Archives de décembre, 2010

Réunion publique à Lille contre la loi LOPPSI

Publié: 31 décembre 2010 par luttennord dans Infos, Rendez vous
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La brique N°25

Publié: 31 décembre 2010 par luttennord dans Infos
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Sommaire :

- Enquête sur la pollution au plomb à Lille-Sud
- Dossier sur le nucléaire
- L’art de continuer une grève
- Les tribulations d’un fait-diversier de choc
- L’armée s’attaque aux écoles
- Comparutions immédiates
- L’usine à gaz DALO
- Watkins en lutte contre les médias de masse
- Justice et politique
- Lille 1848-1851

Edito :

En cette fin d’année 2010, La Brique a plongé dans les caniveaux et dépotoirs de la grande industrie. Celle de l’énergie, indispensable pour se chauffer, vivre la nuit, se connecter à des réseaux sociaux, s’oublier des heures au téléphone et user de tous ces gadgets qui parviennent péniblement à nous faire oublier que nous n’en avons pas besoin. Celle de l’électricité devant justifier le pillage de pays qui n’ont même pas l’éclairage et qui déverse des flots d’immondices toxiques pour satisfaire des « besoins » imposés en millions de « mégawatts ». (la suite)

Voir en ligne :

- Défense globale. L’armée s’attaque aux écoles

- L’art de continuer une grève

- Anagram, vingt ans d’habitat partagé (n°22)

Pour s’abonner à La Brique

… ou pour la pécho chez un dealer.

http://labrique.net/

 


Menacés d’extradition, les deux ex-terroristes s’étaient fait oublier à Lille

 

Le décret signé par François Fillon vient d’être validé par le Conseil d’État. À 77 et 69 ans, Sonja Suder et Christian Gauger sont menacés d’être extradés vers l’Allemagne. Ils y sont suspectés d’actes terroristes commis il y a … trente-cinq ans avec les Cellules révolutionnaires et le célèbre Carlos. Commencée en 1978, la cavale du couple s’est arrêtée à Lille durant vingt-deux ans. À Wazemmes,à deux pas du marché, il était connu pour y faire des brocantes. Enquête.

 

C’est une petite rue du populaire quartier de Wazemmes. Rue de l’Hôpital-Saint-Roch. C’est ici que les deux anciens membres des RZ, les redoutables Cellules révolutionnaires, responsables de plusieurs attentats sanglants commis au milieu des années 70 dans l’ex-RFA, ont vécu paisiblement dans la clandestinité jusqu’en janvier 2000. «C’est là», montre Jeanine Tison, 76 ans, en désignant l’étroit immeuble de briques qui jouxte sa maison.

 

Discrète Lina

 

Dans le quartier, alors, on croise souvent la haute silhouette d’un certain Werner on ne manque pas de remarquer ses cheveux retenus par un catogan. Son épouse, Lina, est plus discrète, moins bavarde. Un couple sans histoires. Enfin presque.

 

Tout le monde tombe des nues quand la nouvelle tombe. La planète vient de basculer dans le IIIe millénaire quand Sonja Suder et Christian Gauger sont, en effet, arrêtés par les policiers de la direction centrale des renseignements généraux et leurs collègues du Bundes Kriminal Amt (BKA), le FBI allemand. Des terroristes allemands ! Impossible. À Lille, on les croit suisses. C’est du moins ce qu’ont toujours affirmé ceux qui disaient alors s’appeler Werner Rapaport et Lina Lange.

 

Le couple, qui disposait de faux passeports helvétiques, vivait modestement de petites brocantes et de la vente de bijoux artisanaux que fabriquait la discrète Lina. Sonja Suder, dans la réalité, est soupçonnée — ce qu’elle nie — d’avoir participé à la préparation de la sanglante prise d’otages des ministres de l’OPEP à Vienne, en décembre 1975 avec Carlos. Elle aurait recruté le commando qui fit quatre morts. Lors de leur arrestation, dans un hôtel du XIe arrondissement de Paris, Suder et Gauger sont trouvés en possession de 40’000 euros en liquide. Étrange. Très étrange… En Allemagne, le parquet de Francfort les accuse de trois attentats à l’explosif et incendies criminels, en 1977 et 1978. L’un d’eux a ravagé le château de Heildelberg, les deux autres des sièges d’entreprises. La justice allemande a déclaré ces crimes imprescriptibles. Voilà pourquoi Sonja Suder et Christian Gauger sont en passe d’être remis à tout moment aux autorités allemandes. La conclusion d’une procédure à rebondissements.

 

En mars 2001, la cour d’appel de Paris avait rejeté l’extradition, jugeant l’action publique prescrite en droit français. Saisie à nouveau en 2009, elle a cette fois donné un avis favorable. Selon le Conseil d’État, les règles allemandes s’appliquent. Pendant ce temps, la polémique enfle. Beaucoup dénoncent un acharnement contre des personnes âgées. Victime de séquelles provoquées par plusieurs accidents cérébraux, Christian Gauger est aujourd’hui sévèrement handicapé. «C’est une machine judiciaire qui n’arrive pas à s’arrêter, cet acharnement n’a ni queue ni tête», a ainsi dénoncé Daniel Cohn-Bendit en apprenant la validation des deux décrets d’extradition.

 

Me Irène Terrel, l’avocate des deux anciens militants des Cellules révolutionnaires, indignée par ces mesures «incompréhensibles», a demandé au Premier ministre la suspension de leur exécution. À Wazemmes, le souvenir de Werner et Lina a pris du plomb dans l’aile. Rue de l’Hôpital-Saint-Roch, la nostalgie n’est plus ce qu’elle était.

 

Leur presse (Frédérick Lecluyse,
La Voix du Nord), 26 décembre 2010.

 

 

Deux retraités allemands menacés d’extradition pour des faits vieux de trente ans

 

Le Conseil d’État vient de rendre extradables deux Allemands pour des faits de terrorisme remontant à plus de trente ans. Pourtant en 2001, la France avait refusé leur extradition.

 

Christian Gauger et Sonja Suder ont 69 et 78 ans, et vivent en France depuis trente-deux ans. Elle, plus âgée mais plus en forme, est devenue l’infirmière de son compagnon, terrassé en 1997 par un accident cardiaque aux lourdes séquelles neuropsychiatriques. En 1978, le couple avait fui Francfort en catastrophe pour entamer une vie clandestine à Lille. On était au beau milieu des années de plomb.

 

Ce qu’on leur reproche ? D’avoir été membres des Cellules révolutionnaires, organisation proche de la Bande à Baader. Et d’avoir, à ce titre, commis deux attentats en 1977 contre des firmes allemandes, ainsi qu’un incendie à Heidelberg en 1978. Les faits n’ont causé que des dégâts matériels.

 

Une accusation qui repose sur un unique témoignage

 

Mais, plus grave, Sonja Suder est aussi suspectée d’avoir pris part à l’organisation logistique de la prise d’otage des membres de l’Opep à Vienne, en 1975. Cette accusation repose sur le seul témoignage de Hans-Joachim Klein, tireur de ce même commando, gracié en 2003 après cinq ans derrière les barreaux. Au total, même s’ils nient les faits, Christian Gauger risque entre vingt et trente ans de prison et Sonja Suder, la perpétuité.

 

Plus de trente ans après les faits, comment est-ce possible ? Pour comprendre, il faut revenir dix ans en arrière. En 2000, à la suite du témoignage de Klein, l’Allemagne fait arrêter le couple Gauger-Suder, qui fait son premier séjour en prison. Mais selon le droit français, il y a prescription, et leur avocate Irène Terrel empêche leur extradition. À leur sortie, ils sont aidés par un réseau d’anciens activistes italiens. Ils emménagent dans un deux pièces à Saint-Denis.

 

En 2005, l’affaire connaît un rebondissement : ignorée depuis sa signature en 1996, une convention définissant les critères européens en matière d’asile est réactivée. Au sein de cette convention, un accord bilatéral entre la France et l’Allemagne stipule qu’en cas d’extradition, la prescription s’applique non pas dans l’État requis (ici, la France), mais dans l’État requérant (ici, l’Allemagne, où le délai de prescription peut atteindre quarante ans).

 

Un détail qui change tout, et une aubaine pour le parquet de Francfort, qui s’empresse de faire valoir cette nouveauté. En 2007, le couple est à nouveau arrêté à son domicile parisien.

 

Le couple est jugé extradable en dépit du danger de mort encouru par Christian Gauger

 

«J’étais tellement effarée que j’ai d’abord cru à une erreur», confie leur avocate Me Irène Terrel. Sonja et Christian retournent en prison quelques semaines. En vertu de l’accord bilatéral de 2005, l’Allemagne fait, en 2009, une nouvelle demande d’extradition. Et pour les mêmes faits, la cour d’appel juge cette fois-ci le couple extradable.

 

Suder et Gauger font alors une requête auprès du Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative française. Mais en dépit du danger de mort encouru par Christian Gauger dans le cas d’une séparation d’avec Sonja Suder, le Conseil d’État vient d’écarter la requête, avançant entre autres «l’intérêt de l’ordre public» !

 

«C’est se moquer du sens même des mots», lâche Me Irène Terrel, qui a déjà saisi la Cour européenne des droits de l’homme.

 

Car dans cette affaire, «de nombreux fondamentaux sont bafoués», poursuit l’avocate. D’abord, «on ne juge pas deux fois un même fait» ; deuxièmement, «on ne s’appuie sur la rétroactivité d’une loi que si elle est favorable à l’accusé, et c’est le contraire qui se passe» ; troisièmement, «c’est la France elle-même qui a émis comme première réserve dans les nouvelles procédures d’extradition celle de l’âge ou de l’état de santé».

 

Enfin, Irène Terrel se souvient très bien des mots de Nicolas Sarkozy face à l’interminable traque de Roman Polanski : «Ce n’est pas une bonne administration de la justice que de se prononcer trente-deux ans après les faits, alors que l’intéressé est un homme de 76 ans.» Ah bon ?

 

Leur presse (Isabelle Foucrier,
Les Inrocks), 22 décembre.

 


SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN

Gaza : « On n’oublie pas »

Brisons le blocus criminel de Gaza !

Le 27 décembre 2008, à la sortie des écoles de la bande de Gaza, débutaient les bombardements israéliens. Un samedi noir pour les 1,5 million de Palestiniens de Gaza assiégée, un million et demi de femmes, d’enfants, d’hommes qui n’ont pu fuir le déluge de feu israélien qui s’est abattuquotidiennement et pendant plusieurs semainespar air, terre et merjour et nuit, sans discontinuer, provoquant 1500 victimes, et mutilant des milliers de vies.

Deux ans après, nous voulons affirmer notre attachement à la justice, au droit international, à la dignité et à la fraternité, en exigeant la fin du siège inhumain de Gaza qui continue d’emprisonner et d’affamer, et maintient dans un état de précarité extrême une population victime de « crimes de guerre, voire de crimes contre l’Humanité » (rapport du juge Goldstone).

Nos exigences sont celles d’une paix juste et durable fondée sur le droit international. Israël persiste dans sa volonté de ne pas le respecter. En dépit de ses crimes, comme lors du piratage de la flottille humanitaire en mai dernier, cet Etat bénéficie d’une impunité totale. Face à la complicité de la France, de l’Europe et des USA avec Israël, c’est la résistance palestinienne à l’occupation que nous devons soutenir. Elle appelle au Boycott/Désinvestissement/Sanctions contre Israël (BDS). Cette campagne de boycott (à l’instar du mouvement de boycott contre l’apartheid en Afrique du Sud) connaît un développement international et est soutenu par les anticolonialistes israéliens. Nous répondons positivement à cet appel au Boycott en vue de l’application des droits nationaux du peuple palestinien.

Le siège de Gaza est illégal. C’est aux citoyens de France et du monde, devant le silence de la communauté internationale, qu’il revient de briser le blocus de Gaza. Nous participons activement à la campagne « Un Bateau Français pour Gaza » qui, dans le cadre d’une nouvelle flottille internationale, mobilise les peuples du monde afin de :

· Dénoncer et briser le siège israélien de Gaza

· Promouvoir et faire respecter le droit international

· Répondre à la crise humanitaire que subissent un million et demi de Gazaouis.

Il faut briser le siège de Gaza

Boycott– Désinvestissement – Sanctions contre Israël !

Rassemblement 27 décembre 2010

18h30 – Place Rihour – LILLE

Premiers signataires : AFPS Nord-Pas de Calais, Communauté palestinienne du Nord, UJFP, LDH, MRAP, CSP59, Collectif Afrique, Génération Palestine, Union syndicale Solidaires, PCF, Coordination communiste,


 


L’horreur faite fête

Publié: 26 décembre 2010 par luttennord dans Infos
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Extrait de la Voix sans maître spéciale anti-noël du 24 décembre 2010, écoutable et téléchargeable surhttp://www.campuslille.com/, rubrique "Les programmes" / "Le vendredi" / "20h, Voix sans maître".

Nous y voilà, chaque année l’affreuse coutume revient avec son implacable cyclicité. C’est de saison. Dans le centre ville, le marché de Noël déverse sa « magie des fêtes » à qui veut bien vider son porte-monnaie, les gamins et les gamines réclament des tours de manège à leurs parents, les badauds se prennent en photo devant des caches-misères en carton pâte et les différents dispensaires du divertissement nous rejouent la symphonie des tiroir-caisses. Partout ça se bouscule, ça se presse, ça s’agglutine et les marchand-es sont content-es. Les sourires hypocrites précèdent toujours une note à régler. Peu importe si leurs babioles se retrouvent oubliées dans un tiroir d’ici trois semaines, peu importe si, au final, l’industrie du divertissement ne fera qu’alimenter un peu plus les décharges publiques déjà saturées de nos produits à l’obsolescence programmée ou simplement passés de mode. Au moins, Coca-Cola, les studios Disney et les autres auront rempli leur mission : remplir les poches de leurs actionnaires.

Mais à quel prix ! Celui du plus grand mensonge jamais orchestré. Le mensonge capitaliste couplé au mensonge familial. Si l’argent ne fait pas le bonheur de tout le monde, les pauvres se consoleront d’avoir encore de la famille autour d’eux. Mensonge ! Et puis chantage aussi, à l’image de ce bon vieux père noël qui, on l’oublie trop souvent, se transforme à l’occasion en père fouettard pour mieux tenir les gamins turbulents. Le père Noël et son pote le père Fouettard, voilà bien les deux aspects de la figure patriarcale traditionnelle : celui qui récompense et celui qui punit… Dieu en version de cheminée. Et pendant ce temps là, la mère Noël attend bien sagement dans son chalet de pouvoir abreuver les reines de monsieur son mari.

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. C’est la traditionnelle « trêve des confiseurs », les bourgeois-es mettent au rencart leurs joutes politiques, les marchés boursiers se calment pour un temps, l’Église catholique ordonne la fin des rixes guerrières ; bref, la paix sociale instaure son silence imposant. Alors on convoque la famille et là aussi, l’on s’attend à ce que les relations soient pacifiées. Pas d’esclandre surtout. Oui tonton est raciste, mais l’esprit de Noël veille à ce que surtout, on ne le reprenne pas. Et puis le repas sera servi par ces dames, pendant que ces messieurs échangeront des bons mots autour de l’actualité sportive, cinématographique ou politique. Autour de la table, vont se rejouer une énième fois toutes les hiérarchies structurant l’organisation familiale. Du premier rôle à la simple figuration, chacun-e peut allègrement évaluer la place qu’il occupe au regard de son genre, de sa race et de la génération à laquelle il appartient. Et pour ceux et celles qui sont encore trop jeunes pour avoir un rôle attitré, l’apprentissage ne tardera pas : nos jolis petits cadeaux prépareront garçons et filles aux rôles socialement prescrits par leur sexe biologique.

Pour le reste, le repas sera forcément démesuré : gavez-vous jusqu’à en transpirer, et surtout n’oubliez pas les mets de circonstance : le saumon écossais en voie d’extinction et notre fameux foie gras réalisé à partir d’animaux malades. Face à cette orgie quelque peu scandaleuse, on ira se soulager en famille, à minuit à la messe ou simplement en ayant une petite pensée pour les plus démuni-es et pour les pauvres qui, dès le lendemain se régaleront de nos restes retrouvés dans la poubelle. Loin de la chaleur du cocon familial, d’autres passent des fêtes bien plus calmes bien tranquillement à l’ombre. Dans les prisons, dans la clandestinité ou simplement dans la rue. Le poids de la marginalisation se fait double à cette période de l’année. Tandis que chacun-e regagne son compartiment familial, les exclu-es de la fête, invisibles et plus que jamais isolé-es, mesurent de leurs planques le dédain avec lequel la bourgeoisie les contemple. Le règne de l’exploitation lui, ne saurait tolérer de parenthèses. Pendant que certain-es se réunissent « par habitude » ou « pour faire comme les autres », d’autres trinquent à leur triomphe de tous les instants.

Si nous voyons dans Noël la consécration de l’ordre social dominant, nous nous refusons à apparaître défaitiste pour autant. Se retrouver entre ami-es, cesser le travail pour trouver un peu de repos n’a bien évidemment rien de compromettant. Au contraire. Notre position est purement stratégique. S’il y a quelque chose de grisant, à cette période de l’année tout particulièrement, à tenir le rôle du triste-sir, c’est d’abord et surtout pour refuser d’alimenter une hypocrisie lourde de sens. Que ce soit le jour de Noël ou à un autre moment, il s’agit de réaffirmer que nous n’avons besoin d’aucune tradition, soit-elle millénaire, ni d’aucune autorité de quelque sorte pour nous réunir et festoyer. Au-delà nous réaffirmons ceci : nous ferons véritablement la fête quand le cœur y sera. Nous ferons la fête sur les cendres du vieux monde, de son économie marchande et de ses normes patriarcales et racistes.

Ni maître ni Dieu Ni juge au-dessus des hommes, La fête n’attend plus, Nunc est bibendum.
NiTo !

 


 

 

 

 

 

 

Nous avons appris dans l’après midi du 23 décembre 2010 la plainte du ministre de l’intérieur Brice Hortefeux contre la diffusion des policiers en civil en photo. Comme cadeau de noël, quoi de plus beau. Brice Hortefeux est -il encore ministre de l’intérieur ou soutient-il les actes violents et mensongers de certains policiers. En tout cas, il aura fallut qu’Alliance fasse un vœu pour qu’Hortefeux l’exauce. Un piège a été tendu et c’est tout le ministère de l’intérieure et alliance qui sautent pieds joints dedans. Après avoir fait autant de pub sur le copwatching, mode d’action maintenant criminalisé et consideré comme anti flics, c’est un effet de prolifération qui risque d’entrainer d’autres publications dans d’autres villes. De plus, le fait de porter plainte pour du vent sur un acte que nous avons le droit de faire est assez extraordinaire et mènera à une nouvelle défaite judiciaire pour les plaignants

Pour rappel :

Voici la saisine numéro 2005-29 concernant les photographies

Avis de recommandations de la commission nationale de déontologie a la suite de la saisine le 23 mars 2005 par Mme Marie Christine Blandin, Sénatrice du Nord

Recommandations

Il parait opportun qu’il soit rappelé aux force d’intervention notamment aux Crs qu’elles doivent considérer comme normale l’attention que des citoyens peuvent porter à leur mode d’action , le fait pour les policier ou les crs d’êtres photographiés ou filmés durant leur intervention, ne peut constituer aucune gêne pour des policiers soucieux du respect des règles déontologiques

les journalistes et particuliers ont le droit de photographier et de diffuser des photos des forces de l’ordre si elles ne portent pas atteinte à la liberté de la personne ou au secret de l’instruction.

Ces mêmes forces de l’ordre ne peuvent pas s’opposer à l’enregistrement de leur image ni confisquer les appareils ayant servi à cet enregistrement. Les seules exceptions sont les forces de l’ordre affectées dans des services d’intervention (Raid, GIGN, GIPN, BRI, sécurité du Président…), à la lutte anti-terrorisme ou au contre-espionnage, en vertu de l’arrêté du 27 juin 2008

Depuis 4 ans, à Lille des photos de policiers en civil sont diffusées de manière régulière. Depuis 4 ans, jamais une plainte n’a été recensée et depuis 4 ans, jamais un flic n’a été agressé. Visiblement, Paris est une enclave ou les fascistes peuvent tenir un colloque international sur l’islamisation mais ou la prise de policiers en photo dans l’exercice de leur fonction est criminalisée.

En ces circonstances, il est impossible pour nous, en tous cas à Lille de cesser nos diffusions photographiques de policiers dans l’exercice de leur fonction ainsi que leur identification. Nous les accentueront. Lille tout comme Calais , Paris et d’autres villes de France ne tomberont pas sous le joug d’une police placée au rang de religion.

Que 1000 indymédia paris naissent

http://lille.indymedia.org/article23780.html

http://lille.indymedia.org/article23952.html

 


Action No Border

 

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Ce vendredi 24 décembre, les no border ont eu le temps de déployer la banderole devant les 6 bourgeois de Calais. Distribution du tract :

Noël n’a pas de frontièresJésus n’avait pas de papiers !

Pourquoi installer des tentes ? Ne pouvez-vous pas nous laisser tranquilles ?

 

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Nous voulons, d’abord, rappeler aux personnes plus aisées l’existence des migrants et des pauvres de Calais. Ces tentes sont là pour mettre en contraste le Calais rêvé de Natacha Bouchart avec le Calais réel des migrants, et pas seulement des migrants, mais aussi des autres quartiers moins favorisés par la droite UMP et bourgeoise.

Tandis que la pauvreté s’ancre plus profondément partout en Europe, tandis que les coupes budgétaires s’amoncellent pour faire face à la crise financière de l’état capitaliste, et avec un taux de chômage record sur Calais, Madame la maire décore somptueusement sa ville sur finances publiques.

 

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Elle obtient même 100.000€ de l’état pour… acheter des couvertures pour le BCMO. Ce gymnase est ouvert depuis près de 3 semaines et on s’imagine que les occupants et les associations se sont depuis longtemps débrouillés pour remédier à des carences aussi basiques. C’est à se demander si les autorités ont la moindre idée de ce qu’elles font. Plus probablement, il s’agit d’une campagne de publicité de Natacha Bouchart. Au lieu de changer profondément le système, on y ajoute du mascara pour faire joli.

Vous l’aurez compris, au-delà des revendications de justice que nous portons, et au-delà de notre soutien au droit inaliénable à la liberté, nous voulons dénoncer ce Calais bourgeois, entièrement fait d’apparences trompeuses. Derrière ce cosmétisme de la mairie, des politiques destructrices créent et maintiennent la pauvreté générale. Il est temps de rappeler, qu’une mauvaise économie ne justifie pas de s’en prendre à plus faible que soi, que les migrants ne sont pour rien dans les fautes du capitalisme d’état. Là où le système échoue, le système doit être réformé, et non les étrangers persécutés !

Joyeux Noël ! Liberté pour tous ou liberté pour personne !

 

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Puis arrivée de la police.

L’adjoint du commissaire de police aurait reçu, selon lui, l’ordre du préfet de dégager la zone.

Aucun heurt, pas d’arrestation.


 


A l’appel des UL CGT de Béthune, Bruay, Auchel, Isbergues, Lillers et du Comité des sans-emplois CGT de Béthune, une vingtaine de militants ont hier bravé le froid et réclamés une prime de 500€ pour les chômeurs et précaires.
S’y sont retrouvés des syndicalistes de la CGT, de SUD, de la CNT, de l’Intersyndicale du Bassin minier et Daniel Dewalle, conseiller général communiste du Pas-de-Calais.

Leur presse :  un article de La Voix du Nord.

Le comité des Sans-emploi de Béthune et ailleurs réclame 500 E de « complément social d’urgence »

samedi 25.12.2010, 05:03 - La Voix du Nord

Une vingtaine de personnes s’est rassemblée, hier, devant la sous-préfecture.

Ni le froid ni le jour ne les a empêchés de se rassembler sous les fenêtres de la sous-préfecture. Hier, en fin d’après-midi, et durant une heure, une vingtaine de personne a manifesté pour réclamer une prime de Noël de 500 E. Un rassemblement qui s’est organisé à l’appel du comité de Sans-emploi de Béthune et ailleurs, avec le soutien des 5 unions locales CGT d’Auchel, Béthune, Bruay, Isbergues et Lillers.

On notait également la présence de représentants de l’Intersyndicale du bassin minier. Une entité, née des manifestations contre la réforme des retraites, qui regroupe la CGT, FO, SNES, SUD et des organisations lycéennes et étudiantes.

Plus qu’une prime de Noël de 500 E pour les chômeurs, c’est « un complément social d’urgence » que réclament les manifestants. En voulant s’inspirer du mouvement de 1997, où les chômeurs après avoir occupé les ASSEDIC, avaient obtenu du gouvernement Jospin, et de Martine Aubry, alors ministre de l’Emploi et de la Solidarité, une prime de 3 000 F, à l’époque.

« Nous constatons que la misère s’installe dans le Béthunois, avec les différentes fermetures des entreprises. Les chômeurs sont victimes de coupures d’électricité ou de gaz parce qu’ils n’arrivent pas à payer leur facture. Nous souhaitons mettre l’Etat devant ses responsabilités », déclarait un porte-parole de la CGT. • D. C.


Vendredi 21 janvier 2011 dès 21h au Centre Culturel Libertaire (4 rue de Colmar, Lille)
Pour fêter la sortie du split Chuche Ma Gaillette / Fabulous Bastards "This is NP2C" :

Vinyles à retirer sur place pour ceux qui ont une pré-vente, quelques exemplaires à vendre pour les autres (5€).
Soirée organisée par Turbulences Sociales. Entrée à prix libre. Strictement antifasciste. Propos et comportements sexistes ou homophobes ne seront pas tolérés.


COMITÉ DE SANS-EMPLOI DE BÉTHUNE et ailleurs
Avec le soutien des 5 Unions Locales CGT d’Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers
558 rue de Lille 62 400 Béthune
06-19-15-74-98 – ulcgt.bethune@gmail.com

Chômeurs, précaires, travailleurs dont les salaires sont inférieurs à 1,6 fois le smic
Exigeons une prime de Noël de 500 euros !

Les Précaires ou les Sans emploi, livrent des pizzas, distribuent des journaux, remplissent les boîtes aux lettres de publicité, font la plonge, animent des colos, font du soutien scolaire, surveillent des internats, informent les usagers des transports, et même « télé-conseillent et télé-vendent », ils travaillent souvent au noir… ou bien d’autres choses encore… c’est la débrouille quotidienne pour manger et se loger et ne pas tomber dans la profonde misère…

Entre temps, ils pointent à Pôle Emploi, demandent des aides à la CAF ou au CCAS, et à la mission locale, cherchent le bon cursus, la bonne formation, la promesse d’embauche comme échappatoire à ces « petit boulot alimentaire » qui souvent rythment notre quotidien. Et comme le chômeur ou le précaire, le jeune doit faire « ses preuves », il devient complétement «  naturel » de travailler gratuitement : stages, évaluation en milieu de travail (EMT, comme ils disent)…évaluation des compétences et de la rapidité au travail… de la ponctualité et de l’amabilité..

Les technocrates de l’Etat, costards cravate et protégés, ont mis en place une multitude de dispositifs pour nous rendre dociles : menaces de suspension des revenus de survie et précarisation des contrats de travail. Et il y a les « ordres » pour donner son temps aux employeurs et surtout bien répondre à leurs demandes : être toujours disponibles, corvéables et obéissants… jour-nuit-week-end… même pour 1 heure ou deux… et avec le sourire !

Dans le système politique en place, les chômeurs et le chômage ne sont pas un problème, ni le travailleur pauvre ou précaire : la priorité étant la compétitivité des entreprises et des services… pour gaver les actionnaires, petits patrons ou chefaillons qui se prennent pour des puissants seigneurs !

Depuis trente ans, la productivité des travailleurs de la France a été multipliée par cinq, ce qui a permis de diminuer la masse salariale et le coût du travail, et augmenter les profits, et si ce n’est pas suffisant, les entreprises délocalisent sans être inquiétées au nom de la concurrence libre et non faussée. Et en plus, les salaires inférieurs à 1.6 fois le Smic (2100 €) bénéficient d’exonérations de cotisations sociales sur la part patronale (34 milliards qui ne sont pas versés dans les caisses de la Sécurité Sociale, caisse de retraite…)

Le résultat, c’est près d’un million de chômeurs supplémentaires depuis fin 2008… mais les chiffres du chômage sont donnés à la baisse, et plus de 8 millions de travailleurs (chômeurs, précaires, retraités, jeunes) vivent sous le seuil de pauvreté.

RASSEMBLEMENT VENDREDI 24 DECEMBRE DE 17h00 à 18H00 à la sous-préfecture de Béthune

La réalité est que la France 5ème puissance économique du monde, a 16% de sa population qui vit avec moins de 950 euro par mois, et 50% avec moins de 1500 euro par mois… mais Mme Betancourt a pu donner 500 millions d’euro aux bonnes œuvres (sur les 35 milliards de sa fortune personnelle)

Peu importe le nombre de pauvres, de très pauvres, de chômeurs, de travailleurs précaires ou  en voie de précarisation, peu importe l’augmentation alarmante de la souffrance au travail pour celles et ceux qui ont conservé un emploi, peu importe les conditions de travail aggravées,  peu importe les angoisses permanentes du licenciement par le chantage à la délocalisation en cas de refus du plan de « sauvetage » de l’entreprise…. les patrons recourent de plus en plus aux contrats précaires (CDD ou temps partiel), aux intérimaires et non plus à la journée ou à la semaine mais à l’heure, et à tous les contrats créés qui les exonèrent des cotisations sociales.

L’exemple de flagrant délit d’imbécilité est celui du Pôle emploi qui est sensé vous donner du travail.

Pôle emploi est né de la fusion entre les Assedic et l’ANPE, il a été présenté comme un moyen d’améliorer le « service rendu » aux chômeurs. Relooking des agences et communication à outrance, Pôle Emploi était la solution pour combattre le chômage et parer aux offres et aux demandes.

Mais l’évidence s’impose : Pôle emploi est une arme de guerre contre les pauvres, une arme efficace pour imposer le contrôle et le flicage des salariés et des chômeurs. Depuis cette fusion et l’explosion du chômage, les agences se sont transformées en « commissariats des chômeurs » pour les mettre sous pression.

D’un côté, les salariés du Pôle emploi subissent un management par les chiffres, une pression de leur hiérarchie, une perte de qualité professionnelle et une précarisation de leur emploi. 1 500 CDD ne seront pas renouvelés et 300 postes en CDI seront supprimés en 2011.

De l’autre côté du guichet, les usagers devenus des clients, et des "candidats" numérotés placés sous contrôle et reçus derrière une vitre et parfois au travers un écran d’ordina-teur.

La chasse aux « mauvais » chômeurs est ouverte à coup de prime, c’est le Far West… Les radiations et les humiliations pleuvent, l’accom-pagnement est devenu inexi-stant et se résume à un contrôle mensuel…peut être… selon le portefeuille !

Résultat : un véritable mal être au travail s’installe  pour les salariés de Pôle Emploi (suicides et arrêts longue maladie se multiplient) et le ral’bol des demandeurs d’emploi qui subissent brimades et infantilisation, s’intensifie.

Pendant ce temps, le secteur privé (notamment les marchands d’hommes de l’intérim) remporte des marchés, il se positionne en concurrent/partenaire de Pôle Emploi, et il s’engraisse sur le dos des chômeurs et des précaires… les profits sur la misère des gens, sans état d’âme et sans tabou.

Pour les marchands de la misère, un euro sonnant et trébuchant qui remplit un coffre est plus important qu’un homme, une femme, une famille! Alors quand l’argent devient roi, il faut lui couper la tête !

Cette année, la prime de Noël gagnée par l’action de la CGT Chômeurs en 1997, ne sera pas versée à tous les chômeurs, mais à certains bénéficiaires de minima sociaux… c’est la manière employée pour diviser tous celles et ceux en recherche d’un emploi, pour ceux au RSA (Revenu de Solidarité Active), au RMI (Revenu Minimum d’Insertion), à l’ASS (allocation spécifique de solidarité), à l’AI (Allocation d’Insertion), au RPS (Rémunération des Stagiaires de la formation Professionnelle), et aux bénéficiaires de l’API (Allocation Parent Isolé) ou l’AER (Allocation Equivalent Retraite).

Le montant de la prime de Noël 2010 est de 152,45 €, de 228,67 euros pour un foyer de 2 personnes et 45 euros en sus pour chaque personne supplémentaire à char-ge. La prime de Noël est versée par les Caisses d’Allocations Familiales (CAF), par le Pôle Emploi ou les mutualités sociales agricoles (MSA), le 17 décembre.

En 1997, nous avions gagné 3000 frs de prime de Noël pour tous les demandeurs d’emploi soit 450 euro, donc en 13 ans, les chômeurs ont perdu 200 euro alors que les prix à la consommation ont doublé, qu’une baguette coûte aujourd’hui 0.80 euro alors qu’elle en valait 12 centimes d’euros en 97 (0.80 frs)

500 €uros

La CGT revendique la Prime de Noël à 500 euros !

Pour tous les chômeurs, les précaires, et pour tous les travailleurs dont les salaires, inférieurs à 1,6 fois le smic, bénéficient des exonérations sociales sur la part patronale au titre de la Loi Fillon (34 milliards d’euros en 2009)

SOYONS NOMBREUX DE 17h A 18h DEVANT LA SOUS PREFECTURE !

Permanence du Comité de Sans-Emploi, chaque lundi à partir de 17h30, à la Maison des Syndicats, rue de Lille à Béthune

Ce soir : réveillon Turbulences Sociales

Publié: 24 décembre 2010 par durruticolumn dans Rendez vous
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Pour tous ceux qui ne fêtent pas Noël, qui sont seuls en ce soir de réveillon ou qui veulent simplement passer un moment de convivialité en ce soir de 24 décembre, rendez-vous dès 20h au Centre Culturel Libertaire pour prendre l’apéro, manger et écouter de la musique !

Soirée organisée par Turbulences Sociales.

Lundi : Réunion de Turbulences Sociales

Publié: 24 décembre 2010 par durruticolumn dans Rendez vous
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Lundi 27 décembre à 21h45 au Centre Culturel Libertaire (4 rue de Colmar, Lille) se déroulera la réunion quinzomadaire de Turbulences Sociales à 20h45 au CCL. Ouvert à tous (sauf aux flics, aux matons, aux patrons et à tous ceux que l’on n’aime pas :P).

Turbulences Sociales est un nouveau groupe d’action politique dont l’objectif est de bâtir une société dans laquelle les libertés individuelles et collectives ne seront pas entravées, une société dans laquelle les richesses et le travail seront partagés de façon égalitaire, une société nouvelle, sans classes sociales, ni État, ni bureaucratie ; sans chefs ni hiérarchies, fondées sur les principes d’autogestion, de collectivisme, de décentralisation, de fédéralisme et d’écologie. Révolutionnaires et internationalistes, nous pensons que seule la guerre des classes, qui amènera la grève générale expropriatrice et l’abolition du salariat, nous permettra d’atteindre ce but. Par tous les moyens nous lutterons contre l’ensemble des formes de dominations de discriminations et d’oppressions, qu’elles soient économiques, sociales, raciales, sexuelles, carcérales ou religieuses.

Contact : turbulences-sociales@riseup.net

 

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Edel Hardiess – On s’en bat les couilles

Publié: 24 décembre 2010 par durruticolumn dans Musique, Vidéos
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http://www.lavoixeco.com/actualite/Secteurs_activites/Sous_traitance_industrielle/2010/12/15/article_robinetterie-malbranque-d-illies-80-sala.shtml

mercredi 15.12.2010, 05:10

Robinetterie Malbranque d'Illies : 80 salariés menacés de licenciementLundi, une cinquantaine de salariés ont tenu le piquet de grève. Hier, les négociations avec la direction ont commencé. PHOTO « LA VOIX ».

En chômage partiel depuis août, les 80 salariés de la robinetterie Malbranque à Illies, entre Lille et Béthune, ont appris la semaine dernière la fermeture du site et leur licenciement. En grève lundi, malgré de faibles espoirs, ils entendent se battre. Les négociations avec la direction ont commencé hier.

 

L’usine de robinetterie Malbranque est installée depuis 61 ans à Illies, dans les Weppes. Le fabricant de vannes pour le raffinage pétrolier, exportées à 95 % dans les pays du Golfe et les pays asiatiques, a connu une histoire mouvementée, avec notamment deux vagues de licenciements après les chocs pétroliers et en 2001. Placée en redressement judiciaire en 2003, elle a finalement été rachetée par le fonds de pension norvégien Valco.

La semaine dernière, les 80 salariés ont appris par leur direction que le site allait fermer. « On nous a dit qu’un plan social avait été mis en place pour sauver le groupe Valco », explique Abdelmalik Chenouf, délégué CGT. En chômage partiel depuis août, les salariés faisaient pression sur la direction depuis plusieurs semaines pour obtenir des réponses. Selon les délégués, la partie robinetterie industrielle sera transférée chez SNRI, autre entreprise du groupe, basée en Charente. L’équipement de puits, autre activité de Malbranque, aurait, lui, été revendu pour 900 000 euros à Axon, une entreprise texane.

Lundi, alors que les salariés, en grève, avaient bloqué l’usine, la direction proposait une possibilité de reclassement pour 22 d’entre eux. Selon les syndicats, dix personnes seraient mutées chez SNRI et les douze autres embauchées temporairement par l’entreprise américaine. « Les Américains veulent notre licence API 600 A, propre aux équipements de puits, et acquérir de nouveaux marchés, lâche Abdelmalik Chenouf. C’est de la poudre aux yeux. Douze salariés dans 12 000 m², c’est absurde. » L’intervention d’un expert-comptable a été demandée par le syndicat « pour vérifier si les pertes annoncées sont réelles ». La direction pour sa part affirme que les deux sites – Illies et Ruffec (SNRI) – sont en sous-utilisation et « font des pertes très importantes en 2010 ». Valco, qui ne voit pas de perspective de redressement, promet d’aider « les salariés concernés via du reclassement externe ». Insuffisant, estiment les salariés alors que les négociations avec la direction ont commencé hier et doivent se poursuivre aujourd’hui. •