Contre culture, un peu de sel sur une plaie ouverte

Publié: 20 janvier 2009 par luttennord dans Infos

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RAP CONSCIENT !

Bien que traditionnellement la musique des skinheads puise ses racines dans le reggae, le ska, l’Oi ! ou le punk, aujourd’hui nous voyons comment le mouvement évolue et le nombre de rasés qui écoutent du rap est élevé.

Nous ne prétendons aller sur des terrains qui ne nous correspondent pas, nous ne prétendons pas être rasés en donnant des leçons dans la culture hiphop, mais nous voyons que tant la scène skinhead, comme punk, hardcore ou rap ont des origines et des modes de vie très semblables. C’est pourquoi il est bon que nous partagions des expériences parce que les jeunes de la rue unis, frappent comme un seul poing.

Nous comparons peu à peu et allons voir à quoi nous nous référons dans le paragraphe ci-dessus :

Les deux cultures urbaines apparaissent dans le courant des années 70 ‘ s dans les quartiers ouvriers marginalisés de Londres et de New York.

Tous les deux ont leur origine dans la musique Africaine et les deux cultures sont basés sur des rythmes reggae, mélangés avec des rythmes de rock britannique qui évoluent vers le Punk la Oï ou le Hardcore pour l’un et pour l’autre avec des rythmes davantage tiré de disque de R&B ou de funk et une différence technique claire dans l’élaboration lyrique.

Le sentiment antiraciste a été présent dans les deux cultures depuis le début, et les figures classiques noires comme Laurier Aitken ou Tupac, sont admirées pour leur savoir-faire sans que le racisme ait prise.

Ces précisément en raison de ses origines marginales mais aussi de classe des travailleurs, la protestation sociale et les expressions de lutte populaire ont été précisément une constante. Nous pouvons ainsi trouver des paroles punk/hardcore/oi/rap contre l’oppression de la bourgeoisie ou l’exploitation du travail, contre le racisme ou contre la classe politique capitaliste.

Toutes ces cultures sont imprégnées de façon plus ou moins claire, selon le cas, d’une forte appartenance à la gauche.

Mais elles sont aussi touchées par les mêmes maux que le reste de la jeunesse de la classe ouvrière : apolitisme et manque de conscience sociale, machisme, frivolité et/ou banalité dans quelques paroles et attitudes.

Pour essayer de sortir de telles attitudes, autour de quelques groupes de musiques proches des idées du RASHl est apparu ce que l’on appelle le Rock Prolétarien International, que unis des groupes du monde entier dans l’optique de diffuser de manière organisée et systématisée les idées révolutionnaires marxistes-léninistes parmi la classe ouvrière.

Nucleo Terco (Madrid), Komintern 43 (Colombie) ou Más allá de los dogmas (Pérou) sont certains de ses groupes qui font parti de ce courant politique et musical.

Dans la même ligne de propagation des idées révolutionnaires, mais en utilisant un autre style musical, cette fois le rap, est né en France ce qui est actuellement connu comme le rap conscient.

Originaire des quartiers de Sant-Denis, en région Parisienne, par des fils d’immigrés et réfugiés politiques il plaide pour une conscience politique, sociale et militante du rap.

Dans leurs paroles nous trouvons des références constantes vers l’aspect anti-commercial du rap, l’anticapitalisme, l’anti sexisme ou l’internationalisme sous l’unité qui représentée par « ce qui est rouge et ce qui est noir », c’est-à-dire, sous l’unité d’action des communistes et anarchistes.

« Les textes de nos chansons sont chargés de références historiques aux luttes de libération nationales, luttes sociales, la résistance radicale au fascisme, les combats des prisonniers politiques… » (La K-bine)

Ils rejettent, tout comme le rock prolétarien, l’apolitisme et la frivolité de quelques attitudes rap, appelée gangsta rap ou n’importe quel autre nom qui font que les idées capitalistes influencent le potentiel révolutionnaire du rap.

Keny Arkana, en concert avec La K-bine et leur label Bboykonsian sont l’échantillon le plus excellent de rap conscient que nous pouvons offrir, puisqu’ils ont participés de façon bénévole à des festivals antifascistes dans toute l’Europe.

Dans l’état espagnol Los chikos del Maiz, le Corazon Krudo et quelques autres rapeurs suivent cette même ligne, même si de façon moins organisée.

Notre intention est d’étendre cette même forme de création politico-social française à la scène espagnole. Encourager ce type d’attitudes responsables et de sortir l’antifascisme de la culture punk et skin, pour la partager dans la rue avec nos frères du rap,

Parce que l’essence réelle de ces mots et leur matérialisation dans la réalité, il faut être conséquents avec eux et combattre jour après jour et tous ensemble, depuis le quartier, depuis le squat, les manifestations anticapitaliste pour récupérer des droits et une dignité qu’ils s’obstinent à nous voler.

B-boy organises-toi et lutte !

RASH Madrid
http://www.nodo50.org/rashmadrid
rashmadrid@nodo50.org

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commentaires
  1. source dit :

    La source manque, quand même quoi, enfin celle de la trad…

    source : http://futurrouge.wordpress.com

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