Archives de août, 2011

Contre toute autorité… Feu à volonté !

Publié: 30 août 2011 par luttennord dans Infos

Streets Of rage : Au coin d’une rue

Publié: 29 août 2011 par luttennord dans Musique
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Le 24 Septembre 2011 à Lille organisé par Turbulences Sociales 

 


MANIFESTATION A LILLE CE JEUDI 1 SEPTEMBRE 19H PLACE DE LA REPUBLIQUE
VENEZ NOMBREUX SOUTENIR LES ETUDIANTS CHILIENS EN LUTTE POUR UNE EDUCATION DE QUALITE, GRATUITE, PUBLIQUE ET LE MOUVEMENT SOCIAL CHILIEN QUI EXIGE DES VRAIES CHANGEMENTS POLITIQUES ET ECONOMIQUES DANS LE PAYS.
Collectif Solidarité Educa Chili – Lille avec le soutien de Association Cordillera
Association franco chilienne CORDILLERA 13/3 rue Brève 59650 Villeneuve d’Ascq – France

COMMUNIQUE DE PRESSE

Solidarité avec les étudiants et le peuple chilien

Un mouvement social d’une grande ampleur traverse le Chili et frappe de plein fouet le modèle néolibéral implanté par la dictature sans que les successifs gouvernements de coalition centre gauche aient eu une réel volonté politique pour changer ce modèle autoritaire et néolibéral. Trente ans après les néolibéraux sont de retour au pouvoir, l’Education publique et les droits de l’homme en particulier sont de nouveau menacés.

Dans ce contexte, des centaines de milliers d’étudiants lycéens et universitaires, de professeurs, de parents et de citoyens se sont mobilisés dans les rues de Santiago et des principales villes du Chili pour exiger, que une conception de Education publique gratuite et de qualité soit inscrite dans une nouvelle Constitution et l’abandon définitif la conception marchande de l’éducation prôné par le gouvernement et le modèle actuel.

Des militants associatifs de Lille et environs se sont rassemblés pour soutenir et encourager cette explosion populaire, et leur apporter toute sa solidarité. Une série d’actions, rassemblements et manifestations seront organisées sur la métropole lilloise tout au long du mois de septembre afin d’informer, sensibiliser et mobiliser l’opinion publique française sur la situation que vive actuellement le Chili, malheureusement très peu suivie par les medias en France.

A Lille, août/septembre 2011 Collectif citoyen Educa Chili – Lille Association franco-chilienne CORDILLERA – Villeneuve d’Ascq

Stand de soutien pendant la braderie de Lille (via )

Publié: 26 août 2011 par luttennord dans Infos
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Le CRRIMMS présent à la Braderie

Stand de soutien pendant la braderie de Lille Le CRRIMMS organise un stand de soutien le samedi 3 septembre à partir de 10h pendant la braderie de Lille, nous serons au croisement de la rue Ovigneur et de la rue Monnoyer (derrière la place de la république). Nous appelons au soutien pour aider à tenir le stand, ramener toutes sortes de choses à vendre qui permettront de soutenir les No Border en procès à Calais et  Julien à Lille pour son procès du 6 septembre. Le stand sera composé d'un esp … Read More

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Retrouvez le journal du CSP


Alors que la rentrée de 2010 avait commencé de manière sportive avec des nombreux rassemblements de citoyens pour défendre leur retraite ou dire non aux renvois arbitraires des communautés roms, la rentrée 2011 s’annonce beaucoup moins festive avec pas moins de 2 procès en 2 jours, à Lille puis à Boulogne sur mer, Le premier à lieu le 6 septembre 2011 à 14 heures au TGI de Lille.

Julien, un militant du mouvement contre la réforme des retraites est envoyé au tribunal par la SNCF qui lui réclame pas moins de 45000 € pour avoir participé au blocage des voies de la gare Lille Flandres le 18 octobre 2010. Cette procédure grossière vise clairement ce camarade très actif dans la région lilloise alors que le blocage était organisé par 70 citoyens refusant l’avenir professionnel que nous propose l’état capitaliste.

La SNCF s’était déjà illustrée dans sa collaboration avec les nazis en 39. Elle brille aussi dans sa collaboration avec le ministère de l’immigration en dénonçant à la PAF les sans-papiers présent dans ses wagons ! La SNCF peut aujourd’hui être fière d’être l’entreprise publique de la répression des mouvements sociaux.

Le second procès à lieu le 8 septembre 2011 à 13h30 au TGI de Boulogne sur mer et verra comparaitre Lauren et Lauren, deux citoyennes britanniques qui elles aussi ont été clairement visées lors de leur arrestation le 2 juillet 2011. En effet, ce jour-là une trentaine de militants No Border avaient bloqué le centre de rétention de Coquelles pendant une partie de la matinée afin de dénoncer l’enfermement des sans-papiers, la militarisation des frontières ainsi que la prolifération de ces prisons pour étrangers.

Connues des services de la PAF Coquelles pour avoir été forcées d’en visiter les cellules quelques mois précédant l’action, seules ces deux activistes furent choisie dans le groupe. Au cours de leur garde à vue, elles refusèrent toutes deux de se soumettre au prélèvement des empreintes digitales comme elles l’avaient déjà fait lors de leur première interpellation (ce qui les avait entre autre déjà emmenées devant le TGI de Boulogne le 12 juillet dernier). Le fichage des militants et plus généralement des populations gênantes est systématique, récurant et honteux ! Ce procès sera l’occasion pour nous de dénoncer une nouvelle fois ces méthodes de fichage des populations avec ou sans papier.

Nous, militants No Border, vous invitons à venir soutenir Julien, Lauren et Lauren contre la répression d’état qui frappe toutes les branches des classes modestes.

Rendez vous : – à Lille le 6 Septembre 2011 à 11h devant la direction générale de la SNCF (33 avenue Charles St Venant) pour une manifestation jusqu’au tribunal. Un rassemblement se tiendra ensuite devant le tribunal, de 13h45 jusqu’à la sortie du camarade inculpé. – à Boulogne sur mer le 8 Septembre 2011 à 13h place de la Résistance en face du TGI pour accompagner et soutenir nos deux camarades dans la lutte contre la répression et le fichage des populations.

Legal team No Border Calais


Centre de rétention administratif du mesnil amelot

Communiqué de presse – 1er août 2011

Silence ! Dans la discrétion de l’été, un nouveau camp d’internement administratif ouvre ses portes aux "indésirables" En 2009, le gouvernement annonçait la création d’un nouveau camp d’internement administratif pour les étrangers d’une capacité de 240 places, à proximité de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle sur la commune du Mesnil-Amelot.

Aujourd’hui, l’ouverture de ce centre de rétention administrative (CRA), le plus grand de France, vient rappeler que l’enfermement est bien devenu un mode banal de gestion, de contrôle et de mise à l’écart des populations migrantes. La Cimade et ses partenaires associatifs n’ont eu cesse de dénoncer l’illégalité et la déshumanisation de ce camp en alertant l’opinion publique et en saisissant le Conseil d’État qui, à ce jour, ne s’est toujours pas prononcé.

Symbole de la froideur sécuritaire et technologique au service du contrôle des corps, la structure répond aux critères de l’architecture carcérale classique : bâtiments en étoile autour d’un centre de contrôle central, portes hachoirs, caméras de surveillance, détecteurs de mouvements, restriction des possibilités de communication entre les personnes retenues et avec les intervenants civils… On pourra y enfermer 240 étrangers, dont des enfants, en contournant la limitation légale de la capacité des CRA fixée à 140 places, et les juger dans une antenne spécifique et délocalisée du tribunal, attenant au centre, le tout cerclé d’une même enceinte barbelée. Après deux ans de mobilisation associative, il n’est pas anodin que le gouvernement choisisse la période estivale pour ouvrir ce véritable camp d’internement.

La localisation géographique de ce camp, sa structure intérieure comme le choix de mettre en place une justice d’exception en son sein, sont autant de preuves de cette mise à distance de la société civile. Nous avions tiré la sonnette d’alarme lors de l’incendie de l’ancien centre de rétention de Vincennes, qui faisait suite au décès d’une personne enfermée. Face à un système froid et déshumanisé, il est à craindre que la seule réaction possible pour les personnes retenues soit de retourner la violence contre elles-mêmes et que les automutilations, grèves de la faim, tentatives de suicide n’en soient le quotidien.

Avec l’entrée en fonction de ce nouveau centre, et cela alors même que la durée de rétention vient d’être allongée à 45 jours, la politique d’industrialisation de la rétention et la criminalisation des migrants franchit une nouvelle étape. La Cimade dénonce ce grave coup porté aux plus exclus d’entre nous, ainsi qu’aux valeurs fondamentales de notre société.


Ex-salariés au SAMU SOCIAL, voici un petit récit du voyage de Monsieur Benoist APPARU dans un camion de l’urgence sociale !

En costard cravate avec sa caravane de grosses cylindrées, Monsieur le Secrétaire d’Etat au Logement débarque un soir d’août 2009 au SAMU SOCIAL à Ivry sur Seine.
Durant le briefing, avant le départ des camions dans les rues de Paris, le
politiquement correct prend place : « je tiens à saluer votre engagement ». Ce dernier se termine par un petit tour auprès des maraudeurs pour un serrage de mains. Pourquoi donc ? Nous ne saurons l’expliquer, sa venue se noie, malheureusement, parmi tant d’autres valses.

« Etre sur le terrain » auprès des personnes SDF afin de se rendre compte de la dure réalité des sans abris ! et comprendre la problématique du logement et de l’hébergement sur la Capitale !
Bref, en à peine 3 petites heures de maraude, Monsieur APPARU dans le camion
pendu à son téléphone portable s’inquiète de son déplacement dans le Sud-Ouest prévu le lendemain !
Il est à noter que lorsqu’une personne à responsabilités vient pour observer une nuit au sein des Equipes Mobiles d’Aide, les professionnels se plient à un programme pré-établi à l’avance (avec parfois des mises en scène…) afin que cette dernière ne soit pas venue pour rien. Commence alors pour les professionnels une nuit où de grosses problématiques se concentrent sur un temps très réduit, où les personnes sans-abri deviennent « outil » en vue d’une sauvegarde budgétaire (il n’est pas rare de trouver de façon plus aisée des orientations aux personnes qui se trouvent être, parfois, non appropriées à la problématique).
Quand toute cette mascarade prend fin, le travail mené par les maraudeurs peut dès lors reprendre son cours normal, non sans un sentiment d’instrumentalisation.
L’intérêt porté aux acteurs du médical et du social présents dans le véhicule est
quasi inexistant. Monsieur Benoist APPARU ne se souciera pas non plus d’un conflit se déroulant à l’arrière du camion entre deux hommes très remontés l’un contre l’autre.
Dans un autre camion, une toute autre scène se déroule. Un membre de la Direction Générale est scotché à son Smartphone. Il précise à son interlocuteur qu’une armée de policiers en civil sont postés aux alentours des centres d’hébergements pour la sécurité du secrétaire d’Etat au logement. Pour ce qui est des interventions dans la rue, une voiture suivra le camion dans lequel il se trouve.
Monsieur Benoist APPARU a disparu à minuit dans une automobile rutilante avec chauffeur, of course ; rentrant dans ses pénates ! La seule chose observée pas notre « hôte » durant cette nuit sera la multiplication des intervenants concernant la question SDF (Samu Social de Paris, Croix Rouge, Médecin du
Monde etc.). S’en suivra alors un appel à une meilleure coordination entre les différentes associations. Plus tard, Monsieur APPARU déléguera au Samu Social de Paris l’entière gestion du dispositif SIAO « urgence » (Service d’Intégration d’Accueil et d’Orientation).
Vous imaginez le coût de sa visite éclaire ? Largement de quoi financer quelques
nuits à l’abri pour plusieurs personnes sans domicile fixe !
Le travail social et médical d’une personne en situation de grande exclusion est un long travail d’écoute, et demande énormément de temps et surtout du sens d’une part et d’autre part, un travail avec les différents acteurs du terrain qui confirmeront cette analyse.
Difficile d’être en accord avec Monsieur APPARU lorsque celui-ci prétend connaître le travail des maraudeurs. Dans le contexte actuel, les professionnels du terrain oeuvrent au quotidien avec humanité et humilité : laisser dormir un être humain sur le trottoir car plus de places d’hébergement ? et entendre de la part d’un sortant de prison « je souhaite y retourner car je serais à l’abri ».

Consternant, révoltant, insupportable et injuste.
Les associations et les experts de l’action sociale n’ont pas manqué d’alerter à
maintes reprises les hautes instances qui restent très frileuses d’une part et d’autre part, réagissent toujours au coup par coup !
Des rustines « toujours des rustines et des bouts de ficelle ! » pour reprendre les propos tenus par Xavier Emmanuelli.
Cependant l’urgence sociale a encore un sens aujourd’hui, quelques heures de plus parmi nous, dans les limbes de la nuit et vous, l’homme politique, auriez saisi toute sa dimension.
Elle n’est juste pas une réponse exhaustive, elle n’a jamais eu prétention de l’être et votre rôle, en corrélation avec votre chère expérience, est de maintenir ce dernier « filet social » (maillon social) ainsi que tous les dispositifs parallèles.
Le chantier est ardu, sachez vous entourer d’experts sur cette question afin
d’impulser une réelle cohésion sociale.
Une pensée également à tous les salariés grévistes du SAMU SOCIAL l’an passé qui ont usé de leurs voix, aujourd’hui probablement désappointés de la décision annoncée par son fondateur, resté mutique à cette époque.
Nous souhaitons faire part, enfin, de notre inquiétude quant à la réponse apportée aux différentes problématiques ainsi qu’aux conditions de prise en charge et de la tâche qui attend tous les jours les professionnels de ce secteur.

Passez un bon été Monsieur le Secrétaire d’Etat au Logement, procurez-vous
d’urgence l’ouvrage de Patrick Declercq « Les Naufragés ». A méditer.
Socialement.