Archives de février, 2012


Voici deux photos qui font plaisir à voir envoyées à quelques jours d’intervalle par des lecteurs de Lutte En Nord. L’une a été prise à Bruay, l’autre à Lille.

Bloc "antifa" sur la rocade minière de Bruay-La-Buissière

Bloc "antifa" à Lille Moulins

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Ban Public a maintes fois alerté l’opinion publique sur la situation que vivait Chloé Vilain, transsexuelle incarcérée (http://prison.eu.org/article12179.html) au centre de détention de Caen.

Plusieurs associations ont été sensibles à la situation de Chloé et se sont jointes aux actions engagées.

A tel point que le Contrôleur général des lieux de privation de liberté a émis un avis [1] sur la situation des transsexuelles incarcérées qui subissent ces peines complémentaires que sont les humiliations, la négation de leur identité féminine, la surdité du corps médical.

Il s’agit bien de peines et souffrances insupportables dans le cas de Chloé.

Appelée « la chose  » ou encore « le monstre  » par certains surveillants de cet établissement, elle est régulièrement victime de toutes les vexations, et comportements contraire à la déontologie que le législateur a pris soin d’édicter.

Si dans un premier temps, son transsexualisme était bestialement rejeté par les personnes incarcérées à ses côtés (elle aurait été violée 3 fois en détention), aujourd’hui tous les hommes de la prison l’ont acceptée et la respectent. A tel point qu’elle est responsable de son équipe au sein des ateliers de l’établissement pénitentiaire.

Mais le corps de surveillance n’est pas aussi « réceptif » : des insultes, des noms d’oiseau sont quotidiens, auxquels il faut ajouter les vexations (refus d’achat de type soutiens gorges, maquillage, teinture etc.) qui couvrent les bons de cantine…ou même les courriers de l’un de ses avocats (à titre d’exemples : sur un bon de cantine, à l’achat d’une chemise de nuit, il a été rajouté la remarque « avec des pompons roses ? », blagues de potaches inadmissibles pour du personnel pénitentiaire en charge d’assurer la réinsertion des personnes condamnées) ; rature sur l’enveloppe de son avocat qui avait indiqué « Mademoiselle Chloé  » (Mademoiselle fut barrée etc).

Dernière attitude de l’administration de cet établissement : une volonté manifeste de la transférer vers une autre prison alors que c’est le seul établissement où elle a pu rester plusieurs années consécutives, se faire accepter et trouver un conjoint.

Chloé ne pose aucun problème en détention. Elle ne porte aucun vêtement féminin (proscrits dans cet univers masculin…alors qu’elle dispose d’un certificat médical pour en porter, et que ces vêtements ont beau lui être interdits, ils sont portés par le personnel féminin pénitentiaire !), ne porte aucun accessoire « outrancier » ou pouvant « aguicher » les hommes de l’établissement.

Elle vit sa vie, de recluse criminelle, à l’ombre de tout incident.

Elle veut vivre, accomplir sa peine, en tant que femme mais elle en est empêchée.

Empêchée d’une part par le corps médical en charge de l’examen de sa demande de changement de sexe (ses premières automutilations remontent à plus de 7 ans et aucune opération définitive n’est intervenue !), mais aussi par une administration où la virilité, la bêtise, et la bestialité de l’humanité semblent être les maitres mots.

« C’est inhumain de la laisser dans une telle situation de souffrance » rapportait un surveillant de cet établissement à Ban Public.

S’automutilant régulièrement tant qu’on ne lui aura pas enlever totalement ce qu’elle appelle elle-même « ce truc  », le corps médical en charge d’examiner sa demande vient de la rejeter après plus de 28 mois d’attente- contre 24 mois prévus par les textes. « Dites-moi où est l’entrée du cirque que je puisse m’y exhiber ! » écrit Chloé à un des médecins la suivant.
Contacté par nos soins, plusieurs transsexuelles nous ont indiqué que cette brillante équipe serait composée « d’anti-trans primaires qui n’hésitent pas à écrire que « ce sont des êtres qui une fois terminées ne ressemblent à rien. » » Après 6 années d’hormonothérapie, elle est donc prétendante à l’opération, mais au sein de cette équipe « on peut laisser jusqu’à dix ans des trans sous Androcur et hormonothérapie, s’ils ne crèvent pas avant avec un foie en béton, ce sont de bons candidats à l’opération  ».

Pacsé avec un homme du même établissement, celui-ci devient désormais l’objectif pour faire craquer Chloé.
« Monsieur, le problème pour votre réinsertion, c’est Chloé  », a-t-il pu entendre. « Vous serez plus heureux quand elle sera partie. Il faut qu’elle soit transférée. »
Alors que l’exécution de la peine doit assurer le maintien des liens familiaux et qu’implicitement le Tribunal administratif de Paris a admis que deux détenus, pacsés et exécutant leur peine dans la même cellule ont droit à une vie de famille normale, au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

L’autorité judiciaire de Caen n’est pas non plus empreinte de toute critique [2].

L’administration n’en veut plus : l’opération ayant été refusée, elle reste un homme en vertu de son sexe, et en dépit de son changement d’identité civile. Son genre n’est donc jamais pris en considération. C’est un paquet encombrant qu’il convient de ne plus croiser dans les couloirs de cette prison, que le transsexualisme et l’homosexualité dérangent (http://prison.eu.org/spip.php?article13625).

Chloé doit-elle davantage subir la peine prononcée par les juridictions de jugement ?
Elle qui a été violée, agressée, rackettée, manipulée, maltraitée, insultée, mourante par deux fois, s’est faite une vasectomie elle-même, s’est découpée ses testicules pour que le traitement hormonaux agisse mieux, qui a perdu la moitié de la vue, s’est vue entendre dire qu’elle était la transsexuelle qui avait le plus souffert pour arriver au protocole médicale.

En dépit de cela, et contrevenant aux expertises de deux psychiatres, l’opération définitive lui a été refusée.

Dès lors, si les vexations et insultes quotidiennes paraissent sans conséquences face à la douleur physique ressentie, à ce jour, elles ne peuvent qu’accabler davantage Chloé.

Ban Public réaffirme son indignation quant aux comportements allégués et à l’inhumanité dont font manifestement preuve le corps médical en charge de l’examen de la demande de Chloé, ainsi que le personnel de surveillance du Centre Pénitentiaire de Caen, non exempt de précédents (http://prison.eu.org/spip.php?article13625).

Ban Public demande que les autorités saisies agissent au plus vite afin que toute la lumière soit faite dans ces affaires et que Chloé puisse exécuter sa peine dans des conditions sereines.

Ban Public exige que l’administration pénitentiaire prenne ses responsabilités quant au comportement du personnel de Caen.

Ban Public affirme
 que le transfert de Chloé ou de son partenaire aura des conséquences dramatiques pour l’un comme pour l’autre.

Ban Public rappelle que «  le droit ne s’arrête pas aux portes des prisons.  » (Cour EDH, Ch. 28 juin 1984, Campbell et Fell c. Royaume-Uni, Req. n° 7819/77 § 67-73)

Ban Public rappelle également que :
1. Les propos, insultes, menaces et discriminations en raison de l’orientation sexuelle sont punis par la loi pénale.
2. Le code de procédure pénale impose aux personnels pénitentiaires d’agir avec respect à l’égard des personnes incarcérées.

Les articles D219 et D220 du Code de procédure pénale disposent :
• Les membres du personnel doivent, en toute circonstance, se conduire et accomplir leur tâche de telle manière que leur exemple ait une bonne influence sur les détenus et suscite leur respect.
Ils doivent s’abstenir de tout acte, de tout propos ou de tout écrit qui serait de nature à porter atteinte à la sécurité et au bon ordre des établissements et doivent remplir leurs fonctions dans des conditions telles que celles-ci ne puissent préjudicier à la bonne marche des procédures judiciaires
.[…] (D219 CPP, al.1 et 2)
• Indépendamment des défenses résultant de la loi pénale, il est interdit aux agents des services déconcentrés de l’administration pénitentiaire et aux personnes ayant accès aux établissements pénitentiaires :
– de se livrer à des actes de violence sur les détenus ;
– d’user, à leur égard, soit de dénominations injurieuses, soit de tutoiement, soit de langage grossier ou familier
 […] (D220, al.1 et 2)

La loi du 24 novembre 2009 dite loi pénitentiaire a créé un code de déontologie à l’égard du personnel pénitentiaire dont les articles suivants sont issus :
• Article 3
L’administration pénitentiaire s’acquitte de ses missions dans le respect de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, de la Constitution, des conventions internationales, notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, et des lois et règlements.
Les valeurs de l’administration pénitentiaire et de ses membres résident dans la juste et loyale exécution des décisions de justice et du mandat judiciaire confié et dans le respect des personnes et de la règle de droit
.

• Article 6
Tout manquement aux devoirs définis par le présent code expose son auteur à une sanction disciplinaire ou au retrait, dans les conditions fixées par le code de procédure pénale, du titre en vertu duquel il intervient au sein des services de l’administration pénitentiaire, sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale.

• Article 13
Le personnel qui serait témoin d’agissements prohibés par le présent code doit s’efforcer de les faire cesser et les porter à la connaissance de sa hiérarchie. Si ces agissements sont juillet constitutifs d’infractions pénales, il les porte également à la connaissance du procureur de la République.

• Article 15
Le personnel de l’administration pénitentiaire a le respect absolu des personnes qui lui sont confiées par l’autorité judiciaire et de leurs droits. Il s’interdit à leur égard toute forme de violence ou d’intimidation. Il ne manifeste aucune discrimination. Il ne doit user ni de dénomination injurieuse, ni de tutoiement, ni de langage grossier ou familier. Il manifeste le même comportement à l’égard de leurs proches.

Ban Public rappelle la position de Thomas Hammaberg, Commissaire aux Droits de l’Homme dans son document « droit de l’Homme et identité de Genre » du 29 juillet 2009 et ses recommandations aux Etats membres, dont la France, pays des droits de l’Homme, n’a guère fait application

Ban Public alerte toutes les autorités compétentes, tous les journalistes, et tous les citoyens pour que cette situation soit dénoncée.

Contact Presse :
redaction@banpublic.org

[1] On peut regretter toutefois que le législateur n’est pas rendu les avis du contrôleur contraignants

[2] Si elle est parfois prompte à poursuivre devant les tribunaux le comportement de certains détenus, il est à noter que depuis un an, Ban Public a été avisé d’une part de poursuites sur une infraction imaginaire (entrainant la nullité des poursuites contre le détenu et mettant à néant son projet de transfèrement), ou d’un classement sans suite pour les insultes subies par deux détenus de l’établissement.
Pourtant, la Constitution ne lui indique-t-elle pas qu’elle est gardienne de la liberté individuelle ?
Ajoutons à cela, une application des peines qui rejette tous les aménagements de fin de peine (alors qu’il est démontré que c’est la meilleure solution pour lutter contre la récidive et assurer les intérêts de la société et des condamnés), qui refuse une demande de permission de sortie alors qu’un certificat médical est produit, mais aussi un tribunal administratif qui est sourd aux demandes des prisonniers (froid glacial dans les cellules disciplinaire et refus du tribunal administratif pour faire constater ces conditions, absence de notifications de décisions de sanction empêchant tout recours devant les tribunaux, détenus faisant office de gardes malades etc.)


La direction allemande de Meister a envoyé dimanche une quinzaine d’hommes sur le site de Sprimont, en province de Liège, pour y récupérer trois camions remplis de matériel. Les syndicats se sont opposés à cette « manœuvre de force », déterminés à ne pas laisser sortir le convoi. La milice est finalement sortie du site, sous escorte policière. Une information judiciaire est ouverte à Liège.

Le procureur du Roi de Liège, Danièle Reynders, a ouvert une information judiciaire. Cette information judiciaire s’appuie sur trois plaintes qui sont parvenues au parquet de Liège.

« Trois ouvriers ont porté plainte pour coups et blessures à la suite de l’intervention d’une milice privée sur le site de l’entreprise liégeoise« , a confirmé le parquet de Liège.

« Plusieurs sociétés voisines de la société Meister ont également déposé plainte mais pour l’enlèvement de palettes de marchandises qui ont été utilisées par les travailleurs pour se réchauffer devant le site de l’entreprise« , a ajouté Danièle Reynders. « La troisième plainte concerne l’intervention d’une milice privée venue d’Allemagne. Selon la loi Tobback, les sociétés de gardiennage doivent obtenir une autorisation pour opérer sur le territoire belge. Les sociétés, belges ou étrangères, qui ne disposent pas de cette autorisation tombent sous le coup de la loi sur les milices privées et sont passibles de poursuites judiciaires. »

« Des méthodes terroristes »

Les syndicats de la société Meister se sont réunis lundi avec le conciliateur social à l’auditorat du travail de Liège. Ils ont donc commencé par déposer plainte, en front commun, contre le groupe auquel appartient leur société. « L’épreuve de force dont nous avons été victimes relève du jamais-vu et ne peut rester sans suite. Ces actes s’apparentent à de véritables méthodes terroristes et de sauvageries totalement inconnues dans notre système de concertation sociale » a expliqué Gabriel Smal, secrétaire principal CSC Metea.

Autour de la table à Liège se trouvaient les syndicats, les avocats de la direction liégeoise de Meister ainsi que le conciliateur social, Jean-Marie Fafchamps: « La négociation s’est déroulée dans un climat tout à fait correct. Il y a des pistes sérieuses et crédibles qui ont été mises sur la table ». L’une des pistes évoquée a notamment été de nommer un administrateur délégué provisoire chargé de payer les salaires et de poursuivre l’activité industrielle. « Nous avons prévu une nouvelle réunion demain à 10 heures 30 afin de valider les pistes qui seront examinées par la direction allemande d’une part et par les organisations syndicales d’autre part. Je pense qu’on est sur la bonne voie » a conclu le conciliateur.

Le syndicat allemand IG Metall, par la voix de Harry Domnik, dirigeant du bureau local IG Metall à Bielefeld (nord-ouest), a « très fermement »condamné l’action de la « milice privée » dimanche à l’usine Meister de Sprimont, a indiqué lundi le syndicat CSC-Metea.

Armés de matraques

Ce dimanche après-midi, vers 14h, une quinzaine d’hommes, gilets pare-balle sur le dos et armés de matraques, de battes de baseball et de sprays lacrymogènes, se sont introduits dans l’entreprise Meister de Sprimont. Un véritable commando d’une société privée de gardiennage allemande envoyée par la direction pour récupérer des pièces de voitures fabriquées dans sa filiale belge.

Les syndicats étaient décidés à s’opposer à cette manœuvre. Les agents privés de sécurité ont sorti de force violemment le personnel. Trois ouvriers ont porté plainte pour coups et blessures. Une trentaine de policiers sont arrivés sur place. Les hommes du groupe privé ont été bloqués à l’intérieur avec trois camionnettes et deux camions. Dehors, une cinquantaine de travailleurs et de syndicalistes refusaient de les laisser sortir.

Le conciliateur social, Jean-Marie Fafchamps, est arrivé sur place en début de soirée. Il a annoncé qu’un conseil d’entreprise extraordinaire devait être organisé. En attendant, il a été interdit à la milice de sortir du site. Le bourgmestre de la commune a également décidé d’interdire, pour des raisons d’ordre public, tout mouvement de véhicule « tant que la réunion du conseil d’entreprise extraordinaire n’a pas eu lieu« , a-t-il expliqué (écoutez, ci-contre).

Vers 19h30, une délégation de la FGTB et de la CSC est entrée dans le bâtiment avec le conciliateur social pour tenter de négocier avec les membres de cette milice. Peu avant 21h, on apprenait que les négociations étaient interrompues et qu’un membre de la direction allemande était toujours attendu sur place. La direction allemande de Meister a demandé aux travailleurs de laisser passer ces personnes avec le matériel. Ce qu’ils ont refusé. Travailleurs et syndicalistes se disaient prêts à y passer la nuit.

Il faut savoir que les relations sont tendues depuis quelques jours chez Meister Benelux entre la direction et le personnel. Les travailleurs ont appris lundi, lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire, que deux importantes commandes qui devaient être réalisées sur le site belge de Meister seront traitées ailleurs (République tchèque). Mercredi, la direction avait été séquestrée par les travailleurs à Sprimont.

Cette nuit, les relations se sont fort heureusement apaisées. La milice a d’ailleurs quitté les lieux vers 1h30, sous escorte policière.  »En définitive,déclare Jean-Luc Noirfalise (FGTB), c’est ceux qui sont venus nous agresser qui sont protégés par la police. » Aucun matériel n’a été emporté.  »Ils sont partis bredouilles, j’espère qu’ils vont être sanctionnés par la justice. »

Le calme revenu, l’amertume et la colère n’en demeurent pas moins encore fortement présentes du côté des travailleurs et leurs organisations.  »Je pense que l’on vient de toucher le sommet de l’intolérance sociale, commente Jean-Luc Noirfalise. Payer une milice privée pour boycotter les travailleurs et les syndicats, c’est du jamais vu ! Ce sont des exemples qui se sont passés dans les années 30 (…) C’est le début d’une société dictatoriale. Je crois qu’un état de droit, s’il veut l’être encore, se doit de réagir très rapidement. Nous, à la FGTB, nous allons le faire. »

L’UWE « condamnera toujours tout acte de violence, d’où qu’il vienne« 

L’Union Wallonne des Entreprises (UWE)  »condamne et condamnera toujours tout acte de violence d’où qu’il vienne. » Et de continuer en soulignant qu’elle est  »d’accord avec les leaders syndicaux pour dire que nous vivons dans un État de droit et que la loi doit être respectée par tous et en toutes circonstances », ajoute-t-elle en s’étonnant toutefois de la réaction du monde politique.

« Les autorités sont toujours promptes à stigmatiser un entrepreneur, mais nous attendons toujours le premier mot de condamnation de la séquestration illégale de la direction en milieu de semaine dernière. Condamnation que nous attendons toujours bien sûr aussi du côté syndical« , souligne ainsi l’Union wallonne des Entreprises.

« A défaut de réaction contre ces séquestrations, on peut craindre une escalade dans les actions musclées, comme les faits de ce dimanche l’ont prouvé », conclut l’UWE.

La ministre de l’Emploi condamne les méthodes de la direction

Monica De Coninck a en effet condamné « avec la plus grande fermeté » la manière avec laquelle la direction de Meister Benelux a tenté de mettre la main sur des camions situés sur le site de l’entreprise. « Le recours à ce que les différents témoignages qualifient de milice privée et la violence avec laquelle celle-ci semble avoir opéré relèvent d’un comportement inqualifiable digne d’un autre temps et contreviennent aux principes fondamentaux de notre état de droit« , a-t-elle indiqué dans un communiqué.

La ministre (sp.a) ajoute qu’elle s’entretiendra lundi avec le conciliateur social que le SPF Emploi a envoyé sur place dès dimanche. Selon la ministre, il appartient à la direction de rétablir un climat social susceptible de ramener la sérénité que la situation impose.

Si la ministre affirme « ne pouvoir souscrire » à la séquestration de la direction survenue la semaine dernière, elle saisit pleinement la nécessité pour les travailleurs d’être informés et rassurés quant à l’avenir des activités sur le site de Sprimont. Pour elle, la décision de la direction de réaffecter plusieurs commandes importantes a « semé le trouble » chez les travailleurs. « Il appartient dès lors à la direction de clarifier la situation par l’entremise d’un dialogue sérieux et respectueux avec les travailleurs« , conclut-elle.

Des pratiques « au fumet fascisant »

La MWB-FGTB a également réagi. Elle « dénonce avec force des pratiques au fumet fascisant, qui constituent une agression flagrante contre le monde du travail et remettent gravement en cause les fondements mêmes de notre démocratie. »

« La MWB-FGTB s’étonne de n’avoir vu aucune interpellation ni administrative, ni judiciaire à l’encontre d’individus armés et caparaçonnés« , poursuit le syndicat qui « exige qu’au plus vite les représentants patronaux les rejoignent sereinement à la table des négociations. »

C.B. avec M.-P. Deghaye et E. Dagonnier

Source : RTBF


Les loyers et les charges liées au logement (eau, gaz, électricité, chauffage..) ne cessent d’augmenter. Par contre, les ressources des familles déjà durement touchées par la crise baissent et le chômage explose. Les expulsions de locataires sont de plus en plus nombreuses et le droit au logement n’existe plus. L’expulsion est une pratique barbare qu’il faut abolir. Le marché n’a qu’un seul objectif : permettre à ceux qui ont déjà de l’argent d’en gagner encore plus. Le logement est un droit fondamental qui doit sortir de cette logique de marché. L’État a dépensé notre argent pour aider les banques et les patrons. Il doit aujourd’hui le reprendre pour permettre l’accès à tous à un logement pérenne. Quelles que soient nos ressources ce logement doit correspondre à nos besoins, à nos aux souhaits nous permettre de nous épanouir. Il faut que disparaissent les dispositifs de contrôle social : nous n’avons pas besoin qu’on nous impose un accompagnement social, nous voulons des logements et les moyens de vivre dignement ! C’est l’indignation, la colère qui doivent nous guider. C’est la justice sociale et non la charité que nous réclamons !

Nous exigeons :

  • l’arrêt des expulsions,
  • le droit au maintien dans les lieux,
  • l’application de la loi de réquisition,
  • le droit à un logement décent pour tous,
  • la construction de logements sociaux accessibles à tous (PLAI),
  • l’arrêt des démolitions de HLM sans construction préalable,
  • le libre choix de son quartier de résidence,
  • l’encadrement des loyers et des charges locatives du secteur privé et public.

Stop à la résignation ! Organisons notre combat !

Manifestation unitaire samedi 10 mars 2012 (14h30, place de la République, Lille)
organisée par les Ateliers Populaires d’Urbanisme (APU Moulins, Wazemmes & Vieux-Lille),
la CNL 59/62, l’INDECOSA CGT, la CNT 59/62.

Pour co-signer cet appel : apu.moulins@gmail.com ou apu.moulins@free.fr.


Le collectif de résistance à la répression et à l’intimidation des militants et des mouvements sociaux (CRIMMS) appelle à un débat et à une manifestation le samedi 17 mars à Lille dans le cadre de la journée internationale contre les politiques sécuritaires (c’est aussi le jour de la manifestation commémorative de l’expulsion de St Ambroise). Un tract est en cours de préparation.

Au programme :

  • 10h30 : à Lille-sud (le lieu exact sera annoncé ici prochainement), débat sur les différents rapports consacrés à la répression policière.
  • 12h30 : auberge espagnole.
  • 14h : manifestation à partir de la place du cimetière (Lille-sud) vers le centre de Lille en passant par plusieurs points symboliques de la lutte des sans-papiers.
  • A la fin de manifestation : pièce du Théâtre de l’Opprimé sur le quotidien des sans-papiers + projection de film.

Après les (dé)mesures de carte scolaire, après le démantèlement des RASED, nous apprenons maintenant que le ministère de l’Education Nationale signe la mise à mort des psychologues scolaires. Cette mise à mort se fait de manière très insidieuse, sans annonce officielle. Pour cela, il suffit au ministère de fermer certains centres de formation : Lille, Aix-Marseille, Grenoble, soit 50 % des centres actuels ! Les responsables des centres ainsi sacrifiés n’ont même pas été informé(e)s et se sont trouvé(e)s sous le fait accompli ! Par cette volonté (pas même affichée) de démanteler l’aide aux élèves en difficulté, le ministère montre une fois de plus sa volonté de détruire l’école publique pour toutes et tous ! Alors que le besoin de psychologues scolaires (et de l’ensemble des RASED) se fait de plus en plus criant sur le terrain, le ministère poursuit sa politique aveugle de casse de l’école publique. Nous refusons la fermeture des centres de formation de Lille, Grenoble et Aix-Marseille. Nous exigeons au contraire le développement de la formation des psychologues scolaires (et des maîtres spécialisés).

Signez la pétition en ligne.

La CNT, Sud-Éducation, la CGT Éduc-Action,  le SNU-ipp, le SE-unsa, l’AME 62 et le collectif RASED 62 soutiennent ces revendications.

GDALE : Prochain samedi noir

Publié: 26 février 2012 par luttennord dans Infos, Rendez vous

Le prochain Samedi Noir aura lieu le samedi 3 mars de 15h à 18h au Centre Culturel Libertaire, 4 rue de Colmar à Lille, métro Porte des Postes.

Le Samedi Noir est ouvert à toutes les personnes intéressées par les idées et activités anarchistes et libertaires. Nous y discuterons autour d’un thé ou d’un café des luttes qui se mènent ou seraient à mener dans la région. Ce sera l’occasion de demander ou de proposer des coups de mains pour réaliser des actions ou les faire connaître.

Comme tous les samedis, la bibliothèque sera ouverte.

Organisé par le GDALE-CGA

Entrée Libre