Lundi dernier, le bar « le W, work and wine »  situé rue des Sarrazins accueillait une réunion publique de la République en Marche sur le thème de l’eau au cours de laquelle le directeur commercial de chez Suez HDF (présenté comme un « expert ») est venu faire la retape pour le programme de Macron. Jusque là rien d’exceptionnel.

Toutefois des habitants du quartier, ayant eu vent de cette petite sauterie, décidèrent de la perturber. C’est ainsi qu’un groupe de Wazemmois interpellèrent la poignée de militants LREM sur le thème des violences policières dont sont victimes les gilets jaunes (yeux crevés, main arrachées, testicules broyés, femmes enceintes enfermées). Ils protestaient également contre le démantèlement des services publics orchestré par Macron et ses amis milliardaires.

Seulement les « marcheurs » n’ont pas apprécié et dans la lignée de la rhétorique tordue de leur ministre de l’Intérieur, il se dénoncèrent une « attaque » qui n’a jamais eu lieu. On parlerait tout au plus d’un verre cassé…
La pantalonnade aurait pu en rester là : le parti au pouvoir se fait interpeller dans un quartier dont il méprise les habitants à longueur d’années sur les chaînes d’info continue… Classique et justifié.

Sauf que, vexées, Violette Spillebout (candidate à la candidature LREM [sic] pour la mairie de Lille) et la gérante du bar le W ne vont pas en rester la. Suivant cette logique d’inversion des rôles faisant passer les bourreaux pour des victimes, elles ont d’abord décidé déposé plainte. Ensuite, les comparses organisèrent samedi dernier un « apéro transpartisan » pour dénoncer les « violences contre la république », entendez : course à l’échalote réactionnaire de tout le gratin de la droite lilloise se faisant l’accolade entre deux petits-fours arrosés de champagne. Bref, il s’agissait de défendre la “démocratie” ! Lire le résumé détaillé sur Esquinte.

Les deux événements (la réunion perturbée et “l’apéro républicain”) ont été abondamment couverts par la presse locale (La Voix du Nord, France 3, DailyNord – nous y reviendrons) et nationale (Franceinfo, Ouest France). Par ces morceaux choisis, on appréciera l’objectivité de ces Albert Londres de pacotille  :

  • « cette petite bande bas de plafond » (au sujet des habitants de Wazemmes)
  • « intrusion violente lors d’une réunion publique » (« intrusion violente » comme à la Pitié Salpêtrière #FakeNews)
  • « Réunion perturbée à Wazemmes: la République répond à la violence »
  • interview de Daubresse (Les Républicains) : « il y a un vrai problème à Wazemmes. Il y a des zones qui sont devenues des zones de non-droit et ce n’est pas acceptable »

Comment expliquer un tel emballement médiatique (auquel les minables d’EELV ont apporté leur touche en s’empressant de condamner l’« agression » ; à croire qu’il y avait un poste à négocier) pour un événement si banal ?
Alors que plus de 240 enquêtes (dont 0 n’ont abouties…) ont été ouvertes par l’IGPN dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes suite à toutes sortes de violences policières dont de très nombreuses mutilations, les médias et les politiques locaux s’indignent… d’une réunion perturbée par des « cassez-vous ».

Au départ la raison de cet emballement, pourtant évident, nous avait échappé.

La propriétaire du bar le W se nomme Gaëtane Deljurie. Mais ne vous y trompez pas, Deljurie a plusieurs casquettes. Avant d’être barmaid, Deljurie est surtout journaliste : rédactrice en chef du journal « pure-player » DailyNord, correspondante pour La Tribune et 20 minutes, et ex-présidente du Club de la presse Nord-Pas-de-Calais.

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On comprend alors la nature d’un tel emballement médiatique. La patronne du bar, également journaliste, active tous ses relais pour défendre ses amis de LREM. Ainsi, Deljurie relate l’incident de son bar dans son propre journal. Chacun appréciera “l’objectivité journalistique” et ses airs de propagande mal digérée.

Par ailleurs c’est certainement cette objectivité, dont eux seuls ont le secret, qui invite DailyNord et les autres médias à passer sous silence les nombreuses menaces proférées par le compagnon de Gaëtane Deljurie lors de la réunion puis sur les réseaux sociaux :

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Des insultes, des menaces mais aussi une proximité avec LREM qu’il affiche sans retenue sur les réseaux sociaux. Décidément on a vraiment affaire à un couple multifonctions !

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La charte de DailyNord stipule pourtant :

3)   Indépendance de l’entreprise
DailyNord se définit comme une entreprise de presse indépendante. Elle défend donc ses intérêts propres et n’est pas au service d’intérêts commerciaux ou d’influence tiers.

Niveau déontologie, cette fois-ci on repassera.

Dans le même ordre d’idée, l’on peut aussi s’intéresser à la couverture médiatique massive et bienveillante qu’apporte DailyNord à Violette Spillebout.

Spillebout compte 50x moins de followers sur Twitter qu’Adrien Quatennens, 160x moins que Aubry et même près de 5x moins de likes Facebook que l’Action Antifasciste NP2C (à laquelle DailyNord n’a jamais consacré un seul article).

Bien que la candidate LREM soit une illustre inconnue, le journal lui consacre de nombreux articles dont le contenu lui est plutôt favorable : « Violette Spillebout vs Martine Aubry : dix “traîtres” qui ont trahi la tsarine ! » ( guillemets, « tsarine »), « la candidate aux municipales à Lille jette un pavé dans la mare », « la candidate du collectif Lille C, qui sera probablement soutenue par En Marche, devrait désormais compter sur de nouveaux renforts. ».

Dans leur joute de politiciens d’opérettes rappelons tout de même que Valérie Petit semble pour l’instant mieux placée pour obtenir l’investiture LREM. Espérons que cette information, que DailyNord fait mine d’ignorer, ne fera pas blêmir Violette qui s’y voyait déjà…

A l’heure où nous écrivons ces lignes, quatre liens (rien que ça) pointant vers des articles sur Violette Spillebout sont référencés depuis la page d’accueil de DailyNord.

Enfin, autre coïncidence troublante que nous sommes incapables d’expliquer : lorsque l’on tape sur Google le numéro d’inscription sur les registres de la Commission paritaire des publications et agences de presse de DailyNord (1015 W 92049) apparaît alors le nom de… Olivier Spillebout (voir capture ci-après).

Nul besoin de s’appeler Nestor Burma pour comprendre qu’il s’agit du mari de la candidate En Marche.
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Olivier Spillebout est le dirigeant de “La Maison de la Photo” (l’adresse, d’ailleurs catégorisée en “musée”, qui s’affiche sur le résultat Google lié à DailyNord). C’est aussi l’organisateur de l’expo les Transphotographiques.

Il est lui aussi en guerre avec Martine Aubry : la mairie a coupé les vivres à La Maison de la Photo et n’autorise plus les Transphographiques à se tenir au Tri Postal, lieu désormais réservé exclusivement à Lille 3000 (asso culturelle abreuvée de subventions publiques gérée de main de fer par l’équipe d’Aubry).

DailyNord a également consacré de nombreux articles à Olivier Spillebout et à sa campagne contre Aubry. Et Olivier Spillebout est également un client assidu du W, la boucle est bouclée :

Pourquoi Google associe t-il son nom, la maison de la photo et le numéro d’enregistrement de DailyNord ? Nous n’avons pas réussi à le déterminer, et nous sommes évidemment preneurs de toutes informations qui permettraient de lever le voile.

Depuis leur trahison, si les anciens barons lillois du PS ne sont plus en odeur de sainteté à la mairie, ils peuvent cependant compter sur les réseaux En Marche composés pour l’essentiels de transfuges socialistes. “Mon ennemi c’est la finance”, on sait désormais ce qu’il en est… Dans cette affaire on notera que les dynamiques locales correspondent en tout point à ce qui s’observe sur le plan national et LREM peut ainsi compter sur le soutien énergique de la presse (DailyNord en tête) et du petit patronat (le W en est un exemple prégnant).

Résumons : la rédac-chef de DailyNord est également la propriétaire d’un bar. Ce bar accueille les réunions publiques d’une inconnue qui brigue l’investiture En Marche pour les municipale de 2020. Ces réunions bénéficient d’une large couverture médiatique de la part de DailyNord. L’une d’entre elle, perturbée par des habitants, est relatée par le journal qui prend soin de passer sous silence le conflit d’intérêt évident qui se dessine. Par le réseautage de ce vivier de starturper dans leur version discount, un non-événement jouit d’une couverture médiatique démesurée sur le plan local et national, l’objectif étant de mettre en lumière Violette Spillebout qui jusqu’ici souffre de son statut d’outsider.

Ce contexte fait écho à l’actualité  où beaucoup dénoncent l’imbrication des intérêts de la presse, des politiques et du patronat. C’est ainsi qu’un groupe extrêmement réduit (on les compte sur les doigts d’une main) dispose par leurs intérêts croisés d’une force de frappe médiatique extrêmement puissante qu’ils utilisent pour se soutenir mutuellement.

Puisque vous êtes là… copiez et partagez l’article au maximum ! On est pas chez DailyNord, la propagande que l’on vous propose c’est de la qualité, et c’est pas 5€/mois. On vous promet une suite !


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Il n’aura échappé à personne que ce week-end, en avoinant les quelques flics qui lui faisaient face, le « Gitan de Massy » aura symbolisé la détermination de tous ceux qui depuis deux mois sont dans la rue. A gauche, la lecture de cet événement est ambivalente: certains accordent un total soutien à Christophe D. quand d’autres le fustigent.

L’argumentaire des seconds se concentre uniquement sur l’activité du « boxeur de CRS » sur le réseaux sociaux. En effet, si l’on se penche sur son compte Facebook, force est de constater que l’on nage dans le flou le plus total: blagues douteuses, like d’une photo de Marion Maréchal-Le Pen, de la page de la CGT, de Le Média, des Insoumis et bien évidemment des Gilets jaunes.
Sa récente déclaration vidéo, où il explique son geste du weekend dernier, n’éclaircit pas les choses: « ni d’extrême-gauche, ni d’extrême-droite, il est avant tout Français ». De quoi brouiller tous les repères pré-établis des moines-militants droits dans leur dogme.

Le prolétariat porte en lui de multiples contradictions qui échappent évidemment aux grilles d’analyses des rats de bibliothèques pétris d’idéalisme petit-bourgeois. Des contradictions auxquelles Christophe D. n’échappe pas, c’est un français parmi tant d’autres, à l’image de millions de travailleurs impliqués dans le combat des gilets jaunes, il n’est ni meilleur ni pire. Malgré tout, cette situation met en lumière le niveau de déconnexion d’une partie de l’extrême gauche. Coupée de la population, que ce soit celle des quartiers ou des campagnes, ces militants fantasment un prolétariat imaginé sur le modèle des affiches soviétiques d’antan, déjà un marteau et une faucille dans chaque main.

Vu qu’ils n’y comprennent rien, ces derniers rejettent en bloc tout ce qui leur échappe. Christophe D. et d’autres en ont fait les frais, traités au mieux de “beaufs”, au pire de “fascistes”. Toute une partie de la gauchosphère y est allé de son petit commentaire, sûrs de tenir face à eux un horrible militant d’extrême droite, allant même jusqu’au découpage vidéo image par image digne des pires youtubeurs complotistes (De ce point de vue, le militant des Enragés décroche la palme. On en rigole encore). Une posture confortable qui permet surtout de garder les mains propres et de faire l’économie de toute autocritique.

A défaut d’occuper le terrain, ces donneurs de leçons savent être bruyants sur le net lorsqu’il s’agit de distribuer bons points et cartons jaunes. Pendant ce temps l’extrême droite, les sociaux démocrates ou les libéraux tentent de jouer leur rôle habituels de récupérateurs.

Pour notre part, nous avons décidé de soutenir ce mouvement et d’y participer, chaque semaine, dans la rue, sans s’empêcher pour autant d’y condamner certains égarements. Allant même au contact physique des militants fascistes quand on les y croise.

Fidèles à cela, nous ne voyons pas en quoi Christophe D échapperait à notre solidarité. Nous avons remarqué le clivage que pouvait susciter notre positionnement.
Sur le même modèle, nos déclarations sur le journal raciste Charlie Hebdo avaient suscité les mêmes réactions en janvier 2015. Après coup, certains nous avaient tourné le dos. A posteriori, nous ne regrettons pas d’avoir saisi cette occasion pour séparer le Bon Grain de l’Ivraie.

Aujourd’hui l’histoire se répète, depuis plusieurs semaines une large partie de la population est dans la rue pour des revendications légitimes, notre place de révolutionnaires est à leurs côtés, encourageant leurs visées sociales, condamnant les ambitions réactionnaires.
Ceux qui, dans notre famille politique, sont en total désaccord avec nous peuvent passer leur chemin.


Depuis plusieurs jours l’ambiance est détestable aux abords du lycée BEAUPRÉ d’haubourdin. Depuis que les lycéen-es ont décidés de rejoindre le mouvement de contestation pas un jour ne passe sans qu’ils ne subissent l’intimidation et la répression policière comme lundi 09 décembre avec arrestations à la clefs.

C’est conjointement que la police municipale et la nationale s’organisent pour d’une part empêcher tout blocage du lycée et ensuite chasser les élèves qui faute de ne pouvoir s’organiser mettent en place des barricades qu’ils enflamment.

Depuis ce début de semaine les élèves  ne peuvent tout simplement plus rejoindre leur lycée sans subir une fouille au corps, vider leurs poches et leurs sacs.

Les gaz lacrymogènes et le flashball sont de sortie quotidiennement alors qu’a proximité immédiate du lycée se trouve une école primaire et une école maternelle.

La stratégie de la tension mis en place par la préfecture et la mairie d’haubourdin est scandaleuse et doit cesser au plus vite. Cette situation est à la fois dénoncée par des professeurs du lycée, des habitants du quartier et des parents d’élèves choquées.

 

 


Al jazeera vient de diffuser un reportage dans lequel on redécouvre ce qu’est Génération Identitaire : un groupuscule fasciste ultra-violent, qui ratonne dans les rues de Lille et prépare la guerre civile avec la bénédiction d’une police corrompue.

 

Le reportage (vous pouvez activer les sous titres dans la barre du bas) : 

 

 

Dans ce bar reportage, on apprend entre autre que :

  • Rémi Falize, un membre de la Citadelle et proche de Aurélien Verhassel, a planifié en détail un potentiel attentat à la voiture bélier sur le marché de Wazemmes
  • les identitaires ont commis en direct une agression gratuite et ultra-violente contre des jeunes filles rue Solférino. La seule raison de cette agression est que les jeunes filles sont identifiées comme arabes par le groupe. L’une des jeunes filles est rouée de coups avec des gants de frappe par Rémi Falize, les identitaires font aussi usage de gaz lacrymogène
  • les identitaires, et leurs proches membres de la LOSC Army sont les auteurs de très nombreuses agressions dans la métropole (qu’ils racontent eux même), sans même parler des nombreux saluts nazis et des références incessantes au 3ème Reich qu’ils profèrent
  • Aurélien Verhassel et d’autres membres de Génération Identitaire sont employés par le Rassemblement National pour écrire les discours, en tant que attachés parlementaires ou encore pour assurer la sécurité du parti
  • Sébastien Chenu et Philippe Eymery, deux responsables du Rassemblement National élus au conseil régional travaillent en collaboration étroite avec les identitaires : le premier est proche de Verhassel tandis que le second emploie comme assistant un cadre de la Citadelle
  • des policiers, y compris des commissaires, fréquentent assidûment le bar nazi

 

Verhassel et ses sbires déclarent également de manière on ne peut plus claire qu’ils sont un groupe fasciste (« la forme a changé mais pas le fond »), qu’ils sont une milice au service du RN, qu’ils ont des armes, que le jour venu ils seront prêt à descendre les immigrés…

 

Nous avions prévenu, Al Jazeera l’a filmé : qu’attendent Martine Aubry et la préfecture pour faire fermer ce local raciste ?

Ce n’est visiblement pas une priorité de la mairie ni du gouvernement, probablement trop occupés à lâcher leurs flics sur les lycéens et les gilets jaunes qu’à s’occuper des milices néo-nazies dont sont proches certains policiers…

 

Pourtant, les crimes et délits commis par les identitaires lillois au cours des dernières années sont tous plus insupportables les uns que les autres :

 

  • En septembre, Aurélien Verhassel, chef de Génération Identitaire Lille et quelques uns de ses nervis sont condamnés pour avoir frappé des passant rue Solférino simplement parce-qu’ils n’étaient pas blancs.
  • En mai, Verhassel, toujours lui, et son ami Yohan Mutte (voir ci-après) ont été arrêtés ensembles, ils étaient soupçonnés d’avoir planifié des agressions en marge d’un match de foot à Bordeaux, action préparée dans le local néo-nazi du secteur : le Menhir.
  • Fin mars, en plein mouvement contre Parcoursup, une dizaine d’identitaires, menés par le même Verhassel ont attaqué deux jours de suite les étudiants de Lille 2 mobilisés. Le second jour, ils ont mené une charge aux côté de la police, escortés par un camion siglé et des agents équipés de Flashball. Les identitaires étaient armés de barres de fer et de bombes lacrymogènes, ce qui n’a pas posé problème aux policiers qu’ils semblaient connaître. Heureusement, ils ont été repoussés par les militants présents sur place.
  • En avril 2017, Claude Hermant, l’ancien chef des identitaires du Nord, ainsi qu’une douzaine d’autres militants d’extrême-droite, tous proches de Verhassel et des “pousseurs de la Deûle” (voir ci-après), sont emprisonnés pour avoir vendu des armes de guerre à Amedy Coulibaly. Le djihadiste a utilisé les fusils mitrailleurs vendus par les identitaires pour massacrer 5 personnes lors de l’attaque de l’Hyper Cacher, en janvier 2015. Claude Hermant était enregistré comme indic de la douane et de la gendarmerie, et était régulièrement en contact avec les services de renseignement. Son trafic était couvert par les autorités, en échange d’informations. Des membres des forces de sécurité ont d’ailleurs été condamnés lors du procès du groupe.
  • Depuis mai 2017, une bande d’identitaires menée par Yohan Mutte (l’ami de Verhassel, avec lequel il a été arrêté à Bordeaux) est suspectée d’être les assassins de l’affaire des “noyés de la Deûle” (2011). Ces membres de la Citadelle auraient poussé dans la rivière Hervé Rybarczyk, guitariste du groupe Ashtones, car identifié comme un opposant, et 5 autres personnes car soupçonnées (parfois à tort) d’être homosexuelles. La police et les autorités avaient à l’époque étouffé l’affaire en concluant à “des suicides”, “des accidents” et à “la loi des séries”. Peut-être parce-que ces identitaires étaient mêlés au trafic du groupe Hermant ?
  • En novembre 2016, les identitaires de la Citadelle agressent un groupe de jeunes communistes rue Puebla, en raison de leur appartenance politique.

 

Face la paupérisation généralisée que cause le capitalisme (1% de la population possède 99% des richesses), et au cataclysme climatique dont il est la cause, un changement de société profond devient inéluctable.

Comme en Italie avec Salvini, au Brésil avec Bolsonaro ou aux Etats-Unis avec Trump, la bourgeoisie française, son État et sa police, semblent parier que le dernier rempart face aux révolutionnaires sera le fascisme. L’extrême-droite sera – comme cela a toujours été le cas dans l’Histoire – les garants de leurs intérêts et de leurs privilèges.

 

Les partis et représentants de la bourgeoisie n’hésitent pas à collaborer activement avec les fascistes. Dernier exemple en date : en septembre Les Républicains ont invité Verhassel et d’autres cadres identitaires lors de leur université d’été du Touquet pour discuter “union des droites”. Même la soit disant “gauche socialiste” les laisse proliférer, répandre leur idéologie raciste, homophobe et sexiste, et commettre des agressions ; sans rien tenter pour les freiner.

 

Pire, les identitaires et la police lilloise entretiennent de longue date des relations troubles. Ils n’hésitent pas à travailler ensembles (comme l’illustre l’affaire Hermant), y compris pour réprimer le mouvement progressiste, comme lors de l’attaque de Lille 2, ou il y’a quelques années, lorsque la police livra à Claude Hermant les noms et adresses de militants libertaires interpellés au cours d’une manifestation.

 

Face aux agressions racistes, face au laisser faire des élus et face à la collusion entre la police et les identitaires : fermons la Citadelle et les autres des locaux fascistes partout en France (locaux du Bastion Social, le Menhir, locaux de l’Action Française…) !

 

Grande manifestation 23 décembre 14h, Place de la République à Lille.

 

#FermonsLaCitadelle #InterdisonsGénérationIdentitaire #AutoDéfensePopulaire

 

Premiers signataires : Action Antifasciste NP2C, Alternative Libertaire 59, CNT Lille, Groupe Terrain Autonome NP2C, NPA Lille, SUD Étudiant-e-s

L’event facebook : https://www.facebook.com/events/194074338211372/


Al Jazeera vient de diffuser la première partie d’un reportage tourné à La Citadelle, le bar raciste ouvert par Génération Identitaire à Lille :

Dans ce bar reportage, on apprend entre autre que :

  • Remi Falize, un membre de la Citadelle et proche de Aurélien Verhassel, a planifié en détail un potentiel attentat à la voiture bélier sur le marché de Wazemmes
  • les identitaires ont commis en direct une agression gratuite et ultra-violente contre des jeunes filles rue Solférino. La seule raison de cette agression est que les jeunes filles sont identifiées comme arabes par le groupe. L’une des jeunes filles est rouée de coups avec des gants de frappe par Remi Falize, les identitaires font aussi usage de gaz lacrymogène
  • les identitaires, et leurs proches membres de la LOSC Army sont les auteurs de très nombreuses agressions dans la métropole (qu’ils racontent eux même), sans même parler des nombreux saluts nazis et des références incessantes au 3ème Reich qu’ils profèrent
  • Aurélien Verhassel et d’autres membres de Génération Identitaire sont employés par le Rassemblement National pour écrire les discours, en tant qu’attachés parlementaires ou encore pour assurer la sécurité du parti
  • Sébastien Chenu et Philippe Eymery, deux responsables du Rassemblement National élus au conseil régional travaillent en collaboration étroite avec les identitaires : le premier est proche de Verhassel tandis que le second emploie comme assistant un cadre de la Citadelle
  • des policiers, y compris des commissaires, fréquentent assidûment le bar nazi

Verhassel et ses sbires déclarent également de manière on ne peut plus claire qu’ils sont un groupe faciste (« la forme a changé mais pas le fond »), qu’ils sont une milice au service du RN, qu’ils ont des armes, que le jour venu ils seront prêt à descendre les immigrés…

Nous avions prévenu, Al Jazeera l’a filmé : qu’attendent Martine Aubry et la préfecture pour faire fermer ce local raciste qui prépare la guerre civile ?
Ce n’est visibilement pas une priorité de la mairie ni du gouvernement, probablement trop occupés à lacher leurs flics sur les lycéens et les gilets jaunes qu’à s’occuper des milices néo-nazies dont sont proches certains policiers…


Texte de l’AFA NP2
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Cette semaine, Russia Today relayait un message des hautes autorités iraniennes appelant l’État français à la retenue dans la répression du mouvement. Dans le même temps, le site Nordpresse relayait un article parodique dans lequel le dictateur Bachar Al Assad menaçait la France de frappes aériennes si celle-ci ne modérait pas la répression. Si ces deux informations prêtent à sourire, elles mettent en lumière le traitement médiatique différentiel d’une révolte suivant que celle-ci touche la France, l’Europe ou le monde.

Depuis les émeutes du samedi 1 décembre, dont la dimension insurrectionnelle est indéniable, le discours médiatique a évolué : passant d’une bienveillance de façade à une volonté assumée de terroriser l’ensemble de la population.
On ne compte plus les déclarations d’hommes politiques, de syndicats de policiers ou de journalistes mettant en garde les éventuels participants à la manifestation du 8 décembre. « S’il y a dix morts ce weekend, il n’est pas sûr qu’on puisse garder le ministre de l’intérieur » affirmait encore hier un proche du chef de l’État, conditionnant chacun à l’idée d’une répression meurtrière.

Quand les journalistes déclarent, plein d’emphase, que les violences sont inacceptables, les policiers, quant à eux, demandent plus de moyens et une carte blanche pour réprimer. Soufflant l’idée qu’ils auraient peurs, et qu’ils seraient fatigués, on prépare chacun à l’idée qu’ils pourraient tirer.
Si ce discours vise le mouvement des Gilets Jaunes, il n’épargne pas les lycéens mobilisés depuis une semaine. A la répression physique, se joint la répression judiciaire et l’on ne compte plus les gardes à vues mais aussi les peines de prison ferme qui visent à casser la dynamique actuelle.

Pourtant, l’État français et ses supplétifs médiatiques n’étaient pas avares de superlatifs lorsqu’il s’agissait de dénoncer les agissements des polices vénézuéliennes, iraniennes, égyptiennes, libyennes ou ukrainiennes, pour ne citer qu’elles. Lorsque ces pays furent traversés de révoltes, le moindre journaliste « people » se transformait en Albert Londres, pro de l’investigation, déjouant les faux-fuyants et les chausses trappes, capable de dévoiler aux yeux du monde les dessous des complots les plus nébuleux.

« Vous vous rendez compte : la police ukrainienne (aux ordres de Moscou) a utilisé des balles en caoutchouc pour disperser la foule, la police du dictateur (en devenir) Erdogan a utilisé des gaz lacrymogènes pour évacuer la place Taksim. »

On serait en droit d’attendre un traitement équivalent lorsque la répression s’abat sur nous, sous leurs yeux.
Mais non, ils préfèrent justifier les agissements des séides de Macron. Ils préfèrent justifier les blessés, les mutilés et passer sous silence les morts comme à Marseille.

Mais qu’on se le dise. La bourgeoisie française commence à avoir peur et malgré tout, il ne faut rien lâcher. Nous vous invitons à rejoindre les manifestations, que ce soit à Paris ou en province. S’ils ne veulent rien lâcher, nous prendrons tout.

#giletsJaunes #macron #macronDemission #Lyceens #castamère #paris#police #mantesLaJolie #répression#superbeMontageDeDominiqueDeLaCompta

Paris is on fire !

Publié: 2 décembre 2018 par kheynialo dans Infos, Rendez vous
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Paris is on fire, nouveau monde is terrified

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Depuis le mois d’octobre, sur les réseaux sociaux et surtout depuis le 17 novembre, la France est secouée par le mouvement dit des « gilets jaunes ». De semaine en semaine, celui-ci se durcit, au point de nous amener à une situation quasi insurrectionnelle.

Vers une réelle convergence des luttes ?

Si il a pu être dénigré à ses débuts dans les milieux de gauche, il n’en reste pas moins qu’il s’agit là d’un réel mouvement populaire, spontané. Il a les défauts de ses deux qualités. On assiste même progressivement à une mutation dans les revendications.
Le coup de gueule sur le prix de l’essence s’est étoffé des combats énoncés par les différents corps et groupes sociaux en lutte depuis plusieurs années : Cheminots, luttes contre les violences policières, personnels de santé, étudiants, ambulanciers, précaires. Il est à noter que depuis le début, le mouvement à la Réunion est marqué par la lutte anti-impérialiste et la lutte des classes.

De Saint-Denis (93) à Saint-Denis (97) : une classe en lutte.

Ce samedi 1er décembre, ce n’est pas le prix du carburant qui a réuni des milliers de prolétaires dans les rues des quartiers chics de la capitale. Des cortèges en route vers des objectifs précis ont défilé au chant de « Macron démission ». Des tags sur l’Arc de Triomphe (symbole de l’impérialisme français) demandent la revalorisation des salaires et des minimas sociaux. Il ne s’agit plus là de doléances de petits artisans poujadistes mais de revendications de classes.
Les cibles visées par les différents groupes dans plusieurs villes tendent à confirmer cela. A Paris, autour des Champs Élysées ce sont les voitures de police et de luxe qui ont été touchées, ce sont des magasins et des banques.
En province, ce sont des préfectures qui ont été prises d’assaut, comme au Puy-en-Velay. La réaction des médias bourgeois, très conciliants avec les revendications « anti-taxes » primaires du début, trouvent désormais toujours plus d’éléments de langage fallacieux pour discréditer le mouvement. D’une certaine façon, et avec une force rarement vue depuis la fin des années 70, la peur change de camp.

Nous ne sommes pas dupes, nous étions à Paris, nous avons vu les militants d’extrême droite présents dans le cortège parisien. Nous ne sommes pas dupes, nous suivons les réseaux sociaux, nous connaissons les soutiens plus que sulfureux du mouvement, nous connaissons les thèses complotistes, racistes, fascisantes, misogynes et LGBTphobes de certains influenceurs du mouvement. Mais nous savons surtout, et depuis longtemps, qu’un mouvement de masse ne peut pas être parfait, nous savons que ne pas soutenir ni participer à un mouvement qui tend à l’insurrection serait une erreur politique – pour ne pas dire historique.
Nous ne pouvons nous résoudre à laisser un mouvement de grande ampleur, loin d’être monolithique, aux militants d’extrême droite.

Contre les violences sociales, policières, LGBTphobes, racistes, l’ultra libéralisme et l’ultra droite, construisons sur le terrain une solidarité de classe.
Pour une société de liberté, d’égalité, de savoir et de partage, tolérante et écologiste, construisons sur le terrain une solidarité de classe.
Tous-tes ensemble pour la grève générale.

« La révolution n’est pas un dîner de gala »

 

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