Archives de novembre, 2008


Mercredi 03/12

apéro GDALE au CCL

Calais est une caricature de ville- frontière. Alors que sa vocation “naturelle” est de permettre de traverser la

Manche, elle est devenue le cul-de-sac des espérances de ceux et celles qui cherchent une vie meilleure en Grande-Bretagne. Le jeu des Etats et du capitalisme y ballotte des milliers de vies humaines. En témoigne la récente affaire du charter franco-anglais qu’une importante mobilisation a permis d’éviter. Pendant ce temps, c’est toujours la soupe populaire, les nuits dehors et la chasse policière à outrance. Comment s’organiser pour que tout cela cesse ? Comment faire le lien entre Lille, Calais et le reste du monde pour en finir avec ces frontières liberticides ? Venez en parler au prochain apéro GDALE !

La discussion sera précédée du film ‘Inch Allah’ (40’), réalisé pendant 3 semaines auprès des réfugié-e-s du Calaisis.

MERCREDI 3 DECEMBRE
Ouverture à 19h30, bar, auberge espagnole si vous ramenez à manger, table de presse…

au Centre Culturel Libertaire – 4 rue de Colmar – Lille – métro Pte des Postes.

Groupe D’Anarchistes de Lille et EnvironsContactez-nous


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Lettre ouverte des parents des neufs mis en examens du 11 novembre

 

Dimanche, 23 Novembre 2008

Lorsque la cacophonie s’accorde pour traîner dans la boue une poignée de jeunes emmurés, il est très difficile de trouver le ton juste qui fasse cesser le vacarme ; laisser place à plus de vérité.

Certains médias se sont empressés d’accréditer la thèse affirmée par la ministre de l’intérieur dans sa conférence de presse, alors que les perquisitions étaient en cours : Les personnes arrêtées étaient d’emblée condamnées.

Personne n’aura pu rater l’épisode de « police-réalité » que nous avons tous subi la semaine passée. L’angoisse, la peur, les pleurs nous ont submergé et continuent à le faire. Mais ce qui nous a le plus blessés, le plus anéanti, ce sont les marées de mensonges déversées. Aujourd’hui ce sont nos enfants, demain ce pourrait être les vôtres.

Abasourdis, nous le sommes encore, paralysés nous ne le sommes plus. Les quelques évidences qui suivent tentent de rétablir la vérité et de faire taire la vindicte.

Les interpellés ont à l’évidence bénéficié d’un traitement spécial, enfermés pendant 96 heures, cela devait faire d’eux des personnes hors normes. La police les suspecte d’être trop organisés, de vouloir localement subvenir à leurs besoins élémentaires, d’avoir dans un village repris une épicerie qui fermait, d’avoir cultivé des terres abandonnées, d’avoir organisé le ravitaillement en nourriture des personnes agées des alentours.

Nos enfants ont été qualifiés de radicaux. Radical, dans le dictionnaire, signifie prendre le problème à la racine. A Tarnac, ils plantaient des carottes sans chef ni leader. Ils pensent que la vie, l’intelligence et les décisions sont plus joyeuses lorsqu’elles sont collectives.

Nous sommes bien obligés de dire à Michelle Alliot Marie que si la simple lecture du livre « L’insurrection qui vient » du Comité Invisible fait d’une personne un terroriste, à force d’en parler elle risque de bientôt avoir à en dénombrer des milliers sur son territoire. Ce livre, pour qui prend le temps de le lire, n’est pas un « bréviaire terroriste », mais un essai politique qui tente d’ouvrir de nouvelles perspectives.

Aujourd’hui, des financiers responsables de la plus grosse crise économique mondiale de ces 80 dernières années gardent leur liberté de mouvement, ne manquant pas de plonger dans la misère des millions de personnes, alors que nos enfants, eux, uniquement soupçonnés d’avoir débranchés quelques trains, sont enfermés et encourent jusqu’ à 20 ans de prison.

L’opération policière la plus impressionnante n’aura pas été de braquer cagoulé un nourrisson de neuf mois en plein sommeil mais plutôt de parvenir à faire croire que la volonté de changer un monde si parfait ne pouvait émaner que de la tête de détraqués mentaux, assassins en puissance.

Lorsque les portes claquent, nous avons peur que ce soient les cagoules qui surgissent. Lorsque les portent s’ouvrent, nous rêvons de voir nos enfants revenir.

Que devient la présomption d’innocence ? Nous demandons qu’ils soient libérés durant le temps de l’enquête et que soient évidemment abandonnée toute qualification de terrorisme.

PS : Nous tenons à saluer et à remercier les habitants de Tarnac qui préfèrent croire ce qu’ils vivent que ce qu’ils voient à la télé.

http://www.comite-visible.infohttp://www.soutien11novembre.org


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[Violences faites aux femmes] à l’univers

Dans le cadre de la journée contre les violences faites aux femmes, la commission femmes de SUD éducation 59/62 vous propose le vendredi 28 novembre à 20h30 à l’Univers, 16 rue Danton à Lille (métro porte de Valenciennes) la projection de deux documentaires :

« La Femme seule » de Brahim Fritah (23 minutes, 2005)

Akosse Legba, une jeune femme Togolaise a été victime d’esclavage moderne. Un luxueux appartement parisien est le théâtre des réminiscences de son passé. Ainsi, dans les pièces vides résonne sa voix qui raconte les conditions de sa venue en France, ses souffrances et comment un fragile processus d’affranchissement s’est lentement mis en place, grâce aux objets qui constituaient son environnement quotidien.

En filmant ces objets, on découvrira la relation qui s’est nouée entre elle et son univers domestique, pendant les deux ans qu’ont duré son « emprisonnement ». Et au fil du récit, à travers ces objets, des souvenirs lointains ressurgiront, dès lors nous plongerons dans les méandres de son passé, quelque part dans un petit village au Togo.

« Les Femmes machines » de Marie-Anne Thunissen (Belgique – 1996 – noir et blanc et couleur – Beta digital 16:9 – 52 min)

Le 16 février 1996, parce qu’elles ont appris que la Fédération des entreprises de Belgique refusait une nouvelle fois d’aligner les salaires féminins sur les salaires masculins, quelques ouvrières de la FN décident que c’en est trop. Elles circulent dans l’usine, appelant leurs collègues à arrêter le travail et elles organisent d’elles-mêmes une assemblée sur ce thème.

Le mouvement de grève démarrait, il allait durer onze semaines et susciter l’intérêt et la solidarité dans toute l’Europe. Il marque une date importante dans l’histoire du mouvement des femmes puisque c’est la première fois que des ouvrières entament un conflit pour un objectif social uniquement féminin.

Entrée libre, petite restauration prévue

Bénito, un prénom à 1500 Euros

Publié: 26 novembre 2008 par luttennord dans Infos

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Cinq maires d'extrême-droite italiens ont décidé d'offrir cette somme aux couples qui donneront à leurs enfants le prénom du dictateur fasciste Mussolini.

L’initiative a de quoi choquer : le petit parti d’extrême-droite Movimento Sociale-Fiamma Tricolore (MS-FT) a décidé d’offrir la somme de 1.500 euros aux parents qui nommeront leurs enfants Benito ou Rachele, prénoms du dictateur fasciste Mussolini et de sa femme.

Cette mesure, qui concerne les parents des bébés qui naîtront en 2009, est en vigueur dans cinq municipalités de la région de Basilicate, dans le sud de l’Italie : Calvera, Carbone, Cersosimo, Fardella et San Paolo Albanese.

Outre le fait d’appeler son enfant Bénito ou Rachele, les parents concernés doivent également s’engager à utiliser cette somme pour acheter le lit, les vêtements ou les aliments de l’enfant.

«De jolis prénoms»

«La région pourrait faire beaucoup plus», affirme Vincenzo Mancusi, secrétaire régional du parti néo-fasciste, en évoquant la possibilité de donner 1500 euros par an à tous les enfants nés dans le Basilicate jusqu’à l’âge de la majorité.

La «Flamme tricolore» n’est toutefois pas très claire sur ses objectifs : officiellement, il s’agit de venir en aide à des zones où le taux de natalité est très faible et de rendre hommage aux racines du parti.

Mais, sans être à une contradiction près, Vincenzo Mancusi assure que le choix de ces Benito ou Rachele s’est fait au hasard. «En plus, ce sont de jolis prénoms», ajoute-t-il. Pourtant, ces deux noms, directement associés au clan Mussolini, ne sont plus guère usités de l’autre côté des Alpes.

Le Ras-le bol de la dépanneuse…à flics

Publié: 26 novembre 2008 par luttennord dans Infos

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Anti-terrorisme : la dÉpanneuse raconte !

Après avoir essuyé le refus de plusieurs journaux (Paris Match, le Nouvel Obs’, l’Humanité…) de publier son poignant témoignage, la « saloperie de dépanneuse de flics », comme elle aime à se nommer, nous a expressément demandé de diffuser dans son intégralité le récit de sa vision de l’Affaire. Et, il faut le dire, nous n’avons pas su refréner son désir brûlant…


« Me voilà impliquée depuis dix longs mois dans une sale affaire où l’État – mon maître – ne parle que de « terrorisme » i tutti quanti alors que, personnellement, je n’y verrais qu’un peu de bon sens.

« Je m’explique. Trois jeunes gens, Isa, Juan et Damien, se retrouvent, un peu à cause de ma propre existence, mis en taule depuis trop de temps, et en attente d’un hypothétique procès sous mandat de dépôt anti-terroriste. La Justice les accuse d’avoir tenté de m’incendier, moi saleté de dépanneuse de flics, devant un commissariat du XVIIIème arrondissement de Paris, en mai 2007, pendant la période agitée des élections présidentielles. Ils auraient été confondus, selon les juges d’instruction, par leurs profils ADN pris sous la pression ou à leur insu. En fait, d’après ce que j’ai pu comprendre, ce que le pouvoir leur reproche tient plus à leur profil politique – « anarcho-autonome » selon lui – qu’à autre chose. Et tient plus aux intentions qu’il leur prête qu’à une « preuve adn » toujours présentée comme la vérité vraie, la couleuvre à avaler.

« Si je tiens, aujourd’hui, à prendre la parole publiquement et par voie de presse, c’est effectivement que je suis littéralement proche de péter une durite (et c’est peu dire) à l’idée que l’État m’utilise allègrement pour sa propagande. Aussi, par peur de représailles, j’ai longtemps hésité avant de briser le silence : je crains en effet, pour mes camarades à quatre roues et moi même, un regain de zèle quant à nos utilisations par nos maîtres. Et, pour en avoir discuté sur le parking avec quelques collègues – banalisés ou non –, je sais qu’un certain nombre d’entre nous souhaiterait ne plus fonctionner, ne plus servir.

« Ne plus servir l’État. Ne plus sentir nos maîtres, ces porcs en uniformes, écraser par le fondement ce qu’il y a de plus rembourré et moelleux en nous. Ne plus entendre ces petits rires suffisants de ces cow-boys de merde. Ne plus laisser ces assassins violenter l’accélérateur à en faire saigner le pare-choc avant. Ne plus entendre les leçons de morale de ces bouffons de « bons flics de gauche ». Ne plus trimballer ces larbins et ne plus les aider à traquer le pauvre à foutre en taule, l’arabe à tabasser. Ne plus transporter les troupes de gardes-mobiles sur les piquets de grève. Ne plus aider le Pouvoir à se remplir les fourrières et les poches. Ne plus convoyer les indésirables des centres de rétentions aux charters d’Air France… Ne plus déplacer les prisonniers de la démocratie de cellules en mitards jusqu’à ce qu’ils en crèvent. Ne plus servir les intérêts de la classe des exploiteurs et des mafieux, ne plus servir l’État. Je ne suis qu’une saloperie de voiture de flics et je ne veux plus servir ! Voilà, c’est dit !

« Dans cette optique, je ne peux envisager que deux possibilités. La première, ambition que je nourris depuis tant d’années, ne tiendrait qu’à l’erreur de celui qui me conduirait et au platane qui surgirait. Ce serait une fin assez esthétique et ça ne me déplairait pas. Mais, la seconde, l’idée d’un acte rageur mettant fin à ma fonction me réjouirait davantage. En effet, qui n’a jamais rêvé, au moins l’espace d’un instant, d’endommager, de crever les pneus, de détruire une saloperie de voiture de flics comme moi ? Qui n’a jamais songé à réduire à poussières caméras de vidéo-surveillance, parcmètres, radars, et autres automates du contrôle ? Qui n’a jamais souhaité l’arrêt cardiaque binaire de ces ordinateurs surprotégés abritant Edvige, Cristina, Stic, Fnaeg, et autres dizaines de fichiers policiers ? Qui n’a jamais eu le désir pressant de retourner la matraque contre la main qui habituellement frappe, frappe et frappe ?

« Pour autant, je ne veux pas qu’il puisse y avoir méprise. Si, pour moi, il y a une logique évidente d’un certain nombre d’entre vous à vouloir se débarrasser des armes – par destination ou non – des flics, c’est également évident que ça reste bien insuffisant. Non seulement nous sommes interchangeables : si quelqu’un parvenait à me saboter et à me mettre hors d’état de nuire, j’en serais la première ravie, je vous l’ai dit, mais je craindrais l’arrivée rapide de ma remplaçante. Nous détruire joyeusement par paquets de plusieurs centaines simultanément, ne suffirait pas, je le crains. Tant que ne sera pas détruit le pouvoir de ceux que le contrôle et la coercition protègent, notre raison d’être ne sera pas affectée.

« Des saloperies de voitures de flics, il en crame depuis des décennies. Et il en cramera encore. C’est ainsi et c’est tant mieux. Pour ma part, j’espère qu’une bonne âme voudra bien se décider à me saccager, à me caillasser, à me caraméliser le moteur, à me désosser et me revendre en pièces détachées, à me faire flamber, à m’épargner le terrible poids d’autres arrestations…

« En espérant cette fin prochaine, je finirai par ce que me disait encore hier mon pote Scénic bleu métallisé banalisé du commissariat du XVIIIème : « un peu de bon sens, un peu d’essence… » サ.

Les syndicats capitulent pas le personnel !

Publié: 25 novembre 2008 par luttennord dans Infos

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La CNT Éducation prend acte de la capitulation des centrales syndicales face aux mesures Darcos. Après une première journée de mobilisation le 20 novembre, l’heure est à la reconduction de la grève à Paris, Montpellier, Dijon, Vaulx-en-Velin…, dans le nord des Hauts de Seine, les Bouches du Rhône…

Pourtant, les organisations réunies en conclave intersyndical ce lundi 24/11, déposent les armes. Manifester un mercredi, c’est un recul inacceptable et un mépris pour tous les grévistes qui avaient au contraire insisté sur la nécessité de reconduire au plus vite le mouvement. Seule la grève permet de se rencontrer, de réfléchir, de débattre entre nous et de décider collectivement.

Les différentes AG prévues cette semaine sauront porter la colère des personnels face à cette décision qui ne peut se comprendre autrement que comme une désertion.

En ce qui la concerne, la fédération CNT des Travailleurs de l’éducation ne cèdera pas sur les revendications portées depuis la rentrée par un nombre croissant de collègues. Les militants de la CNT, impliqués dans cette mobilisation, loin des manœuvres d’appareils, porteront un message simple : pour gagner une bataille, encore faut-il la mener !

C’est tout le sens de notre syndicalisme de lutte et de notre soutien à tous les secteurs qui ont décidé ou qui décideront de reconduire la grève dès cette semaine.


C’est à ceux et celles qui travaillent et qui luttent de décider de leur mouvement !


CNT FTE

Paris, le 24/11/2008

Plus d’informations sur : htpp ://www.cnt-f.org/fte

Grêve chez Sieto-Faurecia à Somain

Publié: 25 novembre 2008 par luttennord dans Infos

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Sur fond de conflit social, quatorzes salariés Sieto-Faurecia Somain licenciés

La décision a été radicale. Vous faites grève : vous êtes virés. Quatorze salariés du site Sieto-Faurecia ont été licenciés manu militari, dans la nuit de vendredi à samedi, par le DRH Faurecia-France. Depuis, la grève s’est durcie.

PAR BERTRAND BUSSIERE ET ÉMILIE HERBAUT (CLP) douai@lavoixdunord.fr

PHOTOS « LA VOIX »

En tant que secrétaire générale du syndicat CFTC métallurgie du Nord, Lydie Librizzi en a vu des vertes et des pas mûres. Pourtant… « De ma vie de syndicaliste, je n’avais jamais vécu ça. » Dans la nuit de vendredi à samedi, en une heure montre en main, le DRH France de Faurecia, débarqué en urgence depuis Nanterre dans l’usine Sieto-Faurecia Somain sise dans la zone industrielle de la Renaissance, a licencié quatorze salariés grévistes (lire ci-contre). Et ce n’était qu’un début. « Les imprimés de licenciement ont été distribués à des salariés choisis au hasard. Son intention était semble-t-il de licencier tous les grévistes, c’est-à-dire l’ensemble du personnel en CDI du poste de nuit (65 salariés) », commente L. Librizzi. Depuis, c’est la guerre.

Réunis en intersyndicale, CFTC-CGT-FO-CFDT tentent par tous les moyens de renverser la vapeur. En pure perte. Le directeur départemental du travail et de l’emploi, Patrick Markey, n’a pas eu plus de chance. Vendredi, sa tentative de médiation entre grévistes (l’immense majorité des 245 salariés) et direction a été un échec. Les quatorze licenciements, abusifs, ne respectant pas la procédure de surcroît, courent toujours. De retour de week-end, les salariés ont remis la pression. Un camion devant livrer à Toyota Onnaing les sièges fabriqués dans l’usine somainoise a été bloqué. Résultat, l’équipe du matin du constructeur japonais a arrêté plus que tôt que prévu le travail. Pareil pour l’équipe de l’après-midi. Pas bon pour les affaires de Faurecia. Un équipementier automobile impliqué dans un arrêt de chaîne d’un constructeur donneur d’ordre se voit condamné à payer de lourdes pénalités financières. Le chiffre de 1 000 E par minute circule !

Le conflit n’est pas né du jour au lendemain. « Les conditions de travail sont déplorables. Une personne est affectée à deux, voire trois postes.

Cette réorganisation du travail a été élaborée sans consulter les délégués du personnel, souligne Abdelrani Benchabane, élu au CHSCT. Des employés se plaignent de harcèlement moral et physique. » La parole s’est libérée. Vendredi, il n’était encore question que de revendications salariales : d’une prime non payée de 75 E et d’une prime de production de 300 E. Jean-Claude Quenesson, maire de Somain, n’est pas tendre non plus à l’égard de la direction qui ne respecterait pas « la dignité humaine ». Exemple à l’appui : mercredi dernier, un cadre aurait tiré les oreilles d’un salarié en lui intimant de travailler plus. Autant dire que, lundi après-midi, les uns et les autres, de nouveau assis à la table des négos, ont eu des choses à se dire. Sans L. Librizzi et Jacques Leclercq, UL CGT du Douaisis, écartés par la direction. À 19 heures restait un point d’achoppement : la prime de 300 E. Pas question de la verser. La grève est reconduite aujourd’hui. À moins qu’au bout de la nuit la direction revoit sa copie et décide, de ce fait-là, ne pas aller en justice pour obtenir la levée dui piquet de grève. •