Dimanche 31 mars une rencontre avec l'AMAP Court-Circuit de Saint-Denis.

Image  —  Publié: 27 mars 2013 par luttennord dans Infos


Tract manifestation 5 mars CNT tract-anti-ani-5-mars-p2

Le 11 janvier 2013, les organisations syndicales patronales (MEDEF, CGPME, UPA) et certaines de « salariés » (CFDT, CFE-CGC et CFTC) ont conclu un Accord national interprofessionnel (ANI) dit de « sécurisation de l’emploi ».

Cet accord est une profonde atteinte aux droits des travailleurs et une remise en cause de nos acquis sociaux, en imposant toujours plus de flexibilité pour les salariés, et en facilitant les procédures de licenciement.

Pour être appliqué, cet accord doit être traduit dans la loi. Les déclarations récentes de Laurence Parisot du MEDEF (syndicat patronal) exigeant que cet accord « soit respecté à la lettre » et la volonté du président de la république François Hollande annonçant vouloir « transcrire fidèlement cet accord en loi » afin d’être « loyal vis-à-vis des signataires » ne présagent rien de bon pour les travailleurs :

  • l’employeur aura la possibilité d’imposer une réduction du temps de travail ou une diminution de salaire dans le cadre « d’accords de maintien dans l’emploi ». Si le salarié la refuse, il se verra licencier pour motif « économique » et ce motif sera inattaquable !

L’employeur pourra également licencier pour motif « personnel » tout salarié qui refuserait une mutation à l’autre bout de la France, contrairement à aujourd’hui. Il s’agit là d’un chantage à l’emploi !

Les dispositions concernant les licenciements économiques sont assouplies

L’accord prévoit deux procédures :

La première renvoie aux Instances représentatives du personnel le soin de signer avec l’employeur un « accord de méthode ». Cependant les délais d’expertise seront raccourcis, avec une limitation du droit d’alerte du Comité d’entreprise. Les élus au Comité d’entreprise, n’auront plus la possibilité d’informer comme il se doit les travailleurs des licenciements prévus, puisque désormais cette « confidentialité » sera dictée par les directions. Le but ? Empêcher toute mobilisation et riposte collectives des salariés.

Le patronat et leurs alliés tentent par ces mesures de casser et de rogner encore un peu plus le Code du travail : un accord d’entreprise pourra donc l’emporter sur la loi !

La seconde attribue le pouvoir de contrôle à l’administration du travail (inspection du travail), qui n’aura de fait pas les moyens de l’exercer réellement vu le trop bref délai imparti.

  • la réduction des délais de prescription : les deux ans pour saisir le juge seront ramenés à un an dans le cadre de licenciement collectif et économique. Concernant les rappels de salaires ou les heures supplémentaires, le délai passera de cinq ans à trois ans.

Mobilisons-nous le 5 mars.

Bureau Confédéral de la CNT.

Rendez-vous mardi 5 mars à Lille – 14h30 Porte de Paris pour participer à la manifestation syndicale régionale.

 

Critique du sport : projection-débat le 1er février à la CNT Lille

Publié: 31 janvier 2013 par durruticolumn dans Infos
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Sport et capitalisme

Présenté comme un jeu neutre, innocent et vertueux, le sport échappe à la réflexion, comme si la politique mourait dès que l’on entre dans le monde du sport. On le pare de toutes les vertus. Facteur d’intégration, unifiant les peuples sans distinction de couleur et de statut social, le sport développe les valeurs de dévouement, de dépassement de soi, du sens du devoir et du sacrifice. Pourtant, l’idéologie sportive ne résiste pas longtemps à l’épreuve des faits. Le mouvement de la critique du sport le décrit comme le cheval de Troie du capitalisme. Sexisme, dopage, néo-colonialisme, etc. sont constamment minimisés par l’idéologie dominante et considérés comme des dérives d’un sport pur et humaniste. Pour autant, le sport n’est-il pas, dans sa nature même, constitué de ces dérives ?

Pour aborder le thème du sport et de sa critique, la projection d’une interview vidéo de Jean-Marie Brohm (ancien professeur d’éducation physique à Caen, professeur de sociologie à l’université de Montpellier, fondateur de l’ex revue « Quel corps ?« , auteur de plusieurs ouvrages sur la sociologie critique du sport) sera suivie d’un débat animé par Fabrice Pilleul, professeur d’éducation physique, militant du syndicat CNT éducation 75 et auteur du site internet « Le blog de Zinedine Z ».

Rendez-vous vendredi 1er février 2013 à 19h (entrée gratuite) 
à la Maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras, Lille

Quelques liens pour en savoir plus sur la critique du sport :

Nous manifestons pour la libération de Georges Abdallah !

Publié: 26 janvier 2013 par luttennord dans Infos

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Nous manifestons pour la libération de Georges Abdallah !
Communiste révolutionnaire, combattant de la cause palestinienne, emprisonné en France depuis + de 28 ans !

Georges Ibrahim Abdallah est un militant communiste pro palestinien d’origine libanaise né le 2 avril 1951 à Al Qoubaiyat au Liban. Son engagement politique débute dans les rangs du Parti social nationaliste syrien (PNSS) pour rejoindre ensuite le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP). En 1978 Il est blessé lors de la résistance à l’invasion du Sud Liban par l’armée israelienne.
En 1982 l’armée israélienne envahit de nouveau le Liban, Georges Ibrahim Abdallah, combattant de la cause palestinienne et libanaise, s’engage résolument. Il est arrêté à Lyon en 1984.
En 1987, à la suite d’un montage policier et judiciaire et sous pression du gouvernement des États Unis il est condamné à la réclusion à perpétuité pour complicité dans l’exécution en France d’un membre de la CIA et d’un agent du Mossad (services secrets israéliens) actions revendiquées par les FARL (Fractions révolutionnaires armées libanaises) dont Georges est présenté comme le dirigeant de cette organisation de la résistance
Libanaise. 

Libérable depuis 1999, fin de la peine de sûreté, donc depuis 14 ans, il est pourtant toujours incarcéré à la prison de Lannemezan. En 2003 sa demande de liberté conditionnelle est acceptée, le parquet fait appel et Georges reste en prison.
Toutes les autres demandes seront refusées, motif : « ses convictions anti-israélienne et anti-impérialiste sont restées intactes ».
Oui Georges Abdallah appartient à la même lignée de la résistance libanaise et de ses figures reconnues par tous : Soha Bechara, et Samir Kantar. 

Mais aussi des héros français de la Résistance, comme Missak Manouchian et Jean Moulin désignés alors de « terroristes » par ceux qui collaboraient avec l’occupant fasciste. Il est le symbole d’une époque.
Georges n’a jamais rien renié de son combat pour la libération totale de la Palestine et la solidarité avec les peuples en lutte contre l’impérialisme et le sionisme. Il a battu le record détenu jusque-là par Nelson Mandela le résistant sud-africain, emprisonné 24 ans.

En Janvier 2012, il dépose une nouvelle demande de libération c’est la 8e . Après des mois d’attente, le 21 novembre le TAP (tribunal d’application des peines) émet un avis favorable toutefois assorti d’un arrêté d’expulsion qui doit être délivré par Manuel Valls, ministre de
l’intérieur.

Le ministre de l’Intérieur fait la « sourde oreille » il ne signe aucun arrêté d’expulsion, plus à l’écoute des pressions exercées par les États-Unis qui déclarent en substance : Pas question de libérer Georges Abdallah, « il doit mourir en prison » !

Le 14 janvier 2013 en l’absence de l’arrêté d’expulsion non encore délivré par le ministre de l’Intérieur, la désicion est de nouveau reportée au 28 janvier 2013, s’il n’y a pas de signataire de l’arrêté à cette date, ce qui est fort possible, il y aura un nouveau report et Georges restera en prison ! 

Georges Ibrahim Abdallah a combattu les armes à la main l’invasion de son pays par l’armée israelienne et personne n’oublie la nouvelle agression de 2006. C’est un combattant reconnu et respecté au Liban où la colére s’exprime fortement, des  manifestations se déroulent chaque jour contre les représentations françaises.
En Palestine, en Tunisie, en Israel devant le Consulat de France, dans de nombreux pays européens, très loin aussi, au Brésil, des manifestations se déroulent pour dénoncer la prise en otage de Georges Abdallah.
En France et dans le Nord Pas de Calais des organisations et associations, des élu(e)s expriment leur colère, dénoncent cet acharnement ressenti comme un déni de droit intolérable et apportent aussi leur solidarité à un militant qu’ils considérent et reconnaissent comme un résistant.
Les organisations signataires de cet appel exigent que cesse l’acharnement politique et judiciaire contre Georges Ibrahim Abdallah. Ils exigent que soit respectée la demande exprimée par Georges Abdallah, sa famille, ses amis, de nombreuses représentations politiques Libanaises et le gouvernement Libanais lui-même, le retour dans son Pays, le Liban, maintenant !
Oui, comme le déclare Georges Ibrahim Abdallah : Ensemble, Camarades, nous vaincrons, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !

                      LIBERATION IMMEDIATE DE GEORGES IBRAHIM ABDALLAH !

Le 27 janvier à Lille, à l’appel du Comité Solidarité Georges de Lille, une
manifestation se déroulera.

Cet appel a reçu le soutien de :

Comité Solidarité Georges Lille, Collectif pour la libération de Georges Ibrahim
Abdallah Paris, Comité « Libérez Les » de soutien aux prisonniers et réfugiés
politiques 59/ 62, Collectif "Bassin minier" pour la libération de Georges Ibrahim
Abdallah, Comité Solidarité Basque Lille, Front Uni des Immigrations et des
Quartiers Populaires, CAPJPO-EuroPalestine, Section PCF de Calonne-Ricouart 62,
Cellule Ouvrière du Bassin Minier Ouest du Pas de Calais, Coordination Communiste
59/62, UJFP Lille, URCF-Nord, l’Alliance Rouge et Noire, Génération Palestine Lille,
AFPS Nord-Pas de Calais, Section PCF Lille, Section PCF de Grenay (62), Secours
rouge de Belgique, NPA.

Pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, maintenant le temps de la colère, de la résistance et de la solidarité visible !

 MANIFESTATION Dimanche 27 janvier à 10h30 RDV métro Wazemmes Lille


Vidéo  —  Publié: 12 janvier 2013 par luttennord dans Infos


affiche-sans-papiers

Plusieurs dizaines de sans-papiers sont toujours en grève de la faim à Lille depuis le 2 novembre 2012.

Les choses sont désormais dramatiquement simples : des vies sont en jeu ! Or, le gouvernement continue de jouer l’épreuve de force contre ces femmes et ces hommes dont le seul crime est d’exiger d’être traité-e-s dignement. Il joue le pourrissement de la grève en refusant toute ouverture au risque d’un drame qui peut arriver à n’importe quel moment. Cette situation est indigne et humiliante ; elle doit cesser !

Le CSP 59 réclame le retour des 2 grévistes de la faim expulsés le 30 décembre 2012, la réparation des effets du sarkozysme (promesse de Hollande), la régularisation de tous les sans-papiers lillois participant ou ayant participé à la grève de la faim, le respect du droit du CSP 59 et de tous les CSP à défendre les dossiers en préfecture, la motivation des décisions préfectorales et l’exercice du droit à la défense argumentée des dossiers sur la base de l’accord Delarue, l’abrogation de la loi xénophobe CESEDA, la promulgation d’une loi empêchant que les patrons utilisent les sans-papiers pour déréglementer le marché du travail.

D’autre part, la mobilisation monte en puissance. Des actions de solidarité ont eu lieu à Paris les 4 et 7 janvier, à Marseille et Lyon le 8 janvier, à St Denis, Rennes et Bordeaux le 9 janvier. A Bordeaux, trois nouveaux rassemblements sont prévus place de la victoire : jeudi 10 à 18h, vendredi 11 à 18h et samedi 12 à 16h. A Paris, un nouveau rendez-vous est fixé le vendredi 11 à 13h devant la Bourse du Travail, 29 du Temple / 85 rue Charlot (M° République) pour un départ à 14h30 vers l’Assemblée Nationale.

Manifestation de solidarité à l’occasion du 72° jour de grève :
samedi 12 janvier 2013 à 15h, place de la République, Lille

Rassemblements de soutien :
tous les jours à 18h sur le parvis de l’église St Maurice, Lille
(besoin de couvertures, lingettes, thé, sucre et eau minérale)