Archives de octobre, 2011

De la dope, du fric et des putes

Publié: 30 octobre 2011 par luttennord dans Infos, Rendez vous

La Brique, journal de sales gosses et de critique sociale, organise une fête de soutien. L’entièreté des fonds récoltés ne seront pas redistribués au Carlton.

Dès 19h, nous vous accueillerons au Centre Culturel Libertaire, 4 rue de Colmar, M° Porte des Postes, à Lille, avec :

- DJ Osiris, hip-hop soul funk maison

- De la dope du fric et des putes, spectacle de Gérald Dumont (www.theatrek.fr)

- Junior Cony, dub à crête des pâquerettes

La brique 29 est dans les bacs !

Publié: 27 octobre 2011 par luttennord dans Rendez vous
Tags:,

Mais pour qui bosse la gauche ?

On l’avait quittée en pleine campagne d’auto-promo sur son bilan municipal, on la retrouve, à la radio, dans les journaux, à la télé, en lice pour le Saint-Graal élyséen. Au petit jeu de la bataille d’opinions, Martine Aubry avance ses billes. Méthode garantie en laboratoire.

Nous sommes le week end de la braderie. Alors que sur les transistors la candidate aux primaires socialistes répond aux questions révérencieuses de Stéphane Bern, trois jeunes gens déboulent au stand de la Brique. – « Bonjour, on va vous demander de ranger les boissons et de signer ce procès-verbal ». On ne comprend pas très bien. – « Vous êtes qui exactement ? » – « Des agents de police, et vous venez de contrevenir au règlement municipal en vendant de l’alcool sur votre stand. Si vous n’obtempérez pas, nous allons procéder à la destruction de la marchandise. Vous étiez au courant ? ».

On avait entendu des choses… Comme quoi la vente d’alcool serait interdite à partir de 15h le samedi. Les arrêtés anti-alcool, on commence à y être habitués. Comme du reste aux policiers en civil, à la police montée, à l’hélicoptère de la gendarmerie bourdonnant au-dessus de nos têtes au moindre prétexte. Pas de doute, le laboratoire, c’est nous.

À Marseille, tentant de damer le pion à l’infâme Guéant, Aubry déclarait cet été : « La police a besoin d’être revalorisée […] la droite a baissé les bras à Marseille comme ailleurs ». On flippe sec. Surtout quand elle propose de rétablir les 10 700 postes de flics disparus à la faveur de la RGPP (1). Mais qui se sent réellement en sécurité au contact de la police ? Autrement dit, pour qui travaille réellement Martine Aubry ? Sûrement pas ceux et celles que les flics discriminent à longueur de temps, transformant la moindre remarque en « outrage », la moindre protestation en « rébellion », encore moins ceux et celles qui subissent quotidiennement les contrôles au faciès, les provocations et l’occupation policière rue Jules Guesde ou dans les quartiers « périphériques » de la métropole. À l’heure où le site internet « Copwatching Nord île de France » (2) défraie la chronique en soulignant les accointances de certains flics avec les groupuscules d’extrême droite et leurs « bavures » quotidiennes, c’est 400 cowboys de plus qu’Aubry veut lâcher sur la ville.

Ce qu’il y a peut (-)être de plus triste, c’est qu’à gauche, quand on parle de « sécurité », il ne s’agit plus de faire en sorte que chacun d’entre nous soit à l’abri des contrats précaires, des banquiers, des huissiers ou des propriétaires affables. En somme, d’œuvrer à plus de justice sociale. Il ne s’agit pas non plus de combattre les violences racistes et sexistes qui s’expriment dans les rangs de la police et au Parti Socialiste. Comme à droite et à l’extrême droite, il s’agit de sécurité « tout court ». Comprendre : de flicaille, de patrouilles et de peines de prisons. Droite, gauche, même combat, au service de l’Ordre…

Le collectif de rédaction

1 : Révision générale des politiques publiques. 2 : https://copwatchnord-idf.org/


La mutuelle des affaméEs organise son premier repas collectif samedi 29 octobre. Rendez-vous à 10h au 56 rue Paul Lafargue pour cuisiner et à 13h sur la plaine à l’angle de la rue Paul Lafargue et de la rue de Bailleul pour déguster !

 

La mutuelle des affaméEs c’est quoi ?

 

La mutuelle des affaméEs cherche à reposer le problème de l’accès à la nourriture. Nous proposons un rapport plus libre à la nourriture, afin qu’elle ne soit plus liée au travail subi, à la dépendance à l’État et à la grande distribution.

 

La tradition de récupération des fins de récoltes (glanage) et des déchets alimentaires surproduits (des tonnes de nourriture sont jetées chaque jour par les grandes surfaces, les boulangeries…), passe parfois pour de l’indignité mais a l’avantage de ne plus faire de son rapport à la nourriture avant tout un rapport d’argent et de se libérer de la nécessité pratique de gagner sa vie coûte que coûte.

 

Par ailleurs à travers l’organisation de repas et de cuisines de quartiers, nous voulons prendre, contre l’isolement, la passivité et la dépendance propre à la consommation, le temps, le choix et les moyens de bien manger, ensemble. Nous envisageons aussi d’organiser ces repas lors des mouvements sociaux et en soutien aux luttes locales.

 

Enfin nous visons à moyen et long terme l’autonomie de production : se réapproprier le temps, les techniques et les espaces nécessaires pour subvenir aux besoins collectifs et briser le rapport imaginaire que nous entretenons à la nourriture : certains produits alimentaires tuent et sont des déchets dès leurs productions (utilisation d’engrais chimiques et de pesticides dans l’agriculture intensive, présence de colorants, de conservateurs ou quantité excessive de sel dans les aliments vendus dans les grandes surfaces…).

 

La reconquête des friches et des terrains vide est le moyen de réaffirmer la nécessité des jardins collectifs contre les projets immobiliers et urbanistes qui vont dans le sens de la consommation et de la surproduction. Nous n’excluons pas d’utiliser d’autres modes d’actions comme par exemple les auto-réductions collectives.

 

Pour nous contacter : Affamees@riseup.net

 

Projection-débat squat la ville est à nous !

Publié: 22 octobre 2011 par luttennord dans Infos, Rendez vous
Tags:, ,

Après Attention danger travail et Volem rien foutre al pais, co-réalisés avec Pierre Carles et Stéphane Goxe, Christophe Coello continue à rendre compte des tentatives imaginatives de ceux qui, dans la force du groupe, trouvent les moyens de faire correspondre leur vie à leur vision du monde. Tourné à Barcelone, entre 2003 et 2011, le film retrace l’évolution d’un groupe de squatteurs engagés contre la spéculation immobilière et pour la réappropriation de sa vie face au diktat quotidien du métro boulot dodo. Créatifs, espiègles, ils partagent et inventent des réponses à des questionnements chaque jour plus cruciaux. Il y a peu de temps encore taxées de marginales, les actions de ces électrons libres servent de fil conducteur aux réflexions des mouvement « Indignés » partout en Europe.

Squat, la ville est à nous est aussi un grand film d’amour qui vous donnera envie de sauter dans les bras de votre voisin et d’embrasser votre voisine (ou l’inverse) et de changer le monde avec eux. C’est ce cinéma-là que nous encourageons à C-P Productions et Parasite Distribution, depuis « Pas vu, pas pris », « Siné Mourir plutôt Crever », « Walter retour en résistance » et bien d’autres…

Cet événement se déroule le mardi 8 novembre 2011 à 20h00

Au cinéma : Le KinoCiné

Au bout du parvis de l’université de Lille 3, à l’entrée du bâtiment A, (rue du Barreau), 59650 Villeneuve d’Ascq – 03 20 41 61 43 -


Ciné-débat « Penser Ensemble », le 5 novembre 2011, au cinéma Le Familia, à Avion

Livres et cartes de bibliothèque, badges d’accès à la cantine scolaire, carte de transport en Nord Pas-de-Calais, téléphones portables pucés, supermarchés sans caissier-es, vêtements « intelligents », bracelets électroniques pour nourrissons, passeport et cartes d’identité, identification des animaux d’élevage ….

Les puces RFID ( Radio Frequency Identification) envahissent nos vies, dans un silence médiatique assourdissant, et, il faut bien le regretter, sans le moindre débat autour de leur mise en place et de la société que cette technologie préfigure. Les questions ne manquent pourtant pas, et notamment : « Les RFID peuvent-elles devenir un réseau de surveillance des citoyens, et de contrôle social ? »

C’est tout le sens du ciné-débat « Penser-Ensemble », auquel nous vous convions le 5 novembre 2011.

Déroulement :

  • Projection du documentaire « RFID : la police totale », réalisé par le collectif « Pièces et main d’oeuvre ». Durée : 0h30 (c’est donc préférable de ne pas arriver en retard).
  • Débat avec la participation :
    • Du collectif Hors-sol, collectif militant contre les RFID et le meilleur des mondes.
    • De Antoine Jean, porte-parole régional de la Confédération paysanne, syndicat paysan, en lutte contre le puçage électronique du bétail.

Informations pratiques

- Samedi 5 novembre 2011
- de 10h30 à 12h30
- au cinéma Familia – rue Édouard Depret – Avion
- (entrée gratuite)

Pour mieux préparer le débat du 5 novembre

- Quelques articles et téléchargement, ainsi que des sites internet à consulter



A l’initiative de Maurice DISTINGUIN, Conseiller Municipal PCF d’opposition, les groupes L’Avenir Ensemble Autrement et Agir pour Auchel ont proposé une motion appelant les élus du Conseil Municipal auchellois à soutenir le Comité de Vigilance contre la Maison de l’Artois.

Ce Comité a été créé sous l’impulsion de Maurice Distinguin et Jean-Luc Lambert, conseillers municipaux d’opposition auchellois.

Nous nous félicitons que ce soir, l’ensemble des élus du Conseil aient voté, à l’unanimité, en faveur de cette motion reproduite ci dessous. Il s’agit d’une première victoire républicaine face à la montée d’idées nauséabondes et haineuses dans notre secteur.

Site internet de la Maison de la Paix, des Libertés, des Droits Humains et du Vivre Ensemble, Comité de Vigilance de l’Artois.

MOTION ADOPTEE AU CONSEIL MUNICIPAL

Les événements qui se sont déroulés le 26 juillet à Auchel, le 23 septembre à Moulle, puis le 8 Octobre 2011 à Lille ont révélé la dangerosité pour les valeurs de la République du groupuscule identitaire qui se cache derrière l’association « Maison de l’Artois ».

Cette association est en réseau avec des mouvements européens d’extrême droite : les identitaires, les Skin Heads (note de Lutte en nord : les skinheads sont majoritairement antiracistes et opposés à l’extrême droite, seul une partie de ce mouvement culturel – à l’opposé de ses valeurs initiales de métissage – est située à l’extrême droite), le groupe troisième voie, le vlaams huis de Lambersart, le réseau des nationalistes européens proches d’Anders Behring Breivik, qui disait vouloir défendre son pays contre l’islam et le marxisme, auteur de l’attentat à la voiture piégée dans le quartier du Gouvernement et la fusillade des jeunes du parti travailliste faisant 70 morts cet été à Oslo .

Rappelons également que Mi-juillet un rassemblement des composantes européennes de ce mouvement s’est tenu au local de la Maison de l’Artois pour fêter l’événement inaugural, occasion de remercier ceux qui financent cet équipement et les activités douteuses de ce réseau.

Cette association prétend organiser des activités pédagogiques  accessibles à tous: jardinage bio, activités sportives et culturelles, espace de convivialité en ouvrant un bar, bientôt la création de logements… L’actualité nous montre que cela est un leurre car ce sont des activités d’endoctrinement aux valeurs contraires à la République qui se cachent derrière cet écran. Elle s’emploie également à des méthodes de manipulation et de terreur pour mener à bien son idéologie fasciste et xénophobe. Leur activisme entraîne une entrave à l’expression démocratique des formations citoyennes.

Un plan de conquête idéologique et territorial est clairement affiché sur leur site internet. Les communes formant le territoire de l’ouest du bassin minier sont concernées.

Les dirigeants de la Maison de l’Artois sont notamment :

Claude Hermant vice-président, un ancien mercenaire envoyé au Congo par Bernard Courcelle chef du service de sécurité du DPS (Département de Protection et de Sécurité) du Front National, dont certaines pratiques ont été révélées comme illégales voici quelques années. Libération titrait : Les gros bras du FN putschistes au Congo - L’ex-chef du DPS aurait agi pour le président Sassou N’guesso.

Tony Vanhemelsdaele responsable sécurité de l’association récemment condamné par le tribunal de Béthune pour ses propos Nazis au stade Bollaert.

Quelles références pour notre jeunesse Auchelloise !

A la lumière des faits et du contexte local, national et international,

Le conseil municipal d’Auchel,

Considérant que l’association la Maison de l’Artois s’apparente à une association « écran » puisqu’elle cache derrière un pseudo programme pédagogique un activisme dangereux pour le respect des valeurs républicaines,

Soucieux du respect de la constitution de la République Française et du fonctionnement démocratique dont nous sommes responsables,

Conscient que les groupuscules identitaires aux idéologies dangereuses, comme la Maison de l’Artois, ciblent le territoire du bassin minier particulièrement touché par le chômage et la précarité, et que notre commune, comme beaucoup d’autres, n’est pas à l’abri d’attaques contre la tranquillité publique et des règles républicaines en vigueur,

Attaché à veiller sur sa jeunesse en la protégeant de l’endoctrinement malsain des idéologies fascistes et xénophobes,

Soutient le comité de vigilance républicaine qui s’est créé autour de citoyens démocrates,

Demande à Monsieur le Préfet :

  • de prendre ses responsabilités en sa qualité de garant de la constitution Française sur le territoire départemental en mettant tout en œuvre pour engager la fermeture de la Maison de l’Artois,
  • de prononcer la dissolution de l’association « La Maison de l’Artois » en raison de l’objet non avéré que poursuivent ses membres,

En appelle aux élus républicains du territoire national et au-delà pour prendre toutes les dispositions de vigilance à l’égard des velléités des groupuscules d’extrême droite qui se couvrent par une association pour organiser un activisme dangereux pour les valeurs de l’humanité.

ADOPTÉ À L’UNANIMITÉ