Archives de mars, 2008


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  Communiqué de SUD santé sociaux Nord Pas de Calais 

Ce 11 mars 2008 s’est tenu à l’IRTS de Loos (59) une Assemblée Générale Interécoles du Nord Pas de Calais- Picardie de plusieurs centaines de travailleurs en formation du secteur social (Educateur Spécialisé, Assistante Sociale, Educateur Jeunes Enfants, Educateur Technique Spécialisé, Moniteur Educateur,…) menacés dans leur formation et pénalisés par l’absence de financements de la gratification de 398€ instituée par le décret du 31 janvier 2008 à l’occasion des stages en sites qualifiants de plus de 3 mois dans les institutions sociales privées, cette gratification ne s’appliquant pas aux établissements sociaux publics. 

 Menace sur les diplômes : les employeurs du secteur social n’ayant pas obtenu à ce jour le financement de cette gratification, ont décidés le gel de tous les stages qualifiants. La conséquence pour tous les travailleurs sociaux en formation pourrait être qu’aucun diplôme ne puisse être validé, ces stages étant obligatoires dans le cursus.

Otages d’une mesure gouvernementale non financée : les travailleurs sociaux en formation se retrouvent à la fois dans une situation plus précaire et pour une majorité d’entre eux dans l’impossibilité d’effectuer leur stage. 

SUD Santé Sociaux soutient sans réserve les revendications des travailleurs sociaux en formation et exige :

          le déblocage immédiat des financements relatifs à l’application du décret,          l’extension de la gratification à tous le secteur social public et privé,

          le versement de ce financement aux centres de formation du secteur social qui sont chargés d’assurer la formation des travailleurs sociaux dont les stages sont parties intégrantes,

          la reconnaissance d’un statut de travailleur en formation du secteur sanitaire et social qui implique l’existence d’une protection sociale (droits à la retraite et à la sécurité sociale), ainsi que d’un minimum garanti au moins égal au SMIC, à l’instar des travailleurs en formation de la Protection Judicaire de la Jeunesse pour tous les travailleurs sanitaires et sociaux en formation (Aide Médico-Psychologique, Moniteur Educateur, Infirmier, Aide Soignant,…) 

SUD Santé Sociaux appelle :

         l’ensemble des professionnels et des travailleurs en formation du secteur social à répondre à l’appel à la grève du vendredi 14 mars et à manifester à 14h, Place de la République à Lille. Une audience en DRASS et à la Préfecture seront demandés.

         A construire un mouvement durable d’ampleur nationale, pour imposer la légitime rémunération pour tous les stages réalisés au sein des institutions sociales publiques et privée                                                                                               

Lille le 11 mars 2008 SUD Santé sociaux 84


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Avis de passage, on voudrait que j’dégage !

Manifestation samedi 15 mars

14 h 30 / Grand Place de Lille

Ces derniers mois, certains maires ont reçu des courriers du Préfet du Nord, Mr Canépa, les informant de sa décision d’accorder le concours de la force publique pour l’expulsion de leur domicile de familles locataires dans leur commune. En d’autres termes, le Préfet leur a fait part de ses décisions de faire mettre à la rue, par la police, les familles les plus pauvres. Dans l’arrondissement de Lille, au 31 octobre 2007, 154 octrois du concours de la force publique étaient signées, contre 44 en 2006. Soit 350 % d’augmentation !

Dans la même période rentrait en application la loi sur le Droit Au Logement Opposable (DALO). Cette loi ne règle rien. Les délais de procédure qu’elle instaure et l’absence de logements disponibles ne permettront de répondre qu’exceptionnellement à la réalité quotidienne vécue par 9 millions de personnes victimes de mauvaises conditions de logement. Pire, des familles qui auraient saisi la commission de médiation (créée par la loi DALO) après plusieurs années d’attente de logement social prennent le risque de voir leur dossier frappés du sceau « non prioritaire ». Ce qui veut dire « dossier bloqué » ! Combien d’années dans un taudis, dans la rue, dans un foyer, leur faudra-t-il encore attendre pour faire valoir leur droit à un logement ?!

Cette loi est un coup médiatique de plus pour Sarkozy et son équipe alors que la population est maintenue dans des conditions de vie toujours plus précaires. Chasse à l’étranger, démolition des acquis sociaux, expulsion des Sans Papiers, expulsion de locataires, guerre aux pauvres : Sarkozy nous l’avait promis « Tout devient possible » !

Face à cette politique de régression sociale, il n’est d’autres solutions que d’exiger :

– l’arrêt des expulsions de locataires – la régularisation des sans papiers – la construction massive de logements sociaux – la réquisition des logements vides

Droit au logement pour tous !!!

Manifestation à l’appel des Ateliers Populaires d’Urbanisme (APU) de Moulins, du Vieux-Lille et de Wazemmes apu.moulins pv9 free.fr – 03 20 97 72 94 / apu-vieux-lille pv9 nordnet.fr – 03 20 15 04 96 / apuwazemmes pv9 aol.com – 03 20 15 89 37

Signataires : APU Moulins, APU Vieux-Lille, APU Wazemmes, CSP59, MRAP Lille, LDH, Chiche, UR CNT 59-62, la Coordination Communiste, Les Indigènes de la République, RESF, SDEN-CGT Nord, LCR, Sud Education 59/62…

Résistons ensemble / Bulletin numéro 62/ Mars 2008

Publié: 9 mars 2008 par luttennord dans Infos

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                         RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 62 / mars 2008

– « Rupture » oui… mais « tranquille »
– Exhibitionnisme Étatique
– Terre-aux-barbelés
– Ça fume toujours
– L’autre prévention

– [ S U R L E V I F ]
Dans les cœurs et sur les murs, Zoka reste présent

– [C H R O N I Q U E D E L ‘A R B I T R A I R E]
Garde à vu précoce, à 9 ans !
Sarkozy 1er …
Enfin ! La France rejoint la modernité, les prisons privées arrivent
Arrestations dans le 94 pour un fumigène : quelques précisions
John Maïna, un jeune kenyan de 19 ans s’est pendu…
Inauguration en grande pompe
Contre toutes les prisons !

– [ A G I R ]
Aux Amandiers…
Violences policières à Rouen
Campagne contre la biométrie – Dépassons les bornes !

Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf :
http://resistons.lautre.net/

« Rupture » oui… mais « tranquille »

Tout le monde ou presque s’accorde maintenant à considérer qu’avec Sarkozy c’est vraiment pas comme avant, qu’il y a une sorte de « rupture ». Les « démocrates » genre Royal, Bayrou, Villepin etc, alertés par sa tentative de contournement du Conseil Constitutionnel pour maintenir la rétroactivité de la loi sur la rétention de sûreté et son style jugé indigne d’un « Président de la République », accusent Sarkozy d’installer une « monarchie élective » et appellent à la « vigilance républicaine ». Mais il y a bien plus grave que la magouille autour du conseil constitutionnel, c’est la loi de sûreté perpétuelle elle-même, c’est encore l’occupation policière massive des quartiers populaires comme à Villiers-le-bel, ou la prise d’assaut d’un foyer de travailleurs immigrés dans Paris 13ème… avec ces manoeuvres il se tourne vers le « peuple » vers les « victimes », « moi je vous défendrai contre les violeurs, contre la racaille » leur dit-il ; face aux immigrés, aux grévistes, aux « gauchistes » il s’exclame : « Voilà l’ennemi ! oubliez les prix qui grimpent, la fermeture des usines… fixez-moi dans les yeux, d’homme à homme, je suis votre sauveur ! ». Sarkozy a un plan, d’agression en agression, il veut démontrer que pour défendre « l’ordre » il faut un changement de régime, une dictature à la main forte, la sienne. Et dans l’exécution de ce plan, pour l’instant, il réussit : si sa stature de président et l’efficacité de sa politique économique et sociale sont massivement remises en cause, il peut toujours s’appuyer sur sa politique en matière de sécurité, qui fait encore illusion auprès de « l’opinion publique ». Et si les « démocrates » se taisent, c’est que sur ce point ce sont eux qui ont préparé la « rupture » qu’il incarne. Dans cet état de fait, il ne faut pas rire, ni pleurer, il faut comprendre. Pour pouvoir agir. Et ici et là ça commence.

Exhibitionnisme Étatique
Villiers-le-Bel, le 18 février au matin quelque 1100 flics étaient de sortie, en représailles des actes de révolte qui ont suivi la mort de Moushin et Larami, deux adolescents en mini moto percutés par une voiture de police en novembre dernier. En fait, perquisitions et interpellations se sont basées sur des témoignages sous X récoltés suite à une campagne de délation rémunérée, près de la moitié seront relâchés sans poursuite après la garde-à-vue. RAID, répression du banditisme, BRI (l’ancien anti-gang)… étaient présents sans oublier les médias. « Mettez les moyens que vous voulez, mais vous les retrouvez » réclamait Sarkozy. Et le ministre de l’intérieur Alliot-Marie de nous expliquer qu’il faut « saturer le terrain », à comprendre dans tous les sens du terme.
D’une part en affichant une force de frappe avec la volonté de faire peur aux révoltés de toutes sortes, les nouvelles technologies sont étalées au grand jour et les lois durcies au fil des années trouvent leur application, fichage ADN, témoignage sous X, qualification de bande organisée. L’État possède son arsenal répressif, il s’agit de l’exhiber. Mais aussi d’effrayer plus largement, alimentant le sentiment irrationnel d’insécurité, divisant la population… et là tous les amalgames sont bons, banlieue, immigration, terrorisme… D’autre part « saturer le terrain » c’est aussi déplacer l’attention, des problèmes sociaux vers la bulle sécuritaire. Quartiers dangereux ou quartiers en danger ? Chômage, mal logement, violences policières, mépris, racisme, où est l’insécurité ?
Enfin « saturer le terrain » c’est aussi saturer l’info de façon à ce qu’on oublie l’essentiel. Mais, le samedi suivant les habitants du quartier qui se sont rassemblés en souvenir de Moushin et Larami, se sont chargés de nous rappeler l’autre version, celle qu’on tente de museler. Les témoignages sont là : perquisitions violentes, humiliations, pressions de la garde-à-vue… « Ils ont envoyé plus de 1 000 policiers pour les interpellations. Mais le juge d’instruction n’est toujours pas venu à Villiers, sur les lieux de l’accident » a déclaré un membre du collectif Vérité et justice, créé pour défendre les personnes interpellées.

Terre-aux-barbelés
Le 12/02 à 5h du matin, 400 flics avec des chiens envahissent le foyer de travailleurs migrants de la rue Terre-au-Curé (Paris 13e) frappent des résidents, défoncent les portes et du mobilier. 115 personnes sont coffrées, rapidement l’une est expulsée au Mali, une trentaine sont relâchées, beaucoup sont enfermées à Vincennes. La police agissait sur réquisition du procureur pour arrêter quelques marchands de sommeil qui loueraient leur chambre au prix fort… L’entourloupe a été vérifiée et dénoncée par les tribunaux eux-mêmes. Il s’agissait d’une rafle géante qui ne pouvait dire son nom ! Dès l’après-midi des personnes se rassemblent devant le CRA de Vincennes. Le lendemain, un gros millier de personnes (résidents, voisins, militants) marchent entre le foyer et la mairie du 13e. La semaine suivante les expulsions commencent à tomber. Puis le 26/02 au soir deux résidents doivent être expulsés par le vol Paris-Casablanca à Roissy. Un petit groupe prévient les passagers avant l’embarquement, puis dans l’avion les flics donnent un tract de la PAF de Roissy avertissant des sanctions encourues pour « entrave à la circulation d’un aéronef » (5 ans de taule et 18 000 euros d’amende). Mais des passagers refusent d’acquiescer, des CRS arrivent et en arrêtent 4, et 2 autres quittent l’avion, qui part 4 h en retard. Les 2 sans-papiers sont débarqués, l’un est libéré, l’autre doit passer au TGI de Bobigny pour refus d’embarquer. Les passagers récalcitrants passeront en procès dans les prochains mois. La machine est rodée.

Ça fume toujours
La révolte des prisonniers du CRA de Vincennes continue, malgré le découragement, les tentatives de suicide, l’absence d’une mobilisation extérieure à sa mesure. La répression se durcit. Dans la nuit du 11 au 12/02 après la coupure arbitraire de la télé, 50 CRS arrivent pour écraser la protestation des sans-papiers. Matraquage collectif dans les escaliers, couloirs, chambres. Un bras et un nez cassé. Des matelas crament. Une dizaine de prisonniers se retrouvent à l’hosto (dont un suite à une décharge de Taser apprend-on 15 jours plus tard). Puis à 3h30 tout le monde dans le froid de la cour pendant la fouille des chambres. Des puces de portables disparaissent, les fils des chargeurs sont coupés, un coran est déchiré. Le 20/02 un communiqué sort par téléphone et une grève de la faim recommence. Dans la dernière semaine de février, la révolte renaît au Mesnil-Amelot, où un nouveau centre doit être construit.

L’autre prévention
Dans diverses villes des caisses de solidarité fleurissent. Mais il s’agit ici de ne pas être lésé et dans l’urgence quand la répression policière et judiciaire frappe lors de mouvements de révolte collectifs ou individuels, de dépasser les réactions ponctuelles et catastrophistes. En fait, s’organiser sur le long terme en diffusant des conseils pratiques et juridiques. Plutôt que de se structurer au niveau national (lourdeur, bureaucratie détâchée des relations humaines), ces caisses tendent à se connecter horizontalement. Certaines se concentrent sur les mandats pour les prisonniers, des débats ont lieu sur l’intérêt de payer les amendes ou les frais d’avocats, et sur les bases de travail avec ces derniers.
À Lyon, l’association Témoins existe depuis quelques années, en Ile-de-France le collectif Kaliméro depuis 10 mois, à Montpellier c’est Kaliméro sous le soleil, à Dijon et dans la région rennaise c’est en construction. Cette volonté de monter des outils de soutien concret aux révoltés sur des bases politiques radicales et anti-sécuritaires se développe bien heureusement. Enfin, la prévention, la vraie ! Contacts : kalimeroparis LBL gmail.com, kalimerosouslesoleil LBL no-log.org et temoinslyon LBL free.fr

> [ S U R L E V I F ]

Dans les cœurs et sur les murs, Zoka reste présent
Montpellier, samedi 5 février, il est 5 heure et demi, nous étions 50 à 60 personnes à nous rassembler rue de Verdun, à côté du cinéma Diagonal pour rendre hommage à Jonathan. Jonathan est mort, l’année dernière, suite à une chute du toit du cinéma. Il tentait d’échapper à la police. Après un dépôt d’un bouquet de fleurs banches, le rassemblement se transforme en manifestation banderole en tête,« une enquête pour Jonathan ». Le tout a duré une heure et demi, c’est si peu et si terrible aussi.
Contact : http://zokasmb.free.fr/

> [C H R O N I Q U E D E L ‘A R B I T R A I R E]

Garde à vu précoce, à 9 ans !
Paris 18ème c’est une bagarre à l’école entre Ben Ali et Ciline, 9 ans. La police arrive, Ben Ali est mis en GAV, rien bu, rien mangé pendant 4 heures. La mère de Ben Ali raconte : « Je vis dans le 18ème depuis 30 ans et sais très bien comment la police y fonctionne, c’est-à-dire de façon très particulière. Mon fils a subi un traumatisme, il a été victime d’une injustice, qui plus est dans l’enceinte de l’école. Il s’agit d’une vraie discrimination. S’il avait été question d’un petit blanc, croyez-moi, les choses se seraient passées différemment. » Source : http://www.lepost.fr/article/2008/02/20/1101663_ben-ali-9-ans-en-garde-a-vue-s-il-avait-ete-blanc-ca-aurait-ete-different.html

Sarkozy 1er…
… réintroduit le crime de lèse-majesté. Un militant du RESF est condamné à 800 euros d’amende pour outrage pour avoir critiqué sa politique en tant que ministre de l’intérieur vis à vis des sans papiers dans ces termes : « voilà donc Vichy qui revient. Pétain a donc oublié ses chiens (…) ». Déjà en 2004 un manifestant a eu un mois de ferme pour avoir lancé « Retourne en Chine, espèce de Hongrois », alors que « Casse-toi, pauvre con ! » c’est sans doute du beurre venant de la bouche royale.
Le copain a fait appel, affaire à suivre…

Enfin ! La France rejoint la modernité, les prisons privées arrivent
Oh que c’est beau le PPP – partenariat public-privé, on se croirait aux States. Bouygues va construire et gérer trois prisons privées. Et le contribuable va raquer un loyer annuel de 40 millions d’euros HT « en contrepartie des prestations prévues au contrat ». En même temps TF1 du même Bouygues, ramasse le fric de la télé publique. De la prison des esprits jusqu’à la prison des corps le système se referme arrosé par le profit.

Arrestations dans le 94 pour un fumigène : quelques précisions
« Le 19 janvier dernier, trois personnes sont arrêtées dans le Val-de-Marne en possession d’un fumigène “fait maison”, de quelques pétards et de clous tordus… La prison pour deux des interpellés, une libération sous contrôle judiciaire pour le troisième en attente d’un procès… Nous voulons rappeler le contexte de mobilisation politique dans lequel ces arrestations ont eu lieu… Cette construction judiciaire a des objectifs évidents : isoler, diviser et faire taire… Solidarité avec les camarades incarcérés, fermeture des prisons et des centres de rétention ».
Extraits de : http://paris.indymedia.org/article.php3 ?id_article=94855

John Maïna, un jeune kenyan de 19 ans s’est pendu…
… à Meudon le vendredi 15 février. Il venait juste d’apprendre le rejet définitif de sa demande d’asile. Il avait fui le Kenya il y a deux ans parce qu’il « était condamné à mort », se retrouver entre les mains de ses bourreaux cela lui est insupportable. Voilà la justice du « pays des droits de l’homme » en action.
Contact : Csp92 LBL wanadoo.fr

Inauguration en grande pompe
Excusez du peu, mais à Argenteuil, on voit les choses en grand. Après les destructions de quartiers au centre ville et de tour HLM à la ZUP, le gazage de sdf et le projet de réhabilitation de la peine de mort avec ces potos de l’UMP, le député maire d’Argenteuil, Motron, a inauguré le nouveau comico en présence d’une dame qui ne déserre jamais sa mâchoire, Alliot-Marie et du premier ministre François Fillon. Et pour la méga fiesta partie au comico, le maire, juste pour ne pas se faire déranger pendant la sauterie, a demandé que 200 CRS, policiers en uniforme, en civil, et je ne sais quoi d’autre bloquent tout le centre ville. Impossible de circuler, et toujours arrêté par les schmits qui vous guident loin du centre. Merci M. Motron, michton un jour, michton toujours…

Contre toutes les prisons !
Le vendredi 25 janvier, à la nouvelle prison pour mineurs, appelée pudiquement EPM (Etablissement Pénitentiaires pour Mineurs) à Meyzieu, dans la banlieue de Lyon, un jeune détenu met le feu à sa cellule, en transformant son tee-shirt en torche pour le jeter dans la cour. Malgré ce sérieux appel au secours et malgré les avertissements d’éducateurs extérieurs indiquant clairement que la place de ce jeune n’était pas en prison, la juge des enfants a décidé récemment de prolonger encore son emprisonnement. Huit jours plus tard, Julien, 16 ans, est retrouvé mort, pendu au système d’aération de sa cellule…
Voir http://rebellyon.info/article4928.html

> [ A G I R ]

Aux Amandiers…
Lui c’est un jeune du quartier des Amandiers (Paris 20ème), où est mort Lamine Dieng dans un fourgon de police, le 17 juin 2007. La police continue à « s’occuper » du quartier. Le 20 février un contrôle d’identité. Lui, il filme la scène. Cinq jours après, assis tranquillement dans un café, une équipe de police rentre dans le café, contrôle d’identité, menottage, « tu nous as insulté », poussé dans la voiture de police, coup de poing des policiers au lèvres et au ventre (2 jours d’ITT), 24 heures de GAV, accusation d’outrage et rébellion. Procès le jeudi 27 mars à 9h, 29ème chambre, métro Cité. Solidarité ! Soyons présents !

Violences policières à Rouen
Chloé est témoin de violences policières… Un des policiers la frappe avec sa tonfa (bâton de défense). Par la suite, Chloé est plaquée au sol au milieu de la rue par le même policier et sa tête frappe le sol. Vincent et Carine sont témoins et tentent de s’interposer. Carine est menottée et interpellée. Vincent est emmené derrière une porte cochère, où il se fait frapper au visage sans raison puis menotter et interpeller. Nadège, elle aussi témoin de cette scène, est repoussée brutalement. Plusieurs personnes sont gazées….. Le Collectif pour la Défense des libertés Fondamentale cherche des témoignages sur cette affaire (contacter le journal)

Campagne contre la biométrie – Dépassons les bornes !
Une campagne nationale contre le fichage biométrique, dans les établissements scolaires et ailleurs, vient d’être lancée. Info : http://panoptique.boum.org

CCl : samedi 7 Mars 2008 concert indie quoi ?

Publié: 7 mars 2008 par luttennord dans Rendez vous

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Ca se passe au Centre Culturel libertaire, rue de colmar à Lille et c’est ce samedi 7 Mars 2008 !

 Encore une bonne raison de se rencontrer !  

[CCL] concert indie quoi ?  danishmendt + sleeping village

danishmendt (down tempo chaos, paris)

+

sleeping village (sludge lourd endormi, amiens)


le samedi 8 mars (( 20h30 )) prix libre

Lille : L’acharnement policier se poursuit envers le csp59

Publié: 7 mars 2008 par luttennord dans Infos

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sans papiers : arrestation à domcile d’un ex gréviste de la faim
Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800- tél : 06.80.57.50.61- fax : 03.20.52.76.92. – e-mail : csp59 tTL wanadoo.fr

SANKOUMBA DANSOKHO GREVISTE DE LA FAIM ARRETE A DOMICILE,

MOBILISATION POUR SA LIBERATION ET LA REGULARISATION DES 27 GREVISTES DE 75 JOURS !

DANSOKOHO SANKOUMBA A FAIT COMME LES 26 AUTRES 75 JOURS DE GREVE DE LA FAIM ET ONT RECU LES PROMESSES DU PREFET DE « REEXAMEN AVEC BIENVEILLANCE » A PARTIR DES CRITERES DE POTENTIEL D’INSERTION, DE PROMESSE D’EMBAUCHE, DE BENEVOLAT CITOYEN, ET DE PRISE EN COMPTE DES MENACES DANS LE PAYS D’ORIGINE.

SON DOSSIER A ETE PRESENTE EN PREFECTURE ET LE REEXAMEN RENVOYE A UNE DATE ULTERIEURE.

OR HIER LA POLICE DEBARQUE A DOMICILE POUR L’EMBARQUER ET DEPUIS IL EST DETENU A LA PAF.

EST-CE LA MANIERE PAR LAQUELLE LA CHASSE AUX SANS PAPIERS REPREND APRES LES GARDE A VUE RPEPETEES DES MILITANTS POUR EMPECHER LA PREPARATION DE LA MARCHE NATIONALE DU CSP59 DU 19 AVRIL AU 10 MAI JOURNEE NATIONALE DEDIEE AU CRIME CONTRE L’HUMANITE QU’ONT ETE LA TRAITE ET L’ESCLAVAGE DES NOIRS ?

EST-CE LE COUP DE MAIN QUE LE PREFET CROIT DEVOIR DONNER AUX CANDIDATS UMP DANS LES ELECTIONS MUNICIPALES DE CE DIMANCHE 9 MARS 2008 ?

EST-CE L’APPEL AU SECOURS DE L’ETAT IMPARTIAL UMP A L’ELECTORAT RACISTE ?

EN TOUT CAS FORCE EST DE CONSTATER QUE LA CAMPAGNE ELECTORALE MUNICIPALE DU PRESIDENT SARKOZY A COMMENCE PAR L’UTILISATION DE 1100 POLICIERS POUR ARRETER 35 PRESUMES DELINQUANTS A VILLIERS LE BEL ET 400 CRS POUR RAFLER 116 ETRANGERS DU FOYERS DES TRAVAILLEURS IMMIGRES, TERRES AUX CURES, DU 13éme ARRONDISSEMENT DE PARIS.

QUELLE HONTE POUR L’ETAT UMP QUE CET ACHARNEMENT ARBITRAIRE REPRESSIF CONTRE LES ETRANGERS !

MAIS RIEN N’Y FAIT, CE QUI SEMBLAIT EFFICACE POUR DUPER LE PEUPLE, L’EST DE MOINS EN MOINS, ALORS IL FAUT BIEN QUE SARKOZY ET LE PREFET SE RENDENT COMPTE DE LA GRAVE RESPONSABILITE QU’ILS ASSUMENTY AU REGARD DE CE JEU SORDIDE ET DANGEREUX POUR LA DEMOCRATIE, POUR LES DROITS DE L’HOMME, POUR LES PRINCIPES ET VALEURS QUI FONT DE CE PAYS LA PATRIE HISTORIQUE DES DROITS HUMAINS.

ENVOYEZ VOS FAX ET COURRIELS AU PREFET DU NORD, M. DANIEL CANEPA.

fax : 0320305252

mail : communication tTL nord.pref.gouv.fr


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le 8 mars 2008, 10 – 20h
Gand, De Centrale

La journée par excellence pour dénicher des publications critiques et à contre courant pratiquement impossibles à trouver dans le circuit commercial. Pourtant, il existe beaucoup d’éditeurs et de distributeurs plus petits qui osent faire entendre une voix discordante. Vous les trouverez tous à la foire du livre alternatif et libertaire.

A partir de 10 heures, des dizaines de librairies, de distributeurs et d’éditeurs de Belgique et d’autres pays seront présents avec des livres, magazines, musique, t-shirts, etc. Outre une vaste présence de lecture libertaire / anarchiste, vous trouverez également un vaste choix de publications de diverses ONG et groupes activistes.Entre autres des publications relatives à l’antimondialisme, l’action directe, l’antimilitarisme, l’anarchisme, l’activisme environnemental radical,…

A partir de 12 heures : Conférences – vidéos – spectacles
En permanence : exposition * présentations vidéo * bar
Sandwiches végétariens / végétaliens et soupe
Prise en charge des enfants (3 à 10 ans) de 13 à 17 heures

Programme de l’après-midi et foire du livre : gratuit
Soirée à partir de 21 heures (cave) : concerts et fête.
entrée : 5.00 euro http://www.spin.be/aboekenbeurs/index.php?l=fr


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A l’occasion de la journée mondiale pour la lutte des femmes, la commission femmes de SUD éducation vous invite au vernissage de l’exposition de Patricia Ratteni Femmes du Petit et Grand Ecran le samedi 8 mars à 17h à l’Univers et à la projection à 18h du documentaire Je voudrais vous raconter de Dalila Ennadre, 2005 (62 minutes)

Le sujet des droits de la femme a toujours été très sensible au Maroc, un pays où le droit est « divin » et la structure traditionnelle très forte.

Entrée libre, l’Univers, , 16 rue Danton à Lille, métro Porte de Valenciennes


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Rencontre-débat avec le secrétaire de ASOINCA (un syndicat d’enseignants de Colombie) au local de la CNT, 1 rue Broca à Lille (M° Fives) à 150 m du « Splendid ».

Syndicat de lutte de classe porté par les valeurs de solidarité interprofessionnelle, de refus de financement de l’Etat, d’action directe, d’anti-parlementarisme et d’appui mutuel, ASOINCA est un cas assez unique dans le paysage syndical colombien : il est un des rares syndicats, avec SINALTRAINAL, à revendiquer une totale indépendance envers les partis politiques. Mais qui dit revendiquer en Colombie dit répression.

 Nombre de ses militants sont régulièrement menacés, déplacés, séquestrés voire assassinés. Cela n’empêche pas ASOINCA de continuer la lutte au point d’être l’élément incontestable des résistances dans le Cauca, une région dominée par les paramilitaires. Fernando VARGAS NAVIA est le secrétaire de ASOINCA. Il nous présente ici son syndicat.


Quelle est l’histoire de ASOINCA ?

ASOINCA signifie « Association des Instituteurs (et professeurs) du Cauca ». Le syndicat fut crée en juillet 1939. En 1949, il impulsa et fonda la « Fédération colombienne des éducateurs » afin de coordonner les différents syndicats de ce secteur au niveau national. Jusqu’en dans les années 1970, la direction syndicale de ASOINCA était inféodée aux partis politiques traditionnels (conservateurs et libéraux) et subissait l’influence de l’Église catholique. La situation a radicalement changé par la suite. En 1996, un groupe de militants, non liés aux partis politiques traditionnels ou de « gauche », est arrivé aux postes de coordination du syndicat. Le syndicat comptait alors 4 100 affiliés. Aujourd’hui, il rassemble près de 10 000 adhérents. Ce développement rend compte de la nouvelle stratégie syndicale de ASOINCA, plus radicale et surtout plus impliquée dans la lutte de classe.

Comment se différencie ASOINCA dans le paysage syndical colombien ?

Les syndicats en Colombie, de la CUT (Centrale unitaire des travailleurs) à la CGT (Centrale Générale des Travailleurs) en passant par la CTC (Centrale des Travailleurs Colombiens), sont sous contrôle de la social-démocratie et des partis politiques. Ce lien suppose que leur activité syndicale est dépendante des impératifs électoraux. Cette tendance a permis à la bourgeoisie réactionnaire ou social-démocrate de mettre en veilleuse la combativité et les revendications syndicales. Elle a surtout comme conséquence de faire accepter à ces « syndicats » des compromissions qui remettent en cause des acquis sociaux gagnés dans le passé.

ASOINCA, depuis 10 ans et la nouvelle génération militante à sa tête, rompt avec ce modèle de syndicalisme de collaboration de classe. Nous avons réactivé l’idée de grève et de lutte syndicale dans ce contexte amorphe. Nous avons été à l’initiative d’une dizaine de grèves. Nous luttons contre les déviances électoralistes du syndicalisme traditionnel. C’est d’après ces principes forts que nous revenons aux sources du syndicalisme, instrument au service des travailleurs, instrument de défense de leurs intérêts de classe.

Quels projets et activités développe ASOINCA comme syndicat ?

Depuis 1996, nous avons tâché d’avancer dans différentes directions afin de rendre concrète et utile notre action syndicale. Au plan de la communication interne et externe, nous réalisons, depuis nos locaux, un programme télévisuel dans lequel nous abordons tous les problèmes sociaux du Cauca (environnement, luttes sociales, indigènes et paysannes). Nous achetons ensuite à la télé régionale un espace pour diffuser nos programmes. Nous publions aussi un trimestriel « L’éducateur du Cauca ».

Avec les cotisations des adhérents, nous avons construit une salle de meeting de 1700 places, qui permet de dynamiser nos activités syndicales et culturelles (concerts, théâtre, cinéma). En août, nous avons fourni à tous les coordinateurs syndicaux locaux un ordinateur, un fax et une… moto afin de faciliter leurs déplacements d’une zone à l’autre.

Nous avons créé une coopérative ouvrière (PROVITEC) qui a construit des logements sociaux à plusieurs centaines de familles dont ou le père ou la mère est membre du syndicat. Pour le moment, nous sommes en train d’en construire 24 autres. Toujours dans le cadre de PROVITEC, ASOINCA dispose d’un centre récréatif de 34 hectares avec logements, piscine, salles de concerts et de débats où les familles du syndicat peuvent venir chaque weekend ou pendant les vacances.

Par rapport au problème de l’alimentation de mauvaise qualité que le capitalisme nous impose, nous opposons la « résistance alimentaire » en partenariat avec des collectifs de paysans. Nous achetons les produits agricoles à 20 familles de paysans, puis nous les redistribuons aux membres du syndicat. Au centre récréatif, enfin, nous avons créé une « huerta » collective où nous cultivons fruits et légumes. Des cotisations mensuelles des adhérents, 50% vont à une caisse de solidarité. Dans un pays comme le nôtre où n’existe pas la Sécurité sociale, cela permet d’aider nos militants en cas de maladie grave, hospitalisation ou décès d’un membre de leur famille.

Quelles sont les dernières grandes expériences de luttes menées par ASOINCA ?

Au niveau du secteur éducatif, nous avons soutenu activement les étudiants en grève durant plusieurs mois à Popayan (capitale du Cauca). Leur lutte fut exemplaire contre la répression et la privatisation. D’un point de vue politique, à l’école, nous défendons l’idée d’une école publique et populaire. Nous nous battons pour imposer la gratuité, le droit à l’éducation étant pour nous un droit élémentaire. Une autre revendication a trait à la remise en cause des contenus pédagogiques imposés par la bourgeoisie pour formater les esprits aux valeurs du capitalisme. Au plan interprofessionnel, malgré les différences idéologiques, nous tâchons de construire, quand cela est possible, la plus grande unité d’action. Notre plus grande expérience fut en 1999 un front syndical, à notre initiative, de 16 organisations syndicales, qui paralysa les transports du Cauca pendant 26 jours.

Qu’attend ASOINCA au niveau international ?

Avec nos organisations soeurs, nous espérons créer des liens suffisamment forts afin de combattre la mondialisation capitaliste et l’impérialisme. ASOINCA rejette la solidarité internationale telle que la conçoivent les syndicats sociaux-démocrates colombiens. Soit le fait de demander et recevoir de l’argent de la part de leurs partenaires syndicaux européens. Pour nous, il s’agit là d’un véritable cancer : nombre de dirigeants syndicalistes colombiens ont été corrompus par cette conception des relations internationales. Pour nous, les contacts internationaux ne doivent qu’être des échanges de lutte afin de construire ensemble des résistances.

http://www.cnt-f.org/59-62


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  Rassemblement à Lille Mercredi 5 mars 18h Grand Place

  Gaza : arrêter le massacre par Israël

Au moins 49 Palestiniens ont été tués et quelque 150 blessés aujourd’hui, samedi premier mars. Depuis le début de la nouvelle offensive israélienne mercredi 27 février, plus de 80 Palestiniens ont été tués. Faute de carburant notamment, des ambulances ne circulent plus. Ça suffit. La guerre et le siège israéliens contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza doivent cesser en urgence. Tel-Aviv ne peut d’un côté assiéger, tuer, intensifier en Cisjordanie la colonisation, et de l’autre prétendre négocier. Nous condamnons ce terrorisme d’Etat contre la population civile palestinienne. A l’heure où les autorités françaises honorent Israël, entre autres comme invité d’honneur au salon du livre, nous appelons le gouvernement français à intervenir notamment au sein du conseil de sécurité des Nations unies pour faire cesser le siège et les bombardements israéliens contre la Palestine. Nous appelons la France à des sanctions immédiates contre Israël jusqu’à la fin d’une telle politique.

 Rassemblement et manifestation

Mercredi 5 mars 18 h Grand’Place à LILLE

 AFPS 59/62, UJFP, Communauté palestinienne du Nord, ASTR, LDH, CSP 59, collectif Afrique, Union syndicale Solidaires, PCF, LCR, Les Alternatifs, Coordination communiste, PRCF

CCL : Apéro GDALE

Publié: 3 mars 2008 par luttennord dans Infos

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Pour l’apéro du mois de mars, le Groupe D’Anarchistes de Lille et Environs vous propose de discuter pédagogieS…

Qu’est-ce qu’une pédagogie alternative ?
Éducation est-il un gros mot ?
L’anarchisme est-il soluble dans l’école ?
Et l’inverse ?
Que penser des expériences actuelles ?
Et pourquoi pas monter un groupe de travail sur les pédagogies ?

…autour du film « A Débattre« , (2005, 44’) qui évoque le Lycée Expérimental de Saint Nazaire.

>Tables de presse – bar – discussion
>>Auberge espagnole si vous ramenez du manger
>>>Ouverture des portes à 19h30
>>>>Entrée libre

org. : GDALE contact : 1groupeanarlille@no-log.org

au Centre Culturel Libertaire – 4 rue de Colmar – Lille
metro porte des postes


le mercredi 5 mars (( 19h30 )) entrée libre

Keny Arkana : desobéissance !

Publié: 3 mars 2008 par luttennord dans Vidéos

http://keny-arkana.com/ecard/


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