Archives de janvier, 2009

Communiqué Syndicat CNT LILLE

Publié: 31 janvier 2009 par luttennord dans Infos

medium_2006-03-07-c1medium_img_64612medium_img_92793medium_img_9307

Jeudi 29 janvier 2009, la ,vaste journée de grève nationale et interprofessionnelle a exprimé son opposition à toutes les formes de précarité, à toutes les atteintes aux droits des travailleurs, des chômeurs, des précaires.

En pleine manifestation, à Lille, les forces de police arrêtèrent, sans raison, quatre manifestants. La Brigade Anti Criminalité n’hésitent pas à frapper violemment les individus et à asperger de gaz lacrymogène les personnes alors présentes. Par la suite, en fin d’après midi, les mêmes forces de police ont réitérés leurs agressions. Plusieurs dizaines de manifestants furent interpelés et placés en garde à vue. Subissant un violent acharnement policier (interrogatoires, tests ADN), certains individus passèrent la nuit à l’hôpital. La plupart des interpelés, ne subiront aucun rappel à la loi, malgré leur privation de liberté de plus d’une vingtaine d’heures !

Face à cette violente répression du mouvement social d’ampleur qui s’est organisé ce jeudi 29 janvier, face à cette volonté affichée du pouvoir négocier à la matraque, l’Union Locale de la Confédération Nationale du Travail de Lille affirme son soutien aux manifestants interpelés. Face à la répression quotidienne des luttes, l’UL CNT Lille rappelle sa solidarité syndicale avec toutes et tous les manifestants, proteste contre les agressions policières et exige qu’aucune charge ne soit retenue contre les interpelés.

Salutations syndicales, Le secrétariat aux relation extérieures de l’Union Locale CNT Lille


AFFICHE SCALP


>lille< dérapage >grêve du 29 janvier 2009 )))

durant la manifestation, la BAC (brigade Anti Criminalité) suit des individus. elle filme et photographie. des manifestants balancent des fruits et des légumes pourris sur des vitrines marchandes : banques, assurances… à la fin de la marche, la BAC forme très vite un cercle.

elle frappe assez fort les vilains terroristes maraîchers. Elle asperge tout le monde d’une bombe lacrymogène énorme. Elle ne fait pas attention aux enfants. L’autre moitié de la foule arrive. Après, les crs chatouillent les criminels humanitaires. les autres manifestants veulent leur libération. rien n’arrange la situation. la police provoque. d’autres gens se font massacrer la gueule. les médias relatent juste des bagarres. ils n’apportent pas d’informations plus réalistes.

bravo les journaux !

si vous avez des suites à ce drame ?! merci de le préciser.

Pour les suites : les chiffres sont flous et on parle de 20, 30 et même 40 arrestations…pour jets de projectiles contre les forces de l’ordre, des établissements bancaires ou encore des bâtiments de l’état !

Après une nuit de garde a vue nos camarades devraient sortir dans la journée.

à 14h00 tous ce jolie monde semble être libre…et sans aucune charge mais avec des hématomes sur le visage

Vive les tomates rouge_tomate


expulsion

expulsion el hadi

Hadj Mohand El hadi, étudiant inscrit en licence math à l’université de Lille 1, atteint d’une hépatite B, est sur le point d’être expulsé.

La PAF va l’expulser à 8h ce matin au depart d orly sur un vol de la compagnie aiglazur

Le conseil d’administration de Lille 1 a voté une motion pour intervention du président de l’université auprès du préfet pour annuler cette expulsion.

Son état de santé nécessite une hospitalisation urgente.

Arrivé en France en 2005 avec un visas étudiant, il a eu deux titres de séjour étudiants. Faute de domiciliation il n’ a pas pu le renouveler cette année.

Il a toujours eu un comportement exemplaire.

Expulser Elhadi, c’est mettre sa vie en danger, et cela compromettra ses études et son avenir.

Nous, convaincus de la justesse de cette mobilisation, demandons à toutes et à tous de soutenir El hadi.


affiche_tarnac_okokokok-990f1

Le capitalisme est malade ? qu’il crêve !

Publié: 28 janvier 2009 par luttennord dans Infos

capitalisme_creve

le capitalisme est malade ?

qu’il crève ! (gdale)

Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres, Je ne vois pas en quoi c’est une crise. Depuis que je suis petit, c’est comme ça. – Coluche Attention, c’est la crise ! Une fois encore, nous allons devoir payer les “dérives” du système. Mais cette fois la pilule est plus dure à faire avaler aux salariéEs exploitéEs et aux 3,5 millions de chômeurSES. L’Etat, qui a distribué des centaines de milliards d’euros aux banques, patronNEs et actionnaires (argent qui n’était pas disponible pour la sécu, les chômeurSEs, les malades, les pauvres…) va continuer la guerre de classe qu’il mène depuis toujours : encore plus de logiques libérales, de fichage, de flicage.

Restructuration du personnel, usines fermées, travaileurSEs au chômage technique ou licenciéEs… Pinault (7e fortune de France), qui engrange chaque année plus d’un milliard de bénefs, licencie 672 employéEs de La Redoute et ferme 81 boutiques en France. On prévoit 1400 suppressions de postes chez Arcelor- Mittal (sidérurgie), 150 à 200.000 dans l’industrie automobile européenne, 2600 à la SNCF, 30.000 non renouvellements de postes dans la fonction publique… Dans le même temps, l’Etat avance 1 milliard d’euros supplémentaires pour renforcer son arsenal policier. Voilà qui promet. Pour le patronat, c’est le moment de larguer du lest et de profiter de la couverture médiatique pour faire passer les plans sociaux qui traînaient dans les vieux cartons.

Une guerre idéologique…

Ce qui est pratique avec les “lois immuables du marché”, c’est qu’elles permettent de dissimuler la dimension politique des choses. Où sont les responsables ? Nulle part. Les cycles du marché sont à mettre sur le compte de la fatalité, paraît-il. Mais les magouilles des capitalistes débordent vraiment de trop. Alors en guise de contre-partie pour ceux qui pointeront bientôt au Service du Travail Obligatoire (avec l’arrivée du RSA et la fusion ANPE-ASSEDIC notamment), une vague promesse de “moralisation” du système (sic). Et pour le reste ? On continue comme avant : casse de l’école et des hôpitaux, et toujours plus de prisons en construction. Pour les âmes charitables qui croyaient encore au mythe de l’Etat social, voilà qui est gênant. Dans ces moments d’offensive capitaliste, l’Etat joue la pacification et le maintien d’un ordre social toujours plus inégalitaire.

Notre travail n’est pas à prendre !
Ces mêmes politiques de régression sont à l’oeuvre partout en Europe. A l’heure où nos centrales syndicales n’osent pas prononcer le mot de “grève générale” et où leur échéancier de mobilisation ressemble de plus en plus à une stratégie de contrôle de la révolte, ailleurs on s’organise hors des compromis de gestionnaires. En Italie et en Grèce, malgré le black out médiatique, étudiantEs et travailleurSEs battent le pavé conjointement et tentent l’auto-organisation à la base. N’en déplaise aux Chérèque, Thibault et autres, l’enjeu n’est alors pas d’”accompagner” la crise en négociant la prime de précarité à durée indéterminée. Ce qui nous est asséné comme une fatalité doit pouvoir être surmonté dans la lutte, en dehors des sentiers battus d’avance, en dénonçant l’exploitation salariale et l’autoritarisme d’Etat. Notre travail n’est plus à plus vendre, nos revendications ne sont plus négociables ! Nous voulons tout et tout de suite !

Une des solutions historiques du mouvement ouvrier, c’est l’expropriation patronale et le redémarrage de la production par les travailleurSEs eux-même et pour eux mêmes. Une telle solution a par exemple été mise en oeuvre par des milliers de travailleurSEs en Argentine lors de la crise de 2001. Les patronNEs s’étant enfuis avec la caisse, les ouvrierEs n’ont pas attendu un hypothétique (et illusoire) secours de l’Etat. Ils/elles ont redémarré l’activité, sous forme coopérative, en reprenant collectivement l’outil de travail et en répartissant équitablement les salaires.

Reconduisons la grève générale ! Par l’expropriation et la fédération des luttes, débordons l’Etat et les patronNEs, partageons les richesses à la base et détruisons le profit capitaliste !

GDALE – Groupe D’Anarchistes de Lille et Environs

1groupeanarlille no-log.org

page web du GDALE

PDF - 75.7 ko

cinelibre-270109-de29a