rapidement. Un flic nous attend en bas de l’escalator. Je me dirige vers lui, et lui explique que je ne cherche pas la guerre, je veux simplement expliquer pourquoi je n’ai pas de masque et que son collègue va trop loin. Ils nous poussent, ma copine et moi, violemment.

Ma copine leur dit d’arrêter tout de suite car ce qu’il se passe est scandaleux. Et là l’un d’entre nous la pousse si fort qu’elle tombe dans l’escalator. Je suis obligée de les séparer, les flics nous chargent sans arrêt, ils sont 6 sur nous.

Je retente d’expliquer l’histoire du masque, un flic me dit « t’as qu’à en acheter un en pharmacie ». Je lui dit qu’elles sont fermées, et là il me répond « t’as cru que j’étais une pharmacie ? Bande de grosses connasses ». Je suis sidérée, j’essaie de me raisonner mais je vous assure que c’est compliqué.

Ils tentent sans arrêt de nous frapper. Les insultes fusent « allez vous faire enculer », « cassez vous de là ». On arrive en haut du métro, un homme s’approche et me dit « partez de là ça va mal finir, t’inquiète tout le monde a filmé la scène ».

Si je vous parle de ca, c’est déjà pour mettre sur la scène publique cette situation scandaleuse. Nous aimerions ensuite remercier la femme qui a eu le courage d’essayer de s’interposer. Et nous aimerions ABSOLUMENT retrouver ces vidéos.

Si vous étiez à la station de Rihour hier aux alentours de 22h contactez nous s’il vous plaît. Nous avons porté plainte. Nous savons que les flics sont intouchables mais il faut que les violences policières cessent. La police est censée nous protéger, mais elle ne fait que d’attiser la haine et nous violenter. Pourquoi nous avoir agressé physiquement et verbalement ? Parce qu’on est des femmes ? Parce qu’on est ensemble ? Pourquoi ?

On veut des explications et je suis prête à aller loin pour en avoir.

Eva Bscn


Paris - Minneapolis

Appel du CSP59, du Collectif Afrique et du FUIQP

Rassemblement contre les crimes racistes, samedi 6 juin à 15h, place de la République à Lille

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L’assassinat de George Floyd fait partie de la longue liste des victimes noirs du racisme de l’État que les grands médias aiment appeler la « plus grande puissance démocratie au monde ».

Les crimes racistes de la police aux USA sont impunis en raison même du fait que les Noirs y sont des « citoyens » de seconde zone parce que descendants d’esclaves dans un État – les USA – qui a été construit par les descendants d’esclavagistes.

A la grande différence de Haïti où la Révolution a été à la fois indépendantiste et anti-esclavagiste, celle des États-Unis était indépendantiste mais esclavagiste jusqu’en 1865; année où la guerre de sécession a « libérée » les esclaves noirs du sud pour en faire une main d’œuvre discriminée par l’apartheid du « Jim Crow » dans les usines du nord.

Le mouvement des « droits civiques » des années 50 et 70 a produit une « classe moyenne », voire une minorité bourgeoise noire tout en condamnant l’écrasante majorité des noirs états-uniens aux cases : misère, drogue, délinquance, prison, familles monoparentales et armée.

Les fondements du système capitaliste aux USA sont donc demeurés : exploitation des humains par des humains et racisme contre les minorités nationales noires, hispaniques et immigrantes.

Tous les milliers afro-américains victimes de crimes racistes et surtout par la police sont restés jusqu’ici sans que justice leur soit rendue. Que les premières mesures, suspension puis prétendu « homicide involontaire », n’aient été prises par la hiérarchie policière et judiciaire que parce que la mobilisation populaire les y a contraint n’est une surprise que pour ceux et celles qui ont été bernés par le mythe de la « démocratie modèle » que l’on ne cesse de nous asséné.

Le peuple étasunien est dans la rue pour que justice soit rendue à George Floyd et que le pays soit débarrassé de la domination dans les institutions, notamment la police, de l’idéologie raciste et fasciste du Ku Klux Klan.

Soyons aussi dans la rue pour les soutenir et mettre en garde contre les crimes racistes et autres atteintes liberticides que la police commet aussi ici, en France, comme vient de le dénoncer la chanteuse et actrice Camélia Jordana.

Aussi faut-il signer massivement la pétition qui dit NON à l’interdiction de filmer la police française.

 


I can't breathe

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A Minneapolis, George Floyd, un afro-américain de 46 ans, a été assassiné par un policier blanc. Derek Chauvin, fervent supporter de Trump, a écrasé la gorge de George Floyd avec son genou pendant 9 minutes, jusqu’à ce qu’il meurt. Alors qu’il étouffait, George Floyd criait « I can’t breathe, I can’t breathe ».

A Beaumont-sur-Oise, Adama Traoré a été tué par les gendarmes Fontaine, Gonzales et Hurin. Ces trois hommes blancs ont utilisé sur le jeune homme noir de 24 ans une technique similaire à celle avec laquelle Chauvin a assassiné George Floyd. Alors qu’il était écrasé par les trois gendarmes, Adama Traoré criait « Je ne peux plus respirer, je ne peux plus respirer ». Symbolique forte, l’avocat des gendarmes est également l’avocat… de Marine Le Pen.

Contre toute évidence, les médecins légistes de l’État affirment que George Floyd ne serait pas mort d’étouffement. En France, cette semaine, une expertise médicale menée par l’État affirme que Adama Traoré ne serait, lui non-plus, pas mort d’étouffement. Cette expertise qualifie Adama Traoré de « sujet de race noire ».

Adama Traoré et George Floyd ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Ils sont 2 victimes de la police parmi des milliers d’autres. Le meurtre de George Floyd est (au moins) le 193ème meurtre commis par la police du Minnesota en 20 ans. C’est la 13ème fois que Derek Chauvin est accusé d’avoir commis des violences policières.

En France, rien que pendant la durée du confinement, au moins 12 personnes sont mortes après avoir eu affaire à la police. Ici à Lille, en 2017, deux adolescents, Sélom et Matisse ont été percutés par un train alors qu’ils étaient pourchassés par la police. A Montigny-en-Gohëlle, en 2013, Lahoucine Aït Omghar a été abattu à son domicile par la police. En janvier 2020, la mort de Cédric Chouviat, livreur de 42 ans tué par des policiers avec une technique similaire à celle qui a coûté la vie de George Floyd avait ému la France entière, sans entraîner aucune réaction de la part de l’État. Alors que des centaines de Gilets Jaunes sont toujours détenus dans les geôles de l’État pour avoir réclamé plus de justice sociale, alors que FO Police porte plainte contre Camélia Jordana car elle affirme avoir peur de la police, aucun des policiers impliqués dans ces affaires n’est actuellement en prison.

Aux Etats-Unis comme en France, les crimes policiers ne sont pas dus au hasard. Ils sont la résultante d’un système raciste, issu de la colonisation, qui vise à préserver coûte que coûte les intérêts des plus riches. 2 153 personnes possèdent plus à elles seules que 60% de la population mondiale. Les richesses n’ont jamais été aussi concentrées et les capitalistes sont terrorisés à l’idée que le peuple s’unisse pour reprendre ce qui lui appartient.

L’un des objectifs de maintenir les populations issues des colonies dans la misère est de terroriser les travailleur·euse·s blanc·he·s, de leur donner un aperçu du sort qui les attend s’ils osent se révolter, exiger de meilleurs salaires, de meilleures conditions de travail, plus de justice sociale. Maintenir les populations issues des colonies dans la misère vise aussi à créer un épouvantail : la misère entraîne mécaniquement le crime et la violence, quelque soit la couleur de peau de ceux qui la subissent (des études montrent qu’à niveau de revenu égal, le niveau de violence entre les quartiers blancs et noirs est exactement le même). Le crime et la violence engendrés par la misère permet d’alimenter le fantasme du « problème étranger », de l’immigré·e voleur·euse et agresseur·euse, et ainsi de détourner les travailleur·euse·s de leurs véritables ennemis : les quelques milliardaires qui volent les richesses qu’ils produisent.

A l’aide de la propagande déversée à longueur de journée par les médias qu’ils possèdent, les capitalistes polarisent le débat autour des étranger·ère·s qui sont présenté·e·s comme des sauvages, des voleur·euse·s, des terroristes. C’est une manière simple de détourner les travailleur·euse·s blanch·e·s du fond du problème : la répartition des richesses et le contrôle du pouvoir. Pour « protéger » les travailleur·euse·s blanch·e·s face à ces « hordes barbares », la police serait alors le seul rempart, elle est donc autorisée à tuer et mutiler en toute impunité.

Au cours du mouvement des Gilets Jaunes, les travailleur·euse·s ont réclamé du changement : la répartition équitable des richesses et le contrôle vraiment démocratique des institutions. Malgré la propagande incroyable des médias, le mouvement a fait passer « le problème étranger » au second plan et la question sociale au premier. Alors l’État n’a pas hésité une seconde, pour protéger les intérêts des capitalistes paniqués, il a envoyé sa police – la même qui tue, blesse, brime et humilie dans les quartiers populaires depuis des décennies – éborgner, mutiler, arracher les mains des Gilets Jaunes. Les travailleur·euse·s blanc·he·s ont eu un aperçu de comment la police se comporte avec les populations noires et arabes. Un aperçu encore très partiel. Ils se sont également aperçus que l’État ne tenait plus que par sa police, dont l’autonomie et l’impunité sont toujours renforcées. Dernière mesure en date : une proposition de loi du député Eric Ciotti qui veut faire condamner d’une amende de 15 000 € et d’une peine de 6 mois d’emprisonnement toute personne qui diffuserait des images de la police dans l’exercice de leurs fonctions. Ciotti ne s’en cache pas : il vise directement l’application Urgence Violences Policières lancée au mois de mars par le collectif « Urgence Notre Police Assassine ».

Aujourd’hui les USA s’embrasent face aux violences policières. De Minneapolis à Sidney en passant par Londres, Paris ou Berlin des millions de personnes défilent pour exiger la fin du racisme institutionnel, la fin des crimes policiers et une répartition juste des richesses.

En soutien aux manifestant·e·s américain·e·s et en hommage à toutes les victimes de la police de par le monde, nous appelons à un rassemblement jeudi à 19h place de la République à Lille.

Pour éviter la propagation du virus et pour permettre la participation des personnes vulnérables, le port du masque sera obligatoire lors de ce rassemblement. Il faudra également veiller à garder une distance d’1 mètre entre chaque participant·e.

Pas de justice, pas de paix.

Premiers signataires (par ordre alphabétique) : Action Antifasciste NP2C, Alternatiba, ANV COP 21, Brigades de Solidarité Populaire, CNT, Comité des Sans Papiers 59, CRIME Lille, Jeunesses Communistes, La France Insoumise, Les Amis de la Terre, Le Social Déchaîné, Résistance Populaire, Solidaires Nord, UCL Douai, onestla.tech


Après nous avoir expliqué que le port du masque ne servait à rien, La République En Marche et son gouvernement d’incapables ont à présent radicalement changé de doctrine à ce sujet.

Les masques sont désormais en passe de devenir quasi-obligatoires dans l’espace public afin d’empêcher la circulation du virus COVID-19.
Cette décision, comme toutes celles de la présidence Macron, va encore creuser les inégalités de classe dans le pays. Ces protections ont un coût, les salariés obligés de se déplacer pour se rendre au travail vont devoir débourser plusieurs dizaines d’euros par semaine afin de se protéger.

Les millions de familles déjà précaires et que la crise sanitaire a plongé dans les difficultés financières doivent donc faire face à un constat dramatique : elles n’ont pas les moyens de se protéger correctement face à l’épidémie, et pourtant elles doivent sortir et prendre des risques pour faire tourner la machine capitaliste. Allant à l’encontre de toutes les recommandations du conseil scientifique, le gouvernement a fait le choix délibéré d’envoyer les salariés au travail pour sauver les profits des actionnaires.

L’histoire pourrait s’arrêter là, mais des responsables d’En Marche eux mêmes ont vu dans ce déconfinement précoce une énième opportunité de s’enrichir grâce à un business macabre.  « Les affaires reprennent » pour ces crapules : voici Florian Thieffry, candidat macroniste « En Marche » à Hellemmes, et accusé d’harcèlement sexuel par des étudiantes de Lille 2

 

Cet élu municipal proche de Violette Spillebout, n’a donc pas tardé à appliquer l’idéologie #startupnation à la crise sanitaire en créant une société de masques de protection intitulée Maskouzu.

Tenez vous bien, ses masques coûtent minimum 10 euros l’unité. (Alors que le gouvernement a plafonné le prix à 95cts, presque 15 fois plus qu’en février)

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A ce prix, on voit bien dans quel camp se situent les élus En Marche, celui de la bourgeoisie et des classes dominantes.

Sur le site de la marque, les prix s’envolent même à 48 euros les 4 masques.

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En début de confinement, alors que le gouvernement avait montré son incapacité totale à gérer la crise et que leurs décisions passées avaient gravement abîmé le service public hospitalier, les mêmes responsables En Marche faisaient ce genre d’appels aux dons :

20 euros récoltés sur son leetchi ..

 

Si ce genre d’initiative peut paraître de prime abord sympathique, elle devient tout bonnement révoltante quand elle émane de nos dirigeants qui demandent ici aux travailleurs de gérer eux mêmes les manquements de l’État, de donner de l’argent et du travail gratuitement pour pallier à leurs politiques désastreuses en terme de santé publique. Sa cagnotte leetchi ne dépassera pas les 20 euros (la légendaire solidarité de la bourgeoisie…).

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Florian Thieffry est un véritable profiteur de guerre, une caricature de ce qui se fait de plus ignoble dans la macronie. Après avoir détruit le service public de la santé, après avoir été incapable de gérer la crise quand elle est arrivée, après avoir repoussé les décisions de confinement contre toutes les recommandations des scientifiques, après nous avoir expliqué que le port du masque ne servait à rien, ces derniers nous renvoient tous au boulot pour relancer l’économie, les protections sont désormais obligatoires et ils osent nous les vendre à 10 euros l’unité.
Il est grand temps de mettre à bas cette société et ses logiques marchandes. Dés la fin du confinement, organisons la grève, descendons dans la rue, débarrassons nous de la classe capitaliste et de ses pantins aux commandes.

 

Pendant que les collectivités et les entreprises exploitent des travailleuses non rémunérées, des militants s’organisent depuis plusieurs semaines eux mêmes pour venir en solidarité aux plus précaires dans cette épreuve, des récoltes et des redistribution de denrées de première nécessité sont organisées dans des dizaines de villes en France, Suisse et Belgique sous le nom des « Brigades de Solidarité Populaire »

A Lille voici la page facebook :
https://www.facebook.com/BrigadeSolidaritePopulaireLille/

et la cagnotte pour soutenir financièrement cette initiative :
https://www.papayoux-solidarite.com/fr/collecte/brigade-de-solidarite-populaire-lille?fbclid=IwAR2mlrEuiIR4e3gPtHtmpLJNCB05eEF_AjtLUWv7GLcXe95Q7p4SEwH9Qbo

Merci pour vos dons, la solidarité est notre arme.

 

 

 

 


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Dans un article publié ce jour par La Voix du Nord, on peut lire le passage suivant : « Et rebelote lundi soir, à l’Oxford, à Wazemmes, où une vingtaine de manifestants sont montés à l’étage du café. La candidate En marche devait y recevoir des habitants du quartier. « Ils nous ont menacés, nous ont insultés », explique-t-elle. Des bénévoles l’ont aidée à s’exfiltrer. L’événement a été annulé. »

Sauf que cette déclaration de Spillebout est un mensonge éhonté : Spillebout n’a été ni insultée, ni menacée, ni exfiltrée. En fait, elle n’a même pas été interpellée à l’intérieur du bar, et tous les client·e·s présent·e·s pourront en témoigner.
Si l’évènement a été annulé c’est tout simplement car, à l’exception de quelques habitant·e·s dont la tête ne lui revenait pas, personne n’est venu l’écouter servir sa soupe plus que réchauffée.

Les quelques habitant·e·s du quartier présents au cours de cette réunion publique avaient prévu de poser à Violette Spillebout des questions concernant la réforme des retraites et des nombreuses mutilations que son parti cause. Ce ne fût pas possible étant donné qu’elle a préféré annuler l’évènement avant même qu’il démarre.

Quand, faute de monde, les marcheurs ont décidé de plier bagage, les habitant·e·s présents ont entonné le slogan « Macron démission », à l’extérieur du bar, sur la place de la Nouvelle Aventure. C’est la seule interaction qu’il pu y avoir hier. Il n y a eu aucune menace, insulte ou violence.

Il serait de bonne augure – par simple déontologie journalistique élémentaire – que La Voix du Nord (qui a déjà publié récemment une énorme fake news favorable à Violette Spillebout), vérifie ses informations avant de les publier.

Les habitant·e·s en question se réservent le droit de porter plainte pour diffamation envers Spillebout.


Alors que le mouvement social contre la réforme des retraites dure depuis plus d’un mois et demi et qu’une large majorité des français sont toujours fermement opposés à cette réforme inacceptable (61% dans les sondages cette semaine). Le gouvernement redouble d’efforts pour tenter de remporter la victoire idéologique nécessaire afin de faire passer leur projet de casse sociale.

Omniprésents cette semaine dans les médias aux ordres de la macronie, ils usent de tous les moyens possibles pour diffuser leurs mensonges, bénéficiant comme toujours de relais enthousiastes dans les principaux groupes de presse qui, en France, appartiennent presque tous à quelques millionnaires favorables à la politique libérale du gouvernement.

Ce 22 janvier 2020, c’était au tour du principal quotidien régional (La voix du nord) de se vautrer comme à son habitude dans la propagande gouvernementale.
Nous étions habitués depuis plusieurs années à voir ce journal relayer constamment les fables policières lors de chaque manifestation, mais cette semaine marquera sans nul doute une belle nouvelle étape dans leur inféodation au pouvoir.

La voix du nord  nous propose donc cet article, en ligne et dans sa version papier

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Ali Douffi à gauche

 

Peu enclins à parler des violences policières inouïes qui sévissent lors de chaque manifestations depuis le 5 décembre, ils sont beaucoup plus prompts à faire grand bruit lorsqu’il s’agit d’aborder la question des quelques vitrines brisées lors de certaines mobilisations.

Nous avons donc eu droit de lire cette semaine sur plusieurs paragraphes la fatigue de ces pauvres commerçants du centre ville, excédés par les manifestations. Subissant chaque semaine des violences (ceci est évidemment faux). La déontologie journalistique étant de mise, on ne précise dans l’article nul part qu’Ali Douffi, le commerçant situé à gauche sur la photo de l’article est en réalité un fervent militant macroniste. Soutien sans faille de Violette Spillebout, candidate En Marche aux municipales de Lille.

Mise à jour au 18 février 2020 : Nous avions vu juste, trop juste même. LREM annonce qu’Ali Douffi sera numéro 2 sur sa liste lilloise

 

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A gauche Spillebout, candidate En Marche aux élections. A droite Ali Douffi, le fameux commerçant

Ce militant EM est évidemment favorable au projet de réforme des retraites du gouvernement et est opposé radicalement aux manifestations.

Il suffisait de 3 clics et une recherche google pour le savoir, le compte twitter public d’Ali Douffi ne se cache d’ailleurs absolument pas d’être un militant actif de la campagne En Marche pour les municipales.

Ce « travail » de recherche était apparemment trop compliqué pour le journal La voix du nord qui a encore une fois ici préféré être de fidèles serviteurs de la propagande gouvernementale.

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Cette mascarade de journalisme n’a pas été diffusée que sur la voix mais aussi nationalement sur CNEWS, chaîne du groupe Bolloré

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Ali Douffi sur tous les fronts pour soutenir le gouvernement et la police

La semaine dernière c’était Léa Salamé qui invitait un militant en marche, mari d’une candidate sur son plateau le présentant comme un « restaurateur ordinaire ».

Si vous doutiez encore de l’asservissement des médias à la politique de la bourgeoisie orchestrée par Emmanuel Macron, ce vendredi 24 janvier, journée de grève et de mobilisation, voici un extrait du programme des matinales radio :Screen Shot 2020-01-25 at 3.08.12 PM.png

Ces invités tous favorables à la réforme des retraites et issus de La république en marche, étaient venus – une fois de plus – occuper le terrain et diffuser leur mensonges sur le projet. Cette réforme est inacceptable et injuste, elle a pour ambition de nous faire travailler plus et de gagner encore moins, elle sera d’autant plus un désastre pour les travailleurs précaires et les femmes.

La casse de notre modèle de retraite par répartition a pour seul projet de favoriser les caisses de retraites par capitalisation, toutes tenues par de grosses entreprises privées issues du monde de la banque et des assurances. Comme pour la privatisation de la française de jeux ou des aéroports de paris, le pouvoir cherche uniquement à faire de nouveaux cadeaux à ses amis ultra riches, aux dépens des millions de travailleurs qui composent ce pays.

La seule solution pour battre Macron est aujourd’hui de se mobiliser, faire grève, descendre dans la rue et s’opposer frontalement à nos ennemis de classe.

Le pouvoir, le patronat, sa police et ses médias nous fait la guerre, mais comme le dit le slogan : « nous on est déter à soulever le pays ». On va gagner !

AFA NP2C


Lundi dernier, le bar « le W, work and wine »  situé rue des Sarrazins accueillait une réunion publique de la République en Marche sur le thème de l’eau au cours de laquelle le directeur commercial de chez Suez HDF (présenté comme un « expert ») est venu faire la retape pour le programme de Macron. Jusque là rien d’exceptionnel.

Toutefois des habitants du quartier, ayant eu vent de cette petite sauterie, décidèrent de la perturber. C’est ainsi qu’un groupe de Wazemmois interpellèrent la poignée de militants LREM sur le thème des violences policières dont sont victimes les gilets jaunes (yeux crevés, main arrachées, testicules broyés, femmes enceintes enfermées). Ils protestaient également contre le démantèlement des services publics orchestré par Macron et ses amis milliardaires.

Seulement les « marcheurs » n’ont pas apprécié et dans la lignée de la rhétorique tordue de leur ministre de l’Intérieur, il se dénoncèrent une « attaque » qui n’a jamais eu lieu. On parlerait tout au plus d’un verre cassé…
La pantalonnade aurait pu en rester là : le parti au pouvoir se fait interpeller dans un quartier dont il méprise les habitants à longueur d’années sur les chaînes d’info continue… Classique et justifié.

Sauf que, vexées, Violette Spillebout (candidate à la candidature LREM [sic] pour la mairie de Lille) et la gérante du bar le W ne vont pas en rester la. Suivant cette logique d’inversion des rôles faisant passer les bourreaux pour des victimes, elles ont d’abord décidé déposé plainte. Ensuite, les comparses organisèrent samedi dernier un « apéro transpartisan » pour dénoncer les « violences contre la république », entendez : course à l’échalote réactionnaire de tout le gratin de la droite lilloise se faisant l’accolade entre deux petits-fours arrosés de champagne. Bref, il s’agissait de défendre la “démocratie” ! Lire le résumé détaillé sur Esquinte.

Les deux événements (la réunion perturbée et “l’apéro républicain”) ont été abondamment couverts par la presse locale (La Voix du Nord, France 3, DailyNord – nous y reviendrons) et nationale (Franceinfo, Ouest France). Par ces morceaux choisis, on appréciera l’objectivité de ces Albert Londres de pacotille  :

  • « cette petite bande bas de plafond » (au sujet des habitants de Wazemmes)
  • « intrusion violente lors d’une réunion publique » (« intrusion violente » comme à la Pitié Salpêtrière #FakeNews)
  • « Réunion perturbée à Wazemmes: la République répond à la violence »
  • interview de Daubresse (Les Républicains) : « il y a un vrai problème à Wazemmes. Il y a des zones qui sont devenues des zones de non-droit et ce n’est pas acceptable »

Comment expliquer un tel emballement médiatique (auquel les minables d’EELV ont apporté leur touche en s’empressant de condamner l’« agression » ; à croire qu’il y avait un poste à négocier) pour un événement si banal ?
Alors que plus de 240 enquêtes (dont 0 n’ont abouties…) ont été ouvertes par l’IGPN dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes suite à toutes sortes de violences policières dont de très nombreuses mutilations, les médias et les politiques locaux s’indignent… d’une réunion perturbée par des « cassez-vous ».

Au départ la raison de cet emballement, pourtant évident, nous avait échappé.

La propriétaire du bar le W se nomme Gaëtane Deljurie. Mais ne vous y trompez pas, Deljurie a plusieurs casquettes. Avant d’être barmaid, Deljurie est surtout journaliste : rédactrice en chef du journal « pure-player » DailyNord, correspondante pour La Tribune et 20 minutes, et ex-présidente du Club de la presse Nord-Pas-de-Calais.

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On comprend alors la nature d’un tel emballement médiatique. La patronne du bar, également journaliste, active tous ses relais pour défendre ses amis de LREM. Ainsi, Deljurie relate l’incident de son bar dans son propre journal. Chacun appréciera “l’objectivité journalistique” et ses airs de propagande mal digérée.

Par ailleurs c’est certainement cette objectivité, dont eux seuls ont le secret, qui invite DailyNord et les autres médias à passer sous silence les nombreuses menaces proférées par le compagnon de Gaëtane Deljurie lors de la réunion puis sur les réseaux sociaux :

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Des insultes, des menaces mais aussi une proximité avec LREM qu’il affiche sans retenue sur les réseaux sociaux. Décidément on a vraiment affaire à un couple multifonctions !

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La charte de DailyNord stipule pourtant :

3)   Indépendance de l’entreprise
DailyNord se définit comme une entreprise de presse indépendante. Elle défend donc ses intérêts propres et n’est pas au service d’intérêts commerciaux ou d’influence tiers.

Niveau déontologie, cette fois-ci on repassera.

Dans le même ordre d’idée, l’on peut aussi s’intéresser à la couverture médiatique massive et bienveillante qu’apporte DailyNord à Violette Spillebout.

Spillebout compte 50x moins de followers sur Twitter qu’Adrien Quatennens, 160x moins que Aubry et même près de 5x moins de likes Facebook que l’Action Antifasciste NP2C (à laquelle DailyNord n’a jamais consacré un seul article).

Bien que la candidate LREM soit une illustre inconnue, le journal lui consacre de nombreux articles dont le contenu lui est plutôt favorable : « Violette Spillebout vs Martine Aubry : dix “traîtres” qui ont trahi la tsarine ! » ( guillemets, « tsarine »), « la candidate aux municipales à Lille jette un pavé dans la mare », « la candidate du collectif Lille C, qui sera probablement soutenue par En Marche, devrait désormais compter sur de nouveaux renforts. ».

Dans leur joute de politiciens d’opérettes rappelons tout de même que Valérie Petit semble pour l’instant mieux placée pour obtenir l’investiture LREM. Espérons que cette information, que DailyNord fait mine d’ignorer, ne fera pas blêmir Violette qui s’y voyait déjà…

A l’heure où nous écrivons ces lignes, quatre liens (rien que ça) pointant vers des articles sur Violette Spillebout sont référencés depuis la page d’accueil de DailyNord.

Enfin, autre coïncidence troublante que nous sommes incapables d’expliquer : lorsque l’on tape sur Google le numéro d’inscription sur les registres de la Commission paritaire des publications et agences de presse de DailyNord (1015 W 92049) apparaît alors le nom de… Olivier Spillebout (voir capture ci-après).

Nul besoin de s’appeler Nestor Burma pour comprendre qu’il s’agit du mari de la candidate En Marche.
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Olivier Spillebout est le dirigeant de “La Maison de la Photo” (l’adresse, d’ailleurs catégorisée en “musée”, qui s’affiche sur le résultat Google lié à DailyNord). C’est aussi l’organisateur de l’expo les Transphotographiques.

Il est lui aussi en guerre avec Martine Aubry : la mairie a coupé les vivres à La Maison de la Photo et n’autorise plus les Transphographiques à se tenir au Tri Postal, lieu désormais réservé exclusivement à Lille 3000 (asso culturelle abreuvée de subventions publiques gérée de main de fer par l’équipe d’Aubry).

DailyNord a également consacré de nombreux articles à Olivier Spillebout et à sa campagne contre Aubry. Et Olivier Spillebout est également un client assidu du W, la boucle est bouclée :

Pourquoi Google associe t-il son nom, la maison de la photo et le numéro d’enregistrement de DailyNord ? Nous n’avons pas réussi à le déterminer, et nous sommes évidemment preneurs de toutes informations qui permettraient de lever le voile.

Depuis leur trahison, si les anciens barons lillois du PS ne sont plus en odeur de sainteté à la mairie, ils peuvent cependant compter sur les réseaux En Marche composés pour l’essentiels de transfuges socialistes. “Mon ennemi c’est la finance”, on sait désormais ce qu’il en est… Dans cette affaire on notera que les dynamiques locales correspondent en tout point à ce qui s’observe sur le plan national et LREM peut ainsi compter sur le soutien énergique de la presse (DailyNord en tête) et du petit patronat (le W en est un exemple prégnant).

Résumons : la rédac-chef de DailyNord est également la propriétaire d’un bar. Ce bar accueille les réunions publiques d’une inconnue qui brigue l’investiture En Marche pour les municipale de 2020. Ces réunions bénéficient d’une large couverture médiatique de la part de DailyNord. L’une d’entre elle, perturbée par des habitants, est relatée par le journal qui prend soin de passer sous silence le conflit d’intérêt évident qui se dessine. Par le réseautage de ce vivier de starturper dans leur version discount, un non-événement jouit d’une couverture médiatique démesurée sur le plan local et national, l’objectif étant de mettre en lumière Violette Spillebout qui jusqu’ici souffre de son statut d’outsider.

Ce contexte fait écho à l’actualité  où beaucoup dénoncent l’imbrication des intérêts de la presse, des politiques et du patronat. C’est ainsi qu’un groupe extrêmement réduit (on les compte sur les doigts d’une main) dispose par leurs intérêts croisés d’une force de frappe médiatique extrêmement puissante qu’ils utilisent pour se soutenir mutuellement.

Puisque vous êtes là… copiez et partagez l’article au maximum ! On est pas chez DailyNord, la propagande que l’on vous propose c’est de la qualité, et c’est pas 5€/mois. On vous promet une suite !


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Il n’aura échappé à personne que ce week-end, en avoinant les quelques flics qui lui faisaient face, le « Gitan de Massy » aura symbolisé la détermination de tous ceux qui depuis deux mois sont dans la rue. A gauche, la lecture de cet événement est ambivalente: certains accordent un total soutien à Christophe D. quand d’autres le fustigent.

L’argumentaire des seconds se concentre uniquement sur l’activité du « boxeur de CRS » sur le réseaux sociaux. En effet, si l’on se penche sur son compte Facebook, force est de constater que l’on nage dans le flou le plus total: blagues douteuses, like d’une photo de Marion Maréchal-Le Pen, de la page de la CGT, de Le Média, des Insoumis et bien évidemment des Gilets jaunes.
Sa récente déclaration vidéo, où il explique son geste du weekend dernier, n’éclaircit pas les choses: « ni d’extrême-gauche, ni d’extrême-droite, il est avant tout Français ». De quoi brouiller tous les repères pré-établis des moines-militants droits dans leur dogme.

Le prolétariat porte en lui de multiples contradictions qui échappent évidemment aux grilles d’analyses des rats de bibliothèques pétris d’idéalisme petit-bourgeois. Des contradictions auxquelles Christophe D. n’échappe pas, c’est un français parmi tant d’autres, à l’image de millions de travailleurs impliqués dans le combat des gilets jaunes, il n’est ni meilleur ni pire. Malgré tout, cette situation met en lumière le niveau de déconnexion d’une partie de l’extrême gauche. Coupée de la population, que ce soit celle des quartiers ou des campagnes, ces militants fantasment un prolétariat imaginé sur le modèle des affiches soviétiques d’antan, déjà un marteau et une faucille dans chaque main.

Vu qu’ils n’y comprennent rien, ces derniers rejettent en bloc tout ce qui leur échappe. Christophe D. et d’autres en ont fait les frais, traités au mieux de “beaufs”, au pire de “fascistes”. Toute une partie de la gauchosphère y est allé de son petit commentaire, sûrs de tenir face à eux un horrible militant d’extrême droite, allant même jusqu’au découpage vidéo image par image digne des pires youtubeurs complotistes (De ce point de vue, le militant des Enragés décroche la palme. On en rigole encore). Une posture confortable qui permet surtout de garder les mains propres et de faire l’économie de toute autocritique.

A défaut d’occuper le terrain, ces donneurs de leçons savent être bruyants sur le net lorsqu’il s’agit de distribuer bons points et cartons jaunes. Pendant ce temps l’extrême droite, les sociaux démocrates ou les libéraux tentent de jouer leur rôle habituels de récupérateurs.

Pour notre part, nous avons décidé de soutenir ce mouvement et d’y participer, chaque semaine, dans la rue, sans s’empêcher pour autant d’y condamner certains égarements. Allant même au contact physique des militants fascistes quand on les y croise.

Fidèles à cela, nous ne voyons pas en quoi Christophe D échapperait à notre solidarité. Nous avons remarqué le clivage que pouvait susciter notre positionnement.
Sur le même modèle, nos déclarations sur le journal raciste Charlie Hebdo avaient suscité les mêmes réactions en janvier 2015. Après coup, certains nous avaient tourné le dos. A posteriori, nous ne regrettons pas d’avoir saisi cette occasion pour séparer le Bon Grain de l’Ivraie.

Aujourd’hui l’histoire se répète, depuis plusieurs semaines une large partie de la population est dans la rue pour des revendications légitimes, notre place de révolutionnaires est à leurs côtés, encourageant leurs visées sociales, condamnant les ambitions réactionnaires.
Ceux qui, dans notre famille politique, sont en total désaccord avec nous peuvent passer leur chemin.


Depuis plusieurs jours l’ambiance est détestable aux abords du lycée BEAUPRÉ d’haubourdin. Depuis que les lycéen-es ont décidés de rejoindre le mouvement de contestation pas un jour ne passe sans qu’ils ne subissent l’intimidation et la répression policière comme lundi 09 décembre avec arrestations à la clefs.

C’est conjointement que la police municipale et la nationale s’organisent pour d’une part empêcher tout blocage du lycée et ensuite chasser les élèves qui faute de ne pouvoir s’organiser mettent en place des barricades qu’ils enflamment.

Depuis ce début de semaine les élèves  ne peuvent tout simplement plus rejoindre leur lycée sans subir une fouille au corps, vider leurs poches et leurs sacs.

Les gaz lacrymogènes et le flashball sont de sortie quotidiennement alors qu’a proximité immédiate du lycée se trouve une école primaire et une école maternelle.

La stratégie de la tension mis en place par la préfecture et la mairie d’haubourdin est scandaleuse et doit cesser au plus vite. Cette situation est à la fois dénoncée par des professeurs du lycée, des habitants du quartier et des parents d’élèves choquées.

 

 


Al jazeera vient de diffuser un reportage dans lequel on redécouvre ce qu’est Génération Identitaire : un groupuscule fasciste ultra-violent, qui ratonne dans les rues de Lille et prépare la guerre civile avec la bénédiction d’une police corrompue.

 

Le reportage (vous pouvez activer les sous titres dans la barre du bas) : 

 

 

Dans ce bar reportage, on apprend entre autre que :

  • Rémi Falize, un membre de la Citadelle et proche de Aurélien Verhassel, a planifié en détail un potentiel attentat à la voiture bélier sur le marché de Wazemmes
  • les identitaires ont commis en direct une agression gratuite et ultra-violente contre des jeunes filles rue Solférino. La seule raison de cette agression est que les jeunes filles sont identifiées comme arabes par le groupe. L’une des jeunes filles est rouée de coups avec des gants de frappe par Rémi Falize, les identitaires font aussi usage de gaz lacrymogène
  • les identitaires, et leurs proches membres de la LOSC Army sont les auteurs de très nombreuses agressions dans la métropole (qu’ils racontent eux même), sans même parler des nombreux saluts nazis et des références incessantes au 3ème Reich qu’ils profèrent
  • Aurélien Verhassel et d’autres membres de Génération Identitaire sont employés par le Rassemblement National pour écrire les discours, en tant que attachés parlementaires ou encore pour assurer la sécurité du parti
  • Sébastien Chenu et Philippe Eymery, deux responsables du Rassemblement National élus au conseil régional travaillent en collaboration étroite avec les identitaires : le premier est proche de Verhassel tandis que le second emploie comme assistant un cadre de la Citadelle
  • des policiers, y compris des commissaires, fréquentent assidûment le bar nazi

 

Verhassel et ses sbires déclarent également de manière on ne peut plus claire qu’ils sont un groupe fasciste (« la forme a changé mais pas le fond »), qu’ils sont une milice au service du RN, qu’ils ont des armes, que le jour venu ils seront prêt à descendre les immigrés…

 

Nous avions prévenu, Al Jazeera l’a filmé : qu’attendent Martine Aubry et la préfecture pour faire fermer ce local raciste ?

Ce n’est visiblement pas une priorité de la mairie ni du gouvernement, probablement trop occupés à lâcher leurs flics sur les lycéens et les gilets jaunes qu’à s’occuper des milices néo-nazies dont sont proches certains policiers…

 

Pourtant, les crimes et délits commis par les identitaires lillois au cours des dernières années sont tous plus insupportables les uns que les autres :

 

  • En septembre, Aurélien Verhassel, chef de Génération Identitaire Lille et quelques uns de ses nervis sont condamnés pour avoir frappé des passant rue Solférino simplement parce-qu’ils n’étaient pas blancs.
  • En mai, Verhassel, toujours lui, et son ami Yohan Mutte (voir ci-après) ont été arrêtés ensembles, ils étaient soupçonnés d’avoir planifié des agressions en marge d’un match de foot à Bordeaux, action préparée dans le local néo-nazi du secteur : le Menhir.
  • Fin mars, en plein mouvement contre Parcoursup, une dizaine d’identitaires, menés par le même Verhassel ont attaqué deux jours de suite les étudiants de Lille 2 mobilisés. Le second jour, ils ont mené une charge aux côté de la police, escortés par un camion siglé et des agents équipés de Flashball. Les identitaires étaient armés de barres de fer et de bombes lacrymogènes, ce qui n’a pas posé problème aux policiers qu’ils semblaient connaître. Heureusement, ils ont été repoussés par les militants présents sur place.
  • En avril 2017, Claude Hermant, l’ancien chef des identitaires du Nord, ainsi qu’une douzaine d’autres militants d’extrême-droite, tous proches de Verhassel et des “pousseurs de la Deûle” (voir ci-après), sont emprisonnés pour avoir vendu des armes de guerre à Amedy Coulibaly. Le djihadiste a utilisé les fusils mitrailleurs vendus par les identitaires pour massacrer 5 personnes lors de l’attaque de l’Hyper Cacher, en janvier 2015. Claude Hermant était enregistré comme indic de la douane et de la gendarmerie, et était régulièrement en contact avec les services de renseignement. Son trafic était couvert par les autorités, en échange d’informations. Des membres des forces de sécurité ont d’ailleurs été condamnés lors du procès du groupe.
  • Depuis mai 2017, une bande d’identitaires menée par Yohan Mutte (l’ami de Verhassel, avec lequel il a été arrêté à Bordeaux) est suspectée d’être les assassins de l’affaire des “noyés de la Deûle” (2011). Ces membres de la Citadelle auraient poussé dans la rivière Hervé Rybarczyk, guitariste du groupe Ashtones, car identifié comme un opposant, et 5 autres personnes car soupçonnées (parfois à tort) d’être homosexuelles. La police et les autorités avaient à l’époque étouffé l’affaire en concluant à “des suicides”, “des accidents” et à “la loi des séries”. Peut-être parce-que ces identitaires étaient mêlés au trafic du groupe Hermant ?
  • En novembre 2016, les identitaires de la Citadelle agressent un groupe de jeunes communistes rue Puebla, en raison de leur appartenance politique.

 

Face la paupérisation généralisée que cause le capitalisme (1% de la population possède 99% des richesses), et au cataclysme climatique dont il est la cause, un changement de société profond devient inéluctable.

Comme en Italie avec Salvini, au Brésil avec Bolsonaro ou aux Etats-Unis avec Trump, la bourgeoisie française, son État et sa police, semblent parier que le dernier rempart face aux révolutionnaires sera le fascisme. L’extrême-droite sera – comme cela a toujours été le cas dans l’Histoire – les garants de leurs intérêts et de leurs privilèges.

 

Les partis et représentants de la bourgeoisie n’hésitent pas à collaborer activement avec les fascistes. Dernier exemple en date : en septembre Les Républicains ont invité Verhassel et d’autres cadres identitaires lors de leur université d’été du Touquet pour discuter “union des droites”. Même la soit disant “gauche socialiste” les laisse proliférer, répandre leur idéologie raciste, homophobe et sexiste, et commettre des agressions ; sans rien tenter pour les freiner.

 

Pire, les identitaires et la police lilloise entretiennent de longue date des relations troubles. Ils n’hésitent pas à travailler ensembles (comme l’illustre l’affaire Hermant), y compris pour réprimer le mouvement progressiste, comme lors de l’attaque de Lille 2, ou il y’a quelques années, lorsque la police livra à Claude Hermant les noms et adresses de militants libertaires interpellés au cours d’une manifestation.

 

Face aux agressions racistes, face au laisser faire des élus et face à la collusion entre la police et les identitaires : fermons la Citadelle et les autres des locaux fascistes partout en France (locaux du Bastion Social, le Menhir, locaux de l’Action Française…) !

 

Grande manifestation 23 décembre 14h, Place de la République à Lille.

 

#FermonsLaCitadelle #InterdisonsGénérationIdentitaire #AutoDéfensePopulaire

 

Premiers signataires : Action Antifasciste NP2C, Alternative Libertaire 59, CNT Lille, Groupe Terrain Autonome NP2C, NPA Lille, SUD Étudiant-e-s

L’event facebook : https://www.facebook.com/events/194074338211372/


Al Jazeera vient de diffuser la première partie d’un reportage tourné à La Citadelle, le bar raciste ouvert par Génération Identitaire à Lille :

Dans ce bar reportage, on apprend entre autre que :

  • Remi Falize, un membre de la Citadelle et proche de Aurélien Verhassel, a planifié en détail un potentiel attentat à la voiture bélier sur le marché de Wazemmes
  • les identitaires ont commis en direct une agression gratuite et ultra-violente contre des jeunes filles rue Solférino. La seule raison de cette agression est que les jeunes filles sont identifiées comme arabes par le groupe. L’une des jeunes filles est rouée de coups avec des gants de frappe par Remi Falize, les identitaires font aussi usage de gaz lacrymogène
  • les identitaires, et leurs proches membres de la LOSC Army sont les auteurs de très nombreuses agressions dans la métropole (qu’ils racontent eux même), sans même parler des nombreux saluts nazis et des références incessantes au 3ème Reich qu’ils profèrent
  • Aurélien Verhassel et d’autres membres de Génération Identitaire sont employés par le Rassemblement National pour écrire les discours, en tant qu’attachés parlementaires ou encore pour assurer la sécurité du parti
  • Sébastien Chenu et Philippe Eymery, deux responsables du Rassemblement National élus au conseil régional travaillent en collaboration étroite avec les identitaires : le premier est proche de Verhassel tandis que le second emploie comme assistant un cadre de la Citadelle
  • des policiers, y compris des commissaires, fréquentent assidûment le bar nazi

Verhassel et ses sbires déclarent également de manière on ne peut plus claire qu’ils sont un groupe faciste (« la forme a changé mais pas le fond »), qu’ils sont une milice au service du RN, qu’ils ont des armes, que le jour venu ils seront prêt à descendre les immigrés…

Nous avions prévenu, Al Jazeera l’a filmé : qu’attendent Martine Aubry et la préfecture pour faire fermer ce local raciste qui prépare la guerre civile ?
Ce n’est visibilement pas une priorité de la mairie ni du gouvernement, probablement trop occupés à lacher leurs flics sur les lycéens et les gilets jaunes qu’à s’occuper des milices néo-nazies dont sont proches certains policiers…


Texte de l’AFA NP2
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Cette semaine, Russia Today relayait un message des hautes autorités iraniennes appelant l’État français à la retenue dans la répression du mouvement. Dans le même temps, le site Nordpresse relayait un article parodique dans lequel le dictateur Bachar Al Assad menaçait la France de frappes aériennes si celle-ci ne modérait pas la répression. Si ces deux informations prêtent à sourire, elles mettent en lumière le traitement médiatique différentiel d’une révolte suivant que celle-ci touche la France, l’Europe ou le monde.

Depuis les émeutes du samedi 1 décembre, dont la dimension insurrectionnelle est indéniable, le discours médiatique a évolué : passant d’une bienveillance de façade à une volonté assumée de terroriser l’ensemble de la population.
On ne compte plus les déclarations d’hommes politiques, de syndicats de policiers ou de journalistes mettant en garde les éventuels participants à la manifestation du 8 décembre. « S’il y a dix morts ce weekend, il n’est pas sûr qu’on puisse garder le ministre de l’intérieur » affirmait encore hier un proche du chef de l’État, conditionnant chacun à l’idée d’une répression meurtrière.

Quand les journalistes déclarent, plein d’emphase, que les violences sont inacceptables, les policiers, quant à eux, demandent plus de moyens et une carte blanche pour réprimer. Soufflant l’idée qu’ils auraient peurs, et qu’ils seraient fatigués, on prépare chacun à l’idée qu’ils pourraient tirer.
Si ce discours vise le mouvement des Gilets Jaunes, il n’épargne pas les lycéens mobilisés depuis une semaine. A la répression physique, se joint la répression judiciaire et l’on ne compte plus les gardes à vues mais aussi les peines de prison ferme qui visent à casser la dynamique actuelle.

Pourtant, l’État français et ses supplétifs médiatiques n’étaient pas avares de superlatifs lorsqu’il s’agissait de dénoncer les agissements des polices vénézuéliennes, iraniennes, égyptiennes, libyennes ou ukrainiennes, pour ne citer qu’elles. Lorsque ces pays furent traversés de révoltes, le moindre journaliste « people » se transformait en Albert Londres, pro de l’investigation, déjouant les faux-fuyants et les chausses trappes, capable de dévoiler aux yeux du monde les dessous des complots les plus nébuleux.

« Vous vous rendez compte : la police ukrainienne (aux ordres de Moscou) a utilisé des balles en caoutchouc pour disperser la foule, la police du dictateur (en devenir) Erdogan a utilisé des gaz lacrymogènes pour évacuer la place Taksim. »

On serait en droit d’attendre un traitement équivalent lorsque la répression s’abat sur nous, sous leurs yeux.
Mais non, ils préfèrent justifier les agissements des séides de Macron. Ils préfèrent justifier les blessés, les mutilés et passer sous silence les morts comme à Marseille.

Mais qu’on se le dise. La bourgeoisie française commence à avoir peur et malgré tout, il ne faut rien lâcher. Nous vous invitons à rejoindre les manifestations, que ce soit à Paris ou en province. S’ils ne veulent rien lâcher, nous prendrons tout.

#giletsJaunes #macron #macronDemission #Lyceens #castamère #paris#police #mantesLaJolie #répression#superbeMontageDeDominiqueDeLaCompta

Paris is on fire !

Publié: 2 décembre 2018 par kheynialo dans Infos, Rendez vous
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Paris is on fire, nouveau monde is terrified

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Depuis le mois d’octobre, sur les réseaux sociaux et surtout depuis le 17 novembre, la France est secouée par le mouvement dit des « gilets jaunes ». De semaine en semaine, celui-ci se durcit, au point de nous amener à une situation quasi insurrectionnelle.

Vers une réelle convergence des luttes ?

Si il a pu être dénigré à ses débuts dans les milieux de gauche, il n’en reste pas moins qu’il s’agit là d’un réel mouvement populaire, spontané. Il a les défauts de ses deux qualités. On assiste même progressivement à une mutation dans les revendications.
Le coup de gueule sur le prix de l’essence s’est étoffé des combats énoncés par les différents corps et groupes sociaux en lutte depuis plusieurs années : Cheminots, luttes contre les violences policières, personnels de santé, étudiants, ambulanciers, précaires. Il est à noter que depuis le début, le mouvement à la Réunion est marqué par la lutte anti-impérialiste et la lutte des classes.

De Saint-Denis (93) à Saint-Denis (97) : une classe en lutte.

Ce samedi 1er décembre, ce n’est pas le prix du carburant qui a réuni des milliers de prolétaires dans les rues des quartiers chics de la capitale. Des cortèges en route vers des objectifs précis ont défilé au chant de « Macron démission ». Des tags sur l’Arc de Triomphe (symbole de l’impérialisme français) demandent la revalorisation des salaires et des minimas sociaux. Il ne s’agit plus là de doléances de petits artisans poujadistes mais de revendications de classes.
Les cibles visées par les différents groupes dans plusieurs villes tendent à confirmer cela. A Paris, autour des Champs Élysées ce sont les voitures de police et de luxe qui ont été touchées, ce sont des magasins et des banques.
En province, ce sont des préfectures qui ont été prises d’assaut, comme au Puy-en-Velay. La réaction des médias bourgeois, très conciliants avec les revendications « anti-taxes » primaires du début, trouvent désormais toujours plus d’éléments de langage fallacieux pour discréditer le mouvement. D’une certaine façon, et avec une force rarement vue depuis la fin des années 70, la peur change de camp.

Nous ne sommes pas dupes, nous étions à Paris, nous avons vu les militants d’extrême droite présents dans le cortège parisien. Nous ne sommes pas dupes, nous suivons les réseaux sociaux, nous connaissons les soutiens plus que sulfureux du mouvement, nous connaissons les thèses complotistes, racistes, fascisantes, misogynes et LGBTphobes de certains influenceurs du mouvement. Mais nous savons surtout, et depuis longtemps, qu’un mouvement de masse ne peut pas être parfait, nous savons que ne pas soutenir ni participer à un mouvement qui tend à l’insurrection serait une erreur politique – pour ne pas dire historique.
Nous ne pouvons nous résoudre à laisser un mouvement de grande ampleur, loin d’être monolithique, aux militants d’extrême droite.

Contre les violences sociales, policières, LGBTphobes, racistes, l’ultra libéralisme et l’ultra droite, construisons sur le terrain une solidarité de classe.
Pour une société de liberté, d’égalité, de savoir et de partage, tolérante et écologiste, construisons sur le terrain une solidarité de classe.
Tous-tes ensemble pour la grève générale.

« La révolution n’est pas un dîner de gala »

 

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