Archives de décembre, 2008

La prison tue…combattons l’enfermement

Publié: 30 décembre 2008 par luttennord dans Infos, Rendez vous

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Un détenu se suicide dans sa cellule à la maison d’arrêt de Sequedin

LILLE (AFP) — Un détenu d’une cinquantaine d’années s’est suicidé dans la journée de dimanche dans sa cellule de la maison d’arrêt de Sequedin (Nord), près de Lille, a-t-on appris mardi auprès du parquet.

L’homme, en détention provisoire, s’est étouffé à l’aide d’un sac en plastique, a-t-on ajouté de même source.

"Il a été découvert à mi-journée et les interventions pour essayer de le réanimer ont toutes échoué", a précisé le parquet de Lille.

La mort du détenu de Sequedin porterait à 107 le nombre de suicides dans les prisons françaises depuis le début de l’année.


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Au moins 3000 à Lille pour soutenir le peuple palestinien

Plus de 3000 personnes ont manifesté dans les rue de Lille ce matin, depuis Wazemmes jusque la Préfecture, afin de condamner le crime de guerre qu’Israël continue de perpétrer à Gaza contre le peuple palestinien.

Ce niveau de mobilisation exceptionnel, réalisé en moins de 24 heure, traduit bien la colère dans le Nord à l’annonce des raids meurtriers sans précédent, et la volonté d’Israël de poursuivre sa politique coloniale. Une telle manifestation de soutien au peuple palestinien ne s’était pas vue dans les rues de Lille depuis le début du siècle. La large unité réalisée aujourd’hui, entre militants associatifs, syndicaux et membres des forces démocratiques de la région a largement contribué à la réussite de la mobilisation

C’est bien la politique criminelle d’Israël qui est en accusation mais les
manifestants ont été tout autant sévères avec les complices de cette
politique. Les USA de Bush ont été leur cible, mais aussi, tout autant sinon
plus, l’Europe et la France des Sarkozy et Kouchner.

Le rehaussement des relations Israël-Europe n’est pas accepté, à juste titre.

C’est dans le cadre de cette unité, à élargir, que la mobilisation de soutien
au peuple palestinien, est appelée à se poursuivre et à s’amplifier, si Israël
persiste dans son entreprise criminelle. Un appel national unitaire de
manifestation dans tout le pays serait le bienvenu afin de permettre la montée en force de cette mobilisation. L’AFPS Nord-Pas de Calais soutient toutes les initiative d’action prises dans les villes de la région afin d’obtenir l’arrêt de l’agression israélienne. Elle prend tous les moyens pour la réussite d’une manifestation régionale unitaire de grande ampleur, dans une date proche, si celle-ci s’avérait nécessaire.

Association France Palestine Solidarité Nord-Pas de Calais

Lille le 28 décembre 2008 18h


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CHASSE A L’HOMME DANS LE PAS DE CALAIS YA BASTA !

En décembre 2002, Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, fit fermer (avec le consentement du député PS de la 6e circonscription du Pas-de-Calais … Jack Lang) le camp de réfugiés de Sangatte. Il fut ouvert en 1999 par des Calaisiens qui ne supportaient plus de voir des être humains dans un total dénuement. Il fut par la suite géré par la Croix Rouge jusqu’à sa fermeture. Il hébergeait plusieurs centaines de sans papiers, dont un bon nombre souhaitait se rendre en Grande Bretagne. Décision funeste, qui encore une fois n’avait d’autre finalité que de "faire un coup médiatique" ! Les problèmes se sont aggravés : les sans papiers sont toujours là bien sûr, mais ils n’ont plus aucun endroit où se réfugier.

Si nous savons que le camp de réfugiés de Sangatte n’était pas une solution, force est de constater que les conditions de vie des sans papiers se sont gravement dégradées. On rencontre beaucoup d’hommes, de femmes et d’enfants en errance, n’ayant pour seul abris que des toiles de tente, ou les blockhaus du Mur de l’Atlantique. Près de mille personnes survivraient dans ces conditions sur la côte, dont 5 à 600 dans les environs de Calais. La plupart viennent d’Afghanistan. Elles fuient les bombardements causés par la « guerre antiterrosite » menée par les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne… Le cynisme n’a pas de limite ! Comment refuser l’asile et un accueil digne à des gens fuyant cette guerre dont les responsabilités occidentales ne sont plus à démontrer ?

Non contente de laisser volontairement des êtres humains dans le plus grand dénuement, la préfecture du Pas de Calais organise de véritables chasses à l’homme. Chaque jour, les CRS et autres corps de l’ordre sécuritaire harcellent ces personnes en détruisant leurs moyens de campement, gazant les blockhaus dans lesquels ils survivent, brûlant leurs duvets, couvertures et même leurs chaussures. Les sans papiers se plaignent chaque jour de violences policières. D’un côté, tout le monde s’offusque que des SDF meurent à Paris (Boutin allant jusqu’à proposer l’hébergement de force de ces derniers) et de l’autre, l’Etat, dans le Pas de Calais, met sciemment en danger la vie de personnes, sous prétexte qu’elles n’ont pas de papiers ! Les associations et collectifs calaisiens soutenant les sans papiers sont aussi dans le collimateur de la préfecture.

Plusieurs de leurs adhérents ont été poursuivis, voire placés en garde à vue et condamnés parce qu’ils soutiennent concrètement les sans papiers ; autrement dit, ils sont poursuivis pour "assistance à personnes en danger" !

LA SOLIDARITE N’EST PAS UN DELIT.

La répression ne nous empêchera pas de nous opposer concrètement à la politique inhumaine et xénophobe du gouvernement Sarkofeux.

LE 31 DÉCEMBRE 2008, DE FRANCE ET D’AILLEURS TOUS ET TOUTES, RASSEMBLONS NOUS A CALAIS POUR EXPRIMER NOTRE SOLIDARITE AVEC LES SANS PAPIERS, LES ASSOCIATIONS ET LES COLLECTIFS

Apportons des couvertures, des duvets, des vêtements, des chaussures…, et de quoi partager une nuit conviviale

EXIGEONS :

LE DEPART DE TOUTES LES FORCES DE POLICE CHARGEES DE REPRIMER LES SANS PAPIERS ET LEURS SOUTIENS

L’ARRET DES EXACTIONS DE LA PREFECTURE DU PAS DE CALAIS A L’ENCONTRE DES SANS PAPIERS ET DE LEURS SOUTIENS.

LA FERMETURE ET LA DISPARITION DES CAMPS DE RETENTION

LA REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS

LA LIBERTE DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION

L’OUVERTURE DES FRONTIERES

(contacts pour les détails des convois)
SôS Soutien ô Sans papiers
06 98 70 33 49
soutiensanspapier@gmail.com

Collectif de Soutien aux Demandeurs d’Asile et aux Sans Papiers
adresse du site : http://csdasp37.free.fr/
06 34 19 64 98
csdasp37@no-log.org

Joyeux Noël From Athens

Publié: 24 décembre 2008 par luttennord dans Infos

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En Grèce, Ici, Ailleurs, Partout…Guerre au capital !

Publié: 22 décembre 2008 par luttennord dans Infos

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Samedi 20 décembre 2008, à 15H à la MEP ( Maison de l’Education Populaire), entre la place de la République et le Bd J B Lebas.
Remise/dépôt de jouets qui seront donnés le soir aux enfants des personnes sans papiers.

le CSP59


Comité des Sans Papiers 59 – CSP59

Lille, le 9 décembre 2008

Objet : invitation à l’occasion de la présentation du livre : « La République à l’école des sans-papiers »

Madame, Monsieur,

Les sans-papiers occupent souvent le devant de la scène politique et médiatique. Aux objectifs chiffrés d’expulsions gouvernementaux, répondent les luttes pour la visibilité sociale et pour la régularisation globale. Mais qui sont ces sans-papiers ? Qu’est-ce qu’une vie de sans-papiers ? Comment survivent-ils dans la précarité absolue qui leur est imposée ? Quels sont les effets d’une telle vie sur les trajectoires et les rapports au monde ?

C’est à ces questions que le groupe de recherche du Comité des Sans-Papiers 59 (CSP59) a essayé de répondre à travers une enquête sur plusieurs centaines de dossiers et la réalisation de plusieurs dizaines d’interviews. L’étude bat en brèche des idées reçues en faisant la démonstration que « toute la misère du monde » ne souhaite pas et ne peut pas venir s’installer en France. Les motivations du choix de la France comme pays d’accueil mentionnent une « connaissance de la France », ancienne puissance coloniale. C’est donc par proximité culturelle qu’est choisie cette destination.

Tous les anciens sans-papiers que nous avons rencontrés sont durablement marqués par cette période de leur vie où ils ont été sans aucun statut légal. De manière unanime, la peur permanente et la précarité absolue sont apparues systématiquement pour décrire leur quotidienneté. Prendre la mesure de ce qui se révèle dans la précarité maintenue de ces humains venus d’ailleurs suppose interroger la République dans ses fondements. La déclaration des droits de l’homme et du citoyen garde-t-elle encore aujourd’hui toute sa validité ?

Les travailleurs à peau blanche peuvent-ils s’élever là où ceux d’autres races sont marqués au fer rouge ? Notre étude montre que les étrangers sont, au pays berceau des droits de l’homme, des non-citoyens. Comme l’avaient pressentie certains esprits au début de la Révolution, la façon dont une société traite ses non-citoyens est l’aune qui permet de mesurer le respect des droits fondamentaux. La lutte des sans-papiers est de ce point de vue une école pour la République.

Notre étude est aujourd’hui consignée dans un livre qui vous sera présenté

Le samedi 20 décembre 2008 à 16h30

A la Maison de l’Education Permanente

Place Georges Lyon à Lille, Métro : République

L’IDM, le Collectif Afrique et le CSP59,

ont l’honneur de vous inviter à ce moment de débat, de dédicace et de signature.

La soirée sera suivie par une pièce de théâtre présentée par les sans-papiers avec l’accompagnement du T’OP Théâtre de l’Opprimé.

Elle se terminera par une distribution de jouets de Noël aux enfants des sans-papiers

Sont aussi invités :

- Les sans papiers et ex-sans papiers, notamment ceux et celles qui font partie de l’échantillon de recherche ;

- Les associations, soutiens aux sans papiers, de l’immigration, les syndicats, la société civile en générale ;

- Les institutions de la République (Etat et Collectivités territoriales) ;

- Les services publics de l’éducation, de la santé, du travail, du social, du logement, etc. ;

- Les personnalités soutiens et amies des sans papiers ;

- La presse.


Nous vous invitons à la première d’un théâtre-forum, monté depuis quelques semaines avec un groupe de militants associatifs concernés.

Vie quotidienne des "sans papiers".

SAMEDI 20 DEC à 20h à la MEP, place G. Lion Lille, M° République, première de leur théâtre-forum !

Cela au cours d’une soirée festive, organisée par le CSP 59, qui commencera vers 16h30 par la présentation du livre : "est-ce-ainsi que les humains vivent ?" étude sociologique réalisée sur les sans-papiers depuis 10 ans. Spectacle suivi d’un buffet léger, et de cadeaux aux enfants des familles de sans-papiers, avec musiques jusque minuit, bien sûr !

Fleury-Mérogis filmée de l’intérieur

Publié: 18 décembre 2008 par luttennord dans Infos, Vidéos
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Fleury-Mérogis filmée de l’intérieur
LE MONDE | 18.12.08 | 11h20 • Mis à jour le 18.12.08 | 12h26

Une plongée exceptionnelle dans une prison française. Des détenus de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), la plus grande d’Europe, ont réussi à introduire une mini-caméra et ont filmé pendant plusieurs mois, à l’intérieur de leurs cellules, dans les douches et dans la cour de promenade. De ces 2 h 30 de vidéos tournées en cachette, auxquelles s’ajoutent plus d’une centaine de photos, ressort un témoignage brut sur la vie quotidienne en prison. Un récit, de l’intérieur, des conditions de détention, avec ses locaux dégradés et surpeuplés, ses tensions et ses violences, la débrouille du quotidien mais aussi ses rires et ses instants de solidarité.

Les vidéos originelles, que Le Monde a pu visionner et faire authentifier par plusieurs sources, ne comportent pas de révélations spectaculaires mais confirment, avec la force de l’image, ce que dénoncent régulièrement les rares autorités indépendantes autorisées à pénétrer dans les prisons françaises. Les détenus à l’origine des vidéos justifient leur démarche par la volonté de dépasser la communication officielle de l’administration pénitentiaire. Après avoir fait sortir leur matériel, ils ont confié à deux réalisateurs, Karim Bellazaar et Omar Dawson, à la tête d’une société de production (I-Screen), le soin de faire un documentaire.

"Quand on est en détention, on voit plein de reportages télé sur les prisons, nous explique un des vidéastes en demandant l’anonymat. Mais ils ne montrent jamais ce qui se passe vraiment parce que l’administration organise les visites et ne montre que les bâtiments en bon état. On s’est dit qu’il fallait montrer l’autre côté de la détention." Ils mettent aussi en avant leur volonté de casser l’image positive des prisons pour une partie de la jeunesse des quartiers. "Beaucoup pensent qu’aller en prison c’est pas grave et qu’ils en sortiront plus forts. Nous, on veut leur montrer que c’est vraiment la merde et que tu deviens fou là-bas."

DÉBROUILLE QUOTIDIENNE

L’aspect financier n’est pas absent mais il est présenté comme secondaire par les vidéastes, qui devraient toucher une rémunération si les réalisateurs réussissent à produire leur documentaire : "Je suis pas un héros de la terre, explique notre interlocuteur. On prend beaucoup de risques, et il faut qu’on prépare nos arrières, au moins pour payer nos avocats."

Les détenus ont longuement filmé les cellules, occupées par deux personnes alors qu’elles ont été conçues pour un seul homme. Au milieu d’un fatras d’affaires, de vêtements, de réserves alimentaires, on les voit lutter contre l’ennui en jouant au football sur une console ou en regardant la télévision. On découvre surtout l’état réel de la maison d’arrêt. Avec, par exemple, des vitres cassées. "Regardez comment c’est la merde en plein mois de novembre. C’est bientôt Noël, on est là, on caille comme des SDF. Même les SDF dehors, ils sont mieux que nous", témoigne un détenu devant sa fenêtre.

L’état des douches apparaît assez catastrophique avec des murs dégradés et couverts de moisissure. "Cela correspond aux constatations effectuées lors d’une expertise dans les douches du quartier disciplinaire", note François Bès, délégué régional de l’Observatoire international des prisons (OIP), en indiquant que la surpopulation carcérale (3 900 détenus pour 2 800 places) contraint l’administration à faire fonctionner les sanitaires quasiment en continu, ce qui limite l’aération. L’association indique recevoir régulièrement des lettres de détenus se plaignant de l’état des douches. Le 4 décembre, un prisonnier s’est plaint, par courrier, des sanitaires "insalubres" avec des "murs gluants".

Les images mettent en évidence la débrouille quotidienne des détenus. Un prisonnier montre comment il tente d’isoler les WC, derrière des serviettes pendues à un fil, pour obtenir un minimum d’intimité. D’autres expliquent comment ils font chauffer leurs aliments, achetés légalement à la cantine, mais pour lesquels ils ne disposent pas de système de chauffage. On les voit bricoler une plaque électrique avec des boîtes de conserve et des fils dénudés ou utiliser une "chauffe à huile" avec une serpillière imbibée de produit alimentaire inflammable.

Les prisonniers s’arrangent aussi pour faire entrer illégalement téléphones portables et stupéfiants. "Il y a du shit, il y a des téléphones, il y a tout ce qu’il faut", témoigne un jeune détenu. Ils montrent comment circulent les objets d’une cellule à une autre grâce à la technique du "yo-yo". On les voit découper leurs draps sur la longueur, fabriquer des cordelettes et expédier leur colis à un voisin. Un miroir leur permet de viser à travers les barreaux, tandis que le destinataire attrape l’objet avec une balayette.

Les 2 h 30 d’images comportent une scène ultraviolente d’une quinzaine de secondes. Sous le préau de la cour de promenade, invisible pour les surveillants, des détenus agressent un autre prisonnier, le frappant à coups de pied sur la tête au point de le laisser inconscient. Selon tous les acteurs du monde pénitentiaire, ce type de violences est très fréquent. "A Fleury-Mérogis, comme dans les autres prisons, les lieux qui ne sont pas directement surveillés par les agents sont très dangereux. Il ne se passe quasiment pas une semaine sans qu’il y ait des agressions", souligne M. Bès.

"POUR FAIRE MES MARQUES"

Des détenus ont aussi accepté de témoigner sur la dureté des rapports sociaux au sein de la maison d’arrêt. "Ici, contrairement à ce [que disent] les gens, c’est la loi du plus fort. (…) Chacun a son terrain. (…) Pour faire mes marques, j’ai dû me bagarrer au départ", explique l’un d’entre eux. Plusieurs fustigent le comportement des surveillants, volontiers insultés et accusés de pratiques humiliantes. Sur les images, néanmoins, les deux fois où apparaissent des "matons", leur attitude est cordiale.

Un des détenus interrogés lance un "appel" pour que le public arrête de croire que la prison est un "lieu pour se réinsérer". "Moi, je me suis fait attraper pour un petit fait, de catégorie correctionnelle. Je suis passé en comparution immédiate, on m’a condamné. Moi, maintenant quand je marche en promenade, je marche avec des tueurs, avec des meurtriers, des trafiquants internationaux. Et je ne vous cache pas qu’à certains moments ça donne envie."

Les prisonniers ne se font pas d’illusions sur la volonté de l’Etat, même si des travaux de rénovation ont commencé et doivent se prolonger jusqu’en 2014. "Je vous dis ça juste pour que vous soyez au courant. Je dis pas que ça va changer quelque chose", note l’un d’entre eux. Il reconnaît que leur combat à l’encontre de l’opinion publique est difficile. "Les gens disent : Oui, mais c’est des détenus, ils sont en détention, c’est de leur faute, ils ont mérité d’être là-bas, c’est leur problème ."

Lui voudrait faire comprendre le caractère contre-productif, pour la société, des conditions actuelles de détention. "Tous les jours, il y a des gens qui entrent en détention. Mais tous les jours, il y en a qui sortent (…). Quand on subit la détention ici, avec toutes les injustices qu’ils nous font, du début jusqu’au jour de notre sortie, moi je comprends un peu qu’il y en a (…) qui ont plus trop envie de suivre le droit chemin."

Luc Bronner