[gdale-cga] le racket sur nos retraites ? c’est le capitalisme et l’etat !

Publié: 2 septembre 2010 par luttennord dans Infos, Rendez vous

** Par ailleurs, le GDALE-CGA sera également présent pendant la braderie à la fois au Centre culturel libertaire (4 rue de Colmar à Lille) et près de l’Hospice Comtesse, dans le Vieux Lille. ***

Une réforme de plus contre la justice sociale !

La situation sociale actuelle montre la violence du système qui régit nos vies. Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres : ceci n’est pas l’effet d’une prétendue crise. En fait, la « crise » (qu’elle soit alternativement dénommée « économique » ou « démographique ») donne le prétexte depuis deux ans maintenant aux tenants du pouvoir pour accélérer « les réformes nécessaires » à leurs yeux. Traduire par : une attaque constante à l’encontre des conquêtes sociales obtenues par les luttes populaires du 20ème siècle. La réforme des retraites s’inscrit complètement dans cette logique. L’allongement de la durée de cotisation et la décote par annuité manquante ont pour but de baisser le niveau du montant des retraites et obliger ainsi à recourir à l’épargne privée.

Nous n’aurons rien sans nous battre ensemble et au-delà de 24 h !

Face à l’offensive patronale, la lutte doit aussi s’organiser de notre côté. Les grèves interprofessionnelles de ces derniers mois ont montré que beaucoup ne sont pas prêts à se laisser faire. Mais ces grèves de 24 heures sans lendemain ont aussi démontré leur inefficacité. Il est vrai que, comme nous l’assène les bureaucraties syndicales, « la grève générale, ça ne se décrète pas ». Mais encore faut-il avoir la volonté de la construire. Il nous appartient donc de définir, à la base, les modalités de la lutte que nous voulons mener. La radicalité qui s’est exprimée dans certaines actions de salariés contre leurs licenciements (séquestration de patrons et de cadres, sabotage ou réquisition des outils de production) sont autant de moyens nous permettant d’affirmer notre détermination et de peser réellement dans le bras de fer qui nous oppose au gouvernement et au patronat.

Changer de cap, rompre avec le capitalisme et l’Etat

Pour cesser définitivement d’être sur la défensive, il faut également que nous nous donnions des perspectives de changement de société. Les anarchistes défendent l’idée d’ une économie socialisée et égalitaire gérée directement par les travailleurs et les usagers. C’est à partir des mouvements sociaux que doit se construire la gestion directe de la société, de la production et de la distribution des biens et des services et ce, sur une base égalitaire et en direction de tou-tes, des jeunes aux aîné-es, dans l’objectif de satisfaire les besoins matériels de chacun-e. C’est dès maintenant, au sein des luttes, que nous devons faire l’apprentissage de l’organisation collective. Il s’agit aujourd’hui de décider et de gérer la conduite de notre mobilisation, pour demain prendre en charge la conduite de la société, sans bureaucratie, ni exploiteurs.

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