Archives de mars, 2010

CHAUNY le 27 Mars : Manifestation Antifasciste

Publié: 26 mars 2010 par luttennord dans Infos

Habitants de Chauny, de l’Aisne et d’ailleurs, nous refusons que notre ville soit le lieu d’expression de groupes de skinheads néonazis, qui réalisent des tags fascisants, des agressions racistes. C’est un climat que nous ne voulons plus subir, car la ville populaire et ouvrière dans laquelle nous vivons, subit déjà les violences du capitalisme et de ses crises. La fermeture de Nexans et le licenciement de ses 220 travailleurs en est la dernière preuve.

Chômage, pauvreté, précarité, exclusion sociale deviennent notre quotidien, à Chauny, dans l’Aisne, mais aussi dans tout le pays ! Notre ville n’a pas besoin d’alourdir son fardeau avec les idées dangereuses de militants qui, si on les laissait faire, iraient jusqu’à créer une association identitaire contre un soi-disant racisme anti-français.

C’est pourquoi : Ensemble, nous devons résister à ces discours prônant la violence, la haine, l’enfermement, le rejet de la différence !

Quelques jeunes de la ville ont exprimé farouchement leur refus du racisme. Pour toute réponse à cet engagement citoyen, les autorités leur ont répondu par les menaces et la violence policière !

Ensemble, nous devons soutenir cette jeunesse, qui s’oppose à la propagation de ces idées fascisantes et qui ainsi continue la lutte des anciens, résistant et refusant que leur pays ne devienne une terre d’exclusion et de racisme !

Au niveau national, ce discours raciste et xénophobe se propage également,rappelant une sombre période de notre pays, il s’exprime par :

- La création du ministère de l’identité nationale et de l’immigration.

- Les expulsions de personnes (adultes ou enfants) en danger dans leur pays d’origine, et venant chercher refuge au pays des droits de l’homme.

- Les rafles devant les écoles et dans les quartiers pour faire la chasse aux sans-papiers.

- Le délit de solidarité pour des gens touchés par la détresse d’étrangers.

- Les dérapages verbaux ouvertement racistes de nos élus, de membres du gouvernement.

Les contrôles au faciès par les policiers

Ces discours dangereux, ouvertement racistes, que tiennent le gouvernement et le Front National, n’ont qu’un seul but : nous cacher la situation économique et sociale catastrophique de la population. Dévier notre regard pour éviter d’affronter et de régler les problèmes profonds : la misère sociale et économique que vivent de plus en plus de personnes.

Nous devons exprimer notre refus entier du fascisme et du racisme lors d’une grande manifestation, massive, diversifiée, ouverte, colorée, pacifiste et solidaire.

Samedi 27 Mars à 15 H

PLACE DE LA GARE

A CHAUNY

Nous voulons que cet appel soit le plus large possible, toutes et tous doivent se mobiliser, individus, organisations politiques, syndicats, associations , pour dire non au fascisme et au racisme lors de cette manifestation, mais aussi pour construire sur le long terme un véritable mouvement pour lutter contre les discriminations, la xénophobie et toutes leurs causes !

Le collectif antifasciste axonais est composé d’individus et aussi de militants issus des organisations : Action Antifasciste, AL (Alternative Libertaire), Collectif France Multiculturelle, CLA (Collectif de Lutte Antifasciste de Reims), FA (Fédération Anarchiste de l’Aisne), Gauche Unitaire Aisne, LDH (Ligue des Droits de l’Homme), Mémoire et Vigilance, NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), RLF-MLV, SCALP-Reflex (No Pasaran), SGL02 (Syndicat Général des Lycéens de l’Aisne), SOS Racisme Compiègne, SUD Education 02, Turbulences Sociales,  U.A.R.A. (Union Action Révolution Autogestion), UJFP (Union Juive Français pour la Paix), Union Syndicale Solidaires 02, VLOM (Vivre Libre Ou Mourir)… Et toutes les organisations souhaitant nous rejoindre par la suite.

Cnt 59/62 : Reportage à la section SEVELNORD

Publié: 26 mars 2010 par luttennord dans Infos, Vidéos
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Vidéo de la distribution de tracts organisée par la section CNT de SEVELNORD le 23 mars 2010 aux portes de l’usine et interview du RSS :

Située sur le territoire d’Hordain et de Lieu-St-Amand (département du Nord), SEVELNORD est depuis janvier 1994 la première entreprise du Valenciennois. C’est une filiale commune de PSA Peugeot/Citroën (50%) et de Fiat (50%).

SEVELNORD compte un peu plus de 3000 salariés. L’entreprise est spécialisée dans la construction de monospaces et de véhicules utilitaires, comme Expert Peugeot, Jumpy Citroën et Scudo Fiat.

Une section syndicale CNT a été créée dans l’entreprise en mars 2010.

Les revendications immédiates de la section CNT portent sur :
- l’augmentation des cadences et des charges de travail qui provoque de plus en plus de stress, d’angoisse et de complications physiques chez les ferreurs, les peintres et les monteurs ;
- l’annualisation du temps de travail qui permet à la Direction de faire un peu ce qu’elle veut (avec la bienveillance de certains syndicats).

Pour tout contact :

Syndicat CNT des travailleurs de l’industrie et des services du Nord (CNT-STIS 59), 32 rue d’Arras, 59000 Lille. Mail : stis59 cnt-f.org

Site web : http://www.cnt-f.org/59-62

bel exemple d’expulsion de flics à Montréal

Publié: 19 mars 2010 par luttennord dans Infos, Vidéos

bel exemple d’expulsion de flics à Montréal

Lors de la manifestation annuelle contre la brutalité policière à Montréal le 15 mars 2010, une demi-douzaine d’agents de police infiltrés parmi les manifestants sont démasqués et expulsés sans autre forme de procès.



Le front national peut remercier sarkozy/hortefeux/besson et l’ump

SANS PAPIERS en lutte, coordination nationale

25, rue François Miron, 75004, Paris – fax : 01.44.61.09.35 – e-mail : coordnatsanspap wanadoo.fr

ELECTIONS REGIONALES :LE FRONT NATIONAL PEUT REMERCIER SARKOZY/HORTEFEUX/BESSON ET L’UMP

Même si nous ne votons pas parce que sans papiers et que même l’immigration régulière ne vote toujours pas, nous ne sommes pas indifférents parce que concernés par la politique menée à l’expression démocratique de nos cohabitants citoyens Français. Les résultats sont tombés comme un couperet : l’UMP le parti de la droite « décomplexée » pour imiter Le Pen est fortement sanctionnée, l’abstention représente près d’un Français sur deux et le Front National fasciste récupère un électorat qui lui avait préféré Sarkozy et l’UMP en 2007.

La leçon : l’original finit toujours par être préféré à la copie. En effet comment s’étonner de ce retour en force des fascistes après trois ans de politique du tout pour les patrons avec de surcroît en ce qui nous concerne l’étalage sans scrupule d’une xénophobie, d’un racisme, d’une islamophobie d’Etat qui empoisonne la société. Oui la gouvernance Sarkoziste a transformé le pays berceau des droits de l’Homme en Etat :

- où récemment un Ministre a pu déclarer en toute impunité « quand il y en a un ça va, c’est quand il y en a beaucoup que ça pose problème » ;
- qui a voté une loi faisant l’apologie du « colonialisme positif », c’est à dire qui vante la violation de la souveraineté des autres peuples au nom d’une prétendue « œuvre civilisatrice d’un peuple supérieur qui s’accapare des territoires d’autres peuples » ;
- qui organise une traque puis une rafle dans la « jungle » de Calais où se cachent tels des animaux les réfugiés avant de les déporter vers les guerres qu’ils fuyaient en Afghanistan, en Irak, en Somalie, etc. ;
- qui lance un débat nauséabond sur « l’identité nationale » à partir du présupposé idéologique selon lequel « d’une immigration européenne proche culturellement donc facilement assimilable, nous sommes passés à une immigration plus difficilement assimilable justement en raison de différences historiques et culturelles profondes »( M. Christian Estrosi (UDF) dans un débat parlementaire de juillet 1993) ;
- dans lequel un « Ministère de l’identité nationale » est hypocritement créé pour stigmatiser les citoyens et immigrés issues des anciennes colonies Françaises d’Afrique, d’Asie et d’Amérique ;
- dans lequel le parti fasciste, le FN, peut en toute impunité placarder une affiche sur laquelle on voit le drapeau d’un Etat, l’ Algérie, superposé à la carte de France et une femme en burqua ;
- où de 7 à 10% du PIB seraient produits par le travail dissimulé par les patrons négriers pour lesquels sont faites les lois racistes qui fabriquent les sans papiers et les politiques de chasse à l’humain étranger afin qu’ils se terrent dans la clandestinité pour offrir une main d’œuvre gratuite aux patrons négriers ;
- dont le gouvernement organise la Françafrique, ce réseau de relation mafieuse au service des Multinationales comme AREVA, TOTAL, le groupe BOLLORE, VIVENDI, etc. ;

C’est peut être aussi cela qui a été sanctionné par le taux d’abstention très fort alors que des sondages disent que près de 78% des Français se déclarent pour la régularisation des sans papiers. En effet SARKOZY/HORTEFEUX/BESSON ET L’UMP rappellent ces enfants têtus, arrogants qui, malgré tous les avertissements, jouent avec des allumettes jusqu’à déclencher le feu pour se mettre à supplier la main sur le cœur les abstentionnistes pompiers à les aider à éteindre l’incendie. C’est irresponsable.

La CNSP espère que toutes les forces républicaines et démocratiques vont tirer les leçons des conséquences électorales d’une politique xénophobe, raciste et anti-sociale qui divise les travailleurs, le peuple entre « nationaux » et « étrangers » pour enrichir les actionnaires patrons et qui maltraite les « étrangers » et les « nationaux » qui leurs sont assimilés par la culture, les origines, la couleur, la religion.

Les traitements dégradants subis par les immigré(e)s sont un banc d’essai qui préparent la répression contre les autochtones Français eux mêmes, laisser faire c’est subir demain. C’est aussi permettre à la bête immonde fasciste de relever la tête en banalisant le racisme. C’est ce que font SARKOZY/HORTEFEUX/BESSON ET L’UMP. C’est pour cela que Le Pen et le FN refont des scores électoraux à deux chiffres.

La CNSP appelle à l’unité des sans papiers avec l’immigration régulière et les travailleurs Français et à l’unité des CSP, des syndicats, des associations et de toutes les forces anti-racistes et antifascistes pour :
- l’arrêt de la chasse à l’humain étranger
- la pénalisation réelle du racisme qui est un délit – la suppression du délit de sans papiers et de solidarité
- la régularisation de tous les sans papiers

Fait à paris le 17/03/10

Rassemblement contre une expulsion programmée

Publié: 18 mars 2010 par luttennord dans Rendez vous


APPEL À RASSEMBLEMENT VENDREDI 19 MARS
2010 à 9H30 DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE AVENUE DU PEUPLE BELGE à
LILLE EN SOUTIEN À M.S. HOMOSEXUEL SÉNÉGALAIS ARRÊTÉ A LILLE
POUR LA SECONDE FOIS ET EN PROCÉDURE D'EXPULSION.



Nous, les Flamands Roses, venons
d'apprendre la nouvelle arrestation de M.S, de nationalité
sénégalaise, membre des Flamands Roses, ce mercredi 17 mars. Il a
été arrêté alors qu'il faisait la queue devant un centre médical.
Il vient d'être transféré au Centre de Rétention Administrative
de Lesquin et est expulsable à tout moment.
M.S avait été précédemment arrêté le vendredi 5 mars 2010 en
début d'après-midi dans le quartier de Wazemmes à Lille et avait
été placé en garde à vue. Par la suite, il avait été relâché
par la Juge des Libertés et de la Détention. Une mobilisation est
urgente car M.S. risque à nouveau d'être expulsé.
Le harcèlement policier dont M.S est victime l'empêche de faire
régulariser sa situation. Il a été arrêté pour situation
irrégulière il y a 11 jours, et sa situation n'ayant pas évolué
entre temps, il se retrouve à nouveau au Centre de Rétention
Administrative. Nous demandons que la Préfecture clarifie sa
position vis-à-vis de M.S : il doit pouvoir effectuer les démarches
nécessaires à sa régularisation sans être continuellement
inquiété par la police. 

 
Nous, les Flamands Roses, exigeons la
libération immmédiate de M.S. 
Nous, les Flamands Roses,
exigeons que la France accorde le droit d'asile à M.S. 

Nous appelons toutes les personnes et toutes les organisations
à se mobiliser en faveur de M.S. 

RASSEMBLEMENT DEVANT LE PALAIS DE
JUSTICE AVENUE DU PEUPLE BELGE à LILLE VENDREDI 19 MARS à 9H30.


Les Flamands Roses
03 20 52
28 68 
lesflamandsroses@yahoo.fr
19 rue de condé 59000 Lille

Contacts presse :

Bruno 06 33 24 76 96
Léo 06 79 90 83 98

Conférence débat sur la LOPPSI au CCL

Publié: 16 mars 2010 par luttennord dans Rendez vous

conférence-débat sur la loppsi au ccl le 16 mars

Le groupe DegenereScience Lille animera une conférence-débat sur la Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI) le mardi 16 mars 2010, vers 19:00, au Centre Culturel Libertaire (4 rue de Colmar, métro Portes des Postes).

La Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (LOPPSI), adoptée en première lecture le 16 février dernier par l’Assemblée Nationale, apporte son lot d’inquiétantes nouveautés pour les personnes impliquées dans la vie citoyenne. Censure d’Internet, délit d’usurpation d’identité, vidéo-surveillance (ou vidéo-protection comme on dit maintenant…), cheval de Troie informatique installable par les forces de l’ordre, couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans, etc., la liste est encore longue.

Pour en savoir un peu plus et faire le point sur ce qui va nous arriver à toutes et tous, le groupe DegenereScience Lille présentera le mardi 16 mars 2010 une conférence-débat sur la LOPPSI, au Centre Culturel Libertaire.

La Brique n°21 : un socialiste ca trompe énormément

Publié: 16 mars 2010 par luttennord dans Infos
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la brique n°21 !

Brique 21 LA UNE

bandes de veinard-es.

La Brique 21 est sortie, enfin. pour notre plaisir et le vôtre, on l’espère. dans tous les kiosques, échoppes bio, cafés, boulangeries, autres bars ou tanières que vous affectionnez. non ? bah dites-le nous ! on y passera pour arranger ça.

on vous laisse y découvrir nos pages sur Total et les coulisses de la Mairie de Lille et du RSA. ainsi que d’autres articles, sur une ancienne coopérative ouvrière devenue un super marché Match (merci Mauroy), la censure des blogs d’infos, l’édito, un retour sur le casino pourri qui s’installe en plein centre de Lille, une poésie (malheureusement amputée) de l’ami Perin.. avec les dessins de nos camarades aux crayons affutés : Rémi, Achille, Max, Alice, A.Foolmoon, Malette, (désolé à ceux et celles que nous ne nommons pas ici !) là c’est nous les veinards d’avoir des talents aussi enclin à participer à ce projet.

vous avez raté une brique dernièrement ? Jetez un oeil ici et profitez-en le site est tout beau tout neuf.

Et au fait, on a grand besoin d’abonnements : c’est par

sur le pavé ou devant une bière, à bientôt

Nouvel R Masta réalisé par Kourtrajmé

Publié: 16 mars 2010 par luttennord dans Vidéos
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Manif pour le droit au logement ce samedi 13 mars

Publié: 13 mars 2010 par luttennord dans Infos

Aujourd’hui,

De plus en plus sont ceux qui sont sans logement ou mal logés. Ceux qui ont un logement aujourd’hui le perdront peut-être demain. Ceux qui sont logés ont de plus en plus de mal à payer le loyer et les charges.

Le logement est un droit fondamental qui doit sortir de la logique du marché. Le marché n’a pour seul objectif que de permettre à ceux qui ont déjà de l’argent d’en faire encore plus.

L’argent que l’État a dépensé pour aider les banques et les patrons, notre argent, il doit aujourd’hui le mobiliser pour permettre l’accès à tous d’un logement pérenne, correspondant aux besoins, aux souhaits et aux ressources, qui permette à tous de s’épanouir.

C’est ce même État qui se réfugie dans un silence coupable, en refusant de communiquer les chiffres des expulsions dans le Nord-Pas de Calais.

Nous exigeons la construction massive de logements sociaux accessibles aux familles modestes, celles-là mêmes durement frappées par la crise et le chômage.

Nous appelons à l’arrêt des expulsions locatives qui sanctionnent les ménages contraints de vivre dans des logements trop chers.

Nous agissons pour exiger des actes politiques forts pour l’application du droit au logement.

C’est l’indignation et la colère qui doivent nous guider. C’est la justice sociale et non la charité que nous réclamons !

Exigeons :
- Que disparaissent les dispositifs de « flicage social » : nous voulons des moyens de vivre dignement, pas besoin d’accompagnement social.
- Qu’ils soient remplacés par un véritable droit à se loger.

Pour cela il faut :
- L’arrêt complet et définitif des expulsions de locataires
- Que tous les logements vides sans raison valable soient réquisitionnés, qu’ils appartiennent à des propriétaires privés ou à des « institutions ».
- L’arrêt des démolitions de HLM sans construction préalable
- Que soient construits des logements véritablement sociaux en nombre suffisant
- Que chacun puisse choisir librement son quartier de résidence : la suppression des ghettos sociaux Ne leur offrons pas notre résignation ! Organisons notre résistance !

Manifestation unitaire organisée par : les Ateliers Populaires d’Urbanisme (APU) de Moulins, de Wazemmes et du Vieux Lille.

POUR L’ARRÊT DÉFINITIF DES EXPULSIONS DE LOCATAIRES

MANIFESTATION à Lille SAMEDI 13 MARS 2010

Départ à 14h30

devant le Palais de justice de Lille

Avenue du Peuple Belge



*Authentiks Paris 2002 – Tribune G – Supporters du Paris Saint Germain*

Nous, *Supras Auteuil*, *Authentiks* et *Grinta*, associations de supporters du Paris Saint-Germain du Virage Auteuil et de la Tribune G, avons décidé de ne plus nous rendre au Parc des Princes à partir de ce samedi 13 mars pour la rencontre PSG-Sochaux.

La problématique du racisme qui gangrène le Paris Saint-Germain s’exacerbe chaque année. Aujourd’hui, en tant qu’êtres humains et citoyens, nous considérons que nous ne pouvons plus supporter notre équipe en acceptant que les exactions et la présence d’une frange ouvertement raciste soit tolérée dans l’identité du Club.

Le dimanche 28 février 2010, avant le match contre l’OM, tous les supporters présents devant le Virage Auteuil ont pu constater le racisme et la violence auxquels doivent faire face trop régulièrement les fans parisiens en déplacement, à l’abri des regards. Des dizaines de supporters qui attendaient devant les guichets de la tribune Auteuil ont été agressées par surprise et de façon préméditée par un groupe de 150 hooligans du Kop de Boulogne, le tout dans un torrent de slogans racistes et de haine. Devant l’absence de réaction policière, la riposte spontanée des abonnés a mis en
déroute les assaillants. L’un des participants actifs de l’attaque s’est
retrouvé isolé et passé à tabac par les personnes qu’il avait entrepris
d’agresser. Il se trouve aujourd’hui plongé dans un coma artificiel.

Nos associations dénoncent cet acharnement, mais il faut avoir le courage de considérer que de telles réactions ne peuvent être isolées du climat de terreur raciste que les supporters du PSG endurent depuis trop longtemps dans le silence.
La direction du Paris SG a réagi vivement pour condamner ce qu’il convient d’appeler un lynchage. Il était de son devoir de le faire. Pour autant, elle n’a pas eu un mot pour soutenir ses innombrables abonnés victimes de cette ratonnade géante et préméditée, alors que son ampleur en fait sans doute la pire exaction physique à caractère raciste organisée au cours des quinze dernières années à Paris, si ce n’est en France. Les nombreux témoignages, articles ou vidéos diffusés depuis le 28 février le démontrent.

La direction du Paris SG avait été tout aussi muette après les incidents à Lille du mois de janvier, où les mêmes hooligans avaient investi les gradins de la tribune visiteur pour s’attaquer aux membres du Virage Auteuil, toujours sous un déferlement d’injures racistes. Le drame avait été évité de peu, puisque de nombreuses personnes s’étaient retrouvées coincées et pressées contre les grilles. Alors qu’il connaissait la situation dans le détail, le PSG s’était contenté de condamner les incidents, sans dire un mot sur le raid mené par le groupe de Boulogne et la caractérisation raciste de cette agression. Il faut observer que depuis ce 28 février, le Club n’a jamais cherché à contacter les associations officielles, préférant annoncer par voie de presse la fermeture de nos locaux, décision surprenante dont nous cherchons encore la pertinence et l’efficacité par rapport à la nature des incidents observés.

Les omissions répétées et volontaires de la direction du PSG sur des
sujets aussi graves démontrent que celle-ci a fait le choix de nier les
agressions racistes dont font l’objet ses supporters depuis toujours, et qui vont en s’aggravant. Au PSG, défendre le cosmopolitisme et le droit pour chaque supporter de venir au Parc quelle que soit sa couleur de peau est un discours de façade. Dans les faits, les associations officielles de supporters observent que le club a fait le choix de passer sous silence les agissements de certains membres de la tribune Boulogne – par peur des représailles ou par intérêt objectif – au lieu de prendre la défense morale et physique des supporters de toutes les autres tribunes qui assistent, impuissants, à des actes inqualifiables depuis trop longtemps.

Ce parti pris du club se traduit par une politique de répression à
l’encontre des supporters de tous horizons, dès qu’ils ont le malheur de répondre aux provocations et agressions racistes dont ils font l’objet. Dans un cynisme parfaitement assumé, le remède des autorités et du PSG consiste à réprimer les cibles des attaques (les supporters du Virage Auteuil et des autres tribunes), plutôt que les auteurs de ces agressions. C’est ainsi qu’à Lille, ce sont les supporters du Virage Auteuil, pourtant attaqués, qui ont été évacués de force du stade par le préfet. Dans un communiqué intitulé « La France est blanche », daté de Mars 2006 , nous avions déjà alerté l’opinion publique de l’existence de ces démonstrations racistes et de l’indifférence du PSG et des autorités publiques sur le sujet. En vain.

Depuis le 28 février, les membres de nos associations et du Virage Auteuil subissent une répression inouïe. Nous dénonçons le harcèlement policier dont ils font l’objet : vague d’interdictions administratives de stade sans précédent, interpellations abusives, interrogatoires basés sur des techniques d’intimidation et même de nombreuses écoutes téléphoniques.

De plus, nous ne pouvons garantir l’intégrité physique de nos membres et sympathisants, ou de toute personne jugée « indésirable » par une certaine frange de supporters.
Nous appelons nos membres, sympathisants et tous ceux qui – à Auteuil et dans toutes les tribunes du Parc des Princes – adhèrent à nos valeurs, à refuser cette situation de racisme à grande échelle dont le Club se rend complice et surtout *A NE PAS SE RENDRE* au Parc des Princes jusqu’à nouvel ordre et ce dès le samedi 13 mars pour le match PSG-Sochaux.

Pour nous, supporters inconditionnels du Paris Saint-Germain Football Club 1970, c’est une décision lourde, très difficile à prendre, mais la gravité de la situation ne nous a guère laissé le choix. Nous pensons néanmoins que c’est la voie la plus responsable que nous pouvions suivre et adopter.
Face à la remise en cause de la parole de tous les abonnés du club quant au racisme latent qui empoisonne l’identité du PSG, nous appelons tous les supporters à prendre position et à libérer leur parole face aux situations de racisme auxquelles ils sont, ou ont pu être confrontés. Une plateforme de récolte de ces témoignages sera prochainement mise en place à cet effet.
Cette problématique raciste doit être résolue, au-delà des discours ou des mesures de façade. Si le PSG ne s’y résout pas, il finira définitivement seul, haï et rejeté de tous.

*RACISME et FASCISME : HORS DU PSG !!! HORS DE NOS VIES !!!*

Résistons ensemble/bulletin numéro 84/mars 2010

Publié: 11 mars 2010 par luttennord dans Infos

l’etat peut tout se permettre ?-résistons ensemble, mars 2010, n° 84 RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 84 / mars 2010 ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘

- L’Etat peut tout se permettre ? -

L’école : un « sanctuaire » ? – [ C H R O N I Q U E D E L ’ A R B I T R A I R E ] L’exception devient la règle À partir de maintenant vous êtes en garde à vue Réagir c’est gagner en dignité Histoire de DAB Les dessous de la chasse aux Roms à Dijon Une seule solution : le relogement Ça sent la bouse chez les barbouses -

[ A G I R ] Double répression Une plaque à la mémoire d’Ali Ziri Relaxe des inculpés de Vincennes ! Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf : http://resistons.lautre.net/ L’Etat peut tout se permettre ? Quand on « muscle » la loi. La loi sur la sécurité intérieure dite « Loppsi2 » version « durcie » a été adoptée le 16 février à l’Assemblée, prochaine étape le Sénat. Brièvement : les préfets pourront ordonner un couvre-feu pour les mineurs entre 23 heures et 6 heures, prestations suspendues aux parents « irresponsables », droits des polices municipales approchant ceux des flics nationaux, détenus interrogés avec visioconférence, sans-papiers jugés à l’intérieur même des centres de rétention également en visioconférence, flics autorisés à « croiser » les fichiers (sécu, banque, impôts, stic…),mouchards sur les ordinateurs, durcissement des mesures de vidéosurveillance. Donc, on s’effraie des capacités toujours plus étendues de l’État de tout savoir, réprimer, recouper, ficher, enregistrer, conserver… et on a raison. Il est important de décortiquer, rendre public, mesurer l’ampleur de sa « main droite » toute puissante : Perben 1 puis 2, Loppsi 2, Mickey 3… Seulement, à force de s’émouvoir, on incorpore, on y croit, on prend avec nous cette foi quasi religieuse dans la toute puissance de l’État. Et ainsi, on en devient le meilleur relais. Comme si ce maillage que tricote le pouvoir autour de nous se resserrait avec notre participation, devenant toujours plus proche de nos moindres faits, gestes, écrits… Cet État, ses institutions, ses médias, nous font croire qu’il peut tout, qu’il sait tout, qu’il est capable de tout. C’est faux. Il fait planer sur nous une menace, comme s’il pouvait nous pénétrer par tous les pores. Non, le pouvoir sans limite et sans fin n’existe pas. Même dans les pires dictatures militaires, et nous n’en sommes pas encore là, il y a toujours des moyens pour créer des îlots de résistance. Il s’agit de ne pas rentrer dans l’éternel piège légaliste. Avoir conscience des dispositifs de répression légales, oui, bien sûr c’est indispensable, mais ces lois répressives ne sont que des règles d’un jeu fixé qu’il convient de toujours déjouer. La garde à vue, les outrages, les peines, les amendes s’étendent, certes, ils servent à boucler et paralyser ceux qui bougent. Mais malgré l’arsenal répressif envahissant c’est loin d’être joué. L’histoire nous enseigne que la conscience des millions de gens peut changer en l’espace de quelques heures. Un exemple : le matin du 23 octobre 1956, début de la révolution des conseils ouvriers hongrois, des dizaines de milliers manifestaient paisiblement et quelques heures après les mêmes personnes ripostaient à coup de Kalachnikov, aux tirs de la police politique. Cultiver, étendre ces îlots de résistance en attendant ces jours de changement historique, certainement. Mais pour cela, comme en 1956, nous n’avons pas besoin de ces avant-gardes éclairées qui prétendent nous « guider ». L’école : un « sanctuaire » ? L’école serait un sanctuaire, une vieille idée qui date du Moyen âge. On avait alors accordé aux universités des « franchises » parmi lesquelles l’interdiction faite à la police de forcer l’enceinte des facultés,on leur a fait bénéficier ainsi du même statut d’asile que les églises. Aujourd’hui Sarkozy reprend cette vieille idée mais arrangée à sa sauce : son « plan de sanctuarisation de l’école » veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes, les flics pour les protecteurs, les élèves pour les violents. Outre la vidéosurveillance renforcée et généralisée, le projet de mettre des portiques à l’entrée, la mesure phare c’est l’installation des EMS, des quasi flics au sein même de l’école. Les élèves sont soupçonnés de représenter un danger, de poignarder et taillader à tout va… et on cible plus précisément les élèves des quartiers populaires stigmatisés comme « racailles » potentielles ou encore ceux qui se placent dans l’illégalité pour défendre leurs idées (les bloqueurs par exemple). Protéger l’école des élèves c’est une manière de dire qu’il n’y a pas de place dans une école pour des élèves : c’est le monde à l’envers. Mais le plan de Sarkozy lancé dès la rentrée se heurte à la résistance des enseignants qui savent que c’est l’intention du gouvernement qui est criminelle : il supprime des postes, diminue les moyens pédagogiques… fait des écoles, au mieux des garderies, au pire des prisons. Alors, l’Etat et les médias qui relaient son opération de com, sont revenus à l’assaut d’abord au mois de janvier en imposant une minute de silence nationale suite à la mort dramatique d’un lycéen poignardé au Kremlin-Bicêtre, et ensuite en Février voulant faire croire que les grèves de profs en Seine Saint Denis principalement, exprimaient un ras le bol contre la violence supposée des élèves et réclamaient plus de moyens répressifs. Châtel a même annoncé la tenue au printemps d’« états généraux de la sécurité à l’école ». Mais la majorité des enseignants ont commencé à réagir (texte voté par l’ag idf et panneaux, affichettes dans les manifs) : la violence contre laquelle ils luttent c’est celle de l’Etat qui organise et renforce les inégalités sociales et orchestre la répression de ceux qui résistent, et ce plan fait partie de cette logique étatique. >

[ C H R O N I Q U E D E L ’ A R B I T R A I R E ]

L’exception devient la règle Le texte « anti-bande » prévoit de punir de 3 ans d’emprisonnement et de 45000 euros d’amende « le fait de participer, en connaissance de cause, à un groupement, même formé de façon temporaire, qui poursuit le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels, de commettre des violences volontaires contre les personnes ou des destructions de biens » S’appuyant sur un rapport des RG, voyant des bandes dangereuses et armées partout, Estrosy ardent souteneur du rétablissement de la peine de mort, réintroduit en pire, la loi « anti-casseur » supprimée en 1981. Criminaliser l’intention, tuer dans l’œuf toute velléité de changer sa condition tel est le projet. Le texte reprend l’article sur « l’association de malfaiteurs » utilisé contre le grand banditisme et le terrorisme et l’étend aux petits délinquants et aux militants. Cette loi, en élargissant le délit de solidarité, donne des armes supplémentaires aux flics et aux magistrats pour multiplier les gardes à vue (arrestation, menottage, contrôles, humiliation, fouilles, fichages…) et les incarcérations. Se promener à plusieurs dans une cité, occuper un appartement vide, participer à une manifestation… sera un délit passible de prison. Quand la crise va, la répression va. À partir de maintenant vous êtes en garde à vue Paris 20eme, le 3 février, trois adolescentes sont interpellées au saut du lit. Anne, 14 ans, est seule chez elle et encore en pyjama lorsque les flics l’embarquent, elle aura passé 8 heures en garde-à-vue pour une affaire de bagarre de collégien. Troyes (10), le 8 février, deux adolescents de 13 et 14 ans prennent le bus sans titre de transport valable. Contrôlés ils finiront menottés à un banc au commissariat, attendant leurs parents. Grigny (91), le 6 février, un garçon de 14 ans suspecté de caillassage sur une voiture de flics a subi une garde-à-vue de 18 heures. Alors que les poursuites sont abandonnées, il est relâché avec des hématomes. La garde-à-vue d’Anne plutôt médiatisée (stricte application de la loi comme nous le rappelle les flics) nous renvoie forcement au durcissement de la législation pour mineurs. Alors ne soyons pas étonnés, avant que le nombre de procédures de garde-à-vue explose, ces pratiques étaient déjà le quotidien d’une catégorie moins large de la population, celle des quartiers populaires. Comprenons qu’en garde-à-vue le prévenu est à la merci des flics qui ne se privent pas d’user de tous les moyens de pression possible pour faire craquer . Insalubrité, privation de sommeil, fouilles corporelles, manipulations, intimidations, coups… La garde-à-vue est organisée pour être une humiliation, une punition. Pas de raison que les mineurs y échappent. Réagir c’est gagner en dignité Les fouilles sont qualifiées par les prisonniers d’humiliantes, dégradantes et pouvant être assimilées à un viol. Que penser de ces pratiques lorsqu’elles commencent à concerner les familles de prisonniers lors des visites, même s’il s’agit de pantalons et de jupes que les surveillants demandent d’enlever ? Les prisonniers de la centrale de saint Martin de Ré ont clairement exprimé leur refus de voir leur familles traitées de la sorte et ont demandé à la direction d’arrêter leur abus de pouvoir. Peu de temps après c’était au tour des prisonniers de la centrale de Moulin de refuser de remonter de promenade afin de rencontrer la direction qui s’est engagée à cesser ces actes de provocation. Les autorités cherchent à contrôler toujours plus les consciences et les corps, à humilier pour mieux asservir. Histoire de DAB Depuis un moment des employés cafards des banques, bureaux de postes, sécurité sociale dénoncent à la police des sans-papiers qui se présentent aux guichets. Le 15 février dernier à 6h du matin, 7 personnes ont été placées en garde à vue et leurs domiciles perquisitionnés à Paris. Parmi eux finalement 4 personnes sont mises en examen pour « dégradations ou destructions en réunion », 2 parmi elles sont également inculpés de « dégradations ou destructions par incendie ou par substance explosive ». Une cinquième personne est toujours recherchée pour les mêmes faits. Elles sont accusées d’avoir détérioré ou détruit des distributeurs automatiques de billets (DAB) dans différentes banques ou bureaux de postes en solidarité avec les sans-papiers. Face à la répression il s’agit de ne pas se diviser, solidarité avec les inculpés ! Les dessous de la chasse aux Roms à Dijon Les autorités locales n’auront pas mis longtemps à s’adapter à la nouvelle législation suite à l’entrée de la Roumanie dans l’Europe en 2007. Les Roms sont plus difficilement expulsables légalement ? La mairie et la préfecture ont trouvé la solution : leur mettre la pression pour qu’ils partent d’eux-même. Politique anti-squat, filature policière, montage judiciaire, prison préventive, dénonciations et travail de renseignement par le président d’une soi-disant association de soutien inféodée à la municipalité, verrouillage administratif, relais xénophobe de la presse quotidienne. Tout est bon pour comme ils disent pour « éviter l’appel d’air », c’est-à-dire clairement et simplement faire de Dijon une ville interdite aux Roms. Heureusement la solidarité s’organise. Toute l’affaire expliquée et démontée sur http://www.brassicanigra.org/article1595.html Une seule solution : le relogement « C’est pas comme ça normalement une expulsion ! Même ça, la mairie le fait mal… », voilà ce qu’on a pu entendre le 10 février Rue Victor Hugo à Bagnolet dans la bouche de certains riverains effarés. Certains de ces riverains faisaient pourtant partie de ceux qui avaient réclamé à corps et à cris l’expulsion du squat mais maintenant ils se retrouvaient devant des dizaines d’hommes mais aussi quelques femmes et enfants mis à la rue depuis 6h20 du matin, sous la neige, par moins 4°C, empêchés par des dizaines de flics de récupérer la totalité de leurs affaires désormais enfouies sous les gravats de l’immeuble détruits par les bulldozers. Quand on est pauvre, noir, étranger ou pire sans papier et qu’on a été stigmatisé par tout le monde, et la mairie en tête, comme « déliquants » rien ne protège d’une expulsion. Ni la « trêve hivernale ». Ni le communisme autoproclamé d’une mairie. Alors, riverains, ne soyez plus naïfs et quand vous prend l’envie de réclamer une expulsion, faites le bien : exigez un relogement ! Ça sent la bouse chez les barbouses Il doit y avoir deux ou trois keufs qui doivent se chier dessus depuis qu’une enquête a été ouverte pour rechercher d’où proviennent les informations sur le casier judiciaire du larbin de Huchon dans le 95, Ali Soumare. Dans un système capitaliste où tout s’achète et tout se vend, même les casiers judiciaires sont vendus aux plus offrants. Mais cela n’a rien de nouveau, la vente d’informations confidentielles a toujours été monnaie courante chez les flics. Quelle déception de la part du concerné qui a la langue qui pèse trois tonnes et qui n’a plus la force de la sortir ou qu’on lui dit de ne pas la sortir. Déjà qu’il ne l’ouvrait pas trop en tant que porte-parole des familles des victimes de Villiers-le- Bel et qu’il est lui même victime d’abus. Il oublie complètement qu’il a entre ses mains la lutte contre un crime policier. Le rêve des palais de la république ça vous fait tout oublier. > [ A G I R ] Double répression Au cours d’une mobilisation contre la réforme du ministre Luc Chatel, 5 élèves (tous mineurs) du Lycée Brossolette de Villeurbanne sont arrêtés par les cow-boys de la BAC. Une arrestation suivie de gardes à vue musclées et d’une perquisition. La justice s’est par la suite montrée clémente mais le retour de bâton viendra de l’encadrement scolaire : 2 des 5 lycéens sont exclus définitivement de l’établissement pour faire taire la mobilisation. Plus d’infos et pétition à signer sur : http://cill69.wordpress.com Une plaque à la mémoire d’Ali Ziri Il y a 8 mois, le 11 juin 2009, Ali Ziri, 69 ans, décédait à l’hôpital d’Argenteuil suite à un contrôle policier effectué deux jours avant. Une cérémonie symbolique aura lieu le vendredi 12 mars, à 18h30, angle des rues Antonin-Georges-Belin et Jeanne d’Arc, non loin de la mairie d’Argenteuil. La mobilisation pour la vérité sur sa mort continue. Relaxe des inculpés de Vincennes !

Le mercredi 17 mars sera prononcé le verdict du procès des 10 sans – papiers accusés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes (juin 2008).Tous au tribunal pour exprimer jusqu’au bout la solidarité ! TGI de Paris, 16e chambre, à 13H30, M° Cité.

Chuche Ma Gailette : Street punk des mines de Bruay

Publié: 10 mars 2010 par luttennord dans Infos

Les premiers titres de Chuche Ma Gaillette, du street punk des mines de Bruay, sont disponibles en écoute et en téléchargement sur le Punx Rezo !

http://punxrezo.net/pg/profile/ChucheMaGaillette

La version CD avec livret sera dispo d’ici peu. Un split (vinyle) avec Fabulous Bastards est est également en préparation.

1. Black Bloc
2. Benoît Broutchoux
3. Fred de Liévin
4. Interdit De Stade
5. Highway to Coron
6. RAB
7. Terre de charbon


http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article/2010/03/09/les-cyberactivistes-d-extreme-droite-ont-fait-d-internet-leur-nouveau-terrain-de-jeu_1316568_1293905.html

Les "cyberactivistes" d’extrême droite ont fait d’Internet leur nouveau terrain de jeu

Ils appellent cela "la revanche des périphéries sur le centre". Pour les milieux d’extrême droite, Internet est une aubaine. Se vivant comme des proscrits des grands médias d’information, ils misent sur le Net et ses effets démultiplicateurs pour sortir de leur marginalité politique et gagner la "bataille culturelle".

"La meilleure nouvelle, sinon la seule, depuis quarante ans, c’est Internet qui rebat les cartes", se félicite Jean-Yves Le Gallou, ancien cadre du FN et du MNR de Bruno Mégret. Et il ajoute : "Sans le Net, le débat sur l’identité nationale n’aurait pas été le même. Il serait resté beaucoup plus convenu."

Jean-Yves Le Gallou est l’un des penseurs stratégiques de cette mouvance. Celui qui a inventé pour le FN le concept de "préférence nationale" est l’auteur d’un véritable manifeste de l’activisme sur la Toile, intitulé "Douze thèses pour un gramscisme technologique" – en référence au communiste italien, Antonio Gramsci, pour qui il n’y a pas de victoire politique possible sans au préalable une victoire culturelle.

Dans le manifeste de M. Gallou, Internet est promu comme un élément majeur "de mobilisation de la majorité silencieuse" contre "les élites", un "moyen de contourner la diabolisation". Ainsi, Internet permet "l’extension de la parole privée, plus libre que la parole publique ; l’usage du pseudonyme pouvant encore renforcer cette attitude". "Les moteurs de recherche n’ont pas de conscience politique, ils sont neutres", écrit M. Le Gallou, qui estime que son "camp" doit multiplier les interventions sur le Net.

Et c’est ce à quoi s’emploie une partie de la mouvance. Déjà, elle a forgé un lexique. Nicolas Sarkozy voit ainsi systématiquement son patronyme être orthographié "Sarközy", pour en souligner les origines hongroises, donc étrangères. Les jeunes issus de l’immigration sont ironiquement appelés des "CPF" – Chances pour la France – en opposition aux "FDS" pour Français de souche. Le terme "dhimmitude" sert à dénigrer ceux qui refusent l’affrontement avec l’islam et sont donc considérés comme "soumis" à cette religion. Une pratique relevée par le MRAP, association antiraciste, dans un rapport de novembre 2009 intitulé Internet : enjeu de la lutte contre le racisme.

Issu de la dissolution d’Unité radicale en 2002 après qu’un de ses militants, Maxime Brunerie, a tiré sur Jacques Chirac, le Bloc identitaire a opté pour le développement sur la Toile. En quête d’une nouvelle image, il a fait de l’esthétique très léchée de ses sites un argument politique.

Son président, Fabrice Robert, est consultant multimédia. Il s’est très largement inspiré du site de… Barack Obama pour faire celui de son parti. "Un site, c’est une permanence politique 7 jours sur 7. Ça permet de lancer des actions de lobbying contre les adversaires", remarque Fabrice Robert.

Le Bloc identitaire a multiplié ses sites. "C’est devenu une stratégie visant à chaque fois des publics précis. Il y a ceux qui s’intéressent aux produits du terroir, ceux qui sont branchés par une esthétique un peu "Fight club"… Ça permet de créer l’illusion du nombre, de la puissance", note Rémi, 24 ans, ancien des Jeunesses identitaires et fin connaisseur du milieu.

Par son métier, Fabrice Robert maîtrise les techniques de référencement sur Google, ce qui procure une visibilité maximum. "Lors du campement des Enfants de Don Quichotte, le premier site qui apparaissait sur Google lorsque l’on tapait "SDF ", était celui de l’association que nous avions créée, Solidarité des Français." Il en a été de même lors de la votation suisse sur les minarets. Surtout, le Bloc identitaire s’est doté d’une équipe chargée d’investir les forums des journaux. Des bénévoles qui "doivent lancer des débats, amener du trafic vers nos sites", explique M. Robert. D’autres "cyberactivistes" prisent particulièrement les forums grand public de l’émission de Laurent Ruquier sur France 2 et doctissimo. fr, consacré à la santé.

Le MRAP s’étonne de la fréquentation élevée des sites d’extrême droite. D’après ses estimations de février 2009, le blog fdesouche, presque exclusivement consacré aux liens immigration-insécurité et à l’islam, se rangeait devant les sites du PS et de l’UMP.

Avec très peu de moyens, se créé ainsi une contre-culture de droite radicale avec ses codes, ses débats. Laquelle se vend auprès des jeunes comme la "vraie rébellion", n’hésite pas à investir des genres musicaux comme la musique industrielle, le black metal et développer aussi un esthétisme viril de dandy antimoderne. Cet outil, souligne en tout cas Rémi, permet aux jeunes militants de sortir de l’isolement. "C’est pas évident de marcher dans la rue et de dire à quelqu’un : toi aussi, t’en es ? Le Net, c’est un moyen de se retrouver. C’est un peu le Bottin mondain du faf."

Pour achever de convaincre ses amis, Jean-Yves Le Gallou écrivait, fin 2008 : "Je ne peux m’empêcher d’établir un parallèle entre l’arrivée d’Internet dans les années 1995 et la montée progressive des mouvements populistes en Europe. Les 16/18 ans sont ceux qui passent (…) le plus de temps sur Internet : or ils ont voté à plus de 50 % pour deux partis populistes en Autriche en 2008."
Abel Mestre et Caroline Monnot

Un nouveau groupe libertaire à Lille

Publié: 10 mars 2010 par luttennord dans Infos
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un nouveau groupe libertaire à lille !

Turbulences Sociales

Nous, militants libertaires lillois, en provenance d’horizons divers, avons décidés de nous rassembler au sein d’un nouveau groupe d’action politique nommé Turbulences Sociales.

Notre objectif est de bâtir une société dans laquelle les libertés individuelles et collectives ne seront pas entravées, une société dans laquelle les richesses et le travail seront partagés de façon égalitaire, une société nouvelle, sans classes sociales, ni État, ni bureaucratie ; sans chefs ni hiérarchies, fondées sur les principes d’autogestion, de collectivisme, de décentralisation, de fédéralisme et d’écologie.

Révolutionnaires et internationalistes, nous pensons que seule la guerre des classes, qui amènera la grève générale expropriatrice et l’abolition du salariat, nous permettra d’atteindre ce but.

Par tous les moyens nous lutterons contre l’ensemble des formes de dominations de discriminations et d’oppressions, qu’elles soient économiques, sociales, raciales, sexuelles, carcérales ou religieuses.

Notre approche se veut complémentaire du travail militant généralement effectué dans notre ville. Elle a pour objectif de restaurer la solidarité de classe que devraient avoir tous les exploités.

En plus de notre participation active au mouvement social, aux grèves, manifestations, rassemblements et autres formes de luttes du mouvement ouvrier, c’est grâce à l’organisation d’évènements contre-culturels libertaires et subversifs, à l’animation de lieux et activités collectives autogérés ainsi qu’à la création et à la diffusion de brochures, fanzines, livres, disques, sites internet et autres matériels militants que nous comptons nous développer et développer le mouvement libertaire lillois.

Drapeau Noir

Pourquoi une nouvelle structure ?

Parce-que nous en ressentons le besoin.

Parce-que la diversité est gage de richesse.

Parce-que nos champs d’actions et notre projet de développement est différent de ceux du GDALE, du SCALP, des groupes autonomes ou de la CNT.

Notre objectif n’est bien sur pas de concurrencer mais bien de compléter les groupes pré-cités. Nous ne voyons aucun inconvénient aux affiliations multiples tant que l’indépendance de tous les groupes reste respecté.

Quels relations aurez-vous avec les autres composantes du mouvement libertaire lillois ?

Dès notre création effective nous comptons nous investir dans le collectif anarchiste unitaire et travailler au maximum avec l’ensemble du mouvement libertaire lillois.

Si la diversité et le respect des identités de chacun est indispensable, l’unité face au capital et à l’État et primordial en ces temps de répression intensive.

Quel est votre mode de fonctionnement interne ?

Nous nous réunissons en Assemblée Générale de manière bi-mensuel au CCL. Pour que l’Assemblée Générale ainsi que les décisions qui y sont actées soient valides, un quorum du 3/4 des membres de l’organisation doit être atteint.

Les décisions sont prises tant que possible au consensus, à la majorité des 3/4 des personnes présentes à l’Assemblée Générale le cas échéant. Les statuts ne peuvent être modifiés qu’à l’unanimité des personnes présentes à l’Assemblée Générale.

Lorsque nécessaire, nous pratiquons le mandatement impératif et immédiatement révocable par l’Assemblée Générale. Les mandats ne doivent pas être cumulés et doivent tourner régulièrement. Les mandatés sont tenus d’effectuer un compte rendu de leur mandat auprès de l’Assemblée Générale lors de leur remise et à intervalle régulier si jugé nécessaire par l’Assemblée Générale.

Des groupes de travail, eux aussi sous mandats impératifs, pourront être constitués pour mener à bien les projets et stratégies décidés par l’Assemblée Générale.

Le groupe refuse toute subvention de fonctionnement en provenance de l’État et privilégie l’autofinancement.

Le nouveaux membres sont cooptés par les membres actuels, les membres des forces répressives de l’État ou du capital (flics, bidasses, vigiles, contrôleurs de métro, de bus et de train, …) ne peuvent en aucun cas nous rejoindre.

Les membres doivent régulièrement s’acquitter d’une cotisation dont le montant est laissé à leur appréciation (prix libre). Ils fixent eux-même le tarif et la régularité de leurs cotisations et se doivent de les payer à temps.

Pourquoi avoir choisi le Centre Culturel Libertaire comme siège ?

Parce-qu’il nous semble important de faire de ce lieu la figure de proue du mouvement libertaire lillois et qu’il mérite plus d’investissement qu’il n’en bénéficie actuellement.

Comment comptez-vous lutter sur le terrain économique ?

Pour nous révolutionnaires, la lutte sur le terrain économique, l’organisation et la rébellion des travailleurs contre la bourgeoisie qui les exploite revêt une importance capitale. Sans la négliger, de par la stratégie qui est la notre, notre groupe ne sera certainement pas le moyen plus adapté à la lutte sur les lieux de travail (pour ceux qui en ont un !).

Il serait judicieux de rejoindre ou de créer en parallèle une structure en accord avec nos principes dont c’est la vocation première.

Comment vous rejoindre, vous contacter ?

Vous pouvez nous contacter par courrier électronique : turbulences-sociales riseup.net

Vous pouvez également nous écrire à cette adresse : Turbulences Sociales Centre Culturel Libertaire 4, rue de Colmar, 59000

Apéro GDALE ! Anarchie et Syndicalisme

Publié: 10 mars 2010 par luttennord dans Rendez vous
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apéro GDALE "Anarchisme & Syndicalisme"

2ème apéro GDALE de l’année avec un sujet sûrement polémique : anarchisme et syndicalisme.

A quoi servent les syndicats ?

Les anars y ont-illes leur place ?

L’anarcho-syndicalisme est-il la solution à tous nos problèmes ?

Ou bien est-ce le syndicalisme révolutionnaire ?

Nous le saurons (peut-être) suite à cette projection-discussion-apéro-auberge espagnole mercredi 10 mars à partir de 19h30.

Entrée à prix libre, vous pouvez ramener du manger pour l’auberge espagnole.

On regardera presque en entier le film "Et pourtant ils existent. Une histoire du Syndicalisme d’Action Directe".

org. : Groupe D’Anarchistes de Lille et Environs

contact : 1groupeanarlille@no-log.org

http://lille.cybertaria.org/gdale