Archives de mai, 2012



Toujours à la rencontre de la population, le festival The Last Border Sound prend cette année ses quartiers dans la ville d’Hazebrouck. Durant trois jours, nous tenterons de sensibiliser un public toujours plus large.
Cette année encore, nous avons fait appel à des troupes de théâtre, des artistes, des expositions…

En plus de tout cela, le cinéma de la ville nous ouvre ses portes pour cette édition puisqu’on y organisera notre soirée d’ouverture. La projection d’un film dans des conditions idéales fera le bonheur des novices et des spécialistes du sujet. Le tout sera suivi d’un riche débat(en présence du réalisateur).
Toujours dans un esprit d’innovation, la littérature sera mise à l’honneur avec la venue d’ écrivains spécialement pour le festival. Il nous présenteront leurs livres en phase avec l’actualité.

Pour les amateurs de musique,l’affiche du concert (LOS TRES PUNTOS, La Division Nada,Arsene Lupunk Trio,Larcin) du vendredi 1er Juin devrait en réjouir plus d’un !

La cuvée 2012 de The Last Border Festival s’annonce plus que jamais riche et éclectique ! Rendez-vous les 31 mai, 01 et 02 juin prochain à Hazebrouck !

Retrouvez la programmation complète sur http://thelastbordersound.over-blog…

 

Cantine & infotour anti-tht

Publié: 18 mai 2012 par luttennord dans Infos
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Comment créer une coopérative ?

Compte-rendu de la soirée-débat organisée le 20 avril 2012 par le Syndicat CNT des Travailleurs de l’Industrie et des Services du Nord (STIS 59) sur le thème « Les sociétés coopératives, une alternative au capitalisme ? » :

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I – Résumé de l’intervention faite en préambule par le salarié-e-s de l’union régionale des Scop Nord Pas-de-Calais Picardie

L’URSCOP

Le but de l’union régionale des Scop (sociétés coopératives et participatives) est de favoriser la création de nouvelles coopératives, de les accompagner dans leur phase de développement ou lorsqu’elles connaissent des difficultés. L’union régionale des Scop essaye aussi de limiter les problèmes qui pourraient être générés par une éventuelle mise en concurrence des Scop entre elles (étude de marché). Au sein de l’union régionale des Scop (et de la confédération générale des Scop), toutes les coopératives – quels que soient leur nombre de salarié-e-s et leur chiffre d’affaires – disposent d’1 voix. L’adhésion à l’union régionale n’est pas obligatoire. Les cotisations sont proportionnelles au chiffre d’affaires de chaque coopérative.

Les SCOP

Une coopérative est une société commerciale offrant des prestations de service ou des produits à des clients. Son objectif est d’équilibrer ses comptes et de gagner de l’argent, de permettre à l’entreprise de vivre, de payer ses charges, de dégager de la rentabilité pour investir ou pour redistribuer ses bénéfices.

Les SCOP comportent trois particularités qui les distinguent des entreprises traditionnelles :
– Les salarié-e-s sont propriétaires de la Scop. Ils détiennent la majorité des voix dans le cadre des décisions prises, et la majorité du capital.  Ceux qui apportent le capital – c’est-à-dire l’argent permettant de démarrer l’entreprise (la loi fixant le minimum à 15 euros) – sont ceux qui décident.
– Dans une Scop, 1 salarié-e-s associé = 1 voix, quel que soit le capital qu’il a apporté. Cette voix permet d’influer sur les décisions relatives à la stratégie, l’investissement etc.
– Lorsque la Scop fait du bénéfice, celui-ci est redistribué en priorité à l’entreprise et aux salarié-e-s. La moitié environ revient en moyenne à ces salarié-e-s.

Avant de créer une coopérative, il faut vérifier que toutes les personnes intéressées par le projet soient sur la même longueur d’onde. Il faut aussi qu’il y ait un marché disponible. Pour créer une Scop, il faut être au moins 2. Tous les métiers sont concernés sauf ceux régis par des Ordres (à l’exception depuis dix ans des architectes et des géomètres). Concernant les coopératives agricoles et les coopératives bancaires, elles ne rentrent pas dans le cadre présenté ici. A ce jour, il y a en France 100.000 coopératives tous secteurs confondus (soit 2 millions de salarié-e-s). Parmi ces coopératives, il y a 20.000 Scop (soit 40.000 salarié-e-s). Dans la région Nord Pas-de-Calais Picardie, il y a 140 Scop ou Scic (soit 4.000 salarié-e-s). Leur taille moyenne est de 25 à 30 salarié-e-s. La plus grosse Scop de la région est « Le Relais » (300 salarié-e-s). Répartition : moins de 10% dans l’industrie, 25 à 30% dans le bâtiment et la grande majorité dans les services (aux particuliers et aux entreprises). La loi sur les sociétés commerciales oblige toute entreprise à avoir un dirigeant (responsabilité civile et pénale). Dans une société classique, le dirigeant est celui qui a le plus de capital. Dans une coopérative, le « dirigeant » est élu. Selon les statuts choisis par les salarié-e-s associé-e-s, cette fonction peut tourner fréquemment ou pas. D’autre part, elle peut faire l’objet d’une indemnité ou pas. Dans une coopérative fonctionnant de manière autogestionnaire et égalitaire, cette fonction se limite à la responsabilité civile & pénale et n’a pas d’incidence sur le fonctionnement de la coopérative. Une coopérative peut avoir des salarié-e-s non associé-e-s. Au terme d’une période définie, un salarié-e-s non associé peut demander à devenir salarié-e-s associé. Certaines coopératives inscrivent dans le contrat de travail de tout nouveau salarié-e-s l’obligation, au bout d’un an, de présenter sa candidature pour devenir salarié-e-s associé.

Les SCIC

Quand la création d’une coopérative nécessite un capital de départ important et que les associé-e-s n’ont pas les moyens personnels d’apporter ce capital, il existe la solution de la Scic (société coopérative d’intérêt collectif). Ainsi, des collectivités territoriales, des bénévoles, des associations et l’union régionale des Scop peuvent intégrer une Scic (avec un apport de capital allant de 60.0000 à 500.000 euros). Contrairement à une Scop (dans laquelle les salarié-e-s associé-e-s ont tout le pouvoir), les salarié-e-s associé-e-s d’une Scic ne sont pas majoritaires et n’ont donc pas tout le pouvoir. Dans une Scop ou une Scic, l’échelle des salaires ne peut pas dépasser un ratio de 1 à 4. Rien n’empêche une coopérative de verser un salaire égal à tous ses salarié-e-s mais, comme n’importe quelle entreprise, une coopérative doit respecter les minima prévus par les conventions collectives (le salaire devra ainsi être au moins égal au salaire minimum fixé par la convention collective la plus favorable aux salarié-e-s). D’autre part, certaines coopératives décident de verser une indemnité à leur « dirigeant » pour compenser la responsabilité civile et pénale que représente cette fonction. On y trouve (comme dans les Scop) deux modes de rémunération différents :
– Par les salaires
– Par la redistribution du capital. La loi prévoit que 25% au moins des bénéfices soit redistribué aux salarié-e-s (associé-e-s ou non). Dans les faits, c’est 50% en moyenne. La redistribution diffère selon les coopératives et les statuts dont elles se sont dotées. Elle peut se faire soit au prorata des salaires (si pas de salaire égal), soit au prorata du temps de travail, soit sur une base équitable.

II – Intervention d’un salarié-e-s de la Scic « Cliss XXI » (Pas-de-Calais) dans le cadre du débat

Les coopératives, d’un point de vue général, n’incarnent pas un idéal de transformation révolutionnaire bien qu’elles tirent leurs origines d’une volonté de fonder une société nouvelle. Mais elles sont cependant un exemple de « démocratie avancée » et, dans une perspective révolutionnaire, c’est intéressant. Elles permettent de faire vivre l’autogestion, mais aussi de prendre conscience que ce mode d’organisation fonctionne mieux dans les petites structures.

III – Extraits du site internet de la confédération générale des Scop

Qu’est-ce qu’une Scop ?

Les Scop, sociétés coopératives et participatives, désignent les entreprises à statut Scop (société coopérative de production) et à statut Scic (société coopérative d’intérêt collectif). Soumises à l’impératif de profitabilité comme toute entreprise, elles bénéficient d’une gouvernance démocratique et d’une répartition des résultats prioritairement affectée à la pérennité des emplois et du projet d’entreprise.

A savoir :  La Scop est la seule coopérative dont les membres associé-e-s sont les salarié-e-s. Dans une coopérative agricole ou une coopérative de consommateurs, les membres associé-e-s ne sont pas les salarié-e-s, mais des agriculteurs ou des consommateurs qui mettent en commun leurs ressources ;

Les deux formes juridiques de Sociétés coopératives et participatives :

1) La Scop

Juridiquement, une Scop est une société coopérative de forme SA ou SARL dont les salarié-e-s sont les associé-e-s majoritaires.

Dans une Scop, les salarié-e-s sont associé-e-s majoritaires et détiennent au moins 51 % du capital social et 65% des droits de vote. Si tous les salarié-e-s ne sont pas associé-e-s, tous ont vocation à le devenir.

Dans une Scop, il y a un dirigeant comme dans n’importe quelle entreprise. Mais celui-ci est élu par les salarié-e-s associé-e-s.

Dans une Scop, le partage du profit est équitable :
– une part pour tous les salarié-e-s, sous forme de participation et d’intéressement ;
– une part pour les salarié-e-s associé-e-s sous forme de dividendes ;
– une part pour les réserves de l’entreprise.

Dans une Scop, les réserves, impartageables et définitives – en moyenne 40 à 45 % du résultat – vont contribuer tout au long du développement de l’entreprise à consolider les fonds propres et à assurer sa pérennité. Les co-entrepreneurs sont rémunérés de leur travail et de leur apport en capital, mais à leur départ, celui-ci leur est remboursé sans plus-value.

2) La Scic

Dans une Scic, les mécanismes coopératifs et participatifs sont identiques à ceux de la Scop. Toutefois, les membres associé-e-s au capital sont par définition de toutes natures : salarié-e-s mais aussi celles et ceux qui souhaitent s’impliquer dans le projet : clients, bénévoles, collectivités territoriales, partenaires privés, etc.

Les unions régionales des Scop

Les Unions régionales des Scop accompagnent les porteurs de projet sur les aspects suivants :
– étude de la faisabilité économique du projet,
– validation de l’organisation juridique,
– appui pour le montage du plan de financement.

Elles conseillent ensuite les jeunes Scop dans la mise en place des outils de suivi adaptés, de formations sur la gestion coopérative et leurs consultants rendent visite aux Scop au minimum 2 fois la première année, puis une fois par an au minimum. Les Scop adhérentes au réseau des Scop bénéficient d’un SVP téléphonique en permanence.

Union régionale des Scop Nord Pas-de-Calais Picardie
3-5 rue Camille Guérin
59800 Lille
Tél : 03 20 90 49 70
Fax : 03 20 53 83 39
Courriel : npdc-picardie@scop.coop

La confédération générale des Scop

Animé au plan national par une Confédération générale, le réseau des Scop est présent sur tout le territoire avec 12 unions régionales au service des entrepreneurs coopératifs et 3 fédérations : BTP, communication et industrie. Les Scop forment le 1er réseau d’entreprises participatives en France.

Pour en savoir plus :
Site : http://www.les-scop.coop
Courriel : scopentreprises@scop.coop
Tél. : 01 44 85 47 00

Source : CNT 59 / 62



Militant de l’Aube dorée

Ce 6 Mai 2012 avaient lieu en Grèce les élections législatives. Dans un contexte politique et économique très dur, le parti néo-nazi Aube Dorée a fait son entrée au parlement, avec près de 7%.

Utilisant les bonnes vielles méthodes réactionnaires et xénophobes, ses militants se sont surtout fait remarqué pour des faits de violences, agressions racistes, attaques de manifestations, formations et rondes d’escadrons paramilitaires…

En novembre 2010, Nikólaos Michaloliákos fondateur du parti, s’est fait remarquer en faisant un salut nazi au conseil municipal d’Athènes!

Une des solutions pour mettre un terme à l’entrée de clandestins dans le pays: Réinstaller les champs de mines anti-personnel à la frontière Turque. Un programme qui fait froid dans le dos!

Plus près de nous, en Belgique, le groupuscule d’extrême-droite Nation, fondé par Hervé Van Laethem, salut par un article nommé « La radicalité, ça paie », la percée d’Aube Dorée et ose la comparaison. Sans ambiguïté possible, Nation déclare « Avec votre aide à tous, faisons en sorte que le 14 octobre prochain se lève aussi en Belgique francophone, une « aube dorée » ! ».
Menés par de vieux militants ultra-nationalistes ( Eddy De Smedt, Jean-pierre Demol, Pascal Cornet, Serge Cali, …), les militants de Nation sont essentiellement des nazi-skins.

Militant de Nation faisant le salut Nazi

En 2011, pour « fêter » les 75 ans du début de la guerre civile espagnole, ils se rassemblent pour déposer une chemise bleue et un drapeau de la Phalange espagnole sur une stèle en mémoire des volontaires des Brigades Internationales morts en combattant le régime Franquiste. Un drôle d’anniversaire…
Rappelons également que Hervé Van Laethem est un nazi pure souche : militant d’extrême droite depuis toujours, défenseur des négationnistes (qui nient ou minimisent le génocide des juifs par les nazis dans les camps de la mort), fondateur du groupe néo-nazi « l’Assaut » (descendant revendiqué des Jeunesses Légionnaires, milice pro-nazi pendant l’occupation de la Belgique par le IIIème Reich, dont le journal portait le même nom) et proche des catholiques intégristes.

Hervé van Laethem

Toujours prêt à se faire passer pour la victime des médias et du système, Nation persiste et signe dans sa ligne de conduite fasciste.

Vlaams Huis, Opstaan et Nation.

Proches voisins et même type de militants, la Vlaams Huis (Maison Flamande) et son groupe de « jeunes » Opstaan de Lambersart partage avec Nation un très grand nombre d’actions et d’idées politiques.

http://jeunenation.wordpress.com/2012/04/26/opstaan-en-premiere-ligne/
Dernièrement, une campagne islamophobe. Manifestation « contre tout les terrorismes » devant une mosquée en Belgique et collage d’affiches où sont répertoriés les derniers attentats « islamistes ». ils oublient, bien facilement, l’attentat aveugle de Bologne le 2 août 1980 (85 morts ) commis par l’extrême-droite, ou plus récemment le massacre commis par Anders Behring Breivik en Norvège (77 morts). Obnubilé par l’Islam, ce n’est que pour le remplacer par un catholicisme dur et une Europe blanche et fasciste.

Militan-es de la Vlaams huis au coté de « Nation »

Prétendant être du coté des exploité-e-s et « anti-système », la Vlaams Huis appelait officieusement à voter contre François Hollande, c’est à dire Nicolas Sarkozy, au second tour des élections. Serge Ayoub, leader de 3eme voie, dont certains membres sont à la Vlaams Huis, appelait lui clairement à voter Marine Le Pen au premier tour. Aucun de ses trois candidats n’est issu de la classe ouvrière et ne la défend.
Vraiment anti-système?
Tout comme le parti néo-nazi Aube Dorée, ils souhaitent accéder aux pouvoirs politiques. Ils prétendent ainsi, se présenter en France et en Belgique, aux élections.

Ne soyons pas dupes face a cette extrême-droite qui tente de cacher son vrai visage. Ils ne sont défenseurs, ni de la liberté, ni de la classe ouvrière.
Ils sont adeptes de la violence, de la manipulation et du mensonge. Profitant de la crise économique pour répandre leurs idées réactionnaires, ils sont les meilleurs alliés des capitalistes et des exploiteurs, comme l’étaient Mussolini ou Hitler.

Alors, ici comme ailleurs, opposons nous clairement et sans compromis à la vermine fasciste, qu’elle se nomme Front National, Vlaams Huis ou encore Nation !

Face à l’extrême-droite, riposte immédiate!

SCALP NP2C


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