Archives de février, 2014

Cité minière à Liévin entre expulsion et démolissions

Publié: 27 février 2014 par luttennord dans Infos

Pour plus d’information nous vous invitons à consulter l’article de Politis 62

http://www.politis62.org/site/index.php?title=Pas-de-Calais_Habitat_:_un_bailleur_%22social%22

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Contre les fascistes de Sauvons Calais

Depuis une semaine, le collectif Sauvons Calais appelle à des rassemblements quotidiens pour protester contre l’ouverture d’un squat à Coulogne (commune limitrophe de Calais) par des sans abris aidés par le
collectif No Border. Ces attroupements fielleux de décervelés nostalgiques du troisième Reich se sont
traduits par des jets de pierres et de cocktails Molotov, des menaces envers les personnes hébergées et leurs soutiens, et des tentatives d’entrer en force dans le logement occupé. Tout cela sous les yeux d’une police complaisante.

Face à la montée des violences commises par les nervis d’extrême droite à Calais, en France et dans le reste de l’Europe, il est indispensable de faire obstacle à la diffusion des idées et des actes xénophobes. En solidarité avec les migrant-e-s et les militant-e-s qui les accompagnent, nous nous joignons au rassemblement, samedi 1er mars à partir de 14h30 place d’Armes à Calais.

LA RUE NE LEUR APPARTIENT PAS !
Solidarité Antifasciste.

Premiers signataires : Action Antifasciste NP2C, CNT


Nous sommes les habitants et habitantes de la maison au 122 rue Émile Dumont à Coulogne qui fait tant parler d’elle, malgré elle. Nous nous adressons à vous parce-que nous craignons pour notre intégrité psychologique, physique, et pour l’avenir de notre nouvelle ville. Depuis presque une semaine maintenant, notre maison est le théâtre d’un déversement de violence et de haine qui déferle en toute impunité. Contrairement à d’autres citoyens qui bénéficient du droit au respect de la vie privée, nous sommes aujourd’hui contraints de communiquer sur notre vie personnelle. Nous sommes un couple d’européens sans abris, et nous souhaitons rendre publique l’extrême dangerosité de la situation dont nous sommes victimes actuellement.

Nous avons emménagé dans cette ancienne ferme le lundi 10 février, la police a réalisé notre présence le samedi et a tenté de contacter le propriétaire du lieu (le bailleur Cottage de Flandres qui a racheté la propriété à la commune de Coulogne), considérant que s’ils réussissaient à le joindre dans les 48 heures ils pourraient nous expulser, au motif de flagrance, sans passer par les tribunaux. La manipulation et la désinformation sur la situation de notre maison a commencé dès ce moment, puisque les autorités ont pris en considération la présence des habitants à partir du moment où il les ont vu, alors que ces derniers pouvaient prouver qu’ils étaient là depuis plusieurs jours déjà. Malgré cette volonté de détourner les procédures judiciaires, ils n’ont pas réussi à contacter le propriétaire et ont donc été contraints d’engager une procédure en justice devant le tribunal d’instance.

Dès samedi, nous avons entendu les premiers propos agressifs émanant de deux voisins qui ont menacé de brûler la maison, nous regardant en jouant avec une masse. Ils ont ensuite contacté (ou font partis) du collectif « Sauvons Calais », pour les mettre au courant de l’existence de notre habitation, et tout a commencé… Rappelons que ce collectif, qui s’exprime notamment au travers d’une page facebook et de l’organisation de manifestations anti-immigration à Calais, a été créé suite à l’appel à la délation rédigé par la maire de Calais, Natacha Bouchard, pour « sauver » Calais, de l’ « invasion » des migrants, des no-border, de la préférence étrangère, des squats…Les membres de ce collectif ont activement propagé des rumeurs sur qui nous étions et pourquoi nous étions dans cette maison, les ont rendu publique sur facebook sans posséder aucune preuve de ce qu’ils avançaient, ont déchaîné les passions, s’imposant par la violence pour nous contraindre à quitter notre habitation.

Dimanche soir, une voiture avec à son bord un administrateur et porte parole du collectif « Sauvons Calais », Kevin Rêche, s’est arrêtée, et ses occupants ont brandi un drapeau français et ont mis de la musique. Lundi, ces personnes sont revenues dans l’après-midi avec d’autres individus réclamant notre expulsion, sous le regard des forces de police, et un appel à se rassembler devant chez nous le lendemain aux alentours de 14h00 à été posté sur la page facebook de « Sauvons Calais ». Mardi, aux alentours de 6h30, trois individus coiffés de perruques ont pénétré par effraction dans la cour de la maison, cassé la vitre de la porte d’entrée et les volets de la fenêtre de la façade côté rue, essayé de forcer la porte arrière tout en proférant des menaces de mort : « si on rentre on vous viole et on vous tue », « salope, je vais te pénétrer ! ». La police est arrivée 15 minutes après que nous les ayons appelé et ont arrêté deux de nos agresseurs. Nous nous sommes rendus au commissariat de Calais pour déposer plainte et ils ont refusé de la recevoir. Ils nous ont de surcroît intimidé en appelant quatre autres policiers pour nous faire comprendre qu’il n’était pas possible pour nous de bénéficier de ce droit (rappelons qu’il est illégal de refuser d’enregistrer une plainte, surtout lorsque la victime emmène avec elle des preuves permettant d’identifier les auteurs des dégradations survenues à son domicile).

Les rassemblement se sont intensifiés les jours suivants et ont grossi en nombre (50-60 personnes) et en durée, s’accompagnant d’insultes, de menaces de mort, de jets de pierre, particulièrement en fin de soirée. En l’absence d’une quelconque mesure (pas d’arrestation, pas de contrôle d’identité) prise par les forces de l’ordre pourtant présentes sur les lieux une partie de la journée et de la soirée et contraintes de venir suite à nos appels incessants, les jets de projectiles (pierres et billes de plombs) se sont intensifiés. Jeudi soir, aux alentours de 22h30, ils ont proliféré, sous la présence passive de seulement trois agents de police, laissant le toit percé de nombreux et larges trous, et une blessée suite à une chute de tuile sur son épaule. Ce n’est qu’après de nombreux coups de fils que la police s’est résignée à envoyer du renfort, minimisant l’importance des dégradations et du danger que nous encourions alors que 50 à 60 personnes nous assiégeaient et détruisaient notre maison. Nous avons également passé le vendredi sous les jets de pierre, perpétrés notamment au cours du « sit-in » appelé par « Sauvons Calais » à 14 heures auquel a répondu une soixantaine de personnes. Effrayés par cette présence massive et ces jets de pierres et de plombs qui n’en finissaient pas malgré la présence policière, nous avons appelé des amis en soutien qui sont d’ailleurs venus avec l’une des habitantes du lieu qui tentait de rentrer chez elle après avoir miraculeusement réussi à sortir. Nos amis nous ont rapporté que les gens présents au rassemblement, dont des membres bien connus de « Sauvons Calais », les ont insulté : « grosse pute », « salope », « nique ta mère », « noir gueule », menacés de mort dans « les chambres à gaz », de « brûler la maison avec les gens dedans », pointé un laser dans leurs yeux et lancé des pétards directement sur eux.

Malgré ces actions agressives, la police nationale qui se trouvait au milieu s’est montrée très inégale dans sa gestion de la situation, nous enjoignant de partir, exigeant de nous un recul, tandis qu’ils peinaient à prendre la moindre mesure restrictive à l’encontre des agresseurs qui ont pu continuer à les insulter et tenter de les attaquer (notamment en passant par derrière) à deux reprises et pendant deux heures. Le comportement de la police ce soir a été déplorable, des membres d’entre eux ayant affirmé qu’ « il n’y avait pas de problèmes », que « personne n’était en danger » que c’était, somme toute, seulement « des jets de projectile sur une habitation qui va être détruite », et sont allés jusqu’à dénier l’existence même des jets de pierre alors que nos amis pouvaient clairement les entendre. Ils ont également reconnu que leurs « ordres n’étaient pas clairs », et que la situation resterait certainement telle quelle jusqu’à lundi, personne n’étant autorisé à rentrer dans l’habitation, tolérant de fait l’instauration d’un état de siège des gens à l’intérieur.

Ainsi, la prolifération de la propagande diffusée par la page facebook de « Sauvons Calais » et leur présence active dans les rassemblements à Coulogne, combinée à l’absence de réaction des autorités et leur indécision, ont entraîné l’intensification de l’agressivité et du nombre des protestataires. Les commentaires injurieux, racistes, les incitations à la haine et au meurtre, les appels à brûler la maison et ses occupants et les appels aux armes n’ont cessé d’augmenter. Notons également que les administrateurs de la page facebook de « Sauvons Calais » peuvent filtrer les commentaires, et le font par ailleurs pour supprimer toute forme d’expression contradictoire, mais laissent se multiplier les incitations à la haine et à la violence raciale, qui constituent un crime puni par la loi et dont les auteurs pourraient être facilement inquiétés si la police s’en donnait la peine (vous pouvez trouver toutes les traces de ces exactions sur leur facebook et nous vous invitons à utiliser ces preuves pour dénoncer publiquement leur dangerosité et leur illégalité). Deux poids, deux mesures, lorsqu’une personne jette un chat contre un mur et poste la vidéo sur facebook, elle est retrouvée, arrêtée, emprisonnée, mais, lorsque des gens appellent à la haine raciale, à l’incendie criminel et accompagnent leurs menaces d’agression physique, ils ne font face à aucune conséquence.

Le collectif Sauvons Calais a activement manipulé la diffusion d’information sur la nature de notre maison, affirmant publiquement qu’elle allait être envahie par des migrants, notamment les femmes et les enfants qui vivent au squat 51 boulevard Victor-Hugo et des « no border ». Cette maison n’est pas habitée par des migrants dans le passage, et un simple effort de logique l’explique. Quel intérêt pourrait bien trouver la population migrante à vivre à Coulogne, loin des lieux de passage, du lieu de distribution alimentaire, et des espaces qui sont au cœur de leur vie sociale ? Cette propagande a pour unique objectif de manipuler les émotions et les peurs des gens afin de créer un climat conflictuel qui sert les intérêts politiques de ce collectif et de son discours xénophobe. Un des riverains à Coulogne a d’ailleurs déclaré à la presse qu’on lui avait annoncé la venue d’une « cinquantaine de migrants », mais que rien ne s’était passé. Ils ont, en tout cas, gagné la présence quotidienne d’une cinquantaine de français violents et agressifs. Soulignons également que, concernant le cas des femmes et des enfants de Victor-Hugo, les membres du collectif seraient bien avisés de demander au préfet quelques clarifications sur l’avenir de leur hébergement. Il pourrait sans doute leur expliquer qu’il a discuté avec différents acteurs de la sphère associative et que des négociations sont en cours, et qu’il n’y aura pas d’expulsion de Victor-Hugo avant l’été…

Quant à la présence de personnes identifiées comme membres de « No Border », les labels ne nous importent pas, nous avons simplement sollicité l’aide d’individus qui avaient les ressources, l’envie et la disponibilité de nous soutenir dans notre démarche et notre lutte pour le droit au logement. Si nos soutiens sont à présent plus visibles, c’est simplement que notre isolement nous terrorise et que nous avons besoin d’aide pour pouvoir vivre tranquillement chez nous. L’habitante qui a mis son nom sur la maison a même rencontré une famille de Coulonnois expulsable au mois de mars, afin de les inviter à vivre avec elle. Maintenant, cet espoir de solidarité est également en péril, et ce à cause de ceux là mêmes qui prétendent lutter pour la tranquillité des Coulonnois…Tranquillité dont le prix à payer est la mise en danger d’autrui ! Cette jeune femme qui a élu son domicile dans la maison est d’ailleurs à la rue en ce moment et est condamnée à ne pas pouvoir entrer ou sortir librement de son domicile.

On cherche également à nous faire croire que tous ces gens qui se rassemblent pour exiger notre expulsion sont uniquement des Coulonnois et des riverains alors que, dans des commentaires postés sur la page de « sauvons calais », des Calaisiens déploraient l’absence des Coulonnois, peu nombreux dans ces rassemblements. De surcroît, nous avons pu voir sur leur page que les membres du collectif Sauvons Calais avaient déjà impulsé une dynamique similaire à celle à l’oeuvre à Coulogne avec ce qu’ils considéraient comme d’autres « squats de migrants », dont ils avaient indiqué l’adresse, et dont la fenêtre avait fini brisée.

Ce harcèlement et ces agressions doivent cesser à présent ! Pétrifié qu’il soit à l’idée de protéger publiquement un lieu qu’il considère comme un « squat illégal », le préfet se substitue à la justice, et, par calcul politique, privilégie la passivité. Étant le garant de l’ordre publique et du respect de la loi, il doit assumer pleinement son rôle, la tolérance de telles violations de la loi dans un état de droit est particulièrement préoccupante. Est-il vraiment viable de reculer devant des gens qui invoquent les chambres à gaz comme solution pour les habitants de la maison, appellent au viol des habitantes, causent des dégradations et troublent l’ordre publique ?

Il est temps d’enjoindre le préfet à prendre ses responsabilité pour ne pas laisser la peur et l’arbitraire régner. Il est temps d’interdire ces rassemblements destructeurs devant notre maison. Il est temps de dissoudre le collectif « Sauvons Calais ». Il est temps… avant qu’il ne soit trop tard. Nous appelons les Calaisiens et Calaisiennes, les Coulonnois et Coulonnoises à s’exprimer et à se mobiliser contre ces manifestations violentes et haineuses qui leur portent préjudice. Nous appelons toute organisation, média, collectif, personne à se mobiliser selon leurs compétences, leur champs d’actions et leurs choix stratégiques, pour que les auteurs de ces crimes soient contraints de faire face aux conséquences de leurs actions. Nous avons besoin de vous pour que cette situation qui nous concerne tous et toutes ne soit plus subie dans l’isolement. Nous vous invitons à vous rendre sur place selon vos disponibilités pour observer vous-mêmes la situation, si vous êtes une personne isolée ou un groupe peu nombreux, il est préférable de nous joindre à ce numéro, étant donné l’atmosphère électrique : 06 05 89 52 01. Vous pouvez également envoyer un mail à cette adresse et nous essaierons au maximum de vous envoyer rapidement les preuves que nous avons accumuler : emiledumont122@gmail.com
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A lire aussi :


25/02 : L’Action Antifasciste NP2C signale que le tatouage du membre de Sauvons Calais sur la gauche de la première photo est également un symbole néo-nazi : une rune d’Odale, emblème des jeunesses hitlériennes.

Nous vous parlions jeudi de Sauvons Calais. L’organisation, qui se présente comme « apolitique » et « pacifique », organise depuis quelques semaines des manifestations contre la présence de migrants à Calais et fiche sur internet les militants associatifs qui viennent en aide aux sans papiers, en particulier ceux du groupe No Border.

La tension est encore monté d’un cran lors de l’ouverture d’un squat à Coulogne (commune limitrophe de Calais) par des sans abris aidés par le collectif No Border. Le collectif Sauvons Calais, toujours prompt à taper sur les plus démunis, c’est emparé de l’affaire. Résultat : rassemblements haineux devant la maison occupée, jets de pierre, intimidation envers les personnes hébergées et leurs soutiens, fichage, delation et tentative d’entrer en force.

On savait le collectif proche du Front National, on sait désormais que le FN fait faire le sale boulot par des militants de groupuscules néo-nazis. Unis dans l’action, les fascistes de Génération Identitaire n’hésitent pas non plus à mettre la main à la patte.

Cette véritable petite milice fasciste se sent toute puissante dans le Calaisis. Pourtant elle tremble lorsqu’une poigné d’antifascistes vient perturber l’un de ses rassemblements xénophobe. Et elle tremblera encore.

Voici quelques photos qui montrent, si il en était encore besoin, que Sauvons Calais est un regroupement de racistes, de néo-nazis, de membres de groupuscules d’extrême droite, de sexistes et de consanguins :

Kevin Reche Calais

Kevin Reche, porte parole de Sauvons Calais (à droite), tatoué de l’insigne de la division SS Nordland (une croix gammée stylisée), en compagnie de l’un de ces acolyte tatoué d’une croix celtique.

Sauvons Calais Génération Identitaire

Jimmy (à gauche), membre du groupuscule fasciste Génération Identitaire (les responsables de l’attaque de la mosquée de Poitiers), portant un t-shirt « Sauvons Calais » en compagnie de Kevin Reche.

Sauvons Calais Front National

Des membres de Sauvons Calais, dont Kevin Reche, diffusant un tract du Front National pour les municipales.

Reche FN

Avec les commentaires c’est encore plus drôle !

Facebook Sauvons Calais

Le compte Facebook de Sauvons Calais, ami avec Génération Identitaire ainsi qu’avec le Bloc Identitaire Flandres, groupuscules issus d’Unité Radicale, organisation d’extrême droite interdite après la tentative d’assassinat de Chirac.

Didier menace de tuer des migrants.

Commentaire sexiste
Commentaire sexiste et insultant d’un membre de « Sauvons Calais » à propos d’une militante associative dont la photo a été publiée sur la page Facebook de Sauvons Calais. Notez que pour un patriote, il parle bien la France…
Un membre du collectif Sauvons Calais et proche des identitaires qui se prépare à la chasse au migrant

Un membre du collectif Sauvons Calais et proche des identitaires qui se prépare à la chasse au migrant.

alysson

Mais vraiment, où va la France ?

Il est temps de barrer la route à ces extrémistes.

Note : toutes ces photos sont disponibles publiquement sur internet. Ceux qui feignent ne pas savoir mentent ou se complaisent dans l’ignorance.

22/02 : A lire aussi (en anglais), Calais: Fascists mobilise against squatters. International call-out for support and solidarity


22/02 : A lire aussi, Sauvons Calais : les miliciens sont dans la rue

Communiqué de camarades du calaisis à propos de « Sauvons Calais », un groupe xénophobe et raciste qui s’en prend aux migrants et aux militants No Border.

Des news du calaisis :

Des personnes ayant un besoin urgent de se loger ont ouvert un squat dans une maison inhabitée depuis des années dans la commune de Coulogne (ville voisine de Calais).
Il n’en fallait pas plus pour que les paranos du collectif « Sauvons Calais » (de l’immigration… et des No Border) ramènent leurs tronches d’adolescents pré-pubères pour crier au scandale !

En effet et selon eux cette maison serait occupée par et pour des migrants !
Nous allons ici surtout nous arrêter sur les propos de leur « chef » (et quel chef !!! Quel charisme !! ^^) : le bien nommé KEVIN RECHE…
Kevin déclare haut et fort à la presse et à qui veut l’entendre qu’il n’est pas raciste ni proche du FN et encore moins néo-nazi…

Eh bien mon petit Kevin, il me semble qu’en plus d’être parano tu sois un brin schizophrène… la preuve par l’image :

Kevin Reche Nazi

Kevin est ici au milieu entouré d’un chasseur et d’un mec qui revendique son année de naissance avec fierté.

Kevin Reche Croix Celtique

Kevin a aussi un tatouage celte !!! Pourquoi ? car dans une de ses vies Kevin a des origines bretonnes !!

Kevin Reche Front National

Kevin n’a rien à voir avec le FN… Comme vous pouvez le voir, notre bon Kevin assume ses idées… (enfin avec ses copains…)


Féminisme

Inégalités et discriminations : avec l’extrême droite, pas de réconciliation !

Depuis quelques semaines maintenant, des parents d’élèves reçoivent des mails et des messages sur leur téléphone portable pour les inciter à retirer une journée leurs enfants de l’école. L’objectif de cette démarche est de lutter, selon leurs propres termes contre la « théorie du genre ». Les arguments développés sont à la fois farfelus (démonstration de la masturbation à l’école maternelle) et totalement sexistes.

La CNT-FTE tient à réaffirmer la nécessité d’une éducation visant à lutter contre les préjugés sexistes et racistes. Une école ouverte à toutes et tous ne saurait tolérer aucun comportement discriminatoire. En outre, cette initiative est clairement une tentative de l’extrême-droite de s’immiscer dans les questions d’éducation. Il y a quelques mois le Front National créait le « Collectif Racine » pour s’adresser au milieu enseignant. Aujourd’hui c’est Farida Belghoul avec « Égalité et Réconciliation », l’organisation d’Alain Soral proche de Dieudonné, qui s’attaquent à l’école. À chaque fois les idées rétrogrades, autoritaires et discriminatoires sont présentes.

La CNT-FTE dénonce avec force ces initiatives d’extrême-droite. Nous tenons aussi à signaler notre inquiétude. En effet cette action n’est pas isolée et l’envoi massif de messages sur les téléphones portables traduit une organisation qui n’est pas à prendre à la légère. Plus que jamais, il est de la responsabilité de toutes et tous de lutter contre les idées d’extrême-droite. Ils ne prônent que discriminations, intolérances et exclusions. Nous défendons la liberté de chacune et chacun, la justice sociale et l’anti-autoritarisme ! No pasaran !!!

Fédération CNT des travailleuses et travailleurs de l’Éducation (CNT-FTE)


Rencontres libertaires Lille

Samedi 8 et dimanche 9 février 2014, la bouquinerie occupée L’Insoumise et la CNT Lille vous invitent à découvrir et à échanger autour de pratiques et d’écrits subversifs, autonomes, libertaires, qui se rejoignent dans une même aspiration à vouloir transformer les rapports sociaux déterminés par le pognon et le salariat. Le choix de ce weekend de résistances, de rencontres et de discussions est d’autant plus pertinent qu’il se tiendra la veille de la date officielle de l’expulsion de L’Insoumise. Comme une manière de signifier aux supplétifs de l’État que la bouquinerie occupée le restera jusqu’au dernier jour.

Durant ce weekend, vous pourrez venir vous nourrir autant spirituellement (bouquins et brochures épicées, tchatches pimentées) que physiquement (cantine végan contre toute forme de régimes politiques). Autour des tables de cuisine, de presse et de librairies à prix libre, nous vous proposons deux temps de réflexion et d’échanges (voir l’affiche).