Archives de mai, 2011




Parce-que jamais nous ne laisserons la rue aux fascistes ! Parce-que face à la répression notre arme est la solidarité ! Venez nombreux soutenir les antifascistes Lillois condamnés. Au programme  :

21h. Prix libre. Au Centre Culturel Libertaire (4 rue de Colmar, Lille).

A lire : l’article de l’un de nos camarades récemment condamné.

Orga : Turbulences Sociales


Appel national contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers par Collectif d’ailleurs nous sommes d’ici

MANIFESTATION REGIONALE SAMEDI 28 MAI A14 h A LILLE PLACE DE LA REPUBLIQUE/PARVIS DES DROITS DE L’HOMME

Au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007 était créé, pour la première fois dans l’histoire de la République, un ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co-développement. Depuis, des dizaines de milliers d’étrangers en situation irrégulière, hommes, femmes, enfants, sont traqués, arrêtés et expulsés, y compris dans un pays en guerre comme l’Afghanistan.

Voulue par le chef de l’Etat, mise en œuvre par ses gouvernements successifs, le ministère de l’Intérieur aujourd’hui, et soutenue par l’UMP et ses alliés à l’Assemblée, cette politique est inacceptable car elle viole des principes humanitaires élémentaires et des dispositions internationales ratifiées par la France. A cela se sont ajoutés les effets désastreux du pseudo-débat sur l’identité nationale puis la chasse aux Roms.

Pour que cesse cette situation qui porte atteinte à des droits fondamentaux, menace gravement le droit d’asile et ruine l’existence des personnes étrangères visées, nous appelons à une manifestation nationale et unitaire au mois de mai 2011, à la date anniversaire de la création du ministère de l’Immigration qui perdure aujourd’hui sous une autre forme.

Nous exigeons sa suppression, l’arrêt immédiat de cette politique et la régularisation des sans-papiers.

Appel pour une mobilisation nationale et unitaire contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers !

Premiers signataires : CSP59, Ldh, Mrap, Cimade, Collectif Afrique,


à 14h-16h : L’identité blanche et sa critique

Conférence suivi d’une discussion avec Maxime Cervulle, sociologue, directeur de publication de la revue Poli – Politique de l’image. et auteur de : « Dans le blanc des yeux : diversité, visibilité et représentation raciale », revue Tausend Augen. co-auteur : Homo Exoticus. Race, classe et critique queer

à 16h30-18h*30: *Réflexions sur « l’homonationalisme ».

La politique LGBT au prisme des rapports sociaux de « race »* Conférence suivi d’une discussion avec Maxime Cervulle. *journée dans le cadre d’un cycle sur * *"Les gauches blanches anti-racistes face à la complexité du racisme. Les effets du racisme sur les Blanc-he-s ?"

* http://idees.a.coudre.over-blog.com idees.a.coudre@gmail.com

PROGRAMMATION COMPLETE ci dessous

* Samedi 28 mai 2011 * *L’identité blanche et sa critique* 14h-16h: conférence, Maxime Cervulle, sociologue et directeur de publication de la revue *Poli – Politique de l’image*. * * *Réflexions sur « l’homonationalisme »* *La politique LGBT au prisme des rapports sociaux de « race »* 16h30 -18h30 : conférence, Maxime Cervulle.

*Lundi 06 juin 2011 * *Comment penser la lutte **anti-raciste et anti-capitaliste* *à partir d’une position sociale de Blanc-he et/ou de « classe » moyenne ?** * 20h30 : conférence, Saïd Bouamama, sociologue et militant pour l’égalité.

*Mercredi 15 juin 2011* *L’autonomie des luttes de « l’immigration ».* *Histoire et actualité (MIB, Indigènes de la république, CRAN)* 20h30 : conférence, Cheikh Adramé Diagne, sociologue

*Vendredi 24 juin 2011* *Racisme, blanchité et système de « privilèges »* 20h30 : conférence, Horia Kebabza, sociologue. * (lieu à définir)*


Chronique d’une répression judiciaire annoncée

Jeudi 12 mai 2011, 08h00, je suis convoqué à la 8ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Lille. On me reproche des violences en réunion à l’encontre de deux militants du Front National de la Jeunesse du Nord, à savoir Kevin Sorret et Nicolas Reynes.

Petit retour en arrière…

Octobre 2010, le mouvement contre la réforme des retraites bat son plein ; à Lille 3 une Assemblée Générale d’étudiant-es rassemble un peu plus d’un millier de personnes et les débats vont bon train. Présent dans l’assistance, je suis les prises de parole qui se succèdent les unes aux autres, lorsque se présente face aux étudiants le responsable de la fédération du FNJ du Nord, Nicolas Reynes.

Une fois l’effet de surprise dissipé, quelques camarades et moi dénonçons publiquement le personnage, son appartenance politique et ses buts inavoués. Le ton monte, les échanges sont virulents, et à mon grand étonnement ce sont de jeunes syndicalistes de l’UNEF qui s’interposent et évitent à cet individu de se faire jeter dehors manu militari, à grands coups de pompe dans le cul !

Signe des temps, une grande partie de l’assemblée conspue mon intervention, prétextant la sacrosainte liberté d’expression démocratique… Une fois son discours terminé, le militant frontiste sera lui aussi conspué par la même assemblée… mais elle voulait entendre ce qu’il avait à dire…

Petit aparté, nous sommes là confrontés à l’extrême banalisation du Parti « Front National », à l’acceptation de ce parti sur l’échiquier politique démocratique et à la normalisation de la pensée réactionnaire. On écoute le Front National, on dialogue, on s’en inspire…

Revenons-en aux faits,  une quinzaine de jours plus tard, les militants fascistes (le terme n’est ici pas galvaudé) reviennent sur le campus, cette fois-ci à quatre, les deux individus précédemment nommés et un autre frontiste qui accompagne l’élue régionale Stéphanie Koca.  Dans un premier temps ils restent en haut de l’amphithéâtre, qui est cette fois plutôt désert, la fin du mouvement est proche. C’est à ce moment qu’a lieu notre première altercation, elle sera verbale, et suffisamment dissuasive pour qu’ils quittent le campus universitaire.

Seulement voilà, avec quelques camarades nous les accompagnons vers la sortie et là, ils comprennent très vite que notre tolérance aux fascistes est égale à zéro. Contrairement à ce qu’ils ont écrit ici et là, il ne s’agit en rien d’un « lynchage », juste deux, trois coups donnés histoire de faire rentrer les rats sous terre, là où est leur place.

Trois semaines plus tard me voilà convoqué au commissariat de Villeneuve d’Ascq après avoir été reconnu par les renseignements généraux sur la vidéo-surveillance de Lille 3. Les anti-systèmes de pacotille sont allés déposer une plainte à notre encontre et la police a fait son boulot.

J’ai reconnu et assumé les faits. L’utilisation de la violence comme outil révolutionnaire ne m’a jamais posé problème. L’état sous sa forme démocratique est bien plus violent que moi dans mon quotidien, et les fascistes qui ici jouent les victimes n’en seront pas moins les bourreaux demain.

Il ne s’agit pas de faire l’apologie de la violence, juste la respecter comme une tactique politique quand on la juge appropriée. Face à l’extrême droite, au patronat et autres réactionnaires  elle est une technique de lutte aussi légitime que les manifestations ou la propagande.

Monsieur le procureur et Madame la juge ne l’ont pas entendu de cette oreille et mon condamné à 3 mois de prison avec sursis, une amende de 500 euros pour le tribunal et 1000 euros pour chaque fasciste agressé… Je n’attendais rien d’autre de leur part, la justice bourgeoise défend les intérêts de sa classe, je n’en fais pas partie et c’est tant mieux. Les tribunaux jugent au quotidien des gens du peuple et très rarement les puissants. L’état me juge « hors la loi », tant mieux, vos lois et vos règles ne sont pas les miennes, oui je suis illégaliste.

La période politique actuelle est inquiétante à plusieurs titres, la démocratie que l’on nous vend sent  le moisie, à tel point que le fascisme y devient soluble et que les idées les plus réactionnaires en sont parties intégrantes.

Aujourd’hui nous ne nous battons plus pour avancer vers notre idéal mais pour défendre le peu d’acquis qu’il nous reste… A nous de reprendre l’offensive, de proposer, de s’organiser collectivement pour continuer de lutter ensemble.

La répression ne nous arrêtera jamais, la lucha sigue ! Manu 


APPEL DES CENTRES SOCIAUX DU NORD : CONTRE LA POLITIQUE DE L’INDIGNITE !

RENDEZ-VOUS LE SAMEDI 21 MAI 2011, à 14H00, à la porte de Paris, à Lille, pour une manifestation historique qui nous conduira à la Préfecture du Nord – pas de Calais.

Cet appel s’appuie sur une motion votée à l’unanimité lors de l’Assemblée Générale de la Fédération des centres sociaux du Nord du 26 mars 2011.

Le département du Nord, fort de ses 2 millions et demi d’habitants, est le département le plus peuplé de France. C’est aussi un département qui a été fortement marqué par la crise industrielle mais qui a depuis une vingtaine d’années réussi à relever la tête et à montrer aux yeux de tous son infinie richesse. Pourtant, les séquelles de la crise perdurent encore aujourd’hui et augmentent significativement à mesure que les politiques sociales et familiales ne sont plus une priorité pour nos dirigeants. Ainsi, c’est dans le Nord que les effets de la crise économique sont les plus visibles : le taux de chômage est nettement supérieur à la moyenne nationale et la précarité augmente, qu’il s’agisse de l’emploi, du logement ou de la santé. L’espérance de vie y est aussi plus faible en raison des conditions de vie et d’un accès inégal aux soins.

Les habitants acteurs des Politiques sociales

140 centres sociaux sont implantés dans le département pour faire rempart au glissement des habitants les plus fragiles dans l’exclusion et l’extrême précarité, tout en préservant la possibilité d’une mixité sociale essentielle à la cohésion sociale. Nous, les représentants des centres sociaux du Nord – usagers, administrateurs, bénévoles et salariés –nous nous battons quotidiennement pour le respect de la dignité humaine et pour plus de solidarité, pour que chacun accède à ses droits et puisse voir ses qualités reconnues, quel que soit son genre, son âge, son origine ou encore son histoire. Pour cela, nos projets de centres sont construits pour et par les habitants, dans un respect et une écoute commune et sous le mode de la démocratie participative.

Les centres sociaux mis en danger

Pour pouvoir perpétuer nos valeurs et nos actions, les centres sociaux comptent sur le soutien financier, technique et politique des Caisses d’Allocations Familiales (CAF) qui ont toujours su être à l’écoute et répondre aux spécificités des différents territoires du Nord. En effet, les problématiques auxquelles doivent faire face les habitants de Roubaix ne sont pas les mêmes qu’à Dunkerque, à Valenciennes ou à Fourmies. Par conséquent, 8 CAF sont implantées dans différents territoires du département pour qu’une politique sociale de proximité et sur mesure soit mise en œuvre. Or, l’Etat, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) souhaite qu’une seule CAF gère toutes les spécificités du Nord, ce qui risque d’induire une uniformisation de la politique sociale, la fin d’un travail coopératif entre les CAF et les centres sociaux et une baisse importante des moyens financiers qui sont déjà réduits à peau de chagrin !

Nous subissons depuis des années le désengagement financier de l’Etat et nous avons ainsi de plus en plus de difficultés à répondre à nos missions tandis que la pauvreté dans le département augmente ! Nous sommes de plus en plus contraints de mettre en place des actions avec des moyens de plus en plus limités !

Un Etat paradoxal : De la RGPP soit disant orientée vers l’amélioration des services à l’usager à la réduction aveugle des moyens dédiés aux habitants les plus précarisés

Nous constatons que l’Etat délaisse de plus en plus les territoires fragilisés et ses acteurs associatifs : Division par deux des financements des postes FONJEP, division par deux des financements d’Etat du dispositif « Quartiers d’été », réduction rapide des fonds CUCS. Par ailleurs, le développement insidieux du mode de financement des centres sociaux par « appels d’offre » fait que les actions menées dans nos équipements ne sont plus l’émanation des habitants mais d’institutionnels éloignés du terrain ! L’obligation de démultiplier les sources de financements pour survivre fait que nous passons plus de temps à remplir des dossiers de demande de subventions qu’à répondre aux besoins de nos usagers ! Et Maintenant l’Etat voudrait contraindre encore plus la mise en œuvre de politiques sociales et familiales de proximité déjà fragilisées ?

Les centres sociaux et les habitants en colère… !

Nous, les représentants des centres sociaux du Nord – usagers, administrateurs, bénévoles, salariés – sommes résolument engagés dans une démarche d’Education Populaire et sommes déterminés à défendre la dimension citoyenne du projet centre social indispensable à la vie en société ! Nous rejoignons en cela le récent rapport du médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye qui affirme : « Il nous faut retrouver le sens de la responsabilité et de l’intérêt général. Les français sont en train d’imploser sous une pression trop forte, un trop mal vivre ensemble dans la vie de tous les jours et au travail. Ils souhaitent que l’administration s’occupe d’eux comme des personnes et non comme des dossiers ». Avec beaucoup d’autres nous constatons au quotidien sur le terrain les méfaits des politiques antisociales, à observer les effets du chômage dans les familles, à voir les conséquences de l’illettrisme et de l’inégal accès aux soins en termes de dignité humaine, nous demandons à l’Etat :

? Que la CAF du Nord puisse développer un mode de gestion très décentralisé de ses Politiques d’action sociale et familiale à partir de Commissions Territoriales dotées d’un réel pouvoir Politique, technique et financier.

? D’augmenter très significativement son soutien financier à l’action sociale et familiale collective de la future CAF du Nord en territoire.

? Que le montant des financements des postes FONJEP soit doublé et non pas divisé par deux, afin d’assurer leur véritable rôle de soutien à l’emploi associatif.

? Que les financements d’Etat dédiés au dispositif « Quartiers d’été », existant depuis maintenant 20 années soient maintenus. Ce dispositif propre à la Région Nord – Pas de Calais et piloté par le Conseil Régional a montré toute son efficacité.

? Que les financements CUCS, indispensables aux territoires déjà très fragilisés, soient maintenus.

L’existence d’un centre social, dans la proximité avec les habitants, est la garantie du maintien d’une vie sociale riche et diversifiée. Nous appelons nos usagers, nos partenaires, celles et ceux qui soutiennent cette action à signer cet appel et à nous rejoindre le samedi 21 mai pour défendre les valeurs qui animent notre réseau : Dignité Humaine, Démocratie, Solidarité !


Le GDALE-CGA organise deux évènements de soutien aux prisonniers politiques biélorusses et notamment anarchistes :

- Le 20 mai 2011 à 18h30 sur la place de la république le GDALE-CGA appelle à un rassemblement de solidarité avec les anarchistes emprisonnés en Biélorussie.
- Le 22 mai 2011 à partir de 18h30 au Centre Culturel Libertaire (4 rue de Colmar, Métro des Postes à Wazemmes), repas prix libre en soutien

En Biélorussie, le seul fait d’appartenir à une organisation anarchiste est un motif d’inculpation. Menées par les services secrets (qui portent encore le nom de KGB), les intimidations policières qui visent les militants anarchistes mêlent interrogatoires musclés et détentions arbitraires. Sept militants sont aujourd’hui encore détenus pour différentes actions et manifestations contestant l’armée, la police, les syndicats, les banques et casinos, la déforestation, les centres de rétention et l’influence du gouvernement russe sur la Biélorussie. Dernièrement ce sont des militants anti-nucléaires qui ont fait les frais de la police politique du gouvernement Loukachenko.

Le 29 mars dernier le GDALE-CGA recevait au Centre culturel libertaire Igor, membre de l’Anarchist Black Cross Federation de Minsk, venu nous parler de cette situation intolérable. Retourné depuis lors en Biélorussie, Igor a été arrêté et d’après nos dernières informations, il est encore détenu.

***

Plus d’infos : http://lille.cybertaria.org/gdale – 1groupeanarlille@no-log,org –http://lille.cybertaria.org/ccl

Brochure sur la situation en Biélorussie : http://rebellyon.info/Solidarite-av…

Appel de l’Anarchist Black Cross de Minsk : http://lille.indymedia.org/article2…

Contact : belarus_abc@riseup.net


Samedi 7 mai, à partir de 16h sur la Grand Place de Lille, le collectif de la Digne Rage lance un appel à un Rassemblement pour la justice contre l’impunité et la violence au Mexique.

Le poète Javier Sicilia, qui a eu son propre fils assassiné lors d’un enlèvement en mars dénier, a fait un appel au Mexique pour un marche national , pour la Justice et contre l’impunité, le week end du 6-8 mai, afin de dire aux autorités de repenser la politique sécuritaire et de lutte contre le narco trafique.

L’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) participe a sa façon au Chiapas le samedi 7, et lance une appel international à rejoindre cet manifestation.

Le Collectif La Digne Rage, le Groupe de Mexicanos y Mexicanas résidentes à Lille et l’émission Torre Latino de Radio Campus Lille, veulent alerter et informer sur la situation là-bas avec un RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE ET PACIFIQUE.

Plus d’information cet vendredi 19h sur le 106.6 fm ou bien surwww.campuslille.com. ON COMPTE SUR VOUS POUR CET APPEL URGENT !!!!!

L’intervento au ccl

Publié: 4 mai 2011 par luttennord dans Infos, Rendez vous
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« “L’Intervento” c’est quoi ? C’est une forme de spec­ta­cle que l’on fait depuis quel­ques années en divers lieux en France où on lit et narre à 4 voix des témoi­gna­ges et tex­tes sur les mou­ve­ments auto­no­mes ita­liens des années 70, en abor­dant les lut­tes dans les usi­nes, sur le loge­ments et les squats, les auto-réduc­tions, les mou­ve­ments fémi­nis­tes, les radio libres, la lutte armée et la pri­son et plein d’autre strucs, entre­coupé d’extraits de films d’époques, d’ima­ges et de chan­sons.

“L’Intervento” dure envi­ron 2 h 30 et ensuite la 2e par­tie qui nous tient autant à cœur que la par­tie “spec­ta­cle”, c’est un débat sur ce que ça nous ins­pire dans nos stra­té­gies de lutte du moment, dans nos pes­pec­ti­ves de chan­ge­ment radi­cal de la société… »

L’Intervento tourne depuis quel­ques années aussi bien dans des squats, des uni­ver­si­tés occu­pées, des ciné­mas, des théâ­tres ou des locaux auto­gé­rés et a la convic­tion que les récits et ana­ly­ses qui res­sur­gi­sent à tra­vers peu­vent appor­ter des ins­pi­ra­tions et des inter­ro­ga­tions pré­cieu­ses pour les mou­ve­ments de résis­tance actuels.

Lut­tes dans les usi­nes, uni­ver­si­tés, quar­tiers, pri­sons, occu­pa­tions de loge­ments, auto-réduc­tions, comi­tés de base et auto­no­mies ouvriè­res, fémi­nis­mes, révol­tes des mar­ges, radios libres, indiens métro­po­li­tains, action directe et illé­ga­lité dif­fuse… suivi d’une dis­cus­sion sur ce que ces frag­ments d’his­toi­res sou­vent occultées, leurs failles et leurs for­ces, peu­vent faire émerger dans des stra­té­gies de lutte ; mou­ve­ments à venir et pro­jets de trans­for­ma­tion radi­cale de la société aujourd’hui…


N’oublions pas le massacre colonial du 8 mai 1945 en Algérie

Dans le monde entier, le 8 mai 1945 symbolise la victoire des alliés et des résistants  sur le fascisme et la barbarie nazie. Dans le monde entier, cette date est un symbole de joie. Or en Algérie, cette date constitue une tragédie.

Des milliers d’algériens ont été victimes de la répression coloniale dans nombre de villes en Algérie et plus particulièrement à Sétif, Guelma et Kherrata. Cette terrible tragédie est pourtant occultée en France et la plupart de nos concitoyens n’ont pas connaissance de ces événements tragiques qui se sont déroulés il y a 66 ans, alors que chaque année, nous célébrons le 8 mai 1945 les valeurs de paix, de liberté et d’indépendance des peuples.

Il y a 66 ans, les Algériens sont descendus dans les rues de Sétif pour rappeler au Général De Gaulle et à l’Etat français leur aspiration à l’indépendance.  La défaite du nazisme, après des années de sacrifices et de combats,  représentait, entre autres, le symbole d’indépendance retrouvée de la France.

Les Algériens voulaient aussi rappeler qu’eux aussi s’étaient battus contre le nazisme, qu’eux aussi considérait l’indépendance comme un droit inaliénable des peuples. A Sétif, le simple déploiement d’un drapeau algérien par un jeune scout a provoqué l’ouverture du feu sur les manifestants. Les jours et semaines qui suivirent se déclencha une féroce répression, une chasse à l’algérien qui fera des dizaines de milliers de victimes.

C’est cette répression sanguinaire et son cortège de victimes qui explique, en partie, la forme violente que prendra la lutte de libération nationale.   Commémorer le 8 mai 1945, ce n’est pas ressasser les drames du passé mais c’est agir aujourd’hui pour que plus jamais de tels crimes d’Etat ne se reproduisent. La reconnaissance par l’Etat Français de cette page noire de l’Histoire de France que rien ne peut justifier en constitue une première étape. L’ouverture des archives et l’introduction dans les manuels d’Histoire de cette page noire en direction des nouvelles générations est un autre passage obligé.

Une page d’Histoire ne peut se dépasser que si elle est lue jusqu’au bout.

C’est pourquoi, l’ANDC (Algériens du Nord pour la Démocratie et le Changement) vous invite à la commémoration lilloise du 8 Mai 1945 :

* Samedi 7 mai 2011, 16h -20 h :   local du CSP, rue Bernos, métro Fives Projection d’un  film suivi d’un débat  

* Dimanche 8 mai 2011 :   9h 30 : Place de la République, Lille Dépôt d’une gerbe et d’une plaque commémorative symbolique   10h :00 : Départ de la place de république, Lille Participation à la manifestation et à l’hommage annuel du CSP 59 aux tirailleurs tombés dans lutte contre le nazisme et pour la libération de la France  

Soutenue par : CSP59, Collectif Afrique, APU Moulins, IDM, GDALE-CGA, LDH, Coordination Communiste, ATNF, Sud Nord Evolution, MRAP


Bonjour à tous,

Notre association, l’Atelier Populaire d’Urbanisme du Vieux Lille passe au tribunal correctionnel le mardi 10 mai, à 14h, pour avoir protesté par voie de banderole et de tract contre l’attaque de l’élue Danielle CATTELIN.

Elle nous accuse de l’avoir injuriée. Au Conseil Municipal de juin 2010, c’est pourtant notre association qui était victime d’une attaque hallucinante, proférée par Mme CATTELIN, dans le cadre de notre demande annuelle de subvention.

L’APU Vieux Lille existe pourtant depuis 30 ans, avec comme objet: « La promotion individuelle et collective, le regroupement et l’éducation populaire des habitants de la métropole lilloise.

L’APU Vieux Lille a pour but de :

- promouvoir la solidarité des habitants

- promouvoir l’expression des habitants et leur prise de responsabilité en matière d’habitat et de cadre de vie

- œuvrer au maintient de la population sur place, à l’amélioration de l’habitat et du cadre de vie

- promouvoir le logement social

L’association mène des actions d’information, de formation, d’animation et de création pour une meilleure compréhension des phénomènes urbains et la maîtrise par les habitants de leur habitat et environnement. Par ces actions, elle contribue à un processus de développement éducatif et culturel basé sur les aspirations, besoins et moyens de la population du Vieux Lille et de la Métropole lilloise. »

Ce n’est pas la première fois que le mouvement militant d’éducation populaire dont nous faisons partie est la cible de la droite extrême et de ses défenseurs. Vous trouverez ci-dessous un article relatant l’incroyable histoire de l’attaque que nous avons subi en conseil municipal de juin 2010 et qui se poursuit aujourd’hui au tribunal correctionnel.

Mardi 10 mai, à 14h, on se donne rendez-vous devant le tribunal. Stand associatif, table de presse, musique et accueil convivial: rassemblons-nous afin d’affirmer que nos mouvements lutteront toujours contre les idées nauséabondes et le mépris de l’autre.

On compte sur votre présence, sur votre énergie, votre participation pour défendre la liberté d’expression et nos droits. Pour plus d’info, contactez-nous: Atelier Populaire d’Urbanisme (APU) du Vieux Lille 14 rue des Tours 59000 Lille Tél.: 03 20 15 04 96 Fax.: 03 20 06 93 00 Adresse courriel: apu-vieux-lille@nordnet.fr

A faire tourner sans modération!!

Quand on l’attaque, l’APU répond avec ses armes Quand Mme Danielle CATTELIN, une élue « non apparentée » est intervenue en juin dernier au conseil municipal de Lille pour demander l’annulation du vote de notre subvention annuelle, on est restés sans voix.

« L’APU Vieux Lille est en liquidation judiciaire. Les données comptables fournies à l’appui de la demande sont pour le moins discutables, sinon des plus fantaisistes… L’APU ne fonctionne pratiquement que par voie de subventions pour arriver au pitoyable résultat que l’on connaît … La réalité de l’activité de l’APU est discutable … » Contactés dès le lendemain par la presse régionale, on a réagi tout de suite. On a obtenu du tribunal un certificat de non liquidation judiciaire. Et puis on a demandé à la mairie de vérifier nos comptes. Conclusion : « Les documents comptables des exercices 2008 et 2009 témoignent d’une situation financière saine et pérenne de l’APU Vieux Lille ».

Et puis on a appris que c’était l’APU de l’Alma Gare à Roubaix qui devait passer en justice afin d’être liquidé. Alors, ce jour là, on est allé au Tribunal, d’abord pour soutenir nos camarades de Roubaix, de cette première APU mythique dont nos fondateurs se sont inspirés à la fin des années 70 pour créer l’APU Vieux Lille. Et puis ensuite pour proclamer à la Presse et à l’opinion publique que nous, on était toujours là, bien vivants. Qu’on n’avait pas l’intention de laisser les propriétaires pourris en paix, ni d’ailleurs nos élus qui décident des politiques du logement.

On croyait que c’était fini. Que Mme CATTELIN allait reconnaître son erreur. Qu’elle serait bien penaude. Qu’elle s’aplatirait en excuses …Et bien non ! « Il n’y a rien de net, je vais demander un bilan certifié. Je ne sais pas par quel tour de passe- passe ils ont réussi. Leur a-t-on suggéré de dissoudre l’association et d’en refaire une seconde ? … » Le délire complet. Elle doit encore en baver… D’abord, on a pensé la poursuivre en justice pour calomnie. Et puis on a réfléchi : on a le choix des armes ? OK ! Eh bien, ce sera l’humour, la dérision, le ridicule. On a attendu le conseil municipal suivant, le 20 septembre.

On a peint une banderole, rédigé des tracts. Et ce jour là on était près d’une quarantaine devant la mairie pour accueillir les conseillers, le public, la Presse. On s’est bien amusé ! Ensuite, on a repris le boulot. On avait presque oublié… Et puis le 2 décembre, on a sonné à l’APU. C’était un huissier. Il venait nous apporter une citation à comparaître en correctionnelle pour injure publique. Elle était adressée à Éric MARTIN, en tant que « Directeur de la publication de l’APU» et à « l’association APU du Vieux Lille, prise en la personne de son représentant légal », c’est-à-dire encore une fois Éric MARTIN puisqu’il est notre Président. Mme CATTELIN n’avait pas apprécié notre banderole.

Elle s’était identifiée à la caricature peinte sur la banderole qui représentait un chien enragé tenu en laisse par Jean Marie Le Pen. Cet animal furieux, figurait pour nous la calomnie, la rage de nuire, la frustration, toute la haine que répand l’extrême droite. Et c’est aux idées véhiculées par ce courant politique que nous font penser les prises de position de Mme CATTELIN. Cette façon de répondre par la dérision aux attaques nauséabondes de cette élue municipale, on l’a décidée et réalisée en collectif. On la revendique donc collectivement.

Si quelqu’un doit passer en justice, ce n’est pas Éric MARTIN, même si c’est notre Président élu, notre « représentant légal ».

C’est nous tous ! Le mardi 10 mai prochain, jour de notre procès, on sera nombreux au Tribunal. Alors, venez nous soutenir ! Mme CATTELIN nous réclame 8 000 € de dommages et intérêts plus 2 000 € de frais de justice. On lui laisse la responsabilité de l’estimation de la valeur de son image !