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Autisme et langue de bois : Pôle Emploi méprise encore –
(communiqué avec photos ici : http://ccpl59.over-blog.com/article…)
Ce mercredi 22 février, nous étions une quinzaine de chômeur-ses et de précaires, accompagnés par une poignée de clowns, à pénétrer dans l’agence Pôle Emploi du port fluvial de Lille, en début d’après-midi. Alors que nous déroulons paisiblement notre banderole tout en entamant une diffusion du tract « Qui sont les fraudeurs ? » à l’intérieur de l’agence, la brigade des clowns s’amuse avec les éléments du décor.


La chose n’est pas du goût de la directrice. Alors que nous prenons les devants pour lui expliquer nos intentions essentiellement portées sur de l’information (mise à disposition d’un panneau d’affichage à l’entrée de l’agence, connaissance du nombre de radiations prononcées sur Lille et dans cette agence, discussion libre avec les demandeur-ses d’emploi sans entraver pour autant le fonctionnement du service, etc.), cette dernière menace d’appeler la police et joint rapidement le geste à la parole. « Si vous sortez, j’accepte de vous recevoir », répète-t-elle inlassablement pour faire mine de donner le change. Il n’en sera rien.

Encore un exemple de l’accueil réservé aux chômeur-ses qui tentent de s’organiser : Pôle Emploi vous veut seul-es, isolé-es, à genoux !

Pour ne pas envenimer la situation, nous faisons le choix de sortir pour continuer à diffuser des tracts devant l’agence, et nous appelons les journalistes de la presse écrite locale (aucun d’entre eux ne se déplacera). Pour les demandeur-ses d’emploi qui pénètrent à l’intérieur, se forme alors un drôle de comité d’accueil : la directrice, le vigile de l’agence, deux flics en service et un membre des renseignements généraux nous tiennent à l’œil. La grande famille Pôle Emploi réunie ! L’un des flics s’improvise alors comme intermédiaire de la directrice : « elle accepte de vous recevoir, mais seulement un seul d’entre vous. Si vous acceptez, il faut donner votre identité pour déposer une main courante, c’est tout à fait normal ». Bah tiens ! Autant nous traiter de criminels ! Pendant ce temps là, la directrice téléphone à sa hiérarchie (peut-être la direction régionale ?) pour connaître la marche à suivre (1). Finalement, c’est en nous faisant une offre ridicule (la réception du porte-parole pour étudier son dossier personnel, sans aucune discussion autour des revendications du collectif) qu’elle viendra elle-même rompre notre « échange ». En bonne DRH, elle ajoutera ces quelques mots : « merci de rester en-dehors de l’agence pour que les clients puissent rentrer ».

Depuis le 17 janvier, que ce soit boulevard de la République, rue de Condé ou boulevard de la Moselle, c’est la même réaction qui nous est opposée : une fin de non-recevoir, un mépris déguisé derrière des « directives » qui permettent au personnel encadrant de rejeter toute responsabilité personnelle. Quelque soit l’attitude que nous adoptons (véhémente ou non, avec ou sans occupation des lieux), Pôle Emploi nie toutes les initiatives d’organisation collective et préfère baisser le rideau, comme ce fut encore le cas vers 15h30, pour finalement laisser les demandeur-ses d’emploi à la porte et sans recours.
En générant autant de mépris et de frustrations, Pôle Emploi rassemble les chômeur-ses là où il voudrait les diviser. Face au sentiment d’injustice suscité, Pôle Emploi ne connaîtra qu’une seule réponse de notre part : la politique du poing sur la table.

(1)- Une circulaire de 2010 est appliquée partout en France à Police Emploi : en cas d’organisation collective de chômeur-ses et pour « prévenir la séquestration », c’est « fermeture d’agence », « bloquer les accès au bureau », « fermer les armoires à clé », « négocier à l’extérieur ou avec une délégation réduite à l’intérieur »… Boulevard de la Moselle, on suit les directives à la lettre.
Le collectif chômeur-ses, précaires de Lille.
collectifCPL59 [at] yahoo.fr
http://ccpl59.over-blog.com/


A l’appel des UL CGT de Béthune, Bruay, Auchel, Isbergues, Lillers et du Comité des sans-emplois CGT de Béthune, une vingtaine de militants ont hier bravé le froid et réclamés une prime de 500€ pour les chômeurs et précaires.
S’y sont retrouvés des syndicalistes de la CGT, de SUD, de la CNT, de l’Intersyndicale du Bassin minier et Daniel Dewalle, conseiller général communiste du Pas-de-Calais.

Leur presse :  un article de La Voix du Nord.

Le comité des Sans-emploi de Béthune et ailleurs réclame 500 E de « complément social d’urgence »

samedi 25.12.2010, 05:03 – La Voix du Nord

Une vingtaine de personnes s’est rassemblée, hier, devant la sous-préfecture.

Ni le froid ni le jour ne les a empêchés de se rassembler sous les fenêtres de la sous-préfecture. Hier, en fin d’après-midi, et durant une heure, une vingtaine de personne a manifesté pour réclamer une prime de Noël de 500 E. Un rassemblement qui s’est organisé à l’appel du comité de Sans-emploi de Béthune et ailleurs, avec le soutien des 5 unions locales CGT d’Auchel, Béthune, Bruay, Isbergues et Lillers.

On notait également la présence de représentants de l’Intersyndicale du bassin minier. Une entité, née des manifestations contre la réforme des retraites, qui regroupe la CGT, FO, SNES, SUD et des organisations lycéennes et étudiantes.

Plus qu’une prime de Noël de 500 E pour les chômeurs, c’est « un complément social d’urgence » que réclament les manifestants. En voulant s’inspirer du mouvement de 1997, où les chômeurs après avoir occupé les ASSEDIC, avaient obtenu du gouvernement Jospin, et de Martine Aubry, alors ministre de l’Emploi et de la Solidarité, une prime de 3 000 F, à l’époque.

« Nous constatons que la misère s’installe dans le Béthunois, avec les différentes fermetures des entreprises. Les chômeurs sont victimes de coupures d’électricité ou de gaz parce qu’ils n’arrivent pas à payer leur facture. Nous souhaitons mettre l’Etat devant ses responsabilités », déclarait un porte-parole de la CGT. • D. C.


COMITÉ DE SANS-EMPLOI DE BÉTHUNE et ailleurs
Avec le soutien des 5 Unions Locales CGT d’Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers
558 rue de Lille 62 400 Béthune
06-19-15-74-98 – ulcgt.bethune@gmail.com

Chômeurs, précaires, travailleurs dont les salaires sont inférieurs à 1,6 fois le smic
Exigeons une prime de Noël de 500 euros !

Les Précaires ou les Sans emploi, livrent des pizzas, distribuent des journaux, remplissent les boîtes aux lettres de publicité, font la plonge, animent des colos, font du soutien scolaire, surveillent des internats, informent les usagers des transports, et même « télé-conseillent et télé-vendent », ils travaillent souvent au noir… ou bien d’autres choses encore… c’est la débrouille quotidienne pour manger et se loger et ne pas tomber dans la profonde misère…

Entre temps, ils pointent à Pôle Emploi, demandent des aides à la CAF ou au CCAS, et à la mission locale, cherchent le bon cursus, la bonne formation, la promesse d’embauche comme échappatoire à ces « petit boulot alimentaire » qui souvent rythment notre quotidien. Et comme le chômeur ou le précaire, le jeune doit faire « ses preuves », il devient complétement «  naturel » de travailler gratuitement : stages, évaluation en milieu de travail (EMT, comme ils disent)…évaluation des compétences et de la rapidité au travail… de la ponctualité et de l’amabilité..

Les technocrates de l’Etat, costards cravate et protégés, ont mis en place une multitude de dispositifs pour nous rendre dociles : menaces de suspension des revenus de survie et précarisation des contrats de travail. Et il y a les « ordres » pour donner son temps aux employeurs et surtout bien répondre à leurs demandes : être toujours disponibles, corvéables et obéissants… jour-nuit-week-end… même pour 1 heure ou deux… et avec le sourire !

Dans le système politique en place, les chômeurs et le chômage ne sont pas un problème, ni le travailleur pauvre ou précaire : la priorité étant la compétitivité des entreprises et des services… pour gaver les actionnaires, petits patrons ou chefaillons qui se prennent pour des puissants seigneurs !

Depuis trente ans, la productivité des travailleurs de la France a été multipliée par cinq, ce qui a permis de diminuer la masse salariale et le coût du travail, et augmenter les profits, et si ce n’est pas suffisant, les entreprises délocalisent sans être inquiétées au nom de la concurrence libre et non faussée. Et en plus, les salaires inférieurs à 1.6 fois le Smic (2100 €) bénéficient d’exonérations de cotisations sociales sur la part patronale (34 milliards qui ne sont pas versés dans les caisses de la Sécurité Sociale, caisse de retraite…)

Le résultat, c’est près d’un million de chômeurs supplémentaires depuis fin 2008… mais les chiffres du chômage sont donnés à la baisse, et plus de 8 millions de travailleurs (chômeurs, précaires, retraités, jeunes) vivent sous le seuil de pauvreté.

RASSEMBLEMENT VENDREDI 24 DECEMBRE DE 17h00 à 18H00 à la sous-préfecture de Béthune

La réalité est que la France 5ème puissance économique du monde, a 16% de sa population qui vit avec moins de 950 euro par mois, et 50% avec moins de 1500 euro par mois… mais Mme Betancourt a pu donner 500 millions d’euro aux bonnes œuvres (sur les 35 milliards de sa fortune personnelle)

Peu importe le nombre de pauvres, de très pauvres, de chômeurs, de travailleurs précaires ou  en voie de précarisation, peu importe l’augmentation alarmante de la souffrance au travail pour celles et ceux qui ont conservé un emploi, peu importe les conditions de travail aggravées,  peu importe les angoisses permanentes du licenciement par le chantage à la délocalisation en cas de refus du plan de « sauvetage » de l’entreprise…. les patrons recourent de plus en plus aux contrats précaires (CDD ou temps partiel), aux intérimaires et non plus à la journée ou à la semaine mais à l’heure, et à tous les contrats créés qui les exonèrent des cotisations sociales.

L’exemple de flagrant délit d’imbécilité est celui du Pôle emploi qui est sensé vous donner du travail.

Pôle emploi est né de la fusion entre les Assedic et l’ANPE, il a été présenté comme un moyen d’améliorer le « service rendu » aux chômeurs. Relooking des agences et communication à outrance, Pôle Emploi était la solution pour combattre le chômage et parer aux offres et aux demandes.

Mais l’évidence s’impose : Pôle emploi est une arme de guerre contre les pauvres, une arme efficace pour imposer le contrôle et le flicage des salariés et des chômeurs. Depuis cette fusion et l’explosion du chômage, les agences se sont transformées en « commissariats des chômeurs » pour les mettre sous pression.

D’un côté, les salariés du Pôle emploi subissent un management par les chiffres, une pression de leur hiérarchie, une perte de qualité professionnelle et une précarisation de leur emploi. 1 500 CDD ne seront pas renouvelés et 300 postes en CDI seront supprimés en 2011.

De l’autre côté du guichet, les usagers devenus des clients, et des « candidats » numérotés placés sous contrôle et reçus derrière une vitre et parfois au travers un écran d’ordina-teur.

La chasse aux « mauvais » chômeurs est ouverte à coup de prime, c’est le Far West… Les radiations et les humiliations pleuvent, l’accom-pagnement est devenu inexi-stant et se résume à un contrôle mensuel…peut être… selon le portefeuille !

Résultat : un véritable mal être au travail s’installe  pour les salariés de Pôle Emploi (suicides et arrêts longue maladie se multiplient) et le ral’bol des demandeurs d’emploi qui subissent brimades et infantilisation, s’intensifie.

Pendant ce temps, le secteur privé (notamment les marchands d’hommes de l’intérim) remporte des marchés, il se positionne en concurrent/partenaire de Pôle Emploi, et il s’engraisse sur le dos des chômeurs et des précaires… les profits sur la misère des gens, sans état d’âme et sans tabou.

Pour les marchands de la misère, un euro sonnant et trébuchant qui remplit un coffre est plus important qu’un homme, une femme, une famille! Alors quand l’argent devient roi, il faut lui couper la tête !

Cette année, la prime de Noël gagnée par l’action de la CGT Chômeurs en 1997, ne sera pas versée à tous les chômeurs, mais à certains bénéficiaires de minima sociaux… c’est la manière employée pour diviser tous celles et ceux en recherche d’un emploi, pour ceux au RSA (Revenu de Solidarité Active), au RMI (Revenu Minimum d’Insertion), à l’ASS (allocation spécifique de solidarité), à l’AI (Allocation d’Insertion), au RPS (Rémunération des Stagiaires de la formation Professionnelle), et aux bénéficiaires de l’API (Allocation Parent Isolé) ou l’AER (Allocation Equivalent Retraite).

Le montant de la prime de Noël 2010 est de 152,45 €, de 228,67 euros pour un foyer de 2 personnes et 45 euros en sus pour chaque personne supplémentaire à char-ge. La prime de Noël est versée par les Caisses d’Allocations Familiales (CAF), par le Pôle Emploi ou les mutualités sociales agricoles (MSA), le 17 décembre.

En 1997, nous avions gagné 3000 frs de prime de Noël pour tous les demandeurs d’emploi soit 450 euro, donc en 13 ans, les chômeurs ont perdu 200 euro alors que les prix à la consommation ont doublé, qu’une baguette coûte aujourd’hui 0.80 euro alors qu’elle en valait 12 centimes d’euros en 97 (0.80 frs)

500 €uros

La CGT revendique la Prime de Noël à 500 euros !

Pour tous les chômeurs, les précaires, et pour tous les travailleurs dont les salaires, inférieurs à 1,6 fois le smic, bénéficient des exonérations sociales sur la part patronale au titre de la Loi Fillon (34 milliards d’euros en 2009)

SOYONS NOMBREUX DE 17h A 18h DEVANT LA SOUS PREFECTURE !

Permanence du Comité de Sans-Emploi, chaque lundi à partir de 17h30, à la Maison des Syndicats, rue de Lille à Béthune