Soirée court-métrages « cinéma et mémoire » au CCL Ce 31 Mars à 20h00

Publié: 31 mars 2009 par luttennord dans Infos, Rendez vous

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Court-métrages « Cinéma et mémoire » avec l’association Etouchane Mardi 31 mars 2009 (20 h 00), prix libre Centre culturel Libertaire, 04 rue de Colmar, métro porte des postes

L’association Etouchane présente six court-métrages documentaires réalisés dans le cadre d’un atelier de de films « Cinéma et mémoire » à Béjaia en Algérie. Ces films présentent un véritable éventail de situations, de thèmes et de personnages de milieux divers, reflet de la diversité algérienne.

Discussion avec les réalisateurs à l’issue de la projection.

LES FILMS

« Yaranegh (entre nous) » de Amine Ait Ouaret (19mn)

Lors de la commémoration des événement du 20 Avril 2001 en Khabylie (appelé aussi « Printemps Noir »), je retourne à mon village d’origine ou vivent encore certain membre de ma famille et des amis d’enfance. A travers ce film, je souhaite rendre hommage aux jeunes villageois de mon âge qui ont compris que eux seuls peuvent décider du devenir de la vie commune de leur localité, qui ont compris qu’eux seuls peuvent s’offrir une bouffée d’air dans un monde étouffé par les traditions et la hiérarchie des aînés .

« Fateh » de Abdenour Ziani (13 mn)

Fatah, portrait d’un poète de notre temps.

« Harguine Harguine de Mériem Bouakaz , (24 mn). « Harguin » de « harragas »,expression utilisée au Maghreb et en particulier en Algérie pour désigner les personnes, en particulier les jeunes, qui fuient leur pays coûte que coûte en traverssant la mer. Pourquoi veulent-ils tous partir coûte que coûte, acceptant tous les risques, malgré les dangers qu’ils savent terribles ? Qu’est ce qui les pousse à fuir leur pays ? Pourquoi sont-ils toujours plus nombreux à choisir cette voie ? Que cherchent-ils Qu’espèrent-ils y trouver ? Quel est donc ce rêve pour lequel ils sont prêts à mourir ?

« C’est à Constantine » de Bahia Bencheikh-Elfeggoun (30 mn)

Je suis Constantinoise, je vis à Alger depuis 7 ans. A 30 ans je retourne dans ma ville natale dans un but professionnel et m’aperçois de l‘ignorance que j’ai de Constantine ma ville, son histoire, mon histoire… A travers l’histoire de ma famille, le film pose le questionnement de toute une génération par rapport a ses racines et dresse un état des lieux identitaire de l’Algérie aujourd’hui.

« Mémoire d’un boycott » de Chérif Messaouden (28 mn)

Lors du boycott scolaire qui avait été lancé par le mouvement culturel berbère (MCB) pour la reconnaissance officielle de la langue tamazight et son introduction dans l’enseignement de l’école à l’université , j’ai participé à plusieurs manifestations pendant cette période de « dissidence scolaire » de l’année 1994/1995 . Beaucoup d’encre a coulé .C’est pour mieux comprendre cette épopée à inscrire à l’actif du long combat à l’amazighité que j’ai décidé de porter un regard critique de la réalité vécue de cette période avec toute la liberté et tout le recul nécessaire à travers l’image .

« Gaâda » ou le retour des enfants prodiges de Smaïl Selkh (16mn)

Les membres fondateurs Gaâda Diwane , groupe de musique de renomée internationale est de retour à la Ville natale. Bechar, Oasis au milieu du désert, non loin de Timimoun ou je vis actuellement.

L’association Etouchane, regards croisés, s’est lancée dans un projet d’atelier de réalisation de films documentaires en Algérie, en partenariat avec les Ateliers Varan, l’association franco-algérienne Kaina Cinéma et enfin les structures locales dont principalement : l’association locale « Cinéma et Mémoire » et la cinémathèque Algérienne à Béjaia.

Présentation du projet

Si la décennie noire n’a eu que des effets néfastes sur l’économie et dans la société algérienne, cette crise n’a fait qu’empirer la situation chaotique de la création artistique et de la production cinématographique et audiovisuelle en particulier. Cette situation est liée à une quasi-absence de structures indépendantes capables de donner une réelle assise à la production cinématographique et de porter de véritables projets pour faire exister une cinématographie indépendante. Pour l’Algérie, ce type de démarche nous semble essentiel, au regard du traitement journalistique dont ce pays a fait l’objet durant cette dernière décennie.

Cet atelier de réalisation documentaire a permis d’explorer avec les stagiaires les facettes multiples du cinéma du réel et aussi celles de la société algérienne dans sa complexité qui peuvent aider à répondre à une question qui nous semble importante : Qui sont ces femmes et ces hommes d’Algérie ? De ce point de vue, il peut devenir un instrument de connaissance et de réflexion sur la société algérienne. Au final, les six films documentaires réalisés racontent un pays, une ville ou tout au moins font sentir quelques-uns de ces visages d’algériens à travers le croisement de regards de réalisateurs d’origine sociale et culturelle différentes Ces films réalisés (entre octobre 2007 et novembre 2008) représentent un véritable éventail de situations, de thèmes et de personnages de milieux divers,reflet de la diversité algérienne.

Les Six court-métrages documentaires présentés ont été réalisés dans ce cadre.

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