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Justice pour Théo à Lille

Justice pour Théo

Comment ne pas être choqué en lisant dans la presse que « Les premières conclusions de l’IGPN [Inspection générale de la police nationale] écartent l’idée de «viol délibéré» alors s’enchaînent les condamnations de jeunes émeutiers à 6 mois ferme de prison, etc ?

Il ne s’agit nullement de justifier ce que les médias appellent « les violences urbaines » qui sont en réalité des révoltes désordonnées de jeunes en colère contre leur mal vie et la violence raciste et policière qu’un jeune de 22 ans vient de subir.

Mais que fait-on de la parole de la jeune victime, Théo, qui témoigne «j’étais de dos mais de trois quarts. Je l’ai vu avec sa matraque: il me l’a enfoncée dans les fesses, volontairement. J’avais du mal à marcher, je n’étais même pas moi-même. Je croyais que j’allais mourir, je marchais mais parce qu’ils me tenaient bien ». Dans la voiture, le jeune homme dit avoir subi d’autres coups, des moqueries et des insultes. Il cite notamment « espèce de salope » et « bamboula » » ?

Que fait-on du constat « des médecins d’une plaie profonde, longitudinale, avec rupture du muscle sphinctérien » et qui lui ont délivré « une incapacité totale de travail (ITT) de 60 jours » ?

Pense t-on que la seule visite du Président de la République, François Hollande, du mardi 7 février à Théo, suffira à dissiper la colère et le sentiment fondé sur une réalité que beaucoup font semblant de ne pas voir : trop de jeunes sont insultés, malmenés, brutalisés, battus, molestés par des policiers qui sont ensuite peu voire pas du tout condamnés par les tribunaux.

La liste est longue de jeunes qui meurent entre les mains ou sous les balles de policiers. Dans le cas de Théo, il s’agit de quatre policiers policiers mis en examen dont trois pour « violences volontaires » en réunion, tandis l’autre est accusé d’avoir introduit sa matraque télescopique dans le rectum de sa victime.

Comment ne pas évoquer cette information inquiétante d’une étude du CEVIPOF, centre de recherche politiques de Sciences Po qui révèle que « les policiers et les militaires votent de plus en plus FN… 51,5% d’entre eux ont déposé un bulletin Front National (FN) dans l’urne en 2015, contre 30% en 2012 ».

N’y a t-il pas un lien entre cette information et les pratiques brutales de policiers censés appartenir à une « police républicaine » ? Pourquoi les tribunaux, mais aussi les autorités politiques dites « républicaines » et les médias ne prennent pas en compte cette donnée statistique qui montre les menaces qui planent sur l’état de droit ?

Peut-on continuer de fermer les yeux sur cette réalité dangereuse ? A quoi sert le discours sur « la République, ses valeurs » tout en se bouchant les oreilles pour ne pas entendre les cris de douleurs d’une jeunesse matraquée, violentée et parfois tuée ?

L’impunité et l’injustice banalisent les actes de tortures et le crime.

La responsabilité des démocrates, anti-racistes et antifascistes est ici interpellée.

LE PAYS A BESOIN D’UNE VRAIE JUSTICE. JUSTICE POUR THEO ET TOUTES LES VICTIMES NOMBREUSES DE « BAVURES » POLICIERE
MANIFESTONS LE MERCREDI 15 FEVRIER

A 18 H PLACE DE LA REPUBLIQUE POUR QUE LA VERITE SOIT DITE ET LA JUSTICE SOIT RENDUE.

Premiers signataires : CSP 59, Collectif Afrique, FUIQP 59/62, Jeunes Communistes du Nod, MRAP, LDH, TOP! Théatre de l’Opprimé, Planning familial Métropole lilloise, Action Antifasciste NP2C


L’association Cause Animale Nord a fait parler d’elle en septembre après l’agression raciste qu’elle a perpétré à l’encontre d’un SDF étranger à Paris.

Son président Anthony Blanchard et plusieurs de ses adhérents ont volé le chien du SDF en faisant preuve d’une extrême violence. Voici la vidéo de l’attaque :

Cause Animale Nord est également connu pour ses écrits xénophobes et ses liens avec l’extrême-droite radicale (entre-autre avec Troisième Voie, groupuscule néo-nazi interdit suite à l’assassinat de Clément Méric).

Hier, quelques militants de Cause Animale Nord – dont Anthony Blanchard – ont ditribué des tracts rue de Béthune à Lille. L’accueil du public a été plutôt houleux :

Cause Animale Nord

Problème : comme trop souvent avec Cause Animale Nord, cette version est totalement mensongère. Plusieurs lecteurs de Lutte En Nord témoins de la scène nous ont contacté afin de rétablir la vérité.

Alors que l’association raciste pavanait rue de Béthune, des passants les ont reconnu puis pris a parti à propos du vol du chien. Le ton est monté est il a été demandé à Blanchard et ses amis d’extrême-droite de partir. Les différents témoignages que nous avons reçus sont unanimes : l’atercation n’a duré que quelques secondes, et, Blanchard étant beaucoup moins démonstratif que sur la vidéo ou il agresse un SDF sans défense, aucun coup n’a été porté.

On est bien loin donc de « l’agression très brutale » dont parle le mythomane raciste. Blanchard avait déjà été pris en flagrant délit d’affabulation lorsqu’il affirmait que les papiers de la chienne volée étaient des faux, il récidive.

Lorsque vous croisez les adhérents de Cause Aniamle Nord, n’hésitez pas à faire comme ces passants : signifiez leur que les racistes – qu’ils prétendent défendre la cause animale ou non – ne seront jamais tolérés à Lille !

Vous pouvez également dire à Cause Animale Nord ce que vous pensez de leurs méthodes sur leur page Facebook, par téléphone (06 88 19 86 96) ou en leur écrivant :

Cause Animale Nord
52 bis Boulevard Carnot
59000 LILLE


Violences policières à Tourcoing

Photo © La Voix du Nord

Des membres du FUIQP 59-62 se sont rendus à Tourcoing, dans le quartier du Pont-Rompu où une nouvelle grave violence policière avait eu lieu lundi dernier (28 septembre), pour recueillir la parole de la victime et des témoins, et leur signifier notre soutien dans toutes leurs futures mobilisations.

Lundi en milieu d’après-midi en bas de chez lui, Nabil Zane, 28 ans, est témoin d’un des nombreux contrôles d’identité effectués par les CRS dans le quartier. Tout se déroule « normalement », avant que, quelques minutes plus tard, un deuxième car de CRS n’arrive et commence un nouveau contrôle sur les mêmes jeunes. « Les jeunes leur ont dit qu’ils avaient déjà été contrôlés, et dans le même temps le premier car est revenu, confirmant la version des jeunes. Les CRS se sont arrêtés. Un jeune les a remercié d’avoir été « gentils »… Ça a énervé les CRS qui l’ont mal pris, et on répondu « toi, tu vas venir avec moi » », nous raconte le jeune père de famille.

Le ton monte, Nabil Zane s’approche de la scène pour filmer… il n’a pas le temps de sortir complètement son téléphone qu’un policier le bombarde de gaz lacrymogène à bout portant, d’un jet continu de plusieurs secondes. « Je suis rentré me nettoyer le visage avec de l’eau. Le lendemain matin, je me suis réveillé tout gonflé, impossible d’ouvrir les yeux. Aux urgences, on m’a dit que j’étais brûlé au deuxième degré on m’a fait un pansement comme celui que vous voyez là. »

Malheureusement, lorsqu’on habite un quartier populaire, la violence d’État ne s’arrête jamais. Le lendemain, mardi 29 septembre, Nabil est au volant de sa voiture avec son épouse et son bébé de 14 mois, et croise une nouvelle fois les CRS, qui le montrent du doigt en riant. Ils lui demandent de s’arrêter pour un contrôle.
– « Pourquoi vous m’arrêtez ?
– Comment ça pourquoi ? T’as vu ta tête ? C’est quoi ce pansement ?
– Justement j’allais porter plainte contre vous pour ça.
– Porter plainte ?! Ah ben merci, tu nous donne une bonne raison de t’embarquer maintenant. »

Un des CRS le plaque violemment contre sa voiture, le menotte, et l’amène au commissariat pour lui signifier sa garde à vue « pour outrage. » Nabil Zane demande à voir son avocat et un médecin. « Le médecin est arrivé, je lui ai dit que j’avais besoin d’aller à l’hôpital, toutes mes cloques s’étaient ouvertes sous mon pansement, mon visage ruisselait de sang et de pus. Il a juste écouté mon cœur, et m’a dit « c’est bon, t’as rien, tu peux passer la nuit en garde à vue. » »

Les policiers de Tourcoing n’ayant daigné appeler l’avocat de la victime que tard dans la soirée, il était bien sûr injoignable (les habitants nous confirment que cette méthode est très souvent utilisée ici). Le lendemain matin, mercredi, l’avocat en colère fait part de ce qu’il s’est passé au Procureur de la République, qui demande expressément la fin de la garde à vue… ce que refuse le commissariat de Tourcoing ! Nabil Zane pourra enfin sortir, retrouver sa famille et se faire soigner au bout de 24 heures.

Depuis, les violences des policiers se multiplient à Tourcoing, notamment dans les quartiers du Pont-Rompu et de la Bourgogne (d’où était originaire le jeune Pierre-Eliott Zighem décédé dans des circonstances « non-élucidées » au mois de juin). Provocations physiques, verbales (« On est chez nous », « On est Français nous », ou encore des CRS répondant à un homme du quartier les invitant à discuter de la situation autour d’un sandwich « Un sandwich ? Sûrement pas, c’est halal ! »).

Le FUIQP relaiera toutes les demandes et mobilisations proposées par la victime, sa famille et les habitants du quartier du Pont-Rompu.

 

Une nouvelle fois, c’est chargé de lourds témoignages que nous revenons de Tourcoing. Le quartier de la Bourgogne, déjà endeuillé par la mort du jeune Pierre-Eliott Zighem (17 ans) au mois de juin, est encore et toujours la cible de provocations de la part de la Police Nationale et des CRS nationaux.

Ceux-ci sont présents par dizaines, dans le cadre d’un plan anti-drogue, et entre insultes racistes et provocations incessantes lâchent aux habitants des phrases telles que : « On est là pour un mois, de toute façon, vous n’avez qu’à attendre qu’on se barre ! »

Abdel (52 ans), figure incontournable du quartier nous raconte sa soirée du mardi 29 septembre (soit, alors même que Nabil Zane, le brûlé du Pont-Rompu, était en garde-à-vue) : « J’étais dans mon lit, tranquillement, je reçois un appel qui me dise de venir tout de suite, parce que mon fils Hichem (18 ans) est en train de se faire brutaliser par la Police. J’arrive en courant, je vois trois ou quatre voitures de police, mon fils à terre m’appelant, frappé. Un policier veut me matraquer directement. Heureusement, un autre me connaissait, et a dit à son collègue de me laisser passer. D’ailleurs, ils se sont un peu embrouillés pour ça. Je me suis approché de mon fils, et très rapidement, ils sont revenus à la charge pour me ceinturer et me balayer, avec la bombe lacrymogène à dix centimètres de mon visage. »

Heureusement, toute la scène est filmée par des voisines. En apprenant cette information, les policiers de Tourcoing se sont rapidement montrés beaucoup plus conciliants avec Hichem, sorti de garde-à-vue le lendemain matin. Il lui était reproché d’être en possession de 4,5 g de drogue. « C’est impossible, aucun de mes fils ne touche à ça », promet Abdel. On entend d’ailleurs dans la vidéo plusieurs personnes crier que les policiers ont sciemment mis de la drogue dans la voiture d’Hichem. En garde-à-vue, connaissant bien cette méthode répandue, il a eu le réflexe de demander une analyse ADN et un test d’empreintes sur le sachet de drogue. Cet obstacle, en plus de celui de la vidéo, ont résolu la Police de Tourcoing à relâcher Hichem, en lui promettant qu’il n’y aurait « aucune suite » (confirmant ainsi qu’il n’était pas en possession de drogue), et lui demandant de « ne pas ébruiter l’affaire. »

Évidemment, Abdel et Hichem n’ont pas suivi ces consignes et ont souhaité rapidement témoigner, alors que les provocations ne cessent pas. Le salon de thé « Le Mascara » a par exemple été gazé sans aucune raison cette semaine, d’après le témoignage des clients habitués.

Le ras-le-bol des Tourquennois-es les pousse à se réunir et à réfléchir à des formes de mobilisations afin de faire connaître, et surtout cesser ces injustices. Le FUIQP s’associe à leur lutte, et relaiera chacune d’elles.

Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP)


Chibanis SNCF

800 retraités cheminots d’origine marocaine portent plainte contre la SNCF pour discrimination raciste.

Depuis 2005, 800 cheminots retraités d’origine marocaine poursuivent leur employeur devant les prud’hommes. Les conseillers prud’homaux n’ayant pas réussi à prendre une décision commune, la plainte a été jugée par un juge professionnel en mars dernier. La sentence est rendue le lundi 21 septembre 2015.

Ces cheminots ont été recrutés au Maroc au début des années 70 et ont été exclus du statut des cheminots. Ils ont généralement occupé les emplois les plus difficiles et les plus dangereux. Leur retraite est cependant de beaucoup inférieure à celle de leurs collègues français et avec, de surcroît, une durée de cotisation beaucoup plus grande. Leur progression de carrière a également été bloquée. Alors que les deux tiers des cheminots finissent agents de maîtrise, les Marocains ont été condamnés statutairement à rester des agents d’exécution.

La discrimination raciste est flagrante et scandaleuse !
Rassemblement de solidarité devant la gare Lille Flandres.
Lundi 21 septembre 2015 à 18h30.

FUIQP


Camp de Rroms Haubourdin

Note : un rassemblement de soutien aux Rroms de Haubourdin se déroulera dimanche à 15h devant la mairie.

Ce matin, des employés de la mairie de Haubourdin on déversé des boues d’épandage sur le terrain occupé par des familles de Rroms derrière le collège LE PARC, chemin de Busignies

Des bénévoles et des riverains rapportent la présence du Maire M. Delaby lors du premier épandage.

Une équipe de policiers municipaux sont présents. Ils se disent mandatés par la mairie, mais refusent de s’exprimer plus.

Ces familles comprennent des enfants scolarisés régulièrement à Haubourdin.

La boue est répandue à quelques mètres de la charte des occupants de terrains ( http://www.amnesty.fr/sites/default/files/charte-a3.pdf )… Tout un symbole.

D’après un salarié, le but est de bloquer totalement l’accès au « camp ».

Les bénévoles ont présenté un constat d’huissier prouvant la présence des personnes depuis plus de 48h, ce qui a fait partir une partie des policiers.

Cependant les ouvriers de la mairie tentent toujours de rajouter des boues, un camion a été bloqué par une bénévole (qu’il a faillit renverser).

En pièces jointe, des photos des boues et des camions. Aucun visage n’est visible (pour répond aux flics qui m’ont menacé à ce propos (et qui semblent ne pas connaitre les lois à ce niveau, mais passons.))

Navré pour la lourdeur des pièces, je fais ça dans l’urgence.

A noter que les votants de ce quartier ont voté massivement FN aux dernières élections, ce qui donne des ailes aux élus UMP de la ville.

Voici le lien pour vous y rendre si vous le souhaitez

https://www.google.fr/maps/dir//3-4+Chemin+de+Busignies,+59320+Haubourdin/@50.6097917,2.9801637,15z/data=!4m8!4m7!1m0!1m5!1m1!1s0x47dd2ae9a79b8e83:0x49c2ee39370bdf24!2m2!1d2.9729114!2d50.6137871

Destruction du camp Rrom de Haubourdin

Destruction du camp Rrom de Haubourdin

Destruction du camp Rrom de Haubourdin

Destruction du camp Rrom de Haubourdin

Destruction du camp Rrom de Haubourdin

Destruction du camp Rrom de Haubourdin

Salutations militantes.

Article écrit par Pat Bardet.


devoir d'insolence antiraciste

Saïd Bouamama et Saïd du groupe ZEP passeront cet après-midi en procès suite à la publication du livre « Nique la France » et du refrain de la chanson de ZEP portant le même nom : « Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes / Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes ».

L’État et les médias nous rabachent l’importance de la liberté d’expression quand il s’agit de s’attaquer sans relâche aux victimes du racisme structurel (noirs, arabes, Rroms, musulmans), mais condamne ceux qui en font usage pour critiquer ce même racisme structurel, le capitalisme ou n’importe quel autre pan de l’idéologie dominante.

Une pétition est disponible sur le site de ZEP pour les soutenir. Pour les parisiens, il est également possible d’assister au procès ce jour à 13h30 au Tribunal de Paris (4 Boulevard du Palais, 75001 Paris – Métro Cité Ligne 4).

PETITION POUR LE DROIT A L’INSOLENCE ANTIRACISTE

Le rappeur Saïdou du groupe Z.E.P (Zone d’Expression Populaire) et le sociologue et militant Saïd Bouamama ont été mis en examen pour « injure publique » et « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » sur une plainte de l’AGRIF, un groupe d’extrême droite nostalgique de l’Algérie française. En cause, un ouvrage et une chanson du même nom, « Nique la France », qui assène en refrain : « Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes / Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes ». Comme des millions de gens à travers le globe ces dernières années, les deux auteurs ont attaqué le colonialisme et le système capitaliste et impérialiste. Comme beaucoup d’entre nous ils dénoncent une idéologie toujours très en vogue : le racisme, sous ses formes les plus courantes mais aussi les plus décomplexées. Comme de nombreux habitants des quartiers populaires, ils ont criés leur colère contre les inégalités, les discriminations et la justice à double vitesse.
S’inscrivant dans une longue tradition pamphlétaire des artistes engagés en France contre l’État français, du « nation de porcs et de chiens » d’André Breton à « le temps que j’baise ma marseillaise » de Léo Ferré en passant par le « je conchie l’armée française » d’Aragon ou le «votre République, moi j’ la tringle » de Renaud, Saïdou et Saïd Bouamama ont choisi d’assumer leur « devoir d’insolence » afin d’interpeller et de faire entendre des opinions qui ont peu droit de cité au sein des grands canaux de diffusion médiatique.
Mais voilà, cela dépasse, choque et insupporte qu’une telle parole puisse être portée, d’autant plus quand elle l’est par ceux qui subissent en premier lieu les politiques racistes et antisociales. Lorsque des Noirs ou des arabes font le choix de sortir de l’invisibilité et du mutisme afin de décrire la réalité telle qu’elle est – violente, inégale et destructrice – la droite extrême, l’extrême droite ou encore l’État s’emploient à tenter de convaincre l’opinion publique de l’illégitimité de ces discours. NTM, Sniper, Ministère Amër, Mr R, La Rumeur, Youssoupha ou Houria Bouteldja sont autant de rappeurs et militants attaqués ces dernières années pour des paroles jugées trop irrévérencieuses. Pourtant tous n’ont fait que porter publiquement l’expression populaire du rejet des discriminations et de la stigmatisation des quartiers populaires, des Noirs, arabes et musulmans.
En signant cette pétition, nous exigeons que les poursuites contre Saïdou et Saïd Bouamama soient abandonnées. D’accord ou pas d’accord avec les propos et les formulations incriminés, nous défendons leur droit de les tenir. L’extrême droite veut interdire le droit de chanter la révolte, imposons le droit de l’exprimer sans entraves.

Signer la pétition.


Action Antifasciste Calais

Photo publiée par l’Action Antifasciste NP2C

Aujourd’hui devait se déroulait la grande manifestation contre l’immigration organisée à Calais par une partie de l’extrême-droite radicale (Parti de la France, Sauvons Calais et le Réseau Identités). Les venues de Yvan Bennediti (dirigeant de L’Œuvre Française, ligue fasciste interdite depuis juillet 2013 suite à la mort de Clément Méric) et de Thomas Joly (néo-nazi picard ayant pris la tête du Parti de la France) avaient été annoncées en grande pompe.

Les fascistes avaient d’ailleurs commencé le week-end en fanfare en attaquant vendredi une lycéenne de 15 ans à la sortie de son école.

Seulement voilà, les calaisiens sont moins bêtes que ce que Kevin Reche et ses accolytes croyaient. Seuls 150 personnes ont fait le déplacement. Parmi eux, un grand nombre de militants d’ultra-droite étrangers au Calaisis certains portant même des t-shirts division SS ou effectuant des saluts nazis.

Sauvons Calais Division SS

Manifestant raciste portant un t-shirt Divison SS Charlemagne (photo The Telegraph)

Pour s’opposer au racisme et à l’obscurantisme véhiculés par Sauvons Calais, ainsi qu’à la politique de la terreur menée par le gouvernement et la mairie, deux évènements étaient organisés :

  • un tournoi de foot de solidarité avec les migrants auquel plus de 150 calaisiens participèrent (organisé par le Collectif contre le Racisme et l’Extrême Droite)
  • une contre-manifestation à l’appel de l’Action Antifasciste NP2C qui regroupa une centaine de personnes

Malgré la complaisance de la prefecture et des médias envers le rassemblement xénophobe organisé par Sauvons Calais, 200 personnes occupaient les rues de la ville pour réclamer l’ouverture des frontières et clamer leur fraternité avec les migrants ; les xénophobes n’étaient que 150.

Le « service d’ordre » de la manifestation raciste était composé de néo-nazis du bassin minier et de la métropole lilloise. Ils sont les auteurs de fréquentes agressions racistes ou ciblant des militants progressistes. Ces mauvais garçons ont eu la mauvaise surprise de tomber sur un groupe d’antifascistes dans le centre de Calais. Ils ont montré qu’ils étaient plus fort à la course pied qu’à assurer leur propre sécurité. Certains ont même trouvé refuge dans les WC d’un bar…