Ni patron, ni patrie.
Ni Macron, ni Le Pen.

Tous dans la rue le 26 avril et le 1 mai !

A l’annonce des résultats, peu d’étonnement, aucune réjouissance. Dans ce semblant de binarité nous renvoyons dos à dos Le Pen et Macron, deux faces d’une même pièce. La nature de leurs programmes n’est pas a discuter. Réactionnaires d’une part, ultralibéraux de l’autre, dans les deux cas la trame est la même : faire la part belle aux plus aisés en s’attaquant aux plus modestes.
Ceci étant appuyé par les logiques racistes, fer de lance du discours de Le Pen, pratiquées allègrement par le gouvernement Valls/Macron pendant ces cinq dernières années.

Notre mot d’ordre est clair. Nous ne voulons ni de Le Pen, ni de Macron. La rupture nous devons la construire autour d’un projet qui compte disputer au capital son hégémonie. Forts des mobilisations portées par les derniers mouvements sociaux, que ce soit lors de la loi travail ou contre l’impunité policière, ceux qui refusent l’abjection de la situation doivent s’unir et prendre la rue. Nous lançons un appel large aux personnes qui, des Insoumis aux abstentionnistes désirent contester l’ordre des choses. Nous avons tous des points de désaccords mais des alliances, au moins temporaires, sont envisageables. La situation s’y prête, en conséquence nous appelons tous ceux qui rejettent cette situation à reprendre la rue dès le mercredi 26 avril à République.

Prolongeons l’initiative en participant massivement à la manifestation du 1er mai

Du 27 avril au 1 mai se tiendra le festival « les mauvais jours finiront« . Saisissons ce moment pour ouvrir des espaces de discussions et définir nos angles d’attaques.

Leurs offres ne satisferont jamais nos demandes et nous n’aurons que ce que nous saurons prendre. Seule notre volonté d’échapper aux scénarios préétablis nous permettra d’ouvrir le champ des possibles et de repartir à l’assaut du ciel.

La rue doit s’imposer et gagner le troisième tour.

Pour le 26 avril, l’événement auquel nous nous joignons : Manifestation contre le fascisme et le Front National, Lille

Action Antifasciste NP2C


Les Mauvais Jours Finiront c’est 4 jours de lutte et de festivités organisés par les différents collectifs libertaires de la métropole.

Au programme : un salon du livre, des projections, des concerts, des spectacles, des tables de presse, des ateliers, une cantine et bien sur la grande manifestation du 1er mai.

Les Mauvais Jours Finiront c’est également l’occasion révée de découvrir ou de redécouvrir les lieux de la ville où les luttes s’organisent : local de la CNT, le CCL, le cinéma l’Univers, l’espace Volume Ouvert et – forcément – la rue.

L’ensemble des bénéfices récoltés iront en soutien au collectif des Olieux (qui vient en aide aux migrants du parc du même nom à Moulins).

Retrouvez le programme complet sur le site du festival.


Justice pour Théo à Lille

Justice pour Théo

Comment ne pas être choqué en lisant dans la presse que « Les premières conclusions de l’IGPN [Inspection générale de la police nationale] écartent l’idée de «viol délibéré» alors s’enchaînent les condamnations de jeunes émeutiers à 6 mois ferme de prison, etc ?

Il ne s’agit nullement de justifier ce que les médias appellent « les violences urbaines » qui sont en réalité des révoltes désordonnées de jeunes en colère contre leur mal vie et la violence raciste et policière qu’un jeune de 22 ans vient de subir.

Mais que fait-on de la parole de la jeune victime, Théo, qui témoigne «j’étais de dos mais de trois quarts. Je l’ai vu avec sa matraque: il me l’a enfoncée dans les fesses, volontairement. J’avais du mal à marcher, je n’étais même pas moi-même. Je croyais que j’allais mourir, je marchais mais parce qu’ils me tenaient bien ». Dans la voiture, le jeune homme dit avoir subi d’autres coups, des moqueries et des insultes. Il cite notamment « espèce de salope » et « bamboula » » ?

Que fait-on du constat « des médecins d’une plaie profonde, longitudinale, avec rupture du muscle sphinctérien » et qui lui ont délivré « une incapacité totale de travail (ITT) de 60 jours » ?

Pense t-on que la seule visite du Président de la République, François Hollande, du mardi 7 février à Théo, suffira à dissiper la colère et le sentiment fondé sur une réalité que beaucoup font semblant de ne pas voir : trop de jeunes sont insultés, malmenés, brutalisés, battus, molestés par des policiers qui sont ensuite peu voire pas du tout condamnés par les tribunaux.

La liste est longue de jeunes qui meurent entre les mains ou sous les balles de policiers. Dans le cas de Théo, il s’agit de quatre policiers policiers mis en examen dont trois pour « violences volontaires » en réunion, tandis l’autre est accusé d’avoir introduit sa matraque télescopique dans le rectum de sa victime.

Comment ne pas évoquer cette information inquiétante d’une étude du CEVIPOF, centre de recherche politiques de Sciences Po qui révèle que « les policiers et les militaires votent de plus en plus FN… 51,5% d’entre eux ont déposé un bulletin Front National (FN) dans l’urne en 2015, contre 30% en 2012 ».

N’y a t-il pas un lien entre cette information et les pratiques brutales de policiers censés appartenir à une « police républicaine » ? Pourquoi les tribunaux, mais aussi les autorités politiques dites « républicaines » et les médias ne prennent pas en compte cette donnée statistique qui montre les menaces qui planent sur l’état de droit ?

Peut-on continuer de fermer les yeux sur cette réalité dangereuse ? A quoi sert le discours sur « la République, ses valeurs » tout en se bouchant les oreilles pour ne pas entendre les cris de douleurs d’une jeunesse matraquée, violentée et parfois tuée ?

L’impunité et l’injustice banalisent les actes de tortures et le crime.

La responsabilité des démocrates, anti-racistes et antifascistes est ici interpellée.

LE PAYS A BESOIN D’UNE VRAIE JUSTICE. JUSTICE POUR THEO ET TOUTES LES VICTIMES NOMBREUSES DE « BAVURES » POLICIERE
MANIFESTONS LE MERCREDI 15 FEVRIER

A 18 H PLACE DE LA REPUBLIQUE POUR QUE LA VERITE SOIT DITE ET LA JUSTICE SOIT RENDUE.

Premiers signataires : CSP 59, Collectif Afrique, FUIQP 59/62, Jeunes Communistes du Nod, MRAP, LDH, TOP! Théatre de l’Opprimé, Planning familial Métropole lilloise, Action Antifasciste NP2C


Justice pour Théo de Aulnay !

Justice pour Théo, Adama, et toutes les victimes de la police !
Jeudi dernier, vers 17 heures, une patrouille de police a une nouvelle fois agressé des habitants dans le quartier populaire de la cité des 3000 à Aulnay-sous-bois.
6 mois après l’assassinat d’Adama Traoré à Persan, les flics ont matraqué violemment un jeune de 22 ans, Théo, avant de lui insérer sur plus de 10cm de profondeur une matraque télescopique dans les fesses.

Le jeune homme a du subir une intervention chirurgicale d’urgence et s’est vu signifier 60 jours d’ITT (interruption de temps de travail).
Ce viol inadmissible est une nouvelle preuve de l’inhumanité et de la violence des flics sur tout ce qu’ils ne supportent pas : les personnes de couleurs, les habitants des quartiers populaires, les jeunes, les militants de gauche, les réfugiés ou les syndicalistes.
Depuis, des habitants du quartier sont descendus dans la rue pour faire savoir leur colère, ils ont eu droit à un déferlement inouï de nouvelles violences policières, hier à Aulnay, la police a tiré à balles réelles ! comme l’a confirmé la préfecture de paris elle même (parlant quant à elle de tirs de sommation).
Face à ces violences scandaleuses ne nous laissons plus faire, face aux insultes, aux coups, aux attaques quotidiennes, rendons coups pour coups.
Pour Théo, pour Adama Traoré, pour Rémi Fraisse, pour Zyed, Bouna, Malik, Lamine ou encore Lahoucine, pour tous les mutilés du flashball, pour toutes les personnes violentées gratuitement par les forces répressives de l’état, organisons nous et mettons fin à l’impunité policière.
Tant que nous n’aurons pas la justice, vous n’aurez jamais la paix !
Rassemblement jeudi soir, 18h30 – place de la république à Lille
(Nous ferons une cotisation pour envoyer les fonds à la cagnotte de soutien en ligne organisée pour Theo Luhaka)

Action Antifasciste NP2C


Laurent Obertone

Ce samedi la librairie Humeurs Noires située rue Mourmant à Wazemmes organisait une séance de dédicace avec en tête d’affiche la star des écrivains réactionnaires : Laurent Obertone.
La France Orange Mécanique, son best seller, est une compilation de faits divers attribués – le plus souvent à tort – aux immigrés et est censé prouver leur dangerosité pour la vieille France blanche et catholique.
Autres thèmes récurrents chez Obertone : s’en prendre aux syndicalistes et aux militants progressistes (cf. « Guerilla ») ; justifier les violences et bavures commises par la police (ce qui explique probablement l’intervention rapide des bleus ce samedi) et faire preuve d’une misogynie totalement décomplexée (« Dans leurs domaines, les garçons ont toujours mieux réussi que les filles » – La France Big Brother)
L’auteur est encensé par Marine Le Pen et l’ensemble de la fachosphère (Fdesouche, Boulevard Voltaire, Breizh Info, Riposte Laïque, Vox NR…). Les groupuscules identitaires s’appuient régulièrement sur ses « enquêtes » pour relayer leur thèmes fétiches du Grand Remplacement, du « racisme anti-blanc » et du choc des civilisations.
Le système médiatique raffole bien entendu de ses thèses anxiogènes et de sa novlangue réactionnaire, vous pourrez voir, lire ou écouter Obertone sur BFM, RMC, Valeurs Actuelles, Atlantico, Causeur et même France Culture (une vraie victime de l’omerta médiatique en quelque sorte).
Bref, quelques habitants du quartier sont aller rappeler à la librairie Humeurs Noires que les auteurs fascistes, sexistes, islamophobes et homophobes n’avaient rien à faire dans une ville populaire et métissée, forte d’une longue histoire de lutte pour l’émancipation, l’égalité et l’autogestion.
Sans violence aucune, ces personnes sont allées exprimer leur mécontentement au taulier et ont enfariné l’auteur fétiche de l’extrême droite, histoire qu’il garde quelques souvenirs de son séjour en territoire antifasciste. Bien entendu, les flics n’ont mis que quelques instants pour venir à la rescousse de leur auteur préféré. Après avoir matraqué les personnes présentes, ils ont tenté d’arrêter le groupe mais n’ont réussi qu’à interpeller qu’un camarade (la raison de cette interpellation demeurant un mystère).
Que cela serve de leçon à Humeurs Noires et à Obertone : Lille n’est pas une ville ou l’extrême droite est la bienvenue. Malgré la supériorité numérique flagrante aucun coup ni dégradation n’a eu lieu. La prochaine fois, nous pourrions le signifier de manière plus véhémente.

Des habitants du quartier


Justice pour Antoine !

Justice pour Antoine et François, le 2 février à Douai

Justice pour Antoine et François Antoine, militant de la CGT et libertaire de Valenciennes, est un-e des nombreux-ses opposant- es à la loi Travail à avoir fait les frais de la répression aux ordres du gouvernement et du patronat au printemps 2016.

Alors qu’il se rendait à une manifestation syndicale le 17 mai 2016 à Lille et qu’il tenait le drapeau de son union locale CGT Valenciennes, il a été violemment plaqué au sol par 3 policiers et mis en état d’arrestation. Pour avoir participé à cette manifestation, il a passé 3 semaines en détention préventive et a été condamné à 10 mois de prison avec sursis et 2 ans d’interdiction de manifestation dans le département du Nord.

La mobilisation locale, nationale et internationale autour de son affaire a permis d’éviter une peine plus lourde à l’instar de celles qui ont frappé des centaines d’opposant-e-s dont plusieurs sont toujours en détention dans un contexte marqué par l’état d’urgence. Plusieurs témoignages et articles de presse ont alors démontré que l’accusation était montée de toutes pièces et que le gouvernement plus minoritaire que jamais dans l’opinion ne pouvait s’imposer que par la répression et l’intimidation afin d’empêcher le développement de la mobilisation.

Lors de l’audience les avocats d’Antoine ont également pointé les contradictions et les incohérences de l’accusation, ainsi que les irrégularités dans la procédure. Cette affaire est donc bien politique. François, présent à la même manifestation, a aussi payé le prix de cet acharnement gouvernemental, policier et judiciaire. Il a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 2 ans d’interdiction de manifestation dans le Nord. Antoine ayant décidé de faire appel de sa condamnation, l’affaire sera rejugée, jeudi 2 février 2017 devant la cour d’appel de Douai.

Aussi il est important que d’ici là et plus particulièrement ce jour-là la solidarité s’exprime en faveur d’Antoine et de François, afin que ce procès ne soit pas celui de deux opposants poursuivis pour leurs convictions, mais bien celui des responsables de la casse du code du Travail et de cette stratégie de la tension qu’ils ont voulu pour masquer le désaveu massif dont ils font toujours l’objet de la part de l’immense majorité des travailleuses et travailleurs.

Nous appelons donc à un rassemblement de soutien à Antoine et à François
Jeudi 2 février à 13h00
Devant la cour d’appel de Douai
Justice et relaxe pour Antoine et François !


Rencontre avec Assa Traoré

Demain à 15h la sœur de Adama Traoré (assassiné sans raison par la police cet été), le frère de Lahoucine Aït Omghar (tué alors que non armé) et des victimes de la répression policière et judiciaire pendant la lutte contre la loi travail prendront la parole au local de la CNT Lille situé au 32 rue d’Arras.

Les interventions seront précédées de la diffusion du reportage d’Usul intitulé « les flics (tout le monde déteste la police ?) ».

Cette semaine a été à nouveau marquée par l’acharnement de l’État contre la famille d’Adama Traoré et les habitants de son quartier qui sont mobilisés pour obtenir vérité et justice suite à ce meurtre policier :

2 frères d’Adama dorment aujourd’hui en prison après avoir été arrêtés pour un soit disant « outrage » (pourtant un délit mineur – l’un d’eux a été même été arrêté sur son lieu de travail).

La sœur d’Ama est elle poursuivie pour diffamation par la mairesse de Beaumont sur Oise (UDI) après avoir déclaré qu’elle était du côté des violences policières (et en effet la mairesse n’a cessé de répandre les mensonges policiers et n’a même pas présenté ses condoléances à la famille).

La machine répressive tente de broyer ceux qui se défendent. Venez nombreux leur témoigner de votre solidarité demain à 15h au local de la CNT Lille (32 rue d’Arras à Lille Moulins).

Justice pour Adama Traoré

 

Samedi 26 nous organisons une projection et une discussion autour des violences policières en présence de la soeur d’Adama Traoré, du frère de Lahoucine Aït Omghar et de militants victimes de la répression policière lors du mouvement contre la loi travail.
Face à eux nous ne reculerons plus. Nous parlerons et nous agirons. N’en déplaise à Nathalie Groux (maire de Beaumont-sur-Oise) qui affiche sans aucune retenue son racisme et ses accointances avec les assassins d’Adama Traoré.
Lors de cette journée, nous ferons tourner une caisse de solidarité. Chacun donnera ce qu’il veut et ce qu’il peut. Toutes les recettes reviendront à nos camarades du Collectif urgence notre police assassine.