Image

Plans d’austérité, politiques de rigueur, licenciements, précarisation, etc, l’offensive capitaliste contre le monde du travail est aujourd’hui particulièrement violente, en France, en Europe et au-delà. Ces attaques répétées prennent prétexte d’une situation de crise, elle-même produite par leur système économique, son « marché », ses banques et ses institutions financières internationales. Le patronat entend bien faire payer aux travailleuses et travailleurs une situation dont illes ne sont en rien responsables, bien aidé en cela par les gouvernements successifs et parfois même avec la complicité de syndicats comme dans le cas de l’accord national interprofessionnel (ANI) sur la « sécurisation de l’emploi ». Le discours dominant, relayé par sa cohorte d’experts, tend à faire passer la parole des dominants comme la seule qui soit légitime : il n’y aurait tout simplement pas d’alternative, ce serait la soumission à aux diktats de la finance ou la faillite pure et simple.

 

L’union locale des syndicats CNT de Lille vous invite à venir déconstruire ce discours, à une tentative de décryptage des mécanismes de la crise.

 

La soirée commencera par une introduction, accessible à toutes et tous, autour du fonctionnement ordinaire de l’économie capitaliste. Elle sera suivie d’une intervention d’un camarade lyonnais, plus spécifiquement tournée vers la situation actuelle. Puis la soirée se poursuivra sous la forme d’un débat avec les participant-e-s.

 

Vendredi 3 mai 2013 à 19h à la maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille avec la participation de militant-e-s de la CNT-SO de Lyon et de l’UL-CNT de Lille. Entrée gratuite, buvette et petite restauration à prix libre.

Image

 


Mariage pour tous

Bien que nous soyons opposé-e-s au mariage (en particulier hétérosexuel) et que certaines des organisations appelant à ce rassemblement font partie du problème plus que de la solution, nous sommes avant tout pour l’égalité des droits des personnes quelle que soit leur orientation sexuelle.
Le "mariage pour tous" permettra aux couples homosexuels qui le souhaitent d’obtenir les mêmes droits que les couples hétérosexuels (filiation, adoption, fiscalité, héritage lors du décès du conjoint, possibilité de fréquenter un-e étranger…). Dans ce sens, nous soutenons cette loi et appelons à participer au rassemblement de ce soir dont l’appel est retranscrit ci-dessous.
Il nous est d’autant plus important d’être nombreux-ses que les actes et discours homophobes, à Lille comme ailleurs, sont de plus en plus fréquents et insupportables.

A l’occasion du vote solennel de la loi sur le mariage pour tous, un collectif d’associations, de commerçants, de syndicats et de partis politiques appelle à fêter cet évènement, à manifester en faveur de l’égalité des droits et contre les LGBT-phobies.

Nous convions touTEs les citoyenNEs progressistes, solidaires, à nous rejoindre nombreuses, nombreux, avec sifflets, cornes de brume et tout ce qui fait du bruit, car nous devons être vus et entendus…. N’oubliez pas de vous parer de vos plus belles couleurs !

RDV Place de l’Opéra (place du théâtre devant l’opéra) à 18h00, départ à 18h30 pour une manifestation dans les rues de Lille et une arrivée "surprise".

A l’appel des associations…
Aides Nord/Pas-de-Calais, APGL Grand Nord, Chti rando’s, CRSH, David & Jonathan, Homovert-e-s, J’En Suis J’Y Reste, L’Egide, Les Flamands Roses, LGPLille, Le Planning familial de Lille, Osez le féminisme Lille, Sida Info Service et SOS Homophobie.
…des syndicats :
CFDT 59/62, CGT 59, FSU 59/62, SNEG, Solidaires 59/62 et UNEF.
…des partis politiques :
EELV NPdC, Front de Gauche Lille, Les Jeunes écologistes de Lille, MJS Nord et Parti Pirate NPdC.
…des commerces :
Le Privilège (Lille), Le Vice&versa, Le Tchouka Club (Lille), Le Pïed Marin (Dunkerque), Le Lokal (Lille), Les Bains (Lille).
Avec le soutien de Nordikmag

Avec le soutien de la Mairie de Lille et du Conseil Régional.


Lutte En Nord, toujours bien informé, livrait dès jeudi les identités des participants de "la manif pour tous", militants néo-nazis, ayant agressés des clients d’un bar gay du Vieux-Lille.

Frigide Barjot ne pourra plus nier que des groupuscules d’extrême-droite participent aux "manifs pour tous" ni qu’ils commettent des actes homophobes violents. Les assaillants reconnaissent eux-mêmes avoir participé à la manifestation lilloise de mercredi avant de commettre leurs forfaits. Ils sont membres – et pour certains responsables – de Troisième Voie, des JNR et de La Maison Flamande. Ces individus sont coutumiers des agressions racistes, des attaques de bars gays ou réputés de gauche, de l’organisation de concerts et de manifestations néo-nazis.

Ils sévissent depuis quelques années dans le Nord de la France sans que jamais la police, toujours bienveillante envers les extrémistes de droite, ne les inquiète. Il aura fallu qu’ils agissent dans le contexte hyper-médiatisé de l’opposition au mariage pour tous pour enfin être appréhendés. Sans cela, et sans la vigilance des militants antifascistes, combien de temps auraient t-ils encore pu nuire, agresser, discriminer ?

Leur procès à été reporté au 13 mai. A noter que le très médiatique Claude Hermant, leader de la Maison Flamande de Lambersart (local et organisation d’extrême-droite aujourd’hui mise en sommeil), président de la Maison de l’Artois (jumelle artésienne de La Maison Flamande créée par Nicolas Colin) et porte-parole du Front Populaire Solidariste (avec Serge Ayoub) était présent en soutien à la comparution de ses camarades. Toujours lors de cette comparution de vendredi, deux autres militants de Troisième Voie ont été interpellés pour port d’armes prohibées (des matraques).

Petite biographie des boneheads qui ont agressé les clients du vice&versa ce mercredi après la manif pour tous.

Tomasz Szkatulski alias "Gamin"

Tomasz Szkatulski, leader des skinheads néo-nazis de Lille.

Néo-nazi lillois multirécidiviste, Tomasz a déjà été emprisonné à plusieurs reprises. Il a entre autres été condamné pour avoir attaqué un SDF à coup de chaine de vélo parce qu’il était d’origine africaine. Gamin serait actuellement recherché pour l’agression homophobe commise mercredi au vice&versa dans le Vieux-Lille.

Thomas

Thomasz apprécie la publicité que lui fait France 3. Il aimera également la notre. Thomasz, n’oubli pas de verser le pourcentage convenu pour les ventes générées à SOS racisme, merci.

Tatoué "White Power" dans le cou et "LOSC Army" sur les doigts (firme hooligan de Lille), Thomasz est de tous les mauvais coups. Après avoir un temps animé le comité de soutien aux prisonniers politiques néo-nazis Resistance POW (pour Prisoner Of War – tout un programme), Gamin s’est rapproché de La Maison Flamande, de La Maison de l’Artois et de Troisième Voie.

Il avait participé aux deux attaques du bar Le Resto Soleil, rue Kolb à Lille, orchestrées par les boneheads néo-nazis (voir nos articles sur la première et la seconde attaque).

Thomas S. (Gamin)

Gamin (à gauche) avec Bubsy, le chef de Troisième Voie Nord.

Thomasz est également le gérant d’une boutique en-ligne de vêtements faisant l’apologie du IIIème Reich dont voici quelques productions :

Sweat divison SS Charlemagne, promotion des concerts néo-nazis Blood and Honour, runes...

Sweat de la LVF, promotion des concerts néo-nazis Blood and Honour (sang et honneur – Blut und Ehre – était un slogan des jeunesses hitlériennes), runes celtiques scandinaves…

Yohan Mutte

Yohan Mutte (au centre) portant son t-shirt JNR. On notera la présence de Renaud Cuignet (à droite), gérant du tattoo-shop "Passion Tattoo" à Armentières et également membre des JNR.

Autre militant néo-nazi bien connu, Yohan Mutte a participé mercredi dernier à "la manif pour tous" avant d’agresser des personnes pour la seule raison qu’elles étaient supposément homosexuelles. Yohan est membre de la garde personnelle de Serge Ayoub : les JNR (Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires). Sorte de milice de Troisième Voie composée de gros bras tous plus décérébrés les uns que les autres, les JNR sont une organisation ultra-violente qui fait le coup de poing contre les immigrés et les militants homosexuels, anarchistes, communistes et d’autres courants progressistes. Ils assurent également la sécurité lors de concerts néo-nazis et des évènements organisés par Troisième Voie.

Yoan jouant les gros bras pendant un discours de Serge Ayoub

Yohan (au centre droit) jouant les gros bras pendant un discours de Serge Ayoub – dirigeant de Troisième Voie, chef des skins nazis parisiens dans les années 80 qui se serait rangé…

Encore Yohann Mutte (au fond à gauche) avec Serge Ayoub.

Encore Yohan Mutte (au fond à gauche) avec Serge Ayoub présentant "Salut Public", le journal de Troisième Voie.

Yohan Mutte était aux côtés de Tomasz Szkatulski lors des deux attaques du Resto Soleil. Il le côtoie également aux abords des stades de foot en tant que hooligan du LOSC (tatouage "Rijsel Firm" dans le cou – Risjel est la traduction de Lille en flamand).

Yohann accoudé au bar de la Maison Flamande à Lambersart

Yohan accoudé au bar de la Maison Flamande (devenu le Guet à Pintes) à Lambersart.

Quand il n’est pas en train d’essayer de faire régner la terreur dans les bars de la rue Solférino (voir cet article sur son implication dans des actes racistes commis au bar le Magnum), Yohan travaille à Eaux du Nord, tout comme Flavien Metgy. Sympa l’ambiance au boulot…

yohann Mutte

Yohan Mutte dans le cortège des JNR lors d’un défilé imitant ceux des fascistes mussoliniens.

Yohann Mutte assurant la sécurité d'un meeting du Front Populaire Solidariste

Yohan Mutte assurant la sécurité d’un meeting du Front Populaire Solidariste avec d’autres JNR.

Flavien Metgy alias "Fléau"

Flavien Metgy

Flavien Metgy, l’un des "salariés du mois" à Eaux du Nord.

Flavien Metgy s’est également fait arrêter après avoir commis l’agression homophobe du vice&versa. Comme les autres membres de la petite bande, c’est un néo-nazi patenté membre des groupuscules Troisième Voie, Maison Flamande et Maison de l’Artois.

Flavien dit ne pas boire souvent et avoir un problème avec l'alcool. Ça se voit.

Flavien ne boit pas souvent. Mais alors quand il boit…

Flavien avait déjà fait parler de lui le 26 juillet 2011 lors de l’attaque de syndicalistes CGT et CNT qui tractaient sur le marché d’Auchel, l’agression alors organisée par "La Maison de l’Artois" de Nicolas Colin et de Claude Hermant, encore lui (ce dernier explique également le survivalisme sur M6 à ses heures perdues). Suite à l’attaque, Flavien Metgy était à la une d’un journal local. Il n’a, bien entendu, pas été inquiété par la police.

Flavien Metgy

Flavien Metgy lors de l’attaque des syndicalistes sur le marché d’Auchel (à l’extrême-gauche – pour une fois – portant une veste en jean). Au centre avec une casquette marron : Claude Hermant.

Le "führer" Flavien n'a pas l'habitude de boire.

Le "führer" Flavien n’a pas l’habitude de boire, et il n’est pas d’extrême-droite. Yohan Mutte (avec le pseudo en cyrilique) et Alex "Division Charlemagne" (en référence à la SS du même nom dont il porte le blason tatoué dans le cou) non plus.

 

Jean-Philippe B.

Le plus jeune membre du commando.

Au vice&versa, comme auparavant lors des attaques du Resto Soleil, ces nazillons ont dû fuir devant la détermination des clients à se défendre. Face aux agissements des milices d’extrême-droite, seule l’action directe et collective permettra de les repousser, encore et toujours. Ils sont dangereux, aussi bêtes que méchants, et ils comptent des amis dans les forces de l’ordre. Pourtant ils sont loin d’être imbattables. Ils ne sont qu’une poignée et nous sommes des millions.


Hier soir les organisations et militants homophobes regroupés dans le collectif "la manif pour tous" ont déambulé dans Lille pour cracher leur haine des personnes LGBT. Après la dispersion du rassemblement, des participants ont sauvagement attaqué un bar gay du Vieux-Lille, le vice&versa.

Après avoir fait le tour du centre ville de Lille en voiture, où ils ont reçu un accueil hostile des passants, les extrémistes se sont rassemblés vers 20h Place de la République.

Drôle de mélange que formait cette cinquantaine de personnes : catholiques intégristes BCBG et boneheads aux tatouages explicites. On y retrouvait des militants d’extrême-droite ultra-violents bien connus : membres du groupuscule nazi-skin JNR / Troisième Voie, militants de Génération Identitaire ("célèbres" pour avoir occupé la mosquée de Poitiers), militants de l’ex Maison Flamande de Lambersart impliqués dans les actes racistes commis au bar le Magnum et dans les attaques du bar Le Resto Soleil. Les drapeaux français et flamands des nazillons côtoyaient les drapeaux roses et bleus de "la manif pour tous" sans que cela ne pose de problème aux organisateurs. Les néo-nazis avaient d’ailleurs annoncé leur présence à la manifestation sur la page Facebook de l’évènement :

Néo-nazis à la manif par tous

Génération Identitaire

Frigide Barjot, trop célèbre porte parole de "la manif pour tous" déclarait que la manif pour tous n’était pas gangrené par l’extrême droite : "[...] je vous prends au défi, de me montrer une image de gens d’extrême droite [...]". Pour nous, des gens qui s’opposent à l’égalité des droits des les personnes homosexuelles sont des militants d’extrême-droite. Mais en plus des masses de bourgeois-cathos-fascistes-réacs qui composent "la manif pour tous", il est indéniable que l’extrême-droite la plus radicale et violente participe à ces évènements. Voici quelques photos d’extrémistes reconnus hier soir place de la République lors de la manif pour tous, juste avant l’attaque du vice&versa :

Décidemment Yohann aime le cochon

Yohann, militant  à Troisième Voie, impliqué au Magnum et au Resto Soleil.

Yohann

Toujours Yohann, notez sa présence dans la liste des invités.

Admiez le White Power dans le cou...

"Gamin", vendeur de vêtement néo-nazi sur internet, avec un tatouage White Power dans le cou.

Bubsy

Bubsy (à droite), chef de section des JNR (Jeunesse Nationaliste Révolutionnaire) du Nord, star d’un reportage diffusé sur M6 ou il exhibe ses tatouages néo-nazi avec Gamin.

C’est le climat intensément homophobe instauré par les opposants au mariage homosexuel, les catholiques intégristes de France, le Front National et une large majorité de l’UMP qui rend possible le passage à l’acte de ces extrémistes. Barjot et sa meute promettent du sang et des larmes, les nazillons exaucent leurs voeux.


Le Magnum Café, un bar de la rue Massena à Lille, est encore une fois au centre d’une affaire de racisme. Sur la page Facebook du bar, des clients mécontents se plaignent des propos et actes racistes qu’ont tenus des habitués lors de la diffusion avant hier du match France – Espagne.

Propos racistes au Magnum Café à Lille

Des rumeurs incessantes courent sur la mauvaise fréquentation du Magnum. Le bar serait l’un des repères des néo-nazis de Lille et des membres de 3ème Voie – le groupuscule d’extrême droite de Serge Ayoub (également chef des JNR, et ex-leader des skins nazis parisiens des années 80).

Il s’agit bien ici des boneheads responsables des deux attaques du bar "Le Resto Soleil" lors desquelles le Magnum aurait servi de base arrière (lire le récit de la première attaque, et de la seconde), une partie des hooligans de la LOSC Army marqués à l’extrême droite.

L’équipe du bar dément avoir une quelconque responsabilité pour l’affaire du match France – Espagne et se justifie sur Facebook :

Démenti Magnum Café

Dont acte. Pourtant les réactions à ce démenti sont éloquentes. Dans les commentaires et les mentions "j’aime" on retrouve toute la crème de l’extrême droite lilloise. Petit aperçu de leurs profils Facebook publics qui vous permettra de vous faire une idée sur une partie de la clientèle du Magnum :

Yohann

Yohann, l’un des responsables de 3ème Voie Nord, membre des commandos ayant agressé à deux reprises le Resto Soleil, participant à l’attaque du local du syndicat CNT.

Jeremy

Jeremy, au torse tatoué d’une croix gammée, participant à l’attaque du Resto Soleil.

Ce client du Magnum n'a pas l'air d'être pour l'amitié entre les peuples.

Ce client du Magnum n’a pas l’air d’être pour l’amitié entre les peuples.

Toujours Jeremy, à une manifestation organisée par les groupuscules d’extrême droite Nation (Belgique) et Front Populaire Solidariste (France), lié à 3ème Voie.

Toujours Jeremy, à une manifestation organisée par les groupuscules d’extrême droite Nation (Belgique) et Front Populaire Solidariste (France), lié à 3ème Voie.

Rodrigue, militant d'extrême droite du Nord, admire les camps de concentration

Rodrigue, militant d’extrême droite du Nord, admire les camps de concentration.

Les centres d'intérêts des clients du Magnum : le néo-nazisme, le hooliganisme et les armes à feu

Les centres d’intérêts des clients du Magnum : les néo-nazis de 3ème-voie et leur devise "croire, combattre et obéir", le hooliganisme, les armes à feu et… Batman.

"Min Gros"

"Min Gros"

Un autre Jeremy... Et ses amis.

Un autre Jeremy… et des hooligans.

Karen, "white power"

Karen, "White Pride".

La maison flamande est fermée et 3ème Voie est moribond. Il n’empêche que les militants de ces organisations sont toujours actifs et nuisent encore. C’est à nous d’empêcher que ces gens se sentent à Lille chez eux. L’équipe du Magnum dit ne pas cautionner le racisme. Qu’ils passent des paroles aux actes et interdisent l’accès à leurs lieux aux néo-nazis, comme nous leurs interdisons les nôtres.


Dimanche 31 mars une rencontre avec l'AMAP Court-Circuit de Saint-Denis.

Image  —  Publié: 27 mars 2013 par luttennord dans Infos


Tract manifestation 5 mars CNT tract-anti-ani-5-mars-p2

Le 11 janvier 2013, les organisations syndicales patronales (MEDEF, CGPME, UPA) et certaines de « salariés » (CFDT, CFE-CGC et CFTC) ont conclu un Accord national interprofessionnel (ANI) dit de « sécurisation de l’emploi ».

Cet accord est une profonde atteinte aux droits des travailleurs et une remise en cause de nos acquis sociaux, en imposant toujours plus de flexibilité pour les salariés, et en facilitant les procédures de licenciement.

Pour être appliqué, cet accord doit être traduit dans la loi. Les déclarations récentes de Laurence Parisot du MEDEF (syndicat patronal) exigeant que cet accord « soit respecté à la lettre » et la volonté du président de la république François Hollande annonçant vouloir « transcrire fidèlement cet accord en loi » afin d’être « loyal vis-à-vis des signataires » ne présagent rien de bon pour les travailleurs :

  • l’employeur aura la possibilité d’imposer une réduction du temps de travail ou une diminution de salaire dans le cadre « d’accords de maintien dans l’emploi ». Si le salarié la refuse, il se verra licencier pour motif « économique » et ce motif sera inattaquable !

L’employeur pourra également licencier pour motif « personnel » tout salarié qui refuserait une mutation à l’autre bout de la France, contrairement à aujourd’hui. Il s’agit là d’un chantage à l’emploi !

Les dispositions concernant les licenciements économiques sont assouplies

L’accord prévoit deux procédures :

La première renvoie aux Instances représentatives du personnel le soin de signer avec l’employeur un « accord de méthode ». Cependant les délais d’expertise seront raccourcis, avec une limitation du droit d’alerte du Comité d’entreprise. Les élus au Comité d’entreprise, n’auront plus la possibilité d’informer comme il se doit les travailleurs des licenciements prévus, puisque désormais cette « confidentialité » sera dictée par les directions. Le but ? Empêcher toute mobilisation et riposte collectives des salariés.

Le patronat et leurs alliés tentent par ces mesures de casser et de rogner encore un peu plus le Code du travail : un accord d’entreprise pourra donc l’emporter sur la loi !

La seconde attribue le pouvoir de contrôle à l’administration du travail (inspection du travail), qui n’aura de fait pas les moyens de l’exercer réellement vu le trop bref délai imparti.

  • la réduction des délais de prescription : les deux ans pour saisir le juge seront ramenés à un an dans le cadre de licenciement collectif et économique. Concernant les rappels de salaires ou les heures supplémentaires, le délai passera de cinq ans à trois ans.

Mobilisons-nous le 5 mars.

Bureau Confédéral de la CNT.

Rendez-vous mardi 5 mars à Lille – 14h30 Porte de Paris pour participer à la manifestation syndicale régionale.