HONTE AUX SABOTEURS DU CONCERT DE LA FRATERNITE ENTRE TOUS LES TRAVAILLEURS AVEC ET SANS PAPIERS !

Samedi 17 novembre à 15h des centaines de sans papiers, militants, soutiens se rendent à la Bourse du Travail de Lille, le portail est grand ouvert, mais les fenêtres et les portes des bâtiments sont recouvertes de planches de bois (voir photos) comme si les lieux étaient menacés d’un tsunami ou d’un cyclone, l’eau et l’électricité ont été coupées.

Ce sabotage du concert est décidé la veille par la Mairie de Lille alors que le déménagement des syndicats vers la nouvelle Bourse n’est pas achevé. C’est dire que dès lundi 19 novembre, le tsunami étant passé, la Mairie va « libérer » les lieux pour permettre aux syndicats de poursuivre leur déménagement.

Le CSP59 a demandé aux groupes musicaux de ne pas se déplacer de Paris, évitant par là des frais inutiles et a demandé que les organisations solidaires fournissent une sono-cd, un groupe électrogène, une tente pour emplacer les groupes musicaux Cordillera, Zep, Majid que nous remercions.

Ce sabotage du concert de la solidarité et de la fraternité révèle que « l’élite » politique, médiatique et CERTAINS syndicalistes restent encore imbue de préjugés colonialistes racistes évidents. En effet quel message nauséabond se cache derrière le fait de barricader les locaux si ce n’est que les travailleurs sans papiers «
bamboulas, bougnoules, fourmis » sont des « délinquants, des voyous, la racaille » dont il faut protéger les bâtiments des « travailleurs français » ?

Rappelons que la Bourse du Travail a été un haut lieu en 2000, en 2003, en 2004 de lutte sociale, démocratique, anti-raciste, antifasciste des travailleurs sans papiers, qu’elle a été le haut lieu d’une fraternité et d’une solidarité entre les syndicats et le CSP59, que c’est là où à plusieurs reprises les travailleurs français, immigrés réguliers et sans papiers ont pu manifester leur ras le bol du poison de la division raciste et ensemble dénoncer cette « élite » politique, patronale, médiatique et intellectuelle décadente qui conduit le pays à la déchéance en l’offrant par leur irresponsabilité au fasciste du FN.

Rappelons enfin que DEPUIS 16 ANS TOUT LE MONDE SAIT QUE LE CSP59 DIT CE QU’IL FAIT ET FAIT CE QU’IL DIT, au contraire des promesses et engagements des politiciens de droite et de gauche à la solde des patrons qui ne sont jamais tenus.

Voilà pourquoi le CSP59 exige solennellement à la Mairie de Lille, à CERTAINS syndicalistes indignes du syndicalisme et au Préfet :
UN PEU DE RESPECT AUX TRAVAILLEURS BOUGNOULES, BAMBOULAS, FOUMIS !

La lutte continue pour la dignité et les papiers !

Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos, 59800, Lille Fives – tél
: 06.80.57.50.61 – fax : 03.20.74.16.68 – e-mail : csp59@wanadoo.fr


Les fascistes tendance cul béni de Civitas et les "gros bras" du GUD ont attaqué les féministes des FEMEN venues protester contre une manifestation anti mariage gay.

A lire, le communiqué des FEMEN (en anglais) et les photos de l’agression.


Image  —  Publié: 17 novembre 2012 par durruticolumn dans Rendez vous
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A l’appel de la CNT, de Solidaires, de la CGT, de la FSU, de la CFDT et de l’UNSA :
rassemblement à 10H15 à Lille Grand Palais – à l’occasion de la tenue du World Forum – suivi d’une
manifestation régionale
.

Lire aussi l’appel à la grève du 14 par la CNT.


 

Pour les personnes qui ne pourront se déplacer à Notre Dame des Landes le 17 Novembre pour la manifestation de réoccupation, nous organisons à Boulogne sur mer (la ville du ministre des transports, frédéric Cuvilier) un rassemblement de soutien aux expulsés de la ZAD et d’opposition à la construction de l’aéroport.

RDV le 17 Novembre à partir de 13h30 devant le théatre Monsigny !

Sur le blog de la Mouette l’appel à rassemblement (recto/verso)

Solidairement

La Mouette Enragée
http://lamouetteenragee.over-blog.com/

Plus d’info sur la ZAD : http://zad.nadir.org/

Merci de faire circuler très largement !

Note de Lutte En Nord : a noter également le concert de solidarité avec le CSP59 au même moment à Lille.


Image  —  Publié: 12 novembre 2012 par durruticolumn dans Musique, Rendez vous, Syndicalisme
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APPEL POUR LA MANIFESTATION DE REOCCUPATION, 17 novembre 2012, sur la Zone A Défendre

Notre-Dame des Landes, Face aux expulsions

Manifestation de réoccupation !

Pour reconstruire – contre l’aéroport !

Fourches, poutres, planchettes, clous et outils en main…

Rendez-vous le 17 novembre dans la matinée.

Des informations restent à définir : lieu du rendez-vous, directions pour vous rendre sur le campement la veille. Consultez régulièrement le site web de la ZAD

La lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes n’a cessé de prendre de l’ampleur au cours des dernières années. Entre autres initiatives, un mouvement d’occupation s’est étendu sur les bâtis et bocages menacés. Il y un an, face aux menaces croissantes sur les différentes maisons, cabanes et potagers, des habitant.e.s de la ZAD et collectifs solidaires appelaient à une manifestation de réoccupation en cas d’expulsion.

Quand César patauge…

Depuis le mardi 16 octobre, l’offensive redoutée a commencé. Les 1800 hectares de la ZAD ont été envahis par 1200 policiers. Ceux-ci se sont attaqués petit à petit aux maisons et cabanes occupées qu’ils ont détruites et emportées minutieusement pièce par pièce hors de la zone, pour ne rien laisser qui puisse servir aux occupant.e.s. Les occupant.e.s et toutes celles et ceux qui les ont rejoint sur place ont résisté, barricadé, réoccupé. Ensemble, nous avons tout fait pour enrayer les machines de destructions et bloquer les mouvements policiers… Nous sommes toujours là !

Notre détermination a été renforcée par une grande vague de solidarité aux quatre coins de l’hexagone et au-delà : manifestations quotidiennes à Nantes et dans diverses villes, ravitaillement et soutien matériel, actions sur les représentations du PS, de Vinci et consorts, constructeurs de l’aéroport et broyeurs de nos vies.

Si la plupart des maisons en durs ont déjà été expulsées, ainsi que quelques cabanes, de nombreux autres habitant.e.s demeurent, dispersé.e.s dans les bois, les champs, dans les arbres. De nouvelles constructions sont déjà lancées. Outre les occupant.e.s, des habitant.e.s "légaux" et paysan.ne.s sont toujours menacé.e.s de devoir dégager de la ZAD dans les mois à venir. Autant dire que cette tentative d’expulsion XXL est partie pour durer. Les gros malins de la Préfecture ont officiellement intitulé leur opération militaire : « César ». A nous de leur prouver que la résistance face à l’aéroport est effectivement « irréductible » et qu’eux seront finalement défaits et ridicules.

On ne lâche rien et on est toujours là !

Au delà de l’appel à rejoindre la zone et à poursuivre les actions solidaires dans les semaines à venir, nous confirmons aujourd’hui qu’une grande manifestation de réoccupation aura bien lieu le samedi 17 novembre 2012, au départ d’un des villages proches de la ZAD.

Après ce premier round d’expulsions, nous aspirons à un moment de mobilisation large, constructive et offensive, partagé par les différentes composantes de la lutte : occupant.e.s, agriculteur.rice.s, habitant.e.s du coin et d’ailleurs, associations et groupes solidaires…. L’objectif sera de reconstruire ensemble un lieu ouvert d’organisation sur les terres menacées. Nous voulons faire de ce lieu un carrefour pour les opposant.e.s, un point de départ pour de nouveaux habitats, une antenne pour organiser la résistance aux travaux à venir, autant ceux de l’aéroport que du barreau routier, première étape du projet censée débuter en janvier. Ils peuvent bien militariser la zone, ils ne nous empêcheront pas de nous y réinstaller.

Ayrault, Vinci et consorts – le message est clair – Dégagez des terres !

INFOS SUPPLEMENTAIRES ET PRATIQUES

  • Cet appel à réoccupation a été lancé par le réseau Reclaim The Fields et des occupant.e.s de la ZAD qui avaient occupé des terres en friche avec plus d’un millier de personnes en mai 2012 pour y implanter la ferme maraîchère "Le Sabot" . Nous invitons aujourd’hui tous les groupes qui le souhaitent à relayer cette initiative et à rejoindre l’organisation du 17 novembre.
  • Au-delà d’une manifestation, il s’agit avant tout d’une action collective qui gagnera en puissance avec une présence longue et active du plus grand nombre. Prévoyez d’être là pendant le week-end et plus si possible pour amorcer l’occupation, continuer les constructions, les défendre, et en faire émerger des idées pour la suite.
  • Amenez des outils et matériaux divers et variés, des bleus de travail, du son, des créations loufoques, des radios portatives, des tartes à partager et une détermination sans faille.
  • Il sera possible d’arriver dès la veille. Un espace de campement sera annoncé dans les jours précédant la manifestation.
  • Vu l’énergie nécessaire à la résistance aux expulsions d’ici là et l’épuisement conséquent pour les occupant-e-s, la réussite de cette manifestation dépend de manière cruciale de l’implication des collectifs et individu-e-s solidaires partout ailleurs. Nous appelons à ce que s’organisent des réunions publiques, relais d’information et co-voiturages dans chaque bourg en vue du 17 novembre.
  • Des affiches et tracts photocopiables sont disponibles sur le site ou en format papier sur nantes (B17) ou sur la ZAD (Vache-rit). Tout soutien financier est le bienvenu (par chèque à l’ordre de “Vivre sans aéroport”, La Primaudière 44130 NDDL ; par virement : 20041 01011 1162852D32 36)

Comme la situation change chaque jour, guettez régulièrement les infos sur le site

En vue du 17 novembre, on cherche des poutres, matériaux de construction et d’escalade, cuisines collectives, chapiteaux, musiciens, batukadas, cabanes en kit, outils, tracteurs….

Pour tout échange, coup de mains, relais, propositions : reclaimthezad-at-riseup.net

POURQUOI ON LUTTE ? Sur la résistance à l’aéroport et son monde.

À Notre-Dame des Landes, décideurs et bétonneurs planchent sur un nouvel aéroport pour parfaire leurs rêves voraces de métropole et d’expansion économique. Cela fait maintenant 40 ans qu’ils veulent anéantir sous le béton 2000 hectares de terres agricoles et d’habitats au nord de Nantes, la ZAD, Zone d’Aménagement Différé devenue Zone A Défendre.

Mais depuis les prémices de ce projet, des résistances s’organisent. Cette lutte est au carrefour d’enjeux sur lesquels s’unir et penser des stratégies communes. À travers elle, nous combattons l’alimentation sous perfusion, la société industrielle et son réchauffement climatique, les politiques de développement économique et de contrôle du territoire, les métropoles et la normalisation des formes de vie, la privatisation du commun, le mythe de la croissance et l’illusion de participation démocratique…

Aujourd’hui comme hier, les opposant-e-s, loin de baisser les bras, poursuivent la lutte : manifestations, recours juridiques, liens avec d’autres luttes, grèves de la faim, diffusion de journaux, péages gratuits, opposition aux forages, sabotages, perturbations des études d’impact de Biotope et des fouilles archéologiques, occupations de bureaux et de chantiers, etc…

Au grand dam de l’État et de Vinci qui rachètent et détruisent pour vider la ZAD, la vie et l’activité s’y sont densifiées et diversifiées depuis plus de trois ans. De nombreuses maisons laissées à l’abandon ont été réhabilitées et occupées, des cabanes ont été construites au sol et dans les arbres, des collectifs occupent des terres pour y faire du maraîchage. Des espaces de réunion, boulangerie, bibliothèque, gîte étaient ouverts à tous et toutes. Plus d’une centaine de personnes occupaient en permanence la ZAD, soutenues par de nombreuses autres du coin et d’ailleurs qui s’y rencontraient et s’y organisaient. Cette présence sur le terrain permettait des réactions rapides face au processus entrepris par Vinci en vue des travaux. C’est ce vivier créatif et indocile qu’ils cherchent aujourd’hui à éradiquer en vue de pouvoir commencer les travaux.

Nous gardons en mémoire les victoires passées contre les projets mégalos, du nucléaire au militaire. Comme au Carnet, à Plogoff ou au Larzac, nous savons que cet aéroport peut encore être stoppé. Nous regardons de l’autre coté des Alpes où l’opposition à la construction de la Ligne à Grande Vitesse Lyon-Turin mobilise toute une vallée, où des dizaines de milliers de personnes empêchent les travaux. Ici aussi toute tentative de bétonnage des terres leur coûtera cher.