Archives de décembre, 2010

Réunion publique à Lille contre la loi LOPPSI

Publié: 31 décembre 2010 par luttennord dans Infos, Rendez vous
Tags:, ,

La brique N°25

Publié: 31 décembre 2010 par luttennord dans Infos
Tags:, ,

Sommaire :

- Enquête sur la pollution au plomb à Lille-Sud
- Dossier sur le nucléaire
- L’art de continuer une grève
- Les tribulations d’un fait-diversier de choc
- L’armée s’attaque aux écoles
- Comparutions immédiates
- L’usine à gaz DALO
- Watkins en lutte contre les médias de masse
- Justice et politique
- Lille 1848-1851

Edito :

En cette fin d’année 2010, La Brique a plongé dans les caniveaux et dépotoirs de la grande industrie. Celle de l’énergie, indispensable pour se chauffer, vivre la nuit, se connecter à des réseaux sociaux, s’oublier des heures au téléphone et user de tous ces gadgets qui parviennent péniblement à nous faire oublier que nous n’en avons pas besoin. Celle de l’électricité devant justifier le pillage de pays qui n’ont même pas l’éclairage et qui déverse des flots d’immondices toxiques pour satisfaire des « besoins » imposés en millions de « mégawatts ». (la suite)

Voir en ligne :

- Défense globale. L’armée s’attaque aux écoles

- L’art de continuer une grève

- Anagram, vingt ans d’habitat partagé (n°22)

Pour s’abonner à La Brique

… ou pour la pécho chez un dealer.

http://labrique.net/

 


Menacés d’extradition, les deux ex-terroristes s’étaient fait oublier à Lille

 

Le décret signé par François Fillon vient d’être validé par le Conseil d’État. À 77 et 69 ans, Sonja Suder et Christian Gauger sont menacés d’être extradés vers l’Allemagne. Ils y sont suspectés d’actes terroristes commis il y a … trente-cinq ans avec les Cellules révolutionnaires et le célèbre Carlos. Commencée en 1978, la cavale du couple s’est arrêtée à Lille durant vingt-deux ans. À Wazemmes,à deux pas du marché, il était connu pour y faire des brocantes. Enquête.

 

C’est une petite rue du populaire quartier de Wazemmes. Rue de l’Hôpital-Saint-Roch. C’est ici que les deux anciens membres des RZ, les redoutables Cellules révolutionnaires, responsables de plusieurs attentats sanglants commis au milieu des années 70 dans l’ex-RFA, ont vécu paisiblement dans la clandestinité jusqu’en janvier 2000. «C’est là», montre Jeanine Tison, 76 ans, en désignant l’étroit immeuble de briques qui jouxte sa maison.

 

Discrète Lina

 

Dans le quartier, alors, on croise souvent la haute silhouette d’un certain Werner on ne manque pas de remarquer ses cheveux retenus par un catogan. Son épouse, Lina, est plus discrète, moins bavarde. Un couple sans histoires. Enfin presque.

 

Tout le monde tombe des nues quand la nouvelle tombe. La planète vient de basculer dans le IIIe millénaire quand Sonja Suder et Christian Gauger sont, en effet, arrêtés par les policiers de la direction centrale des renseignements généraux et leurs collègues du Bundes Kriminal Amt (BKA), le FBI allemand. Des terroristes allemands ! Impossible. À Lille, on les croit suisses. C’est du moins ce qu’ont toujours affirmé ceux qui disaient alors s’appeler Werner Rapaport et Lina Lange.

 

Le couple, qui disposait de faux passeports helvétiques, vivait modestement de petites brocantes et de la vente de bijoux artisanaux que fabriquait la discrète Lina. Sonja Suder, dans la réalité, est soupçonnée — ce qu’elle nie — d’avoir participé à la préparation de la sanglante prise d’otages des ministres de l’OPEP à Vienne, en décembre 1975 avec Carlos. Elle aurait recruté le commando qui fit quatre morts. Lors de leur arrestation, dans un hôtel du XIe arrondissement de Paris, Suder et Gauger sont trouvés en possession de 40’000 euros en liquide. Étrange. Très étrange… En Allemagne, le parquet de Francfort les accuse de trois attentats à l’explosif et incendies criminels, en 1977 et 1978. L’un d’eux a ravagé le château de Heildelberg, les deux autres des sièges d’entreprises. La justice allemande a déclaré ces crimes imprescriptibles. Voilà pourquoi Sonja Suder et Christian Gauger sont en passe d’être remis à tout moment aux autorités allemandes. La conclusion d’une procédure à rebondissements.

 

En mars 2001, la cour d’appel de Paris avait rejeté l’extradition, jugeant l’action publique prescrite en droit français. Saisie à nouveau en 2009, elle a cette fois donné un avis favorable. Selon le Conseil d’État, les règles allemandes s’appliquent. Pendant ce temps, la polémique enfle. Beaucoup dénoncent un acharnement contre des personnes âgées. Victime de séquelles provoquées par plusieurs accidents cérébraux, Christian Gauger est aujourd’hui sévèrement handicapé. «C’est une machine judiciaire qui n’arrive pas à s’arrêter, cet acharnement n’a ni queue ni tête», a ainsi dénoncé Daniel Cohn-Bendit en apprenant la validation des deux décrets d’extradition.

 

Me Irène Terrel, l’avocate des deux anciens militants des Cellules révolutionnaires, indignée par ces mesures «incompréhensibles», a demandé au Premier ministre la suspension de leur exécution. À Wazemmes, le souvenir de Werner et Lina a pris du plomb dans l’aile. Rue de l’Hôpital-Saint-Roch, la nostalgie n’est plus ce qu’elle était.

 

Leur presse (Frédérick Lecluyse,
La Voix du Nord), 26 décembre 2010.

 

 

Deux retraités allemands menacés d’extradition pour des faits vieux de trente ans

 

Le Conseil d’État vient de rendre extradables deux Allemands pour des faits de terrorisme remontant à plus de trente ans. Pourtant en 2001, la France avait refusé leur extradition.

 

Christian Gauger et Sonja Suder ont 69 et 78 ans, et vivent en France depuis trente-deux ans. Elle, plus âgée mais plus en forme, est devenue l’infirmière de son compagnon, terrassé en 1997 par un accident cardiaque aux lourdes séquelles neuropsychiatriques. En 1978, le couple avait fui Francfort en catastrophe pour entamer une vie clandestine à Lille. On était au beau milieu des années de plomb.

 

Ce qu’on leur reproche ? D’avoir été membres des Cellules révolutionnaires, organisation proche de la Bande à Baader. Et d’avoir, à ce titre, commis deux attentats en 1977 contre des firmes allemandes, ainsi qu’un incendie à Heidelberg en 1978. Les faits n’ont causé que des dégâts matériels.

 

Une accusation qui repose sur un unique témoignage

 

Mais, plus grave, Sonja Suder est aussi suspectée d’avoir pris part à l’organisation logistique de la prise d’otage des membres de l’Opep à Vienne, en 1975. Cette accusation repose sur le seul témoignage de Hans-Joachim Klein, tireur de ce même commando, gracié en 2003 après cinq ans derrière les barreaux. Au total, même s’ils nient les faits, Christian Gauger risque entre vingt et trente ans de prison et Sonja Suder, la perpétuité.

 

Plus de trente ans après les faits, comment est-ce possible ? Pour comprendre, il faut revenir dix ans en arrière. En 2000, à la suite du témoignage de Klein, l’Allemagne fait arrêter le couple Gauger-Suder, qui fait son premier séjour en prison. Mais selon le droit français, il y a prescription, et leur avocate Irène Terrel empêche leur extradition. À leur sortie, ils sont aidés par un réseau d’anciens activistes italiens. Ils emménagent dans un deux pièces à Saint-Denis.

 

En 2005, l’affaire connaît un rebondissement : ignorée depuis sa signature en 1996, une convention définissant les critères européens en matière d’asile est réactivée. Au sein de cette convention, un accord bilatéral entre la France et l’Allemagne stipule qu’en cas d’extradition, la prescription s’applique non pas dans l’État requis (ici, la France), mais dans l’État requérant (ici, l’Allemagne, où le délai de prescription peut atteindre quarante ans).

 

Un détail qui change tout, et une aubaine pour le parquet de Francfort, qui s’empresse de faire valoir cette nouveauté. En 2007, le couple est à nouveau arrêté à son domicile parisien.

 

Le couple est jugé extradable en dépit du danger de mort encouru par Christian Gauger

 

«J’étais tellement effarée que j’ai d’abord cru à une erreur», confie leur avocate Me Irène Terrel. Sonja et Christian retournent en prison quelques semaines. En vertu de l’accord bilatéral de 2005, l’Allemagne fait, en 2009, une nouvelle demande d’extradition. Et pour les mêmes faits, la cour d’appel juge cette fois-ci le couple extradable.

 

Suder et Gauger font alors une requête auprès du Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative française. Mais en dépit du danger de mort encouru par Christian Gauger dans le cas d’une séparation d’avec Sonja Suder, le Conseil d’État vient d’écarter la requête, avançant entre autres «l’intérêt de l’ordre public» !

 

«C’est se moquer du sens même des mots», lâche Me Irène Terrel, qui a déjà saisi la Cour européenne des droits de l’homme.

 

Car dans cette affaire, «de nombreux fondamentaux sont bafoués», poursuit l’avocate. D’abord, «on ne juge pas deux fois un même fait» ; deuxièmement, «on ne s’appuie sur la rétroactivité d’une loi que si elle est favorable à l’accusé, et c’est le contraire qui se passe» ; troisièmement, «c’est la France elle-même qui a émis comme première réserve dans les nouvelles procédures d’extradition celle de l’âge ou de l’état de santé».

 

Enfin, Irène Terrel se souvient très bien des mots de Nicolas Sarkozy face à l’interminable traque de Roman Polanski : «Ce n’est pas une bonne administration de la justice que de se prononcer trente-deux ans après les faits, alors que l’intéressé est un homme de 76 ans.» Ah bon ?

 

Leur presse (Isabelle Foucrier,
Les Inrocks), 22 décembre.

 


SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN

Gaza : « On n’oublie pas »

Brisons le blocus criminel de Gaza !

Le 27 décembre 2008, à la sortie des écoles de la bande de Gaza, débutaient les bombardements israéliens. Un samedi noir pour les 1,5 million de Palestiniens de Gaza assiégée, un million et demi de femmes, d’enfants, d’hommes qui n’ont pu fuir le déluge de feu israélien qui s’est abattuquotidiennement et pendant plusieurs semainespar air, terre et merjour et nuit, sans discontinuer, provoquant 1500 victimes, et mutilant des milliers de vies.

Deux ans après, nous voulons affirmer notre attachement à la justice, au droit international, à la dignité et à la fraternité, en exigeant la fin du siège inhumain de Gaza qui continue d’emprisonner et d’affamer, et maintient dans un état de précarité extrême une population victime de « crimes de guerre, voire de crimes contre l’Humanité » (rapport du juge Goldstone).

Nos exigences sont celles d’une paix juste et durable fondée sur le droit international. Israël persiste dans sa volonté de ne pas le respecter. En dépit de ses crimes, comme lors du piratage de la flottille humanitaire en mai dernier, cet Etat bénéficie d’une impunité totale. Face à la complicité de la France, de l’Europe et des USA avec Israël, c’est la résistance palestinienne à l’occupation que nous devons soutenir. Elle appelle au Boycott/Désinvestissement/Sanctions contre Israël (BDS). Cette campagne de boycott (à l’instar du mouvement de boycott contre l’apartheid en Afrique du Sud) connaît un développement international et est soutenu par les anticolonialistes israéliens. Nous répondons positivement à cet appel au Boycott en vue de l’application des droits nationaux du peuple palestinien.

Le siège de Gaza est illégal. C’est aux citoyens de France et du monde, devant le silence de la communauté internationale, qu’il revient de briser le blocus de Gaza. Nous participons activement à la campagne « Un Bateau Français pour Gaza » qui, dans le cadre d’une nouvelle flottille internationale, mobilise les peuples du monde afin de :

· Dénoncer et briser le siège israélien de Gaza

· Promouvoir et faire respecter le droit international

· Répondre à la crise humanitaire que subissent un million et demi de Gazaouis.

Il faut briser le siège de Gaza

Boycott– Désinvestissement – Sanctions contre Israël !

Rassemblement 27 décembre 2010

18h30 – Place Rihour – LILLE

Premiers signataires : AFPS Nord-Pas de Calais, Communauté palestinienne du Nord, UJFP, LDH, MRAP, CSP59, Collectif Afrique, Génération Palestine, Union syndicale Solidaires, PCF, Coordination communiste,


 


L’horreur faite fête

Publié: 26 décembre 2010 par luttennord dans Infos
Tags:,


Extrait de la Voix sans maître spéciale anti-noël du 24 décembre 2010, écoutable et téléchargeable surhttp://www.campuslille.com/, rubrique « Les programmes » / « Le vendredi » / « 20h, Voix sans maître ».

Nous y voilà, chaque année l’affreuse coutume revient avec son implacable cyclicité. C’est de saison. Dans le centre ville, le marché de Noël déverse sa « magie des fêtes » à qui veut bien vider son porte-monnaie, les gamins et les gamines réclament des tours de manège à leurs parents, les badauds se prennent en photo devant des caches-misères en carton pâte et les différents dispensaires du divertissement nous rejouent la symphonie des tiroir-caisses. Partout ça se bouscule, ça se presse, ça s’agglutine et les marchand-es sont content-es. Les sourires hypocrites précèdent toujours une note à régler. Peu importe si leurs babioles se retrouvent oubliées dans un tiroir d’ici trois semaines, peu importe si, au final, l’industrie du divertissement ne fera qu’alimenter un peu plus les décharges publiques déjà saturées de nos produits à l’obsolescence programmée ou simplement passés de mode. Au moins, Coca-Cola, les studios Disney et les autres auront rempli leur mission : remplir les poches de leurs actionnaires.

Mais à quel prix ! Celui du plus grand mensonge jamais orchestré. Le mensonge capitaliste couplé au mensonge familial. Si l’argent ne fait pas le bonheur de tout le monde, les pauvres se consoleront d’avoir encore de la famille autour d’eux. Mensonge ! Et puis chantage aussi, à l’image de ce bon vieux père noël qui, on l’oublie trop souvent, se transforme à l’occasion en père fouettard pour mieux tenir les gamins turbulents. Le père Noël et son pote le père Fouettard, voilà bien les deux aspects de la figure patriarcale traditionnelle : celui qui récompense et celui qui punit… Dieu en version de cheminée. Et pendant ce temps là, la mère Noël attend bien sagement dans son chalet de pouvoir abreuver les reines de monsieur son mari.

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. C’est la traditionnelle « trêve des confiseurs », les bourgeois-es mettent au rencart leurs joutes politiques, les marchés boursiers se calment pour un temps, l’Église catholique ordonne la fin des rixes guerrières ; bref, la paix sociale instaure son silence imposant. Alors on convoque la famille et là aussi, l’on s’attend à ce que les relations soient pacifiées. Pas d’esclandre surtout. Oui tonton est raciste, mais l’esprit de Noël veille à ce que surtout, on ne le reprenne pas. Et puis le repas sera servi par ces dames, pendant que ces messieurs échangeront des bons mots autour de l’actualité sportive, cinématographique ou politique. Autour de la table, vont se rejouer une énième fois toutes les hiérarchies structurant l’organisation familiale. Du premier rôle à la simple figuration, chacun-e peut allègrement évaluer la place qu’il occupe au regard de son genre, de sa race et de la génération à laquelle il appartient. Et pour ceux et celles qui sont encore trop jeunes pour avoir un rôle attitré, l’apprentissage ne tardera pas : nos jolis petits cadeaux prépareront garçons et filles aux rôles socialement prescrits par leur sexe biologique.

Pour le reste, le repas sera forcément démesuré : gavez-vous jusqu’à en transpirer, et surtout n’oubliez pas les mets de circonstance : le saumon écossais en voie d’extinction et notre fameux foie gras réalisé à partir d’animaux malades. Face à cette orgie quelque peu scandaleuse, on ira se soulager en famille, à minuit à la messe ou simplement en ayant une petite pensée pour les plus démuni-es et pour les pauvres qui, dès le lendemain se régaleront de nos restes retrouvés dans la poubelle. Loin de la chaleur du cocon familial, d’autres passent des fêtes bien plus calmes bien tranquillement à l’ombre. Dans les prisons, dans la clandestinité ou simplement dans la rue. Le poids de la marginalisation se fait double à cette période de l’année. Tandis que chacun-e regagne son compartiment familial, les exclu-es de la fête, invisibles et plus que jamais isolé-es, mesurent de leurs planques le dédain avec lequel la bourgeoisie les contemple. Le règne de l’exploitation lui, ne saurait tolérer de parenthèses. Pendant que certain-es se réunissent « par habitude » ou « pour faire comme les autres », d’autres trinquent à leur triomphe de tous les instants.

Si nous voyons dans Noël la consécration de l’ordre social dominant, nous nous refusons à apparaître défaitiste pour autant. Se retrouver entre ami-es, cesser le travail pour trouver un peu de repos n’a bien évidemment rien de compromettant. Au contraire. Notre position est purement stratégique. S’il y a quelque chose de grisant, à cette période de l’année tout particulièrement, à tenir le rôle du triste-sir, c’est d’abord et surtout pour refuser d’alimenter une hypocrisie lourde de sens. Que ce soit le jour de Noël ou à un autre moment, il s’agit de réaffirmer que nous n’avons besoin d’aucune tradition, soit-elle millénaire, ni d’aucune autorité de quelque sorte pour nous réunir et festoyer. Au-delà nous réaffirmons ceci : nous ferons véritablement la fête quand le cœur y sera. Nous ferons la fête sur les cendres du vieux monde, de son économie marchande et de ses normes patriarcales et racistes.

Ni maître ni Dieu Ni juge au-dessus des hommes, La fête n’attend plus, Nunc est bibendum.
NiTo !

 


 

 

 

 

 

 

Nous avons appris dans l’après midi du 23 décembre 2010 la plainte du ministre de l’intérieur Brice Hortefeux contre la diffusion des policiers en civil en photo. Comme cadeau de noël, quoi de plus beau. Brice Hortefeux est -il encore ministre de l’intérieur ou soutient-il les actes violents et mensongers de certains policiers. En tout cas, il aura fallut qu’Alliance fasse un vœu pour qu’Hortefeux l’exauce. Un piège a été tendu et c’est tout le ministère de l’intérieure et alliance qui sautent pieds joints dedans. Après avoir fait autant de pub sur le copwatching, mode d’action maintenant criminalisé et consideré comme anti flics, c’est un effet de prolifération qui risque d’entrainer d’autres publications dans d’autres villes. De plus, le fait de porter plainte pour du vent sur un acte que nous avons le droit de faire est assez extraordinaire et mènera à une nouvelle défaite judiciaire pour les plaignants

Pour rappel :

Voici la saisine numéro 2005-29 concernant les photographies

Avis de recommandations de la commission nationale de déontologie a la suite de la saisine le 23 mars 2005 par Mme Marie Christine Blandin, Sénatrice du Nord

Recommandations

Il parait opportun qu’il soit rappelé aux force d’intervention notamment aux Crs qu’elles doivent considérer comme normale l’attention que des citoyens peuvent porter à leur mode d’action , le fait pour les policier ou les crs d’êtres photographiés ou filmés durant leur intervention, ne peut constituer aucune gêne pour des policiers soucieux du respect des règles déontologiques

les journalistes et particuliers ont le droit de photographier et de diffuser des photos des forces de l’ordre si elles ne portent pas atteinte à la liberté de la personne ou au secret de l’instruction.

Ces mêmes forces de l’ordre ne peuvent pas s’opposer à l’enregistrement de leur image ni confisquer les appareils ayant servi à cet enregistrement. Les seules exceptions sont les forces de l’ordre affectées dans des services d’intervention (Raid, GIGN, GIPN, BRI, sécurité du Président…), à la lutte anti-terrorisme ou au contre-espionnage, en vertu de l’arrêté du 27 juin 2008

Depuis 4 ans, à Lille des photos de policiers en civil sont diffusées de manière régulière. Depuis 4 ans, jamais une plainte n’a été recensée et depuis 4 ans, jamais un flic n’a été agressé. Visiblement, Paris est une enclave ou les fascistes peuvent tenir un colloque international sur l’islamisation mais ou la prise de policiers en photo dans l’exercice de leur fonction est criminalisée.

En ces circonstances, il est impossible pour nous, en tous cas à Lille de cesser nos diffusions photographiques de policiers dans l’exercice de leur fonction ainsi que leur identification. Nous les accentueront. Lille tout comme Calais , Paris et d’autres villes de France ne tomberont pas sous le joug d’une police placée au rang de religion.

Que 1000 indymédia paris naissent

http://lille.indymedia.org/article23780.html

http://lille.indymedia.org/article23952.html