Articles Tagués ‘féminisme’


Appel femmes

Nous, femmes et féministes de Turbulences Sociales, invitons toutes celles qui le souhaitent à une réunion-discussion sur les questions de féminisme.

Pendant plusieurs mois le contexte social s’est tendu autour de la question des retraites. Et nous partons de ce constat : très peu sont celles et ceux qui ont mis en avant l’inégalité sexuelle de cette réforme. Car les femmes en seront les premières victimes : grossesses, congés maternité, mi-temps imposés, sont autant de contraintes socio-économiques que subissent les femmes. Depuis les luttes des années 1970 et 1980, la pensée féministe a effectué un net recul dans les luttes politiques, y compris dans celles des femmes. La parité est aujourd’hui considérée comme l’apogée du combat féministe.

Mais parce que pour nous une égalité de pourcentage n’est pas une victoire du féminisme ; parce que pour nous la question sociale des inégalités genrées reste centrale ; parce que nous voulons que toutes les luttes politiques soient habitées, dirigées, orientées, par la question du féminisme ; nous vous invitons à venir dis- cuter ensemble de la place et de l’avenir du féminisme dans notre société.

Cette soirée nous semble également l’occasion de contester les accusations de virilisme, de machisme et d’homophobie portées à l’encontre de notre groupe. Nous aussi nous en faisons partie. Nous ne voulons pas nous laisser mettre de côté : non, Turbulences Sociales n’est pas un groupe d’hommes. Qui plus est, le féminisme a une place centrale et non négociable dans toutes nos actions et ré- flexions. Cette lutte appartient à chacune et chacun d’entre nous. Nous ne sommes pas complaisantes et complaisants sur le sexisme et l’homophobie. Dès lors, il nous semble essentiel que cette discussion non-mixte soit un moment d’échange sur le féminisme libertaire, et sur le féminisme dans les « milieux » libertaires.

Nous voulons, ce 27 janvier, ouvrir un espace de discussion et de débats sur des questions qui sont, malheureusement, devenues sensibles, alors qu’elles sont fondamentales. C’est pourquoi, suite à la discussion non-mixte, nous invitons ceux qui le souhaitent à assister à la projection de « Encore elles » (sur le combat des femmes des années 1970 à aujourd’hui), et au débat qui la suivra.

FÉMINISTES TANT QU’IL LE FAUDRA !

Appel hommes

Les mecs de Turbulences Sociales vous invitent à une discussion non-mixte autour du féminisme. Elle sera l’occasion de parler de la place des femmes et de leurs luttes d’émancipation dans le mouvement social, dans nos organisations et plus généralement dans la société ; de notre positionnement en tant qu’hommes par rapport à ces luttes, de la manière dont nous pouvons y participer, des freins que nous leurs imposons, consciemment ou inconsciemment, et la réflexion que nous devons engager pour contribuer à l’émancipation des femmes et la destruction du patriarcat sans pour autant déposséder les concernées de leur lutte.

Nous en profiterons pour débattre des comportements sexistes, virilistes ou machistes attribués à Turbulences Sociales. L’anti-sexisme et le féminisme sont des préoccupations importantes et récurrentes dans notre démarche militante.

Cette discussion se déroulera jeudi 27 janvier au Centre Culturel Libertaire à 18h30, une discussion non-mixte meufs aura lieu

en parallèle ; elles seront suivies de la projection en mixité de «Encore elles» et d’un débat autour du film.


Affiche au format PDF

20/11 : appel pour un contre-rassemblement féministe !

L’extrême droite de Dieu remet le couvert !

Ce samedi 20 Novembre 2010, l’association « SOS Tout petits » entend nous refaire le coup du rosaire public en plein centre ville devant l’église du parvis Saint Maurice et ce dans un seul but : remettre en cause le droit à l’avortement !

Sous un semblant de respectabilité familiale « bon enfant », se dissimule l’intégrisme religieux le plus intolérant et le plus hostile à toute idée de pouvoir vivre une sexualité propre à chacun-e. Leurs mots d’ordre : abrogation de la loi Veil, lutte contre l’euthanasie, mobilisation contre le PACS, lutte contre les « perversions sexuelles » (illes considèrent les homosexuel-les comme « des malades » qu’il faut soigner) et bien entendu défense de la « morale » publique (Amen !).

Xavier Dor, président de SOS tout petits a par ailleurs été condamné à plusieurs reprises pour délit d’entrave à l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse), sans jamais purger ses peines. Le but des anti-IVG est systématiquement de culpabiliser les femmes, de leur refuser la libre disposition de leur corps et de décider de leur vie à leur place.

Le droit à l’avortement et l’accès à la contraception : des droits conquis de haute lutte mais qui restent fragiles

Par delà les actions de ces groupes d’extrême droite marginaux, le droit à l’avortement est aujourd’hui attaqué de toutes parts. Parallèlement à la diminution drastique des subventions des plannings familiaux, nous assistons ces dix dernières années à la fermeture de nombreux centres pratiquant l’IVG1. La loi Bachelot, du 25 juin 2009, sous couvert d’économies, ne fait qu’aggraver cette situation en sabordant littéralement l’hôpital public et en premier lieu, les centres d’interruption volontaire de grossesse. La pénurie du personnel médical et paramédical ainsi que la disparition des structures de proximité aggravent considérablement l’inégalité d’accès aux moyens de contraception. Et pourtant, c’est plus de 5000 femmes qui, tous les ans en France, sont dors et déjà contraintes d’avorter à l’étranger.

Par ailleurs, le risque de voir l’avortement assimilé à un crime plane toujours. Ainsi, en février 2008, la cour de cassation reconnaissait le droit d’inscrire tout fœtus né sans vie à l’état civil : pour nous, il s’agit d’une menace importante sur le droit à l’avortement.

On ne veut plus de leçons de morale !

Dans notre société hétérosexiste, être mère est trop souvent présenté comme un passage obligé pour toute femme « qui se respecte ». L’avortement est donc, dans ce cadre, bien souvent considéré comme un acte « irresponsable » voir « coupable ». L’IVG est toujours pensée comme un mal honteux et traumatisant alors qu’il est un moyen de maîtrise de son corps et de sa sexualité. Mais les témoignages sont là : mauvais accueils, culpabilisation (par l’amplification artificielle des bruits par exemple), humiliations, encouragement à renoncer au désir d’avorter. Autant de pratiques plus ou moins insidieuses qui se dressent contre l’émancipation des femmes.

Plus que jamais il est nécessaire de lutter pour :

  • Une meilleure information et un meilleur accès à la contraception et à l’IVG
  • La défense d’un système de santé public, gratuit et accessible à tou-te-s
  • Le droit pour chacun-e de disposer librement de son corps et de s’épanouir dans la sexualité qu’il ou elle choisit.

Rassemblement à 13h00, Parvis de l’Eglise Saint Maurice (à l’intersection avec la rue de Béthune) à Lille, M° Rihour. Ponctualité requise !

Premiers signataires : Sud Etudiant-es ; Turbulences Sociales, Des individu-es.

1 Selon la Dress (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), la France comptait, en 2000, 729 centres IVG contre 624 en 2007.