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« Tribann, identitaires. Nazi et fiers »

Publié: 25 mai 2014 par luttennord dans Infos
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Tribann se présente comme une boutique « militante » et « alternative », pour militants nationalistes et identitaires. Et à première vue, on pourrait n’y voir qu’un simple business grossièrement politique et folklorique, discrètement installée au 104 rue du Port, à Lille.

La vérité est toute autre. Car au-delà de la vente de marques prisées de l’extrême droite, nous assistons récemment à un important rapprochement entre 2 figures de l’extrême droite locale : Luc Pécharman (tenancier de tribann et chef local du groupusculaire parti Nouvelle droite populaire) et Tomasz Szkatulski, skinhead nazi connu sous le pseudonyme de « Gamin« .

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Il y’a quelques temps, Luc Pécharman, annonçait en effet la vente de la marque « Pride France » (« Fabriqué par les blancs, pour les blancs »), au sein de la boutique Tribann, cette marque est la propriété de Tomasz – gamin – Szkatulski, néo-nazi abruti et violent incarcéré à de multiples reprises pour des faits d’armes peu glorieux : agression d’un sdf handicapé en 2008  ou exhibition d’insignes nazis en 2010 …

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Bien qu’il ne soit pas très fûté, ce dernier est convaincu de ses idées d’arrière garde : tatoué d’une croix gammée et du portrait de Rudolf Hess (leader du parti nazi et ami d’hitler), il arbore aussi fièrement le slogan « white power » dans le cou (« pouvoir au blanc »).

 

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Tomasz est également membre de l’organisation clandestine néo-nazie Blood & Honour Hexagone.

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Mais avant d’être une marque, « Pride France » était essentiellement une boutique en ligne vendant divers produits faisant l’apologie du 3ème reich, de la « supposée supériorité » blanche et de la haine raciste. La boutique a subi plusieurs coups d’arrêts avec la suppression de son site web ou de sa page facebook par ses hébergeurs mais n’a jamais réellement cessé son activité, vendant essentiellement sur les réseaux sociaux afin de remplir les poches de son gestionnaire. Le site faisait aussi également la promotion du Blood & Honour Hexagone.

Désormais sur la page d’accueil du site de Tribann figure aujourd’hui le logo « White Clothing 88 » ( L’adresse www.white-clothing88.com renvoie directement sur le site Tribann ), qui signifie simplement « habillement pour les blancs – et 88, pour Heil Hitler (8e lettre del’alphabet -> ‘HH’). C’est encore une fois Tomasz Szkatulski – gamin -qui se cache derrière ce nouveau sigle.

 

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Cette boutique vend également des couteaux, des gants plombés (avec une mention « good night left side » qu’on peut traduire par « bonne nuit gauchistes » ), des treillis militaires. ainsi que de la littérature sur Léon Degrelle, chef SS belge qui aimait se présenter comme « le fils qu’hitler n’a jamais eu ».

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Tomasz Szkatulski transfère vers la boutique tribann actuellement son ancien carnet d’adresse de marque néo-nazis, notamment la marque « black brain », qui produit par exemple ces t shirts à la gloire de la 33e division SS Charlemagne. Il présente lui même le produit sur le site, en ayant pris soin de flouter ses tatouages…

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Mais aussi d’autres marques nazies est-européennes au premier rang desquelles : white rex ou beloyar.

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Discrètement, Tribann fait aussi publicité sur son site pour « Nordic Diffusion 38 », une autre boutique affiliée pour sa part à la « Hammerskin Nation », une autre organisation néo-nazie internationale. On peut s’y procurer, par exemple, des badges à l’effigie d’Adolf Hitler ou des CDs de chants nazis. Histoire d’avoir la panoplie complète !

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Il faut constater clairement les faits : Tribann est un magasin qui a toujours été un repère et un point d’ancrage de l’extrême droite radicale lilloise, jonglant entre ses bonheads de clients et une vitrine quasi-apolitique pour le quidam, désormais elle s’allie bien plus franchement avec des marques étiquetées comme néo-nazies et des militants identifiés comme tel. Ne cachant plus ses amitiés avec la frange la plus arriérée du fascisme contemporain.

Cela n’empêche pas, ni la boutique et son partenaire « gamin » d’entretenir des amitiés de longue date avec un groupe tout autant ignoble mais bien moins sulfureux : les désormais célèbres K-ways jaunes de Génération Identitaire Flandres.

Sous couvert de lutte contre l’islamisation et contre la délinquance, le groupuscule génération identitaire cache en effet difficilement les amitiés avec les pires raclures de l’extrême droite néo-nazie : Entre petites frappes fascistes, nostalgiques du 3ème reich et autres racistes accros à la gonflette médicamenteuse.

Leur chef de file lillois est Aurélien Verhassel, un petit bourgeois élu suppléant au CROUS de Lille qui a profité notamment de l’effondrement de la Vlaams Huis (Maison Flammande – Claude Hermant) et de sa nébuleuse pour faire progresser un groupuscule identitaire : Insula, et en faire aujourd’hui la principale organisation de l’extrême droite radicale lilloise sous le nouveau nom de « génération identitaire ».

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Son travail militant n’y est pas pas pour grand chose. L’extrême droite dans la région s’est recomposée suite aux échecs de tous les projets menés par la maison flammande et son front populaire solidariste (l’alliance avec Troisième Voie de Serge Ayoub). Leurs assos fantômes,succursales régionales et magasins se sont tous successivement cassés la gueule.

Génération Identitaire est aujourd’hui le seul mouvement qui a survécu de cette époque. En gros : ils ont essentiellement profité du marasme politique pour sortir la tête de la merde…

Revenons à notre héros de la France blanche, Aurélien Verhassel se présente publiquement comme un militant politique propre sur lui et toujours prêt à soutenir les plus démunis.

En privé il en est tout autre. Ces quelques captures d’écran nous offrent un aperçu d’avec qui il passe ses week end.

Ainsi Aurélien Verhassel compte justement parmi ses proches amis le nazi Tomasz Szkatulski avec qui il compte participer à la Spartan Race, une espèce de parcours du combattant : Image

Les amitiés avec les nazis, ça dérange pas trop aurélien. Pas vraiment étonnant quand on voit qui annonce sa participation aux soirées de cohésion identitaire (SCI) organisée par ses soins

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Qui est cet individu qui annonce sa participation ? Ce fameux : « Ријсел Фигхт », n’est autre que monsieur Yohan Mutte, un skinhead nazi lui aussi connu pour ses frasques et ses démêlés avec la justice (les antifascistes lillois le connaissent aussi pour quelques rencontres où ses talents d’ancien athlète lui ont permis d’abandonner son pote bubsy sur le pavé, où de s’enfuir à plusieurs autres reprises).

Vous pouvez retrouver une courte présentation sur un ancien article de luttenord, où vous pourrez aussi voir des captures de l’ancien site pride france de gamin, et gamin himself 

Si vous voulez d’autres infos, n’hésitez pas à le googeliser, il s’est fait connaître essentiellement pour l’attaque homophobe du bar gay le vice-versa à lille l’année dernière en marge d’une manifestation de la manif pour tous.

Yohan a précédemment été membre de Troisième Voie et des JNR de Serge Ayoub, groupuscules nationaux-socialistes ultra violents et dissous l’été dernier après le meurtre de notre camarade Clément Méric. Esteban Morillo, l’assassin présumé de notre camarade était lui même membre de Troisième Voie.

Yohan s’amuse aujourd’hui a tagger des croix celtiques dans Lille avec sa petite bande de bras cassés, ils se font appelés les « garçons blancs de lille » (White rijsel boys). Leurs tags sont rapidement repassés par les antifascistes lillois, notamment ceux de l’Action Antifasciste NP2C, mais vous aurez peut être eu l’occasion d’en croiser une ou deux.

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Tag réalisé à proximité de la boutique Tribann la veille du défilé syndical du premier mai. Les fautes sont d'origine".

Tag réalisé à proximité de la boutique Tribann la veille du
défilé syndical du premier mai. Les fautes sont d’origine ».

 

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Sa participation – avec celles d’autres nombreux néo-nazis – aux soirées identitaires organisées par Aurélien Verhassel ne nous étonne bien sûr pas, ainsi que leur présence commune régulière à des évènements locaux comme dans la boutique Tribann par exemple mais aussi à Nieppe récemment lors de l’organisation par Luc Pécharman d’une « journée de synthèse nationale ».

Mais ces derniers, en premier lieu duquel Aurélien, cherchent globalement à taire ce militantisme commun, l’image polissée des identitaires a tout à perdre à s’afficher publiquement avec des militants clairement néo-nazis et condamnés à de multiples reprises pour des agressions racistes et homophobes.

Toutes ces raclures racistes ne sont qu’une seule et même nébuleuse qui participent aujourd’hui à la réaction raciste, islamophobe, homophobe et sexiste qui sévit dans le pays. C’est notre devoir de militants révolutionnaires de les connaître pour mieux les combattre.

Nous nous réunirons bientôt pour commémorer dans la lutte les un an de la mort de Clément, celà doit permettre à toutes les forces antifascistes de se réunir et de montrer que résister veut dire lutter !

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Clément

Mercredi 5 juin. Peu de jours ont passé et pourtant ils nous semblent une éternité : depuis la mort de Clément, nous sommes pris-es dans une effervescence qu’il est dur de maîtriser. Rien, sans doute, peut-être pas même les années et l’expérience que nous n’avons pas, ne peut préparer quiconque à enterrer un ami et camarade. Si le temps de recueillement et de deuil dont nous avons besoin ne nous est pas accordé, c’est que le meurtre de Clément est un meurtre politique. En tant que tel, il appelle une réponse politique. Ce monde ne s’arrête pas par égard pour nos larmes ; par respect pour Clément, pour ses luttes, nous ne pouvons pas baisser les bras, aujourd’hui moins que jamais. Il nous faut relever la tête, transformer notre douleur en colère, et notre rage, en force. Ce sont tout à la fois cette irrépressible douleur, cette irrépressible colère, rage, et force, qui habitent ces lignes par lesquelles nous voulons restituer à la mort de Clément le sens qu’il aurait voulu qu’on lui donne : un sens politique.

Dimanche 2 juin, trois jours avant l’assassinat de Clément, la Ligue de défense juive (LDJ), milice ultra-nationaliste pro-Israël, considérée comme une organisation terroriste et interdite sur les sols étasunien et israélien mais tolérée en France, a revendiqué l’attaque d’un jeune homme prénommé Mounir et de l’avoir plongé dans le coma. Mardi 4 juin, un couple de femmes est violemment agressé après un rassemblement de « veilleurs » anti-mariage : l’une d’elles, transportée en urgence à l’hôpital, reçoit 90 jours d’ITT. Jeudi 6 juin, Rabia, jeune femme portant le foulard, est violemment agressée par « deux individus au crâne rasé », portant des bombers et appartenant très vraisemblablement à l’extrême-droite. Alors qu’elle cherche à porter plainte, la police lui conseille de rentrer chez elle et de ne pas « ébruiter l’affaire ». Le même jour, alors que nous occupons les rues de Paris et d’ailleurs en hommage à Clément et à son combat antifasciste et que M. Valls gesticule dans tous les sens en parlant de dissoudre les JNR, une des plus grosse rafles de sans-papier-e-s des dernières années a lieu à Paris. Le 7 juin, nous apprenons la relaxe requise par le parquet pour le policier responsable de la mort de Muhsim et Lakamy à Villiers-le-Bel en 2007.

La liste est encore longue.

Clément n’a pas été assassiné seulement par une bande de fascistes. Il n’a pas été assassiné seulement par l’extrême-droite reconnue comme telle. Clément est plus largement la victime de la montée à grande vitesse des idées les plus nauséabondes et de leur banalisation, en France et ailleurs en Europe. Clément a aussi été tué par le racisme – et en particulier l’islamophobie –, la xénophobie, l’homophobie d’Etat. Nous avons vu l’homophobie défiler dans nos rues sans complexe pendant des mois. Cela fait des années que l’islamophobie occupe l’espace politique et médiatique, accompagnée de son lot de menaces, de vexations, d’agressions – de plus en plus violentes. La « bête immonde » ne naît pas seule. La confiance dont fait preuve l’extrême-droite est permise par et se nourrit des discours et des pratiques racistes, xénophobes, homophobes, provenant des institutions de pouvoir.

Clément était un homme, hétérosexuel, cisgenre, blanc, étudiant à Sciences Po. Il a été tué parce qu’il était militant antifasciste, libertaire. Il a été tué comme pourraient l’être les lesbiennes, bi-e-s, gays, trans’, qui auraient le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Il a été tué comme pourraient l’être les non-blanc-he-s, les immigré-e-s, indigènes, musulman-e-s, qui sont l’objet du racisme le plus décomplexé. Sa mort émeut l’opinion comme rarement la mort des victimes non-blanc-he-s des crimes policiers, des ratonnades et autres assassinats racistes ont ému l’opinion. Malgré le poids de la douleur, nous ne pouvons pas l’ignorer. Cela n’enlève rien ni à notre peine, et, si c’est encore possible, cela accroît notre rage et notre détermination à lutter. Clément était antifasciste : il se battait pour la défense d’une égalité radicale des droits, et aux côtés de tou-te-s celles et ceux que l’extrême-droite considère comme des ennemi-e-s à abattre – les minorités sexuelles et les trans’, les immigré-e-s, indigènes, musulmans, les militant-e-s politiques. Clément dénonçait sans relâche la banalisation voire l’institutionnalisation des idées et pratiques des droites extrêmes. Tant que, jusque parmi nous, jusque dans la gauche radicale voire révolutionnaire, nous ne purgerons pas notre discours des moindres vestiges de nationalisme, tant que nous ne combattrons pas constamment et durablement le racisme, l’islamophobie, les chasses aux Roms et aux sans-papier-e-s, l’homophobie, le sexisme, nous creuserons, nous aussi, le lit de la « bête immonde » que l’on voit grossir. C’est ce combat-là que nous devons continuer. Contre le fascisme, par tous les moyens nécessaires.

Solidaires IEP Paris


Manifestation  à Paris pour Clément Méric

Clément Méric, 19ans, s’est fait assassiné ce mercredi 5 juin 2013 à Paris par des néo-nazis.

Les discours incessants du gouvernement sur l’insécurité et l’immigration n’ont fait que raviver la flamme des réactionnaires qui sur Paris et ailleurs ressortent leurs affiches, leurs paroles décomplexées et leurs attaques contre ceux qui les dérangent : homosexuels, sans papiers, militants de gauche et antifasciste.

Pour ne pas leur laisser la place, nous appelons à une marche blanche ce mardi 11 juin 2013 de la place de la république à la Grand place. Nous appelons les gens touchés par ce drame et concernés par l’antifascisme à nous rejoindre.

Par respect pour les convictions de Clément, et pour la personne qu’il était, nous vous demandons de venir sans drapeau ni signe d’appartenance à une quelconque organisation.

Rendez-vous mardi 11 juin 2013 place de la République à 18h30 (Lille).

Merci à vous,

No pasarán !

Sud Étudiant Lille


Valenciennes (à l’appel de Solidaires et de l’Action Antifasciste NP2C)

Un hommage a été rendu à Clément par des antifas et des syndicalistes de
Valenciennes et sa banlieue. Une mise au point à été faite sur la situation locale,
avec la présence (comme à Lille avec Tribann) d’un magasin (Sixties) qui accueille
et vend des armes à des néonazis. Il a été rappelé le contexte nauséabond de ce
drame ainsi que l’hypocrisie du gouvernement. En effet, l’interdiction des JNR ne
changera rien, surtout si le pouvoir en place continu sur la lancé de l´ancien avec
la stigmatisation des roms et des sans-papiers. Il suffit de voir ce qui s’est passé
à Hellemmes avec l’attaque au cocktail molotov d’une famille Rroms dans la nuit du 8
au 9 juin ou bien avec l’attaque d´un bar gay de Lille par des JNR.

Rassemblement Valenciennes

Calais (à l’appel de l’Action Antifasciste NP2C)

Calais Clémént Méric


Mardi dernier, quelques minutes après la fin du rassemblement des « veilleurs » place de l’Opéra, un couple de femmes à été très violemment agressé Gare Lille-Flandres en raison de leur homosexualité. L’une d’entre elles subit 90 jours d’ITT suite à l’attaque.

Les homophobes opposés au mariage gay, la Manif Pour Tous de Barjot, le Printemps Français et leurs veilleurs, sont responsables de la montée du climat homophobe et de la recomposition de l’extrême droite la plus radicale qui tue dans Paris. Ils répandent un discours  obscurantiste hostile aux personnes non-hétérosexuelles, les stigmatisant et leur refusant l’égalité des droits. Ils permettent aux groupuscules d’extrême-droite ultra-violents de se structurer et de se développer en participant à leurs évènements et en répandant leur haine sur les plateaux de télévision.

Non contents d’avoir indirectement (on l’espère) provoqué cette odieuse agression homophobe et participé à créer le climat qui à abouti à l’assassinat de Clément Méric par le groupuscule néo-nazi Troisième Voie / JNR – groupuscule qui avait déjà attaqué le bar gay le vice&versa à la suite d’une « Manif pour Tous » lilloise – ces irresponsables appellent à une nouvelle veillée ce mardi à Lille. C’est le comble de la provocation.

Agression homophobe à Lille


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Affiche Clément : NI OUBLI NI PARDON


Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer à Paris aujourd’hui, un rassemblement en souvenir de notre camarade Clément Méric, tué par les fascistes, aura également lieu à Calais.

Rassemblement en mémoire de Clément Méric assassiné par des fascistes à Paris le 5 Juin !! Ceux et celles qui se sentent un minimum concerné(e)s se doivent d’étre présent(e)s pour rendre hommage à notre camarade disparu et pour que perdurent ses idées !!NI PARDON NI OUBLI !!

Rendez-vous à 16h sur le parvis du théâtre de Calais.

Un autre rassemblement, organisé par Solidaires, se déroulera à 11H place d’Armes à Valenciennes.

Rassemblement Clément Méric Paris