Archives de octobre, 2008



Appel à rassemblement devant l’Hôtel de ville de Roubaix-M° Grand Place, JEUDI 30 OCTOBRE, 18 heures.

Après 2 tentatives d’expulsion avortées la semaine dernière et ce week-end, le Préfet du Nord Canépa continue son acharnement aveugle et haineux contre les sans papiers qui refusent la clandestinité.

Selon des témoignages reçus, un membre de la famille de Karamba Touré a été suivi jusqu’à son domicile et profitant de l’entrée de cette personne, la police a fait irruption pour procéder à l’arrestation. Il est actuellement en garde à vue au commissariat de Roubaix.

La formidable mobilisation citoyenne et démocratique de la semaine passée et de ce week-end des citoyens, élus, membres d’associations, de syndicats, d’organisations politiques, doit se poursuivre pour mettre fin à cet acharnement préfectoral indigne de la République et du pays berceau des Droits de l’Homme.

Le CSP 59 exige la libération immédiate de Karamba Touré.

Nous demandons à Mr Vandierendonck, Maire de Roubaix, d’intervenir en ce sens et de nous recevoir ce jeudi 30 octobre 2008 à 18 h.

Restons vigilants !


Le 1er Novembre à Lille : atelier self défense

Publié: 27 octobre 2008 par luttennord dans Rendez vous

Samedi 1er novembre Au Cirque du Bout du Monde 2bis rue Courmont 14h Atelier self-défense avec Irene Zeilinger

Atelier de découverte des stratégies de prévention des agressions verbales et physiques de l’association Garance de Bruxelles. Lors de cette séance de 2h nous réaliseront des exercices sur les limites, comment les reconnaitre, comment les poser verbalement… Garance travaille dans le domaine de la prévention primaire des violences faites aux femmes et aux filles. Son objectif est de ne pas laisser cette violence se manifester ou, si cela est impossible, d’en limiter les conséquences négatives pour la victime. Iréne Zeilinger est sociologue et formatrice d’auto-défense. Elle a travaillé avec plus de 3 000 femmes depuis 15 ans en Europe. Inscription obligatoire car nombre limité des participant-e-s auprés d’Isabelle 06 10 48 02 29 ou par mail lesflamandsroses mkM yahoo.fr Atelier mixte et gratuit. Venir avec une tenue décontractée !!!!

Samedi 1er novembre Au J’En Suis, J’Y Reste / 19, rue de condé 17h Rencontre avec Iréne Zeilinger

« Non c’est non » est un petit manuel d’autodéfense à l’usage de toutes les femmes qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire aux Editions Zones. En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d’interpellations, de harcélement, d’agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves et/ou violentes, à degrés divers, au travail, dans l’espace public et privé. Souvent nous ne savons comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c’est non. Comment reconnaître et prévenir une situation d’agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d’astuces simples et faciles pour poser efficacement ses limites et se sortir de situations difficiles. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique du Centre J’En Suis J’Y Reste avec la mise en place d’ateliers d’auto-défense tout au long de l’année au Centre.


Classic Hip-Hop : 11’30 Contre les lois racistes

Publié: 26 octobre 2008 par luttennord dans Vidéos

Calais : La chasse aux migrants continue…

Publié: 26 octobre 2008 par luttennord dans Infos

Article de LibéLille :

Le squat des migrants de Calais évacué loin des regards

MIGRANTS – Calais,

14h30.
Un des squats qui a accueilli jusqu’à 300 Erythréens candidats à l’asile en Grande Bretagne, est évacué en ce moment par la police. Elle bloque tous les accès au quartier, jusqu’à plusieurs centaines de mètres en amont, près de l’hôtel de ville. Les journalistes sur place ne peuvent y accéder. «Il y a des gendarmes dans toutes les rues», raconte vers 15h une riveraine qui voit la scène de chez elle.

Elle continue :
«Hier, il y avait deux hommes assis devant ma fenêtre. Ils n’avaient rien fait, ils ont été embarqués. Je les vois souvent courir, se cacher derrière les arbres».

17h.
Jean-Claude Lenoir, bénévole de l’association Salam, un des piliers des assos humanitaires qui viennent en aide aux migrants, est en colère :
«Deux gosses qui passaient par là nous ont dit qu’ils ont vu des migrants malmenés. On n’en sait rien, on ne nous a pas laissé voir. Les policiers ont barré tout le quartier jusqu’au boulevard, interdit l’accès à la presse et aux assos. C’est quoi ce pays où ces dangereux terroristes des médias n’ont pas le droit de regarder ce qui se passe?».
Il a vu six fourgons pleins de migrants partir.
Vers où ?
«lls leur ont proposé d’aller à l’hôtel, nous ont dit des migrants. Ça veut dire un centre d’hébergement. Mais au bout de deux jours, ils seront de nouveau à la rue».

17h30.
Gérard Gavory, sous-préfet de Calais, est sur place.
Pourquoi avoir fermé l’accès du quartier aux journalistes ?
«Pour une opération comme ça, on n’invite pas la presse». Il indique que ce sont les deux propriétaires, le dentellier Noyon, et L’office public d’habitat qui ont demandé l’expulsion au juge.

Une ordonnance réclamait le concours de la force publique, «en raison d’un risque grave pour les occupants. Les conditions de salubrité étaient dégradées, il y avait un risque d’incendie, et d’effondrement des planchers».

Selon la Sous-préfecture, il n’y a pas eu d’incident, ni d’interpellation ; 124 personnes sur environ 200 ont accepté les propositions d’hébergement en CHRS, «dont 24 femmes et 10 enfants».

Selon les humanitaires, quelque 615 repas ont été distribués aux migrants ce midi.


Dans le cadre du festival littéraires des sexualités, les flamands Roses vous invitent :

Samedi 25 octobre Au cinéma L’univers / 16, rue Danton

15h Homosexualité et comédies musicales Conférence avec Didier Roth Bettoni, auteur de « L’homosexualité dans le cinéma » aux éditions La Musardine. L’homosexualité n’a jamais été absente des écrans depuis le début du cinéma. Didier Roth Bettoni a entrepris de brosser cette histoire de l’homosexualité du cinéma. À partir d’extraits de films, il vous proposera une lecture de l’histoire de l’homosexualité dans les comédies musicales. Entrée libre

17h Projection du film « Zero patience » de John Greyson (1h40) (séance 3 euros) Zero patience, la première comédie musicale sur le SIDA ! Sir Richard Burton sexologue et explorateur prépare une exposition sur les maladies endémiques à travers les âges. La pièce maîtresse de l’exposition est « Le Patient Zero », un steward canadien, premier porteur du virus du sida sur le continent américain. Guidé par ses a priori puritains, il interroge les proches du patient zero et biaise leurs témoignages afin de dégager l’image d’un dégénéré irresponsable, apte à terroriser les foules. Au même moment le fantôme du Patient Zero revient sur terre.

19h30 Repas convivial à prix libre

22h Strass, paillettes et comédies musicale avec DJ stef666hell Les Flamands Roses vous proposent de venir danser et faire danser toutes nos amiEs transpédégouines et toutes les autres aussi, que l’on soit à poil(s) ou à plumes, dans un esprit convivial. Une fringothèque et une table de transformation seront mis en place afin que vous puissiez briller de mille feux. Venez nombreusEs, plein de surprises vous attendent.

Publié: 24 octobre 2008 par luttennord dans Infos, Rendez vous

Comité des Sans Papiers 59 – CSP59 – 42, Rue Bernos – 06.80.57.50.61 – 59.800 Lille
e-mail : csp59@wanadoo.frhttp://leblogducsp59.over-blog.com

Le préfet Canépa va t-il contourner la justice?! Ibou Touré a droit à la justice !

IBOU TOURE N’EST PAS EXPULSE MERCREDI, IL EST RAMENE AU CRA DE LESQUIN, SANS ETRE PRESENTE DEVANT LE JUGE, IL TEMOIGNE PAR TELEPHONE !

Vendredi 24 octobre est un jour fatidique pour Ibou, le Préfet canepa va recommencer en utilisant encore une fois les gros, gros bras pour étouffer Ibou ou le droguer. Ils lui ont fait une prise de
sang aujourd’hui.

Ibou a porté plainte contre les policiers qui l’ont violenté. Or tout semble indiquer que le préfet va tout faire pour que sa plainte tombe à l’eau en l’expulsant. Un avocat a été saisi, un certificat médical a été obtenu, la plainte a été faxée par la Cimade du CRA de Lesquin.

Le préfet va t-il contourner la justice?! Non Ibu touré a droit à la justice.

« Ils m’ont frappé, tabassé, le pilote a crié ‘arrêtez, vous allez le tuer’, ils m’ont sorti de l’avion, ils m’ont tabassé encore, j’ai demandé un médecin, ils me l’ont refusé à Lesquin; ils ne m’ont pas présenté à un juge à la sortie de l’avion ».

Voilà le témoignage dans un souffle de douleur de Ibu Touré au téléphone à 20h 30 ce
mercredi 22 octobre 2008.

Des soutiens qui se sont déplacés jusqu’à Roissy, puis le CRA de Mesnil Hamelot ont vu entrer une ambulance après que des policiers leurs aient dit « qu’Ibu avait fait un malaise ». Cette ambulance est sortie vide peu de temps après suivie d’une voiture immatriculée 59, celle qui, sans doute, ramenait Ibu au CRA de Lesquin.

Est-il besoin de commenter ce que nous ne pouvons qualifier que de pratiques monstrueuses d’un autre âge pour paraphraser Badinter, ex garde des sceaux, parlant des CRA.

Ibu est Ch’ti marcheur de Lille à Paris pour « rappeler à M. Sarkozy, le Maître du Préfet Canepa, que ce pays est une République qui a des valeurs, des principes démocratiques ».

Doit on comprendre que ce traitement dégradant est la réponse du « berger à la bergère », doit-on comprendre que parce qu’ils sont étrangers, tout est permis ?!

Ibu n’est-il pas simplement victime d’une punition qui prolonge l’acharnement préfectoral contre les sans papiers qui non seulement ont osé et osent afficher leur visibilité collective. Plus encore les sans papiers font la démonstration de leur civisme, de leur solidarité nationale en organisant un repas multiculturel de solidarité avec les sinistrés du sud du département victimes de la tornade ?!

Cela est-il insupportable ?!

De nombreux citoyens ont exercé leur devoir de citoyenneté en appelant, en écrivant au Préfet, des élus du peuple l’ont fait, même un enfant de 9 ans a écrit au Préfet Canepa sur le départ pour la fonction de Préfet de Paris et d’Île de France, mais rien n’y fait, la seule réponse revancharde a été l’affirmation que « le seul souhait est de voir Ibu Touré en Guinée ».

Et l’une des réponses au Préfet d’un soutien a été : « Nous, citoyens et élus, ce que nous souhaitons, c’est de voir Ibu jouer au foot avec Théo (l’enfant de 9 ans qui avait écrit au Préfet) ».

Le CSP59 appelle tous les élus de gauche et de droite qui ont encore un grain de principe Républicain, d’humanisme, à réagir, c’est une question d’honneur pour ce pays, pour que cesse ce type d’acharnement préfectoral indigne de l’histoire républicaine de ce pays.

Libérez et régularisez Ibou.

Venez nombreux ce samedi 25 octobre à partir de 18h à la Halle aux Sucres au repas de solidarité avec les sinistrés de la tornade.

Tous les mercredis, Place de la République/Parvis des Droits de l’homme à 18h : Manifestation.

GDALE : Parution de la sociale N°27

Publié: 22 octobre 2008 par luttennord dans Infos

parution de la sociale n°27

Le Groupe D’Anarchistes de Lille et Environs sort le 27ème opus de La Sociale, sa feuille d’info, disponible en version papier à prix libre, et sur internet.

Au menu :
- edito : De la Guerre…
- Services publics à vendre
- Obama et l’Amérique Latine
- Remballe ton pape…
- Seul sur le terrain, le capitalisme perd à domicile. On dénombre des tas de morts dans les gradins
- Quand l’Europe bunker externalise…
- Résistance et Solidarités sans Frontières

Vous pouvez rencontrer les gen-te-s du GDALE le mercredi à 13h à Lille 3 (Hall du bât. B), sur Radio Campus (106.6 fm) le vendredi de 20 à 21h pour La Voix Sans Maître, et le lundi de 19h30 à 20h au Centre Culturel Libertaire (4 rue de Colmar à Lille)

Suicide d’un prisonnier à la prison de Loos…

Publié: 22 octobre 2008 par luttennord dans Infos

Nouveau suicide en prison: un détenu se pend à la maison d’arrêt de Loos

Un détenu âgé de 52 ans s’est pendu dans la nuit de mardi à mercredi à la maison d’arrêt de Loos (Nord), près de Lille, un drame qui s’ajoute à la série de suicides dans les prisons en France, a-t-on appris mercredi auprès des pompiers.

Les secours sont intervenus dans la nuit, peu avant 02h00 du matin, mais "malgré les soins prodigués par le Smur et les sapeurs-pompiers, la personne est décédée", a précisé le Codis (Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours), confirmant une information de France Bleu Nord.

Cette nouvelle affaire porte à 91 le nombre de suicides dans les prisons françaises depuis le début de l’année 2008.

Le suicide est encore une fois l’ultime évasion pour un détenu, la prison détruit, dénigre, rabaisse, exclu mais aussi et surtout elle tue.

Contre l’enfermement, contre la répression , contre l’atteinte à la dignité humaine, battons nous !

Sud Vpc : Plan social à la Redoute…le combat continu !

Publié: 22 octobre 2008 par luttennord dans Infos

Source / auteur : http://www.sudvpc.org/

Plan social à La Redoute : 672 suppressions de postes. " Inacceptable" pour SUD VPC

Lors du CE du 21 octobre, la direction a annoncé ce que nous prédisions depuis plus d’un mois :

Un plan social pour 672 suppressions de postes :

430 salarié(e)s des RVC RVS dans les 4 ans et 242 salarié(e)s du siège dont :
-  91 salarié(e)s des commande courrier
-  35 dans la direction habillement
-  18 dans la direction maison
-  19 dans la direction marketing
-  34 dans la direction client
-  24 de la direction financière
-  6 de la DRH
-  15 de la direction des opérations (courriers)

Pour SUD, c’est 672 suppressions de postes sont non justifiées. La crise financière a bon dos !!! La Redoute profite de cette crise pour restructurer.

L’entreprise parle de reclassements, mais les précédents plans sociaux l’ont prouvé : très peu de salarié(e)s retrouvent un autre poste.

Un autre CE est prévu les 28 et 29 octobre. SUD n’acceptera pas ce plan sans broncher.

SUD est à votre disposition pour tous renseignements, que vous soyez concerné(e) ou non.

SUD vous tiendra informé des prochaines réunions.

Réflexions sur le sabotage [texte de 1909]

Publié: 21 octobre 2008 par luttennord dans Infos

RÉFLEXIONS SUR LE SABOTAGE

(10 mars 1909)

Le sabotage est l’arme des lâches, dit le vieux. Le sabotage est l’arme naturelle de l’exploité, dit le jeune.
- Il y a la grève…
- La grève ? ha ! ha ! ha ! La grève digne, n’est-ce pas, vieux père ! La grève où l’ouvrier attend placidement que le patron se rende à ses revendications. La lutte du buffet vide contre le coffre-fort bien garni. Ha ! ha ! ha !…
- C’est toujours ainsi que nous avons lutté.
- Et c’est toujours ainsi que vous avez été roulés.
- Vois-tu, fiston, c’est plus fort que moi. Jamais je ne pourrai me résoudre à faire mal ma tâche, à dégrader le matériel ou à détériorer les machines. Je suis pour la franchise, moi ; cette lutte sournoise et impersonnelle me dégoûte.
- C’est bien ça, tu vas trouver ton patron. Tu lui dis : « Patron, nos salaires sont manifestement insuffisants. Les compagnons et moi demandons de les relever. »
- Parfaitement !
- Et le patron te jette dehors en criant que tu veux le mettre sur la paille.
- Alors, on quitte le travail.
- Et on attend.
- Dame…
- Et les gosses, ta femme, ils attendront que ton patron revienne à de meilleurs sentiments ?
- Faut bien.
- Et si le patron (car ses gosses et sa femme à lui peuvent attendre), et si le patron ne cède pas de plusieurs semaines ou de plusieurs mois ?
- Nous faisons des démonstrations dans la rue, nous en appelons à l’opinion publique.
- Des démonstrations pacifiques, hein, vieux sage ?…
- Bien entendu.
- Bien entendu aussi, la police vous tombe sur le poil, ramasse les plus agités, et le brave prolo que tu es rentre chez lui écœuré, désabusé et prêt, pour peu que sa femme crie et que les mômes pleurent, à aller s’aplatir devant le singe.
- Eh oui, le sabotage manque de franchise ! Eh oui, il est normal que l’ouvrier loyal que tu es ressente quelque répugnance de cette lutte en catimini, dans l’ombre et l’anonymat, alors qu’on sait avoir raison et que l’on rêve de vaincre par la seule force de son droit dans la pleine lumière du jour. Mais est-ce que nous avons le choix des moyens, nous autres ! Est-ce que tu ne sens pas que le patron aura toujours le dessus avec son argent, sa police, avec ses soldats, si tu ne le frappes pas au cœur avec les armes dont tu disposes !
- Sans doute, sans doute…
- Comment peux-tu espérer triompher du patron avec les formidables armes dont il sait s’entourer ! Tu te mets en grève : le patron embauche des jaunes qui seront protégés contre les insultes et les coups.
Si les jaunes font défaut, le patron aura des soldats qui assureront le travail à ta place. Ou bien encore ton patron demandera aide et protection à ses confrères. Un lock-out se formera. Toutes les usines ou tous les chantiers de ta corporation seront fermés par la volonté du patron, en attendant que toi et tes collègues soyez redevenus raisonnables.
- Tout cela est vrai, mais je n’admets pas ton sabotage. D’ailleurs, le sabotage, neuf fois sur dix, frappe le public plus que le patron.
- Ce sont les journalistes qui racontent ces sottises. Toutefois, il arrive que le public est atteint. Quand les boulangers font grève, par exemple, et qu’avant de quitter le pétrin, ils rendent les fours inutilisables, le public est atteint puisqu’il lui faudra manger du mauvais pain fabriqué dans des fours de caserne.
Mais que faire à cela ? Vaut-il mieux que les ouvriers boulangers capitulent avant d’avoir lutté ?
Le public, le public ouvrier, celui qui souffre de l’organisation actuelle, celui qui est capable de comprendre la légitimité des revendications corporatives, ce public-là n’a qu’à prendre parti pour le mitron, il n’a qu’à menacer son boulanger de boycottage s’il ne cède pas. Il n’a qu’à manifester d’une manière positive sa sympathie pour le prolétariat en révolte. C’est son devoir, à ce public, et c’est aussi son intérêt.
- Oui, oui, tout cela est très beau, mais le public ne bouge pas et s’il manifeste son opinion, c’est pour se prononcer contre nous.
- Parce que la presse le trompe. Parce que nous n’avons pas encore fait son éducation sur ce point.
- Le fait est que si la population nous soutenait…
- Il n’y a qu’à le vouloir. Assurément, il faut que le sabotage soit pratiqué intelligemment. Je sais qu’il existe de jeunes compagnons qui pratiquent le sabotage à tort et à travers, comme une revanche de la misère sur le luxe bourgeois. Je sais qu’il se produit des actes de sabotage ridicules et inutiles : nuisibles, puisque personne ne les comprend et qu’ils apparaissent plus comme des actes de vandalisme brutal que comme une tactique de lutte réfléchie.
- Je suis content, fiston, de t’entendre dire ça.
- Oui, vieux père, le sabotage doit être raisonné. Appliqué aveuglément, sans raison, pour le plaisir, il est néfaste et condamnable. Appliqué à bon escient, dans un cas de mauvaise volonté évidente du patron, comme un moyen d’intimidation ou de pression, le sabotage est légitime et de première importance. Il est une des formes de l’action directe de l’exploité sur l’exploiteur. Il est, en période ordinaire, notre seul instrument sérieux de défense. Le tout est de savoir s’en servir… Hélas ! Vieux père, voilà que tu sabotes le temps de ton patron. Tu ne vois pas que l’heure de reprendre le boulot est passée !…

Article tiré d’un journal lancé en 1906, "la guerre sociale".

Pour mineur ou pas, une prison reste une prison…

Publié: 18 octobre 2008 par luttennord dans Infos

Combien de mineurs laisserons-nous mourir en prison ?

Combien de mineurs laisserons-nous mourir en prison ?

Ouverts depuis à peine plus d’un an, les Etablissements Pénitentiaires pour Mineurs persistent dans leur bilan dramatique. A l’EPM d’Orvault(44) la situation est explosive. Fin septembre, les éducateurs ont ainsi fait valoir leur droit de retrait face à un quotidien chargé d’insupportable violence. La prison, même lorsqu’elle est réservée aux mineurs, n’est qu’une machine à briser les individus et l’objectif éducatif qu’on lui assigne, une imposture. Comment penser que l’enfermement, la mise au ban, la soumission et le déni de soi permettront à des jeunes de se préparer à vivre en société ?

Trois jours après le suicide de Nabil, un adolescent de 16 ans, à la Maison d’arrêt de Metz, c’est Nordine, jeune détenu de 16 ans également,qui a tenté de mettre fin à ses jours à Strasbourg jeudi 9 octobre. Il est finalement décédé à l’hôpital le 14 octobre. Après le suicide de Julien à l’EPM de Meyzieu en février, cela porte déjà à trois le nombre connu de mineurs qui ont mis fin à leurs jours en prison sur ces 10 mois de 2008.

Qui nous fera croire qu’une entrevue avec le Procureur comme préalable à l’incarcération, et une grille d’évaluation sur le risque suicidaire des jeunes à leur entrée réduiront les suicides de jeunes en prison ? En 2007, on comptait 72 tentatives de suicide chez les 780 mineurs incarcérés, soit 10 tentatives pour 100 jeunes enfermés, contre 0,25 pour 100 jeunes à l’extérieur ! S’il y a 40 fois plus de risque suicidaire en prison pour les jeunes, c’est que la prison influe sur ce risque, bien davantage que l’état du jeune à son arrivée. Car la prison n’a comme horizon que la mort, sociale, psychique ou biologique.

Face à la violence de l’enfermement, les détenus n’ont comme échappatoire que de retourner cette violence contre les agents de l’institution pénitentiaire (éducateurs et surveillants en EPM), contre les autres détenus (voir l’actualité récente) ou le plus souvent contre eux-mêmes par des pratiques d’automutilation et des tentatives de suicides, qui aboutissent de plus en plus souvent.

L’Etat français vient d’être condamné par la Cour européenne des droits de l’homme pour « n’avoir pas protégé le droit à la vie » d’un détenu qui s’était suicidé en 2000. Combien de suicide de mineurs faudra-t-il,pour remettre en cause l’incarcération comme réponse systématique aux jeunes en dérive? Nous réaffirmons qu’il est plus qu’urgent d’admettre que seule la prévention peut éviter de tels drames. « Le mineur délinquant est d’abord un enfant en souffrance et il convient de traiter les causes de cette souffrance plutôt que ses effets. *»

- Refusons l’incarcération des mineurs!
- Dénonçons l’imposture éducative des EPM en refusant d’y travailler !(Manifeste « Nous ne travaillerons pas en EPM »
http://pays-de-la-loire.emancipation.fr … p?article1 )
- Exigeons la fermeture des EPM !
(Pétition du SNPES-PJJ : http://petitions.fsu.fr/?petition=3 )
A Nantes le 16 octobre 2008
Groupe Départemental 44 de l’Emancipation

* extrait du Manifeste La place des enfants n’est pas en prison. Nous ne travaillerons pas en EPM.)
Groupe Départemental 44 Revue L’Emancipation Syndicale & Pédagogique Emancipation Tendance intersyndicalec/o FSU
- 8 place de la Gare de l’Etat
44276 Nantes cédex 2
emancipationgd44@no-log.org
http://www.emancipation.fr/emancipa/htt … pation.fr/

Sans-papiers : Projection contre l’opression

Publié: 15 octobre 2008 par luttennord dans Vidéos

Lille : Commération du 17 Octobre 1961 à l’appel du CSP59

Publié: 12 octobre 2008 par luttennord dans Infos

Comité des Sans Papiers 59 – CSP59 – 42, Rue Bernos – 06.80.57.50.61 – 59.800
Lille – E-mail : csp59@wanadoo.frhttp://leblogducsp59.over-blog.com

VENDREDI 17 OCTOBRE 2008

PARVIS DES DROITS DE L’HOMME/PLACE DE LA REPUBLIQUE A 18H
COMMEMORONS LE CRIME D’ETAT DU 17 OCTOBRE 1961 A PARIS
PAR LA POLICE DU PREFET COLLABO VICHYSTE PAPON !

Le 17 octobre 1961 des milliers de travailleurs immigré(e)s algériens manifestaient pacifiquement pour dire non à la guerre coloniale française en Algérie.
L’Etat français avait décidé un couvre feu interdisant toute manifestation contre cette
guerre qui a causé 1 million 500 milles morts algériens. Ils étaient des milliers, des dizaines de milliers, hommes, femmes, enfants, en famille à marcher dans les rues de Paris sans se douter de la barbarie qui allaient s’abattre sur eux.
La répression sauvage et macabre abattu par la Préfecture de police dirigée par le Préfet Papon, ce vichyste collabo des occupants nazis, montrait que l’origine, la couleur de la peau, le faciès, la religion, le statut « d’étranger » demeurent aux yeux de certains gouvernants les critères racistes pour diviser le monde du travail.
Ce pogrom raciste d’Etat reste dans l’histoire une des tâches les plus sombres de l’histoire de la France. « La seine était rouge du sang » des algériens manifestants disent certains écrits, mais jusqu’ici l’Etat français refuse de dire exactement combien « d’immigré(e)s » ont été assassinés.

Si hier les travailleurs immigré(e)s étaient mortellement discriminés pour les intérêts coloniaux des patrons français, aujourd’hui c’est la chasse à l’étranger travailleur sans papiers pour les maintenir dans les griffes de l’esclavage moderne du travail clandestin organisé par les patrons fraudeurs du fisc.

Aujourd’hui la politique des quotas et chiffres d’expulsion, l’origine, la culture africaine, asiatique et latino-américaine, la religion musulmane, la couleur de la peau, le faciès des immigrants sont désignés de fait comme des « menaces pour l’identité nationale française » dans un processus de « comunautarisation » à peine voilée de la société en crise.
Les mouvements sociaux, les structures auto-organisées de l’immigration sont marginalisées, exclues et persécutées parce qu’il n’est pas concevable pour le pouvoir d’Etat que l’immigration soit reconnue dans ses droits citoyens et comme interlocutrice en tant que contre pouvoir à part entière dans une démocratie qui se respecte.
La répression contre le CSP59 illustre parfaitement depuis le 15 juin 2007 ce constat objectif. Laisser faire, c’est préparer le terrain pour que les organisations françaises soient elles mêmes victimes.
Or les forces fascistes et racistes tentent aujourd’hui de relever la tête en s’installant dans nos quartiers populaires pour préparer leur retour en force alors que s’estompe « l’effet Sarkozy ».

Voilà pourquoi, il est important que l’on se mobilise pour faire du 17 octobre 2008, le point de départ d’une jonction des sans papiers en lutte avec toutes les autres secteurs organisés du mouvement démocratique, anti-raciste et antifasciste.