Archives de juin, 2008

Attaque de l’agence de la BNP rue Gambetta.

Publié: 19 juin 2008 par luttennord dans Infos

Dans la nuit du 17 au 18 juin, les vitres de l’agence de la BNP située rue Gambetta à Lille ont été brisées.

« Non aux rafles, BNP collabo » a été taggé sur le mur en face.

Cette action est à placer dans le cadre de la semaine de solidarité sans frontière. Solidarité avec les inculpés ! Fermeture des centres de rétention ! Liberté pour tous et toutes !

Des retardataires en colère.

Cette action est une protestation contre la collaboration des agences bnp avec la police nationale pour organiser des arrestations de sans papiers, voir a ce sujet le communiqué de RESF 93 :

Non au retour des rafles et de la délation organisée !

Un étranger sans papier habitant Montreuil et militant du collectif de sans papiers de cette ville, Demba DIANKA, a été arrêté hier alors qu’il venait clôturer le compte que lui avait ouvert, non sans difficultés, l’agence BNP de la place de la Mairie.

Alors que ce compte était ouvert depuis quinze jours et qu’il avait versé à la banque le montant de son salaire, l’employé a refusé tout retrait et lui a demandé de patienter … le temps d’appeler la police qui l’a arrêté sous les yeux de sa compagne, enceinte de quatre mois.

Cet épisode n’est pas isolé : un jeune majeur avait été interpellé à Paris dans les mêmes conditions et dans une agence parisienne de la même banque en juillet.  Ailleurs, c’est La Poste qui devient infréquentable, alors qu’un titre de séjour n’est en rien requis pour ouvrir un compte : il suffit de pouvoir justifier de son identité. Mais la politique du chiffre et la politique xénophobe du ministre de l’immigration et de son gouvernement conduisent au retour de la délation organisée comme elles conduisent au retour des rafles. Certes la période et les finalités sont différentes, mais de telles méthodes sont indignes d’une démocratie et d’un pays qui se réclame des Droits de l’Homme.

Au même moment les convocations pièges dans les commissariats ou en préfecture se multiplient, de même que les interpellations au domicile, en marge de la légalité. Et les obligations de quitter le territoire prises à la chaîne s’avèrent incompatibles avec le traitement attentif des situations humaines.

Nous ne pouvons que condamner de telles pratiques et appeler les citoyens à sanctionner commercialement les sociétés qui prêtent la main à ces exactions. Nous demandons la libération immédiate de Demba DIANKA et de tous les parents ou jeunes majeurs sans papiers actuellement en rétention.

RESF 93


vues du délire anti-terroriste

[Ce texte a été écrit a la maison d’arrêt de Meaux-Chauconin où j’étais incarcéré jusqu’au 26 mai 2008, date à laquelle j’ai été libéré sous contrôle judiciaire après une décision de la chambre de l’instruction, contre l’avis du parquet anti-terroriste et de la juge d’instruction, ce qui montre bien que , même à l’intérieur de l’appareil judiciaire, leur délire a des limites. Isa, avec qui j’ai été arrêté est elle toujours emprisonnée et il faut maintenant faire tout notre possible pour obtenir sa libération à elle aussi.]

Je me suis fait arrêté avec Isa le mercredi 23 janvier 2008 lors d’un banal contrôle douanier à la hauteur du péage de Vierzon, comme il y en a tant sur les routes de ce pays. Enfin, dès que les douaniers ont vu que j’étais fiché par les RG, le contrôle est tout de suite devenu moins « banal ». Et n’en parlons pas quand ils ont découvert le contenu du sac (du chlorate de soude acheté en quincaillerie, des plans de prison pour mineurs en construction qu’on peut trouver sur internet et des ouvrages sur des techniques de sabotage : pas de quoi fouetter un chat pourtant… mais un anarcho-autonome présumé si !).

Ensuite, direction la gendarmerie à coté, placement en garde à vue mais rien de spécial c’est-à-dire droit à prévenir un proche et un avocat. Les choses ont changé radicalement quand la brigade anti-terroriste est arrivée, décision expresse du parquet anti-terroriste de Paris, comme si ils attendaient que l’occasion se présente… Avec eux, ça devenait plus grave tout d’un coup, le seul fait de cette « prise en charge » comme ils disent, nous transformait en « terroriste ».

Dès le trajet à 200 à l’heure vers Paris, la pression commence : « T’as pas l’air de te rendre compte ce qu’il t’arrive ! », le jeu sur le caractère exceptionnel de la procédure sera permanent. Et direct en arrivant à Paris vers 22h, perquisition chez moi, apparemment ils s’attendent à trouver un arsenal alors faut foncer armes au poing ! Des mecs des RG arrivent et c’est parti. Du coup 7 à retourner 25 m carré ça bosse dur et ils mettent la main sur … des tracts et des pétards. Je les sens un peu déçu. On fait même demi-tour à toute blinde parce qu’un peu fébriles, ils ont oublié… des affiches ! Mais comme on aura l’occasion de le voir à de nombreuses reprises par la suite (NB), il leur suffit de pas grand-chose voir rien pour charger le dossier… Si c’était une pathologie, ça serait entre la mégalomanie et la mythomanie mais là, non, c’est de la « lutte contre le terrorisme d’extrême-gauche ».

C’est comme ça que je lirai après incrédule dans leurs papiers qu’ils appellent les pétards des « mélanges oxydants réducteurs pouvant être utilisés comme chargement d’engins explosifs improvisés »… Là, direction le siège de la DNAT à Levallois-Perret, hommes en armes aux aguets à l’entrée, on entre dans un bunker en préfabriqué ultra sécurisé : les grands moyens sont déployés pour nous et on se demande à quelle sauce on va être dévoré ! On est placé chacun aux extrémités des locaux de garde à vue, il n’y a que nous. Isolement sensoriel garanti : un store devant la vitre de la cellule empêche de voir même le couloir, on n’entend rien de l’extérieur, l’insonorisation est totale, le seul bruit est celui de l’aération qui ne se déclenche pas au même moment dans nos deux cellules et couvre ainsi nos cris pour nous donner du courage (ça les empêche pas de nous punir en laissant allumer une sorte de néon aveuglant dans la cellule).

Vont suivre 3 jours d’interrogatoire intensif, ouvrable de 7h a minuit, ici oui on travaille plus pour gagner plus. Ils viennent nous chercher 3 fois par jour, de préférence quand ils ont vu avec la caméra dans la cellule qu’on s’était endormi. On ne sait jamais quelle heure il est, combien de temps on a déjà passé dans cet enfer froid. Ils nous cuisinent pendant 2 à 3 heures interminables à chaque fois. Une des menottes est accroché à un anneau rivé au bas du mur, ça facilite la chute ! Tout est fait pour nous rendre étrangers à nous-mêmes, la tête dans un étau, c’est l’aliénation totale qui nous guette. Le ton monte au fur et à mesure, ça sent l’ « obligation de résultat », les aveux à tout prix. Les 2 mêmes flics tout au long des 3 jours qui m’entourent pour m’interroger reçoivent souvent des coups de fil de leur hiérarchie et se plaignent que le chef quand même… Ils essayent de nous diviser et jouent sur tous les registres, tentant l’humour de temps en temps (enfin à leur manière, « nous les manifs on est pas contre… si c’est des manifs d’avocats ah ah ah ») de plus en plus menaçants (« tu te rends pas compte tu pars pour 10 ans là, le juge il va voir, soutien à action directe, tu vas visiter un mec en prison, il a déjà pris sa décision alors dis nous tout maintenant parce qu’après tu vas aller moisir en prison »). Finalement, les mêmes techniques que dans les gardes à vues de droit commun par lesquelles j’ai déjà pu passer, sauf que là, les moyens pour impressionner, écraser, faire peur somme toute, sont décuplés et qu’il est beaucoup plus dur de préserver son intégrité psychologique en déclarant quelque chose.

Vers la fin des 96h, comme je ne reconnais rien de leurs délires, j’ai droit au coup de pression du chef en personne qui vient me dire que de toutes façons, étant une « valeur sure » pour eux, déjà sous surveillance de la SDAT depuis quelques temps, il a eu le juge au téléphone et mon sort est réglé, la prison !… En même temps, je les entends gueuler sur Isa puis se congratuler pour l’avoir « fait passer à table »… de vraies hyènes ! Un dernier interrogatoire le samedi soir vers minuit au cas où j’avouerai enfin « parce qu’après il sera trop tard ». Jusqu’au bout ils essayent de faire croire à un enjeu de leurs interrogatoires et jouent sur la peur de la prison (et du temps qu’on va y passer) alors que comme ils le disent eux-mêmes tout est déjà joué ou se jouera ailleurs… Et puis ils nous demandent de signer qu’on n’a subi aucune violence physique ! La torture blanche par contre ils connaissent pas ! Ensuite, on est transféré au dépôt de Paris où on arrive au milieu de la nuit. On y reste toute la journée, la crasse et le bruit ont quelque chose de rassurant. Enfin, le dimanche soir, c’est-à-dire une grosse centaine d’heures après notre arrestation, à bout de forces au moment où il en faut le plus, on passe devant la juge d’instruction anti-terroriste qui signifie la mise en examen et demande la détention préventive, puis devant le juge des libertés et de la détention qui nous incarcère à Fleury-Mérogis (c’est le même juge qui avait déjà renouvelé la garde à vue et dont les flics disaient qu’ils en voyaient pas l’utilité vu qu’il suivait toujours le procureur…).

Le lendemain, après avoir enfin dormi, je lis l’ordonnance de mise en détention provisoire : je suis mis en examen pour ma « participation présumée à une association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme, en l’occurrence pour avoir participé aux activités de la « mouvance anarcho-autonome francilienne » […] ces faits s’inscrivant dans le cadre d’actions concertées et violentes visant à déstabiliser les structures de l’état français. ». J’ai du mal à me dire que ce bout de papier écrit dans un langage si étranger parle de moi. Mais par la suite, lors des interrogatoires au cabinet de la juge d’instruction, j’ai vu que si, c’est bien de moi qu’on parlait et même que de ça. Une véritable obsession, tout y passe, l’enfance, la famille, les voyages, les lectures et toujours pour chercher des racines fantasmées au terrorisme. Sans parler de l’expertise psychiatrique surréaliste (« Que pensez-vous de vos parents ? Avez-vous des problèmes avec les femmes ? Est-ce que vous vous aimez ?) qui sera pourtant souvent cité pendant l’instruction. Et plus que des actes, c’est la dangerosité qui est jugée, la dangerosité d’une vie qui se veut en lien avec tous ceux qui luttent contre l’exploitation et l’oppression de ce système.

Puis la base de ce délire paranoïaque se trouve dans le contexte social actuel de révolte réelle ou crainte et dans l’interprétation de certains faits par la police aux ordres du pouvoir politique. En effet, il parait que depuis l’élection de Sarkozy, les actions violentes se multiplient. Les rapports de police créent alors un lien entre toutes ces actions pour les attribuer à une même organisation. C’est plus facile et puis c’est pratique quand il s’agit de charger des dossiers. L’ennemi intérieur trouvé, il faut lui donner un nom, « organisation » c’est un peu gros quand même alors on va appeler ça mouvance, c’est passe-partout ! Et comme les RG ne se renouvellent pas beaucoup, on va aller chercher un nom dans les années 80, où flotte le spectre de la lutte armée. Alors « anarcho-autonome ». Que personne ne se soit jamais revendiqué comme tel n’est pas un problème… Il fallait bien trouver un nom. Vous avez déjà vu une organisation terroriste anonyme vous ? C’est la magie de l’état, autrement dit un montage politico-judiciaire en bonne et due forme.

ILS FABRIQUENT DES « « TERRORISTES » POUR ETOUFFER TOUTE CONTESTATION LIBRE PAR LA TERREUR ET ACCROITRE LEUR CONTROLE A BAS LES MONTAGES DE L’ANTI-TERRORISME EPOUVANTAIL D’UN ETAT EN VOIE DE TOTALITARISATION FACE A LEUR REPRESSION NOTRE REVOLTE RESTE DETERMINEE NOUS N’AVONS PLUS PEUR LIBERTE POUR ISA LIBERTE POUR TOUS

NB : J’ai été transféré à Meaux-Chauconin pour « proximité avec les prisonniers basques » parce que… nos cellules étaient cote à cote au D5 à Fleury. Isa a été éloignée à la prison de Lille-Séquedin pour « suspicion de tentative d’évasion » à cause… d’un dessin de la cour de promenade de la MAF de Fleury qu’elle m’avait envoyé. Maintenant, on apprend que son éloignement va se poursuivre à la prison de Rouen, il est donc grand temps d’agir pour que cesse ces mesures disciplinaires arbitraires et pour le RAPPROCHEMENT D’ISA dans la région parisienne.

[THE SPECIALS] MESSAGE TO YOU RUDY

Publié: 17 juin 2008 par luttennord dans Vidéos

Sometimes antisocial but always anti-fascist !!!

Publié: 15 juin 2008 par luttennord dans Non classé

NOUVEAU BARRICATA !!!

Publié: 12 juin 2008 par luttennord dans Infos


Solidaires 59/62 organise une rencontre publique aves Issam Al Hassanak, syndicaliste palestinien dans le secteur de la santé, et Rachid Malaoui, président du Syndicat National Autonome des Personnels de l’Administration Publique algérien. Ce sera pour eux l’occasion de nous exposer la dégradation de la situation sociale de leurs pays respectifs ainsi que les difficultés qu’ils rencontrent dans leurs luttes au quotidien.

La rencontre aura lieu le jeudi 12 juin dans les locaux de Solidaires, 84 rue de Cambrai à Lille, de 20h à 21h30.

Venez nombreux pour leur exprimer votre solidarité !


LUTTES
« La CGT n’a plus la culture des luttes »
Syndicat / mardi 10 juin par Anaëlle Verzaux

A l’occasion de la mobilisation du 10 juin, « Bakchich » a donné la parole à trois responsables de Sud qui reviennent sur la CGT et sa place dans le paysage syndical français.

Bakchich a rencontré trois responsables de Sud. Philippe Morgallet, de Sud éducation (Créteil), Alain Candi, de la fédération Sud rail, et Yann Cochin, de la fédération Sud énergie.

– Globalement, que pensez-vous de la CGT aujourd’hui ?


Philippe Morgallet : « À Sud, nous avons un grand respect pour la CGT. Parce que beaucoup de luttes des employés ont été gagnées grâce à la CGT, parce qu’elle reste une grosse force syndicale, présente sur de nombreux fronts. Mais elle a pris un mauvais virage ».

Alain Candi, de Sud rail, précise : « la CGT poursuit des objectifs, en terme de politique et de développements syndicaux, en décalage avec la culture de la lutte ».

– Pensez-vous qu’il y a un hiatus à la CGT, entre ce que souhaite la base et ce que font les dirigeants ?

Alain Candi, de Sud rail : « Oui. Prenez les retraites des cheminots par exemple. Premier signe que les dirigeants de la CGT ne cadraient pas vraiment avec la base : elle s’est mobilisée tardivement. Ensuite, une fois mobilisée, alors que Sud et la majorité des employés syndiqués du secteur voulaient que la grève du 17 octobre 2007 soit reconductible, la CGT a décidé qu’elle serait carrée. Ce qu’elle fut. Par ailleurs, la CGT a recentré le conflit sur les conducteurs alors qu’il aurait fallu qu’il concerne tous les services du rail. Mais comme la CGT est un syndicat historique, beaucoup y adhèrent de père en fils, sans forcément poser la question son évolution ».

– La CGT est-elle indépendante du gouvernement ?

Yann Cochin : « Pas vraiment. Les problèmes autour du comité d’entreprise d’EDF, appelé CCAS (Caisse Centrale d’Activité Sociale d’EDF-GDF), un outil de promotion et d’accès aux droits pour les salariés, qu’ils ne contrôlent malheureusement pas, montrent les relations de pouvoir entre la CGT et le gouvernement.

En effet, des professionnels de la CCAS ont privilégié un parti politique [le Parti communiste], des organisations syndicales, la CGT et la CFDT, et ont construit des sociétés écrans de ces deux syndicats. Bref, il y a eu un dévoiement des objectifs de la CCAS. Qui est, rappelons-le, le plus important comité d’entreprise de France. Du coup, le gouvernement peut, en toute simplicité, faire pression sur la direction de la CGT en la menaçant de la poursuivre en justice pour détournement de fonds si celle-ci invalidait trop la politique du gouvernement.

Les bureaux de la CCAS ont d’ailleurs été perquisitionnés plusieurs fois. Et il y a une procédure en cours, entamée en février 2004.

C’est une des deux raisons qui expliquent les positions actuelles de la CGT. La seconde raison, c’est l’adaptation du syndicalisme au cadre libéral ».

– Le 9 avril dernier, une « position commune » à 5 syndicats d’employés et 3 patronaux négociant sur « la représentativité, le développement du dialogue social et le financement du syndicalisme » a été définie. Elle doit servir de base à une loi modifiant le cadre légal des syndicats d’employés. Pourquoi les jeunes syndicats comme Sud, l’Unsa ou la FSU, n’ont pas été invités à la table des négociations ?

Yann Cochin : « Du côté des organisations syndicales d’employés, n’ont été conviées aux négociations que les 5 organisations qui bénéficient (depuis 1966) d’une « présomption irréfragable de représentativité », c’est-à-dire qui sont définies d’emblée (sans preuves à fournir) représentatives dans l’entreprise ou la branche concernée : la CGT, la CFDT, FO, la CGC et la CFTC.

Alors que Sud et Solidaires demandaient à agir avec la CGT et les autres organisations contre cette loi sur la représentativité, les invités ont préféré négocier sans nous. Et ils vont nous mettre des bâtons dans les roues ».

– Conséquences si la loi passe ?


Yann Cochin : « Si la loi passe, on est à poil. Sud, comme les autres jeunes syndicats, devra faire face à des batailles juridiques incessantes.

En effet, parmi les 7 critères retenus à fournir pour être représentatif dans une entreprise ou une branche spécifique de l’entreprise, il y en a un qui nous est particulièrement défavorable : l’ancienneté du syndicat. Il faudra au moins deux ans d’existence dans une branche à un syndicat pour qu’il puisse prétendre aux élections de représentativité. Or, deux ans, c’est la période de sans-droits, où il n’y a pas de délégués syndicaux, pas d’élus, bref, aucune protection légale pour l’employé syndiqué, qui peut être licencié simplement pour avoir osé s’être syndiqué. Nous avons déjà rencontré le problème à vélib’, où nous avons créé Sud. Des employés de Sud ont été, pour certains, menacés de licenciement, pour d’autres licenciés.

Même si la loi prévoit l’abandon de la « présomption irréfragable de représentativité », elle est, globalement, favorable aux grosses machines comme la CGT et la CFDT, qui ne rencontrent pas ou peu le problème du délais des deux ans.

En bref, contrairement à ce que ses acteurs soutiennent, cette loi n’est pas faite pour éviter les divisions syndicales, mais pour baliser le terrain : obtenir une recomposition syndicale autour de la CGT et de la CFDT, et glisser, de plus en plus, vers un syndicalisme d’accompagnement. »

– La CGT s’impose-t-elle comme la future grande force syndicale représentative des syndicats français en Europe ?

Alain Candi : « Oui, je pense que la CGT veut s’imposer, sur le plan européen, comme une grosse force syndicale. Et pour ce faire, elle a dû accepter le cadre libéral de l’Europe actuelle. C’est en 1999, quand elle s’est affiliée à la CES (Confédération européenne des Syndicats), que la CGT a opéré un véritable tournant, puisque en reconnaissant la Confédération européenne, elle acceptait de facto le cadre européen libéral ».

(Pour rappel, la CES avait défendu le Traité sur la Constitution Européenne).

Bien qu’elle ne soit pas la CFDT, la CGT est aujourd’hui, en phase avec elle.

– A Sud, avez-vous des projets pour vous affirmer sur la scène européenne et mondiale ?

Yann Cochin : « On a toujours considéré que Sud est un contre-pouvoir. Nous sommes indépendants mais pas neutres.

Nous ne sommes pas pour autant opposés au dialogue avec les organisations syndicales membres de la CES. La difficulté, pour intégrer la Confédération européenne, c’est qu’il faut obtenir l’aval des organisations syndicales membres (en France, la CGT, la CFDT et FO).

Face à l’orientation de la CES, il s’agit donc d’être présent dans les mouvements sociaux européens, en travaillant à la coordination des thèmes de lutte avec les groupes syndicaux présents dans les organisations syndicales européennes. De créer une inter-syndicale mondiale. Et de développer les forums sociaux européens et mondiaux. Peut-être ce projet sera-t-il réalisable au niveau de la CFI (Confédération Syndicale internationale), récemment créée ? »

Il ajoute que « la CFDT et la CGT viennent de se faire arnaquer par le gouvernement. Malin, il les a laissées négocier sur le projet de loi sur la représentativité et les finances des syndicats, tandis qu’il mettait en place la remise en cause des 35 heures. La manifestation du 17 juin émane d’une entourloupe gouvernementale ».

Sans-Papiers : Marche sur Lesquin le 14/06 à Lille

Publié: 10 juin 2008 par luttennord dans Infos, Rendez vous

Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800- tél : 06.80.57.50.61- fax : 03.20.52.76.92. – e-mail : csp59 ztu wanadoo.fr-

MARCHE REGIONALE DE PLACE DE LA REPUBLIQUE

AU CENTRE DE RETENTION DE LESQUIN

CONTRE L’EUROPE PRISON POUR ETRANGERS

LE SAMEDI 14 JUIN A 14H

Le projet de directive qui sera soumis le 18 juin, jour historique de l’appel du Général De Gaulle contre la collaboration pétainiste et l’occupation Nazie en 1940, prévoit l’emprisonnement pendant 18 mois d’un étranger pour simple présence sur le territoire d’un pays de l’UE.

L’Europe forteresse qui a déjà tué à Ceuta et Melilla prévoit la prison et l’expulsion des mineurs étrangers, des femmes enceintes, des personnes âgées, des victimes de torture, des persécutés qui demandent asile.

L’Europe prison barricadée prévoit aussi l’interdiction du territoire de l’UE pendant cinq ans pour les expulsés et cette expulsion pourra se faire dans n’importe quel pays que l’étranger ne connaît pas, notamment le pays de transit.

L’UCIJ et le Resf appellent à manifester contre cette directive de la honte qui transforme l’UE en une union des pays anti-démocratiques qui bafouent les droits humains dont les valeurs ont été proclamées en Europe il y a plus de 2 siècles.

La CNSP appelle tous les sans papiers, tous les collectifs de lutte des sans papiers à s’associer à cette protestation pour le vivre ensemble dans l’égalité entre tous les humains et tous les peuples.

Fait à Paris le 1er juin 2008


SUD éducation 59/62 appelle à la grève les 10, 16 et 17 juin

Toutes et tous en grève les 10 et 17 juin, pour construire un mouvement à la hauteur des attaques

10 juin, grève à l’appel de Solidaires, la CGT et la FSU dans la Fonction Publique, contre les suppressions de postes qui s’amplifieront encore avec la mise en place de la RGPP. Manifestation à Lille, 14h30 porte de Paris

16 juin, première journée du bac.

17 juin, casse sociale et remise en cause de la durée légale du travail.

tract Solidaires 59/62 d’appel à la grève les 10 et 17 juin

mouvement Fonction Publique Les tracts d’appel de Solidaires et ci-dessous le dernier communiqué de la fédération SUD éducation.

Communiqué fédéral Saint-Denis, le 6 juin 08

Juin 2008 : Rififi à l’éducation nationale !

Les journées de mobilisation prévues dans la fonction publique et notamment l’éducation nationale (le 10 juin et le 17 juin) montrent que la contestation de la politique libérale de Sarkozy ne faiblit pas. Si la succession des journées d’action ne favorise pas la construction d’un mouvement d’ampleur et intercatégoriel, la Fédération Sud éducation s’inscrit néanmoins dans les formes que se donnent les mouvements de salariéEs de l’école et plus largement du service public. En effet, depuis plusieurs mois, au-delà de ces temps forts syndicaux médiatisés, des actions de grève reconductibles, d’occupations d’écoles ou d’établissements, de manifestations dans l’Education, aux impôts, à la culture … témoignent de la résistance des salariéEs à la politique de casse du service public et à la multiplication des lois et décrets modifiant gravement la structure et les principes du système éducatif.

La réponse du pouvoir en place à nos revendications a été très claire : limitation du droit de grève des personnels de l’Education nationale avec le service minimum et impossibilité à terme de déposer des préavis de grève de type « reconductible ». Quant aux croisades anti-éducatives de Sarkozy, les dernières en date concernant la réforme du lycée et les salaires des enseignantEs montrent que le rouleau compresseur libéral n’est pas prêt de s’arrêter.

Cette réforme du lycée, sous couvert d’une préparation des élèves à une plus grande « autonomie » dans les apprentissages, ne vise ni plus ni moins qu’à justifier les 80.000 suppressions de postes prévues par la réforme générale des politiques publiques.

Les annonces sur les augmentations de salaire des enseignants qui découleraient d’une élévation du niveau de recrutement nient la réalité sociologique des enseignantEs qui pour beaucoup ont déjà un niveau Bac+5. Depuis longtemps, les concours de catégorie A ne recrutent plus au niveau licence qu’en théorie. Sauf à rehausser le niveau des salaires de touTEs les fonctionnaires de catégorie A (et les autres ? les B et les C ?) pourquoi les enseignants seraient-ils soudainement mieux payés que les autres fonctionnaires de la même catégorie ? Effet d’annonce démagogique, recours hypocrite aux relents élitistes, cet artifice salarial cache en fait tout ce que nous dénonçons : le salaire au mérite et le renforcement de la hiérarchie, l’augmentation du temps de travail, la soumission et la docilité…

Les « mauvaises nouvelles » se succédant jour après jour, il n’est pas question pour la Fédération Sud-éducation de se soumettre au minutage de ce show médiatique. C’est pourquoi avec les personnels de l’éducation nationale contre l’ensemble de cette politique anti-sociale, nous nous associons aux appels à la grève les jours des épreuves du bac et du brevet lancés par des syndicats locaux Sud-éducation mais aussi par des AG d’établissements en lutte. Avec les personnels du premier degré et les parents d’élèves, nous appelons à poursuivre la mobilisation (grève reconductible, occupations d’inspections et d’école, nuit des occupations d’écoles lancée pour le 13 juin, manifestations, réunions-débats…). C’est aux personnels concernés de choisir les modes d’action qui les unissent et de s’auto-organiser. C’est ce choix syndical qui nous conduit, en tant que Fédération Sud-éducation à favoriser l’appropriation de leur lutte par les personnels eux-mêmes et à les soutenir.


Soutien aux prisonniers politiques

Publié: 9 juin 2008 par luttennord dans Infos


7 juin pour les prisonniers politiques, une initiative à renouveler

Visitez http://www.liberez-les.info/


chers-es amis-es et camarades

Dans quelques jours, le Comité « Libérez-les ! » et le CSB Lille, auront à tirer les enseignements et le bilan politique du meeting international de solidarité avec les prisonniers politiques qu’ils ont organisés le 7 juin à Calonne-Ricouart.

Toutefois, sans votre appui, rien n’aurait été possible, ainsi :

Nous tenons à remercier l’ensemble des intervenants, des camarades présents, et les collectifs qui ont fait la réussite de cette initiative, et surtout à saluer la grande qualité des interventions.

Apprendre pour comprendre, tel était notre slogan, et nous avons appris beaucoup de nos camarades.

Nous tenons à remercier l’ensemble des chanteurs et des groupes musicaux qui ont animés cette soirée avec un grand talent et un grand professionnalisme.

Nous tenons à remercier, toutes celles et ceux, qui nous ont apportés gratuitement et bénévolement toute l’assistance technique (locaux, matériels, propagande, blogs, sites, sono, vidéos, prise d’images…) et qui ont permis d’assurer le très bon fonctionnement de cette journée.

Organiser une telle initiative internationale a été un véritable défi, un pari fou mais calculé au millimètre.

Nous l’avons fait avec nos petits moyens mais avec la grande conviction que cette cause est juste, que la solidarité avec les prisonniers politiques est indispensable et indissociable du combat que nous menons chacun ou collectivement, pour un monde meilleur,pour une société sans classe, qui passent par un combat tous azimuts contre l’impérialisme, le colonialisme, le racisme et la répression de classe.

Merci à toutes et tous, et il y aura une prochaine, nos camarades dedans ou en semi-prison le méritent tellement !

Pour tous (tes) les prisonniers (es) politiques, merci !

la solidarité est notre arme !


pour rappel : http://rebellyon.info/article5281.html

Lettre d’Isa et Farid, depuis les prisons de Lille-Sequedin et de Meaux, mai 2008

«Plus faible sera l’opposition, plus étroit sera le despotisme» Orwell, 1984

Tout est parti très vite. Nous étions deux lorsque notre véhicule a été contrôlé par les douanes à Vierzon. La fouille a abouti à trouver dans un sac des manuels de sabotage et de fabrication d’explosifs, le plan de nouveaux établissements pénitentiaires pour mineurs, disponible sur internet, et une petite quantité de chlorate de sodium. Sans doute la réunion de ces éléments donnait au contenu un sens particulièrement subversif… D’autant que Farid était fiché par la police politique pour son militantisme anticarcéral et son combat auprès des sans-papiers et des mal-logés. Quant à Isa, elle n’était connue d’aucun service de police.

Immédiatement la sous-direction antiterroriste de Paris s’est saisie de l’affaire. Les perquisitions n’ont en réalité rien donné si ce n’est qu’elles ont permis de mettre sous scellé des pétards, des tracts et des revues engagés, censés corroborer l’idée d’un projet terroriste. Ce que nous réfutons catégoriquement.

Peut-on dès lors accuser quelqu’un d’un crime qu’il n’a pas commis et qui n’a pas été commis, sur des simples suspicions reposant sur des documents qui ne prouvent rien en soi ? En réalité c’est la dimension politique qui a conduit à la lecture d’une telle menace. Cela signifierait que la lutte, la révolte est un crime dont tout manifestant en colère, dont tout homme libre et engagé est coupable… ?

Nous avons été placés sous un régime de garde à vue de 96 heures, avec la possibilité de rencontrer un avocat à l’issue seulement des 72 heures. Nos ADN ont été pris de force et celui d’Isa aurait été retrouvé le printemps dernier sur un « dispositif incendiaire » retrouvé devant le commissariat du 18ème arrondissement de Paris. Jusqu’à présent,
l’enquête ramait. Isa a nié toute relation avec cette affaire. Par ailleurs, l’ADN est un outil fortement controversé : dans ce genre d’affaire, il est toujours utilisé pour accuser la personne mise en examen, et la pseudo-objectivité scientifique vient clore tout débat.

Tous deux n’appartenons à aucun groupe politique mais faisons partie de ces gens que vous avez sans doute croisé lors de manifestations, de rassemblements, de réunions publiques, de concerts de soutiens, de projections de films, supports à débats… ; présents dans la lutte sociale et liés par le mouvement collectif.

Peut-être avez-vous entendu parler dans la presse des « anarcho-autonomes ». Lorsque le grondement et la rage de la rue s’expriment avec de plus en plus de détermination, l’Etat a besoin de dire, pour mieux diviser, que le mécontentement est noyauté et manipulé par des groupes radicaux, extrémistes, aveuglés, et fascinés par la
violence ; d’où l’existence de ce genre de catégorie censée désigner une figure imaginaire dont il faut se méfier et qui représente la limite à ne pas franchir, la menace de l’illégalité, de la répression, de la criminalisation…

En somme c’est une stratégie pour taire et effrayer tous ceux qui se lèvent pour des idées, contre l’oppression, pour la liberté… Nous avons ainsi été étiquetés, malgré nous… vague notion qui soudainement cacherait des groupes organisés pour le terrorisme,
cherchant à nuire « par l’intimidation et la terreur ». Nous sommes devenus une menace terrible pour l’Etat… Il faut diaboliser le visage du quidam pour être crédible, en déployant toute l’artillerie du langage !

Nous avons donc été écroués sous mandat de dépôt avec la mention « détenu particulièrement surveillé » ou « détenu à haut risque », ce dernier étant propre à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Autant dire que nous n’avions pas fini de réaliser les enjeux et les répercussions de cette paranoïa et hystérie du pouvoir. Nous sommes soumis à une surveillance intense. Ainsi, sans être jugés, sans être condamnés, nous
sommes proies à un acharnement politique qui s’efforce de fabriquer et de fantasmer au travers de nous, l’existence d’un réseau terroriste ultra dangereux. Maintenant que ce postulat est posé, tous les raccourcis sont possibles, toutes les interprétations doivent aller dans ce sens, tous les éléments sont traduits de sorte à ce qu’ils viennent le justifier.

Tout cela est particulièrement inquiétant et délirant. En quatre mois de détention provisoire nous avons eu le temps de sentir quelle était la logique de destruction, de vengeance et de punition de l’Etat vis-à-vis de ses sujets « insoumis » ; de subir son autoritarisme notamment par des transferts entre maisons d’arrêt et des mesures
d’éloignement arbitraires compromettant sévèrement la défense. Depuis peu nous avons appris que le dossier de « Créteil » avait été joint au nôtre, histoire de rassembler les « anarcho-autonomes »…

Nous ne voulons pas être les pantins des enjeux du pouvoir d’institutions politiques et répressives : ne laissons pas l’Etat écraser les espaces de lutte…

Isa* et Farid*, depuis les prisons de Lille-Sequedin et de Meaux, mai 2008

* surnoms

Néo-naze 88…

Publié: 6 juin 2008 par luttennord dans Infos

De l’oxymore en politique

Publié le 4 juin 2008
par REFLExes

Dans la nuit du 28 au 29 mai 2008, deux individus ont ouvert le feu à plusieurs reprises dans le quartier de Saint-Michel-sur-Orge sur des jeunes garçons au pied d’une citée. Très rapidement les auteurs de cette fusillade sont arrêtés. Il s’agit de deux jeunes gens âgés de 20 et 23 ans. Selon des journalistes, de la presse néo-nazie aurait été retrouvée chez eux. Les deux jeunes garçons se seraient même revendiqués d’un groupe nommé « Nomad 88 » selon l’AFP. Encore peu connu du grand public, derrière ce nom se trouve un mouvement anti-sémite, apparu très récemment, la Droite Socialiste.

Ce nom fait d’abord penser à une parodie de la Gauche Nationale du déjà culte Kavan Herbin [1]. Mais la Droite Socialiste a une existence bien réelle. Et elle a même un chef, Thömas Werlet (important le chef !). La DS est apparue au grand jour le 8 mars 2008 en organisant un rassemblement anti-sioniste pour dénoncer la venue en France de Shimon Peres. Quelques semaines auparavant ils avaient essayé de rejoindre le rassemblement du 6 février 2008 organisé par le Renouveau Français, sans grand succès. La DS a ensuite participé le 8 mai 2008 au rassemblement à Saint-Michel aux côtés de Kémi Seba, témoignant ainsi de son intérêt pour la  » question juive « .

Il faut dire que dès ses premiers balbutiements, la Droite Socialiste, par la voix de son petit chef, avait pris contact avec Boris Le Lay, incontournable « cyber-militant » et animateur de blog. Boris Le Lay est l’exemple même d’une certaine instabilité politique (et mentale certainement) que l’on retrouve de plus en plus chez ces « p’tits soldats perdus » de l’extrême droite. Si on le retrouve en effet aujourd’hui dans l’organigramme du « MDI » – Mouvement des Damnés de l’Impérialisme – la nouvelle organisation de Kémi Seba, en tant que chargé des relations extérieures, il était en effet à l’origine (en tant que président) d’une association apparu en 2006 au nom sans équivoque de « Breizh-Israel ».

Dans un communiqué annonçant cette création, les buts de l’association étaient clairement exposés : « L’association Breizh Israël est née en mai 2006 pour faire valoir la solidarité des patriotes bretons avec leurs homologues sionistes… », « …pour un rapprochement des deux peuples… », et bien entendu l’incontournable « …face à la montée de l’islamisme en Bretagne… ». Une de leur très rare action (la seule en réalité) au court de leur très courte existence fut un contre rassemblement devant la préfecture de Quimper face à des organisations de soutien à la Palestine qui réclamaient la reprise de l’aide financière de l’Union Européenne à la Palestine après les élections de 2006 qui placèrent le Hamas à la tête l’autorité palestinienne.

Bien qu’habitués à une certaine confusion dans l’esprit de pas mal de nos « cas d’études », celui-ci nous semble un cas d’école. En effet comment peut-on passer en à peine deux ans de la création d’une association pro-israel à la participation d’une autre clairement antisémite celle-ci. Sauf à penser que cela s’inscrirait dans le cadre d’une opération de manipulation destinée à recueillir des informations sur leurs ennemis… Mais nous laisserons cela aux adeptes de la théorie du complot et nous resterons sur notre analyse d’une grande agitation et perturbation interieure [2].

Dans la foulée de ce premier contact, la Droite Socialiste apporta son soutien à Hervé Ryssen (= Hervé Lalin, cf articles REFLEXes) dont le blog « anti-sioniste » (qu’un Xavier Vallat ou autre Darquier de Pellepoix n’auraient pas renié) venait d’être supprimé par l’hébergeur suite à des pressions, notamment de la part de la Licra [3].

kémi-ds

La DS était également présente au meeting nationaliste du Renouveau Français le 24 mai à Villepreux. Il y a un compte-rendu détaillé de cette journée, à la fois sur le blog de la Droite Socialiste, mais également sur un site néo-nazi. Il est relativement étonnant que le Renouveau Français se soit embarrassé d’un groupuscule aussi « cramé », mais le RF tenait tellement à pouvoir remplir son « congrès » qu’il a été peu regardant sur les participants, d’où une surreprésentation des skinheads sur les 350 participants de la journée. Parmi les interpellés lors de la fusillade on retrouve Camille F. présenté dans l’organigramme de la Droite Socialiste comme le chef de Nomad Securité. Nomad Securité, tels les SS, avait pour rôle d’assurer la sécurité des « meetings et concerts » de la Droite Socialiste ainsi que d’autres mouvements nationalistes. Nomad Securité jouait la carte de la boîte de sécurité professionnelle, Nomad 88 étant le versant skinhead. On pouvait d’ailleurs les voir parader lors du défilé du 1er mai 2008 du Front National avec des petits drapeaux anecdotiques. Ils étaient alors très reconnaissables par leur tenue para-militaire et leur béret. Mais ce passage à l’acte ne semble pas être un acte isolé aujourd’hui. Le FN n’est plus aussi attractif que par le passé pour des jeunes militants, et cette perte d’influence se traduit par la multiplication de mini-structures nationalistes. Le plus souvent des groupuscules sont imprégnés depuis des années par les discours de Guillaume Faye sur la proximité d’une guerre ethnique et par des lectures du type des Carnets de Turner [4]

Le cas de « Nomad 88 » n’est pas un cas isolé. Entre les incendies de mosquée de Colombiers et l’arrestation du ou des membres de la FNAR [5], des individus à la marge de l’extrême droite radicale semblent de plus en plus adopter la logique du « Loup Solitaire » ou Leaderless Resistance. Il s’agit d’une théorie développée par des militants néo-nazis américains qui encourageaient les individus à s’organiser en petites cellules autonomes. Sans liens avec les autres groupes politiques, ils pouvaient agir en toute autonomie en se fixant leur propre cible. Les nazis américains espéraient ainsi que les incidents se multiplieraient, provoquant des émeutes et une guerre civile et raciale. Nous n’en sommes pas encore là, mais il est désormais clair qu’une partie de l’extrême droite activiste tente d’accéder à des armes et des explosifs, certains s’engageant d’ailleurs dans la Réserve militaire.

[1] Garçon un peu perdu idéologiquement, qui après avoir été gaulliste, maurrassien, bonapartiste et lepeniste a décidé de diriger comme un grand son propre mouvement, sorte de version light des groupuscules NR des années 80

[2] Pour l’anectode, le secrétaire de Breizh-Israel n’etait autre que Dominique Lambert, déjà cité dans notre article sur les identitaires « La soupe au Vardon » (http://reflexes.samizdat.net/spip.php ?article323)

[3] Nous n’avons déjà que trop parlé de ce monsieur pour vous refaire son CV, précisons simplement qu’il figurait aussi dans la liste des intervenant au Congrès Nationaliste du RF de ce mois de mai et qu’il fut le premier et largement l’un des plus applaudis de l’après-midi. D’ailleurs dans le compte-rendu officiel du RF, son intervention est brièvement résumée ainsi : « … Hervé Ryssen ouvrit le bal avec une analyse décapante du rôle du lobby sioniste dans le phénomène mondialiste… « . Sa dernière brochure, que l’on trouve en bonne place à la très catholique librairie parisienne France-Livres, porte sur le rôle d’Israël dans la traite des blanches !!!! Nous l’avons lu, nous vous épargnerons le moindre commentaire

[4] Ce livre, interdit en France mais néanmoins traduit et distribué par l’équipe de Réfléchir et Agir raconte le combat de militants nationalistes blancs aux Etats-Unis qui prennent les armes contre l’Etat et les immigrés..

[5] La FNAR ( Fraction nationaliste armée révolutionnaire ou Front National Anti-Radar) dont la confusion idéologique des symboles et revendications peut laisser penser à un cas lourd de pathologie politique


Le 7 juin à Calonne-Ricouart, 8h00 de solidarité internationaliste avec les prisonniers politiques

(35 kms d’Arras, 45 kms de Lille : direction Bruay la Buissière en venant de Lens)

Le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62) et le Comité Solidarité Basque de Lille, organisent le samedi 7 juin 2008 de 14h00 à minuit, salle de la Maire à Calonne-Ricouart dans le Pas-de-Calais, leur premier meeting commun de solidarité internationaliste avec les prisonniers politiques.

Cette initiative se fera avec le partenariat de la municipalité communiste de Calonne-Ricouart et de nombreuses organisations internationales de défense et de solidarité avec les prisonniers politiques, avec la présence d’anciens prisonniers, et de réfugiés politiques.

Cette première qui en appelle d’autres dans notre région, doit rencontrer un large écho car elle se déroule dans un contexte international tendu où les affrontements se multiplient dans de nombreux pays, avec en toile de fond, les rivalités entre les puissances impérialistes susceptibles de provoquer de nouveaux conflits guerriers à grande échelle et un nouveau durcissement des lois.

Les situations de misère économique et de crises à répétition, occasionnent depuis des années un renforcement de la politique répressive et liberticide des Etats et des gouvernements contre la partie la plus démunie des peuples, les militants progressistes et résistants, mais aussi contre les exilés et réfugiés politiques… Tout ceci fait l’objet, soit de mensonges, soit d’un détestable et total black-out.

Le renforcement de mesures d’exceptions contre la résistance politique se généralise. Des lois, des tribunaux et des corps policiers et militaires sont à l’œuvre dans les Etats dits « démocratiques ». La répression sans frontières se développe… Le chaos s’installe à pas feutrés et les Peuples trinquent !

Nos comités appellent les citoyens conscients de cette détérioration des droits élémentaires, les collectifs et mouvements démocratiques, toutes celles et ceux qui partagent ces combats pour la solidarité et la libération des prisonniers politiques, à se joindre à nous pour cette initiative du 7 juin 2008, et montrer que Solidarité s’écrit encore avec un grand S.

A partir de 14h00 : tables militantes, exposition, projection… 15h00 : débat interactif avec les militants venus de nombreux pays (ex-prisonniers, réfugiés et soutiens)

18h00 : pause, projections, restauration, musique révolutionnaire et de lutte…

19h00 à Minuit : concerts en live : avec le groupe de RAP conscient du 9-3 : la K-Bine : un slameur régional : un groupe de rock alternatif local…et « peut être » une grosse surprise ???

Il s’agit de faire de cette première initiative, un événement à même d’avoir des conséquences significatives contre l’injustice que représente l’incarcération des militants progressistes en raison de leurs choix politiques et des actes de résistance.

« Libérez-les ! »

Comité de soutien aux prisonniers-es et réfugiés-es politiques (59-62)

CSB Lille

Comité Solidarité Basque de Lille

Courrier mail : liberez.les ceA gmail.com /

Csblille ceA aol.com

Site Internet : http://www.liberez-les.info

affiche et itinéraires sur le site


Théâtre de l’Opprimé-e (théâtre-forum) sur l’exploitation au travail et le salariat

Vendredi 6 juin 2008, 20h organisé par IDEES A COUDRE.

Avec le Groupe du Théâtre de l’Opprimé-Paris, l’Espace Marx et En vie-théâtre de l’opprimé (Lille)

A l’heure de la destruction des conquêtes sociales et du Code du Travail, l’exploitation au travail n’est pourtant pas toujours facilement lisible. La peur du chômage et le management basé sur la « motivation » et la « responsabilité » brouillent les enjeux des relations au travail. En s’appuyant sur un théâtre-forum, nous tenterons de clarifier ensemble ces enjeux pour revendiquer nos droits.

Le théâtre de l’opprimé-e plus que du « théâtre » est un entraînement au changement. Des histoires concrètes (ANPE, grande distribution, etc.) sont jouées une première fois, puis nous sommes invité-es à monter sur scène pour tenter de changer la situation. Le but n’est pas de trouver une solution aux problèmes donnés (pas de recette miracle), mais de débattre, de déconstruire l’oppression. Le Théâtre-Forum facilite la recherche de solutions collectives.

à l’Espace Marx 6 bis, rue Roger Salengro, Hellemmes (M°Marbrerie)

Contact : idees.a.coudre LKh gmail.com 06 70 65 94 45