Articles Tagués ‘FN’


Bassin miné

Hénin-Beaumont s’est donnée au Front national au premier tour des élections municipales de mars 2014. La chronique d’une victoire annoncée, celle de Steeve Briois, l’infatigable bateleur qui a su prospérer sur les failles de ses adversaires.
C’est aussi un long voyage aux racines de la désespérance sociale, dans une terre de gauche blessée…

Vendredi 20 novembre à 20H00 au cinéma Le Méliès à Villeneuve d’Acq : rencontre-débat autour du film « Bassin miné » d’Edouard Mills-Affif. Invités : Edouard Mills Affiff, réalisateur et Pascal Wallart, journaliste.

Organisé par Les Amis du Monde Diplomatique.

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Le camarade vient d’être libéré. Rassemblement annulé.

Manifestation antifasciste

Hier soir, une centaine de militants antifascistes se sont réunis et ont manifesté pour protester contre la présence de Marine Le Pen à Lille, venue soutenir Eric Dillies, candidat aux municipales. Afin de montrer aux xénophobes frontistes que l’espace public ne leur appartient pas, le cortège antifasciste a tenté d’approcher au plus près la Maison de l’Education Permanente où se déroulait la réunion publique.

Les Gendarmes Mobiles se sont interposés et ont repoussé les militants à l’aide de gaz lacrymogènes et des tirs de flashball. Peu après la dispersion du cortège, place du marché de Wazemmes, un camarade a été frappé et interpellé par les policiers de la BAC à l’intérieur d’un commerce de proximité, sans aucune raison apparente.

L’Action Antifasciste NP2C condamne avec fermeté les violences policières injustifiées qu’a subi notre camarade et exige sa libération.

Rencard devant le comico à 19h30.

On tient au jus sur cette page si ya des nouvelles d’ici là (et après)

#1312

Rassemblement Anti-FN à Lille

Publié: 12 mars 2014 par luttennord dans Infos
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Rassemblement Anti-FN à Lille

https://www.facebook.com/events/221320868075249/?ref_newsfeed_story_type=regular


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Communiqué de la campagne de solidarité antifasciste Hénin-Beaumont

Ce mardi 6 novembre 2012, Seb a été condamné à 300 euros d’amendes par
le tribunal de Béthune pour le fait de port d’arme de 6ème catégorie le
soir du second tour de l’élection législative à Hénin-Beaumont. Le
tribunal a également condamné Seb à 1 mois de prison avec sursis pour
refus de prélèvement ADN, comme l’a requis le procureur de la
République.

Le tribunal n’a pas retenu les 2 mois de prisons avec sursis requis par
le procureur pour le port d’arme de 6ème catégories. La peine de 300
euros et bien en deçà des dix ans de prison et 3.750 euros encourus.

Depuis la garde-à-vue où la police voulait retenir des faits de
participation à un regroupement violent et armé, en passant par la mise
en examen pour port d’arme en réunion, jusqu’à ce mois de sursis et
cette amende de 300€, la pression de l’Etat n’a fait que diminuer. C’est
le signe que la mobilisation et la solidarité antifasciste ont
fonctionné. C’est la preuve qu’il ne faut jamais rester isolé face à la
répression.

L’Etat voulait faire croire que les antifascistes sont des provocateurs
qui cherchent la violence et le désordre : les faits ne font que prouver
le contraire ! Ce sont les fascistes qui sont les partisans de la
violence gratuite, du désordre et de la haine infondée. Les
antifascistes se battent pour la justice, l’unité et la solidarité au
sein du peuple.

Maintenant que Seb n’est plus inquiété judiciairement – si ce n’est ce
sursis injuste qui plane au dessus de lui pendant 5 ans, nous devons
continuer à nous mobiliser et faire vivre l’antifascisme dans le bassin
minier. Le Front National ne cesse de se développer et la violence ou
provocations fascistes continuent de se multiplier dans la région. Nous
ne pourrons compter que sur nos propres forces et notre unité pour y
faire face.

La conquête d’Hénin-Beaumont et de larges parts du bassin minier est un
des objectifs prioritaires de l’extrême-droite qui voudrait faire croire
que le nationalisme est une solution à la misère du peuple. Le procès de
Seb n’était qu’une étape dans la longue bataille qui oppose et opposera
de plus en plus toutes les personnes progressistes à la montée en
puissance du fascisme et de sa terreur.

Vive la solidarité antifasciste,
Vive l’unité populaire antifasciste à Hénin-Beaumont, dans le
Nord-Pas-Calais et partout en France !

http://solidarite-antifa-henin-beaumont.kazeo.com/

Contact : solidarite@actionantifasciste.fr


Chronique d’une répression judiciaire annoncée

Jeudi 12 mai 2011, 08h00, je suis convoqué à la 8ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Lille. On me reproche des violences en réunion à l’encontre de deux militants du Front National de la Jeunesse du Nord, à savoir Kevin Sorret et Nicolas Reynes.

Petit retour en arrière…

Octobre 2010, le mouvement contre la réforme des retraites bat son plein ; à Lille 3 une Assemblée Générale d’étudiant-es rassemble un peu plus d’un millier de personnes et les débats vont bon train. Présent dans l’assistance, je suis les prises de parole qui se succèdent les unes aux autres, lorsque se présente face aux étudiants le responsable de la fédération du FNJ du Nord, Nicolas Reynes.

Une fois l’effet de surprise dissipé, quelques camarades et moi dénonçons publiquement le personnage, son appartenance politique et ses buts inavoués. Le ton monte, les échanges sont virulents, et à mon grand étonnement ce sont de jeunes syndicalistes de l’UNEF qui s’interposent et évitent à cet individu de se faire jeter dehors manu militari, à grands coups de pompe dans le cul !

Signe des temps, une grande partie de l’assemblée conspue mon intervention, prétextant la sacrosainte liberté d’expression démocratique… Une fois son discours terminé, le militant frontiste sera lui aussi conspué par la même assemblée… mais elle voulait entendre ce qu’il avait à dire…

Petit aparté, nous sommes là confrontés à l’extrême banalisation du Parti « Front National », à l’acceptation de ce parti sur l’échiquier politique démocratique et à la normalisation de la pensée réactionnaire. On écoute le Front National, on dialogue, on s’en inspire…

Revenons-en aux faits,  une quinzaine de jours plus tard, les militants fascistes (le terme n’est ici pas galvaudé) reviennent sur le campus, cette fois-ci à quatre, les deux individus précédemment nommés et un autre frontiste qui accompagne l’élue régionale Stéphanie Koca.  Dans un premier temps ils restent en haut de l’amphithéâtre, qui est cette fois plutôt désert, la fin du mouvement est proche. C’est à ce moment qu’a lieu notre première altercation, elle sera verbale, et suffisamment dissuasive pour qu’ils quittent le campus universitaire.

Seulement voilà, avec quelques camarades nous les accompagnons vers la sortie et là, ils comprennent très vite que notre tolérance aux fascistes est égale à zéro. Contrairement à ce qu’ils ont écrit ici et là, il ne s’agit en rien d’un « lynchage », juste deux, trois coups donnés histoire de faire rentrer les rats sous terre, là où est leur place.

Trois semaines plus tard me voilà convoqué au commissariat de Villeneuve d’Ascq après avoir été reconnu par les renseignements généraux sur la vidéo-surveillance de Lille 3. Les anti-systèmes de pacotille sont allés déposer une plainte à notre encontre et la police a fait son boulot.

J’ai reconnu et assumé les faits. L’utilisation de la violence comme outil révolutionnaire ne m’a jamais posé problème. L’état sous sa forme démocratique est bien plus violent que moi dans mon quotidien, et les fascistes qui ici jouent les victimes n’en seront pas moins les bourreaux demain.

Il ne s’agit pas de faire l’apologie de la violence, juste la respecter comme une tactique politique quand on la juge appropriée. Face à l’extrême droite, au patronat et autres réactionnaires  elle est une technique de lutte aussi légitime que les manifestations ou la propagande.

Monsieur le procureur et Madame la juge ne l’ont pas entendu de cette oreille et mon condamné à 3 mois de prison avec sursis, une amende de 500 euros pour le tribunal et 1000 euros pour chaque fasciste agressé… Je n’attendais rien d’autre de leur part, la justice bourgeoise défend les intérêts de sa classe, je n’en fais pas partie et c’est tant mieux. Les tribunaux jugent au quotidien des gens du peuple et très rarement les puissants. L’état me juge « hors la loi », tant mieux, vos lois et vos règles ne sont pas les miennes, oui je suis illégaliste.

La période politique actuelle est inquiétante à plusieurs titres, la démocratie que l’on nous vend sent  le moisie, à tel point que le fascisme y devient soluble et que les idées les plus réactionnaires en sont parties intégrantes.

Aujourd’hui nous ne nous battons plus pour avancer vers notre idéal mais pour défendre le peu d’acquis qu’il nous reste… A nous de reprendre l’offensive, de proposer, de s’organiser collectivement pour continuer de lutter ensemble.

La répression ne nous arrêtera jamais, la lucha sigue ! Manu 


Christian Vanneste, député UMP du Nord, et Xavier Lemoine, maire UMP-PCD de Montfermeil, étaient les invités de Paul-Marie Coûteaux sur la radio d’extrême droite Radio Courtoisie (6/10/10).


Fn à Hénin Beaumont où le remake de 2002…

Publié: 2 juillet 2009 par luttennord dans Infos
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Voici un texte écrit en 2002, je le dédicace à tous les « camarades » qui se rangent derrière le front républicain…

Ni honte ni F-Haine !

Sur le danger néo-nazi

Depuis le début des années 1980, grâce à la stratégie de Mitterrand qui institua la proportionnelle pour jeter un FN-peau de banane sous les pieds de la droite, le néo-nazi Le Pen a pu multiplier par quinze les scores confidentiels de l’extrême droite. Il obtient ainsi 11% aux européennes de 1984, et 14,5% lors de la présidentielle de 1988. Si le FN abandonne aujourd’hui ses habits d’épouvantail pour endosser le costume d’arbitre électoral, son ascension, beau résultat « socialiste », ne date donc pas d’hier.

Que des collégiens, qui n’étaient pas nés à l’époque, prennent conscience de l’implantation électorale du FN et s’en alarment, c’est compréhensible et encourageant. Que des militants associatifs et syndicaux expérimentés, voire d’anciens révolutionnaires, feignent de découvrir la chose, et l’exagèrent à plaisir pour vendre leur soupe démocratique et nationale ; qu’ils se lamentent, comme tel « réseau » spécialisé dans la dénonciation des violences policières, sur une « France couverte de honte aux yeux de l’histoire [sic] et du monde » qui « flirterait » avec l’élection d’un Le Pen, voilà qui donne envie de vomir son p’tit dèj !

La France ? Quès aco ? La « France éternelle » dont se gargarise Le Pen ? S’agit-il plutôt de « l’ensemble des Français » ? Mais Le Pen a obtenu 16,95% des suffrages exprimés. Rapporté au nombre des électeurs inscrits, ce score tombe à 11,8%. Le chiffre des inscrits doit être majoré de 7 à 10% de non-inscrits. Ce sont donc au maximum entre 10,5 et 11% de la population adulte qui ont voté Le Pen. Ce chiffre brut ne prend pas en compte les jeunes qui ne sont pas en âge légal de voter. Ne parlons pas des crétins qui ont déposé un bulletin Le Pen dans l’urne sans approuver ses positions…

On peut certes dire que « 11%, c’est 11 de trop ! », mais c’est le genre de platitude qui n’aide pas à penser. Au-delà de l’impact symbolique indéniable de la présence d’un Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, et de l’encouragement qu’il représente pour les nazillons et autres racistes, il n’y a pas de péril nazi immédiat en France. Affirmer le contraire est un mensonge démagogique et contre-productif. Recourir pour le faire à des catégories idéologiques comme la « France », « être Français » (…et en avoir honte) participe finalement de la « lepénisation » des esprits que l’on dénonce chez les autres.

À propos de la honte

Ce ne sont en eux-mêmes ni l’abstention ni les votes d’extrême gauche qui ont créé la visibilité renouvelée de Le Pen, mais bien l’effondrement de la gauche gestionnaire.

Or, heureux événement, cette déroute est logique. Trop sûr de lui, Jospin a avoué d’emblée ce que tout le monde pouvait voir : son programme de modernisation capitaliste (concocté par Fabius et Strauss-Kahn) ne méritait même plus un déguisement « socialiste ». À force de répéter qu’il n’y a plus de classe ouvrière, ces ordures avaient fini par oublier l’existence de plus de six millions d’ouvriers et d’ouvrières. Lesquel[le]s, en grand nombre, se sont abstenu[e]s, ont voté LO ou Le Pen…

Ni la peur ni la honte ne sont des armes de résistance. Ce sont au contraire les moyens favoris des maîtres. C’est par la honte que les tortionnaires, les pères incestueux, les violeurs, imposent silence à leurs victimes et les persuadent qu’elles sont responsables des violences qu’elles subissent.

VIVENT LA COLÈRE ET L’ESPOIR !

Nous n’avons pas à sauver la république avec le flic Chevènement, la patrie en danger avec Juppé-la-hache et Chirac-matraque, pas plus qu’à fraterniser avec les supporteurs des 35 heures d’exploitation salariée.

Ceux qui se passionnent pour le Monopoly électoral n’avaient qu’à voter Chirac au premier tour. Il était déjà la meilleure digue (même pleine de trous) contre l’extrême droite. Comparé à Jospin, qui a privatisé davantage que la droite, c’est un serviteur maladroit et archaïque du capitalisme !

Trêve d’illusions, parlons de guerre sociale ! Passés ou non par les bureaux de vote, défendons dans la rue et par les luttes le projet d’un autre futur, sans « races » ni frontières, sans « président » ni patrie, une société égalitaire et libertaire où l’on ne verra d’épouvantails que plantés dans les champs.

Maintenons les politiciens dans l’insécurité ! À bas la France !

« Buvons à l’indépendance du monde ! »

Claude Guillon

Paris, le 26 avril 2002