Archives de septembre, 2008


NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS

Racisme d’Etat débridé, répression de militant-e-s syndicaux, démantèlement des conquêtes sociales et crise du capitalisme international permettent aujourd’hui à l’extrême droite de se refaire une santé et de
travailler à sa réorganisation.

L’extrême droite régionale, nouant des contacts avec des organisations comme le Vlaams Belang, le mouvement Nation ou encore le Voorspost, s’appuie sur un contexte transfonstalier en crise (tensions entre les communautés flamande et wallone) pour favoriser des regroupements sur des bases culturelles, religieuses, communautaires mais aussi sociales.

Le FN Nord/Pas de calais a aussi effectué récemment un ‘ toilettage interne ‘ de manière à favoriser le courant de Marine Le Pen. En parallèle, certain-es exclu-es ou démissionnaires du FN se sont eux
rapproché des groupuscules identitaires et régionalistes à l’image de Luc Pécharman récent allié du Bloc identitaire aux dernières élections lommoises.

C’est ainsi que s’est ouverte à Lambersart la « Maison du peuple flamand ». Sous cet intitulé d’apparence anodine et sous couvert de folklore flamand, se dissimulent en réalité des organisations radicales d’extrême droite.
Cette maison, créée par les groupuscules « Jeunesses Identitaires » et « Terre Celtique », est un lieu de rassemblement de divers mouvements fascistes qui ne cachent en rien leurs affinités avec la mouvance
extrémiste européenne, et notamment néo-nazie.

« Terre Celtique » est une association fondée par un ancien mercenaire d’extrême droite, ex-membre de la sécurité du FN. Les « Jeunesses Identitaires », groupuscule d’extrême droite radicale, affichent
sans complexe leur idéologie xénophobe. Ils tentent, par exemple, d’organiser chaque hiver la distribution aux plus démuni-es de la « soupe au cochon», action interdite dans plusieurs villes pour discrimination
manifeste envers les personnes de confession juive ou musulmane.

C’est très prochainement dans le quartier de Fives-Lille que les groupes identitaires entendent déverser leurs idées nauséabondes. En s’installant dans un quartier populaire, c’est encore sous des apparences
socio-culturelles que la future maison du peuple flamand ouvrira ses portes aux habitants et habitantes afin d’attirer et d’embrigader les déçu-es de la politique institutionnelle.
Le fascisme se veut social afin de gagner les masses populaires. Il a su adopter certaines idées venant du socialisme comme du syndicalisme, pour attirer les classes défavorisées.

Aujourd’hui, c’est sous couvert de la défense des identités régionales qu’il répand son idéologie révisionniste, nationaliste, raciste, homophobe et clairement anti égalitaire.

NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS, IMPOSONS NOTRE UNITE ET NOTRE SOLIDARITE!

Laisserons-nous s’installer et prospérer près de chez nous un véritable
foyer d’extrême droite?

Nous appelons les habitants et habitantes du quartier à s’organiser afin de ne pas laisser la gangrène fasciste gagner du terrain, et à prendre toutes les mesures pour empêcher son développement.

MANIFESTATION le samedi 4 octobre 2008
RDV 14H30 métro Bois Blancs

Signataires : Csp59, chiche !, GDALE, Flamands roses, MRAP 59/62 et Lille, Ligue des droits de l’homme, union locale CNT, Union régionale SOLIDAIRES 59/62, Sud étudiant-es, Sud éducation, SCALP 59/62, Alternative libertaire, individu-e-s Antifasciste

La ville de Lille fait à nouveau expulser les Roms…

Publié: 24 septembre 2008 par luttennord dans Infos

C’est de la voix du nord, vous êtes prévenus !!!

 

|  EXPULSION |

Une cinquantaine de familles roms ont quitté leur terrain de Lille-Sud, hier matin, évacuées à la demande de la ville, propriétaire. La municipalité ne veut pas voir s’installer, avant l’hiver, « un nouvel îlot de précarité ».

 

PAR ARNAUD DUFRESNE

lille@lavoixdunord.fr Comment intégrer les Roms dans la métropole ? C’est la question qui agite, hier matin, les associations et même les policiers, réunis à l’angle des rues de Carvin et Marcel-Hénaux à Lille-Sud. Depuis 7 h 30, les forces de l’ordre font évacuer un vaste terrain bordant la voie ferrée. Autrefois propriété de RFF, il appartient désormais à la ville qui doit le céder au groupe Décathlon.

Depuis trois semaines, environ deux cent cinquante Roms y vivent dans leurs caravanes déglinguées. Ils viennent d’autres campements d’où ils avaient été expulsés, à Roubaix ou Hellemmes. Hier matin, comme à leur habitude, ils reprennent la route sans difficultés, mais très amers. « On nous traite comme des Irakiens (cherchant à passer en Angleterre), lance un homme. Mais moi je travaille, je fais de la ferraille. On demande juste un terrain, on a de quoi payer ! On doit bouger tous les quinze jours, on ne peut pas donner une éducation normale à nos enfants ! »

Une évacuation assumée

Une à une, les familles rejoignent le périphérique, entassées dans des véhicules qui, pour la plupart, ne passeraient pas le contrôle technique. Des enfants ont même été chargés dans l’une des caravanes. Le spectacle fait frémir Gérard Minet de la Ligue des droits de l’homme. « Il y a ici environ deux cents enfants dont cinquante-sept sont à l’école à Lille. On est venu la semaine dernière visiter ce camp, j’avais demandé à Martine Aubry de surseoir à l’évacuation et de mettre en place un groupe de travail pour régler la question. Il y a assez de terrains dans la métropole, on ne pourra pas faire disparaître les Roms comme ça. Et là on les remet juste sur l’autoroute. C’est un coup d’arrêt à la scolarisation de leurs enfants.  » Comment une ville peut-elle faire expulser des jeunes qu’elle accueille dans ses écoles ? Bernard Charles assume cette décision, au nom du risque sanitaire.

« On a l’expérience de la présence de Roms, rappelle le président du conseil de quartier de Lille-Sud, on ne veut pas retrouver les situations sanitaires affreuses des années précédentes. L’évacuation n’est pas une solution en soi, mais en les laissant s’installer sur un terrain, on développe une précarité qui croît de jour en jour. On se souvient du drame de la mort de Daniela, lors d’un incendie en décembre 2007 (le campement était installé rue du Faubourg-d’Arras). » L’élu en appelle à l’État : « Il doit fournir des propositions de relogement, permettant une intégration. Tout le monde y travaille mais, pour l’instant, on n’a pas de réponse . » •

Mardi 23 Septembre, retour du ciné libre au ccl : Soy CUBA

Publié: 22 septembre 2008 par luttennord dans Infos, Rendez vous


Extrème droite : Analyse des nouvelles stratégies

Publié: 16 septembre 2008 par luttennord dans Infos

Les nouveaux fascistes, tournant stratégique et inquiétant.

Voilà maintenant quelques années, qu’une partie de l’extrême droite rompt avec le visage raditionaliste religieux, royaliste de certains partis et mouvements.

 

C’est sous une nouvelle stratégie plus « gauchisante » que des groupuscules néo-fascistes essayent de se réapproprier l’héritage du monde ouvrier par le révisionnisme, n’hésitant pas à se réclamer «vrais socialistes » à travers des idéologies identitaires comme le nationalisme révolutionnaire, le socialisme national, ou encore en Europe de l’est et du centre une variante s’appelant «national-bolchevisme» (mêlant nazisme et stalinisme).

Voici une analyse pour comprendre pourquoi ces nouveaux courants fascistes apparaissent, et surtout comment les reconnaître, car ces groupes s’implantent très rapidement, ils ciblent une jeunesse influençable par manque de repères politiques, historiques et économiques en les appâtant dans un mélange subtil d’idées, de pratiques, mêlant socialisme, nationalisme et racisme, reprenant même la symbolique et les drapeaux de groupes de la gauche révolutionnaire et libertaire, afin de semer le trouble dans l’opinion.

LE FASCISME (petit rappel).

Le fascisme, venant de «fascio» (faisceaux), est un mouvement politique d’origine italienne, apparu en 1919 et fondé par Benito Mussolini. Mouvement à but totalitaire, à vocation anti-démocratique et anti-marxiste, le fascisme apparaît comme étant une idéologie de revanche contre les idées libérales des Lumières, promouvant un Etat autoritaire et sécuritaire, l’exaltation du sentiment nationaliste doublé d’une politique réactionnaire et contrôlée par des groupes de pression : les «squadristi» (équipe d’action) ayant pour but de « punir les rouges » (socialistes, communistes, syndicalistes, anarchistes).

Néanmoins, un aspect social est évoqué, en tout cas dans son programme, afin de gagner les masses populaires qui penchent plutôt du côté du socialisme et des idées progressistes.

Le programme des « faisceaux de combat » de 1919 révèle effectivement un aspect socialisant et révolutionnaire comme par exemple le « vote des femmes, la séparation de l’Eglise et de l’Etat ainsi que la saisie de tous les biens religieux, salaire minimum, journée de 8h, désarmement général, gestion des industries publiques par les organisations prolétariennes (syndicats)…Il est d’ailleurs important de dire que Benito Mussolini (ancien militant du parti socialiste italien) s’inspire de l’idéologie du syndicalisme révolutionnaire (CGT en France au début du XX°siècle) pour faire celle du fascisme afin d’appâter le prolétariat à sa cause.

Le vrai visage du fascisme ne se fait pas attendre, la défaite aux élections de 1919 amène les groupements les plus à gauche à se retirer des «fascios». Avec l’évolution du mouvement, nombre des idées du programme sont rejetées, notamment les plus sociales.

Les fascistes, après avoir monopolisés petit à petit le pouvoir, instaurent une dictature étatique nationaliste « Tout dans l’Etat, rien hors de l’Etat et rien contre l’Etat », les partisans de gauche, les syndicalistes, les libertaires, sont les premières cibles, traqués, emprisonnés ou assassinés.

En Europe ce modèle apparaît en Espagne avec le franquisme et en Allemagne avec le nazisme, adoptant quelques évolutions comme l’état ultra-religieux franquiste ou encore la politique raciale et d’anéantissement éthnique chez les nazis.

LE DANGER DU FASCISME

Outre le fait que le fascisme soit une idéologie basée sur l’ordre, maintenue par la loi du plus fort (« revanche de l’instinct »), l’autoritarisme, le nationalisme exacerbé, (et à notre ère racisme, xénophobie…) le fascisme se veut social afin de gagner les masses populaires.

Il a su donc adopter des idées venant du socialisme, du syndicalisme, pour apporter un côté attirant aux classes défavorisées, ce qui en fait un redoutable danger car il est prêt à adopter des idées contraires (qu’il combat et qu’il détruit) afin de prendre le pouvoir avec le plus de légitimité possible, c’est-à-dire l’appui du peuple, en trouvant un bouc émissaire facile à attaquer,comme par exemple l’immigration. Notons que les fascismes prennent toujours une proie facile à avoir, pour faire oublier au peuple sa situation misérable, ou tout simplement faisant croire que sa misère vient de ce bouc émissaire.

Il est intéressant de voir ce que cette accumulation d’idées opposées amène aujourd’hui, l’adaptation d’organisations fascisantes dans notre société contemporaine, répondant aux besoins d’une nouvelle génération influençable, déçue.

ENTRE SEDUCTION ET MANIPULATION

Nous pouvons constater l’émergence et la multiplication de ces organisations profondément racistes, antisémites, homophobes, anti-marxistes qui toute fois jouent sur un programme revendiqué ouvertement « socialiste » de tendance « préférence nationale et européenne ».

Les exemples de cette fusion d’idées contraires grouillent, et en tant que militants antiracistes, antifascistes antisexistes et anticapitalistes il est de notre devoir d’alerter la population contre ces groupes dangereux et fanatiques.

Arrêtons-nous quelques instants sur ces organisations, les plus grosses et les plus populaires de ce milieu (ce qui ne représente encore pas grand-chose).

La Droite Socialiste, «Mouvement nationaliste et social» ouvertement antisémite radical, dénonçant la «Mafia Juive», théorise sur le «danger du métissage et de la diversité ethnique», n’hésitant pas à reprendre pour propagande le slogan de la CNT (syndicat révolutionnaire et libertaire) «Le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève» et remplacer le terme fascisme par sionisme tout en gardant un fond rouge et noir. Contact du NPD (parti néo-nazi allemand) qui prévoit un socialisme national pour ne pas dire national-socialisme, la Droite Socialiste n’a encore que peu de sections dans la France et très peu de militants.

Un exemple d’autocollant qui reprend un slogan de la CNT…

La Gauche Nationale, « Jeune mouvement socialiste français » se base sur les théories d’un socialisme patriotique qui serai issu de la Commune de Paris en 1871, nationaliste et communautaire blanc elle entend défendre la révolution sociale et nationale, un «nationalisme prolétarien». Elle veut structurer l’union des français par un Etat syndical : « Pour nous qui sommes les vrais Socialistes, la Nation est avant tout une unité économique, sociale et politique. C’est pourquoi le Syndicalisme ne doit pas influencer l’État. Il ne doit pas être la remorque de l’Etat, IL DOIT ETRE L’ETAT . » Cette théorie de la Gauche Nationale rejoint le fascisme où celui-ci s’inspire du syndicalisme révolutionnaire. Très proche également du NPD, son sigle directement copié sur ce dernier, on remarque que sur le site internet, les humains apparaissants sur les images de fond sont tous blonds aux yeux bleus… coïncidence ?

Le mouvement NATION, regroupe, ou plutôt coordonne novopress (site d’info nationaliste), Jeune Nation, Renaissance Sociale et un collectif « tout sur les mensonges des antifascistes ». Jeune Nation se situe et lutte notamment en Belgique. Pour la « résistance nationale » ce groupe jeune est sûrement le plus significatif pour ce qui est de la copie, manipulation des masses à l’égard des symboles venant de la gauche révolutionnaire, libertaire et antifasciste : drapeaux rouges et noirs, reprise des logos de l’antifascist action à la sauce identitaire et nationaliste pro blanc, slogans et propagande anticapitaliste, anti-impérialiste, au cri de «Socialisme !», « Europe,
Jeunesse, Révolution !» ils défilent aux côtés des néo-nazis allemands et d’Europe centrale.

Les Jeunesses Identitaires, branche jeunesse du Bloc Identitaire malgré une certaine «indépendance», est le groupuscule français le plus connu dans le milieu nationaliste révolutionnaire. Création en 2002 suite à la dissolution d’Unité Radicale (en raison d’une tentative d’assassinat de Jacques Chirac en public), ils sont présents dans près de 15 villes et départements, élaborent des sections basées sur la reconquête des quartiers face à la «racaille», s’entraînent dans des camps d’été au combat et à l’endurance de situations difficiles. Très suivi par la jeunesse pour un côté radical, nostalgique et de leur bon appât : «stop le racisme anti-blanc», les Jeunesses Identitaires «proposent à tous les jeunes Européens une organisation de combat moderne, adaptée aux défis que le 21ème siècle impose à ceux de notre sang.».

Apparemment les hommes qui peuplent la Terre n’auraient pas le même sang, la même vocation à coexister suivant leur civilisation…

Voici le constat de la situation actuelle. Bien évidement ces groupuscules sont encore très minoritaires, et nous veillons à ce qu’ils le restent, mais n’oublions pas l’ascension du parti d’Hitler, et de tous les fascismes tout aussi groupusculaires, ignorés, avant d’être au pouvoir et d’avoir pignon sur rue. Adoptants une stratégie plus sociale, voulant reprendre l’héritage du monde ouvrier en transformant l’analyse historique de la lutte des classes par la lutte des races, pratiquants le révisionnisme à outrance, nous sommes contraints d’apporter la réponse suivante
de déjà vu dans l’histoire sombre du XX° siècle, devant tant d’influence en peu de temps de la part de ces organisations. Le fascisme se nourrit de la misère et de l’inégalité sociale (crise de
1929, chomâge, avènement d’Hitler en 1933), c’est pourquoi notre combat anticapitaliste d’aujourd’hui est complémentaire du combat antifasciste



texte tiré du blog du scalp87

 

http://scalp87.over-blog.com/


Mardi 16 septembre 2008 à 18h30

Maison de Quartier de Wazemmes

36 rue d’Eylau

59000 Lille


Le 6 septembre, les néo-nazis de Blood and Honour ont une fois de plus pu organiser un rassemblement international en Belgique, alors même que l’Anti-Fascistisch Front (AFF) avait annoncé bien à temps sa probable tenue.


Le 6 septembre, les néo-nazis de Blood and Honour ont une fois de plus pu organiser un rassemblement international en Belgique, alors même que l’Anti-Fascistisch Front (AFF) avait annoncé bien à temps sa probable tenue.

Ce rassemblement, « Ian Stuart Donaldson Memorial », tenu en mémoire du fondateur de leur organisation décédé en 1993, a été mis sur pied par la branche « Combat 18 » du groupe Blood and Honour Allemagne.

Quelque 600 sympathisants de Blood and Honour (800 d’après « De Morgen »), venus de toute l’Europe, ont pris part au concert organisé samedi 6 septembre à Zandvliet. La salle de réunion aurait, d’après ses propriétaires, été réservée par un fermier néerlandais.

Les néo-nazis se sont donné rendez-vous à Bergen-op-Zoom. C’est là que l’adresse du concert a été dévoilée. Ils se sont alors dirigés vers Zandvliet. Cette technique du rendez-vous en deux temps est régulièrement employée par Blood and Honour afin de garder secret le lieu de leur meeting et ainsi empêcher (ou du moins retarder) son interdiction ou toute contre-manifestation.

Les années précédentes, Blood and Honour a rencontré toujours plus de difficultés à organiser ses activités en Allemagne. Quelque 20 concerts auraient ainsi été interdits par la police, l’an passé. Raison pour laquelle ces fachos cherchent refuge ailleurs, en l’occurence en Belgique. Les deux précédentes éditions du « mémorial » ont d’ailleurs eu lieu en Belgique, à Weelde en octobre 2006 et à Kinrooi en septembre 2007.

Dans un mois, les néo-nazis devraient à nouveau se rassembler en Belgique : le 18 octobre, la section flamande de Blood and Honour devrait organiser une commémoration en l’honneur de Ian Stuart Donaldson…

SOYONS VIGILANT

Criminalisation de l’Antifascisme, communiqué du Scalp Paris

Publié: 8 septembre 2008 par luttennord dans Infos

CONTRE LA CRIMINALISATION DE L’ANTIFASCISME

La solidarité est notre arme !

L’antifascisme radical est aujourd’hui dans la ligne de mire de la police : en deux jours, à Paris et en banlieue parisienne, on compte trois cas de mise en garde à vue pour des durées allant de 24 à 36 heures, et deux perquisitions de domiciles avec de forts déploiements policiers.

Le prétexte de cette vague de répression est déjà ancien : ces trois personnes sont soupçonnées d’avoir participé à des actions antifascistes au cours du mois de mai dernier, ayant permis d’empêcher coup sur coup une manifestation où se retrouve la fine fleur des fascistes français et un meeting du groupuscule néofasciste des Identitaires.

Face à ces deux succès consécutifs où l’antifascisme radical parisien a prouvé qu’il était encore capable d’engager et de gagner un rapport de force non seulement avec les fascistes, mais aussi avec l’Etat, celui-ci a donc décidé de réagir – comme il le fait toujours, par l’intimidation et la répression.

Les faits incriminés ne peuvent en rien expliquer ce déploiement de force policier.

Ils sont mineurs (diffusion de tracts, graffitis…), sans commune mesure avec la mise en l’œuvre de lourds moyens policiers (mobilisation de nombreux fonctionnaires, ainsi que de technologies de repérage des téléphones portables et d’Internet).

L’essentiel est ailleurs, comme dans la répression qui s’est abattue sur certains individus mobilisés aux côtés des sans-papiers : recueillir de l’information sur les milieux politisés, donc dangereux du point de vue policier, et intimider les individus engagés pour un changement social radical.

Cette vague de répression s’inscrit dans une politique globale, à l’œuvre dans tous les pays de l’Union européenne, aux Etats-Unis ou en Russie. Une politique de longue haleine à laquelle la droite comme la gauche françaises ont contribué ; une politique sécuritaire, où la moindre différence, sexuelle, culturelle, sociale ou politique, peut devenir a priori suspecte. Les lois sécuritaires qui donnent toujours plus de pouvoir aux forces de répression, l’assimilation absurde de toute lutte sociale à un terrorisme fantasmé qui sert de prétexte au renforcement d’un véritable terrorisme d’Etat, mais aussi les différentes mesures qui accroissent le pouvoir du patronat au détriment de travailleurs précarisés, toutes ces mesures ont le même but : insécuriser

la population pour mieux sécuriser l’ordre social capitaliste et étatique. Cet événement nous rappelle que l’antifascisme est une lutte qui se mène sur deux fronts : contre les mouvements d’extrême droite et néofascistes,mais aussi contre l’Etat qui, même s’il n’est pas fasciste, ne s’est jamais privé d’instrumentaliser le fascisme ou d’emprunter ses techniques pour assurer la stabilité de l’ordre social.

Il nous rappelle que l’Etat de droit est, aujourd’hui comme toujours,subordonné à la raison d’Etat, que les promesses du libéralisme valent moins que les intérêts du capitalisme ou la stabilité de l’ordre social et étatique, que la police l’emporte encore et toujours sur la justice.

Face à ces menées répressives, nous appelons à la vigilance et à la solidarité de toutes les organisations et de tous les individus engagés dans la lutte antifasciste radicale, dans le combat pour l’autonomie et pour une alternative sociale radicale, égalitaire et libertaire.

Pas de justice, pas de paix !


Ni prison, ni répression n’arrêteront nos rébellions !

Autonomie pour toutes et tous !


									

Ils sont a Vichy, Soyons pirates !!!

Publié: 8 septembre 2008 par luttennord dans Infos

appel contre sommet de la honte nationale a vichy

Les 3 et 4 Novembre prochain, le chef du sinistre Ministère de l’immigration et de l’Identité Nationale organise à Vichy, une rencontre au sommet de tous les ministres de l’Intérieur et de la Justice de l’Union européenne.

ILS SONT À VICHY, SOYONS PIRATES !

Les 3 et 4 Novembre prochain, le chef du sinistre Ministère de l’immigration et de l’Identité Nationale organise à Vichy, une rencontre au sommet de tous les ministres de l’Intérieur et de la Justice de l’Union européenne.

Dans cette tâche laborieuse des quotas à mettre en place, des forteresses à ériger, des avions et des bateaux à affréter , des polices à mobiliser pour les expulsions de -papiers, Hortefeux et les 26 sinistres européens seront accompagnés de 200 personnes (députés, sénateurs, représentants du comité économique et social européen, représentants des régions…)… Des "propres sur eux" de droite comme de gauche.

Depuis l’avènement de Nicolas Sarkozy, toute allusion, tout rapprochement entre son gouvernement et celui de l’An 1940 du Maréchal Pétain est répréhensible. Celles et ceux qui osent rapprocher les deux époques sont susceptibles d’être conspués, poursuivis par la Police, condamnés par la Justice…

En convoquant ce sommet à Vichy, ville symbole du gouvernement pétainiste et de cette sombre époque de chasse à l’intru, c’est Hortefeux lui-même qui provoque les rapprochements. Tout comme Sarkozy, qui jaquetait pendant sa campagne que « le travail rend libre ». C’est cettephrase qui était au fronton du camp nazi d’Auschwitz, en Pologne . Ce n’est pas nous non plus qui avons repris le principe de la « rétention de sûreté » chère à Rachida Dati en 2007, promulguée par ailleurs par Adolf Hitler en novembre1933. Nous vivons une période nauséabonde où la politique xénophobe des États européens rappelle celle où le racisme était clairement revendiqué, alors… rassurons-les quand même. S’ils ne s’étaient pas réunis à Vichy pour ce sommet, ont les auraient allumé aussi. Mais devant cette provocation vichyste, notre mot d’ordre est « à l’abordage ».

VICHY, TRAVAIL-FAMILLE-PATRIE

Hortefeux va ainsi consolider le symbole que représente cette ville par rapport à la politique de collaboration avec le régime nazi et de la criminalité étatique des politiques anti-étrangers. Cette dénomination du « Ministère de l’immigration et de l’Identité Nationale » aurait sûrement satisfait le gouvernement Pétain, installé dans l’hôtel du Parc. C’est dans cette ville que fut décidée et mise en œuvre la politique de collaboration avec le régime nazi. Elle s’est traduite, entre autres, par l’internement en France puis la déportation dans les camps de concentration milliers de personnes sous prétexte qu’elles étaient juives, espagnoles ou italiennes antifascistes,homosexuelles, tziganes, handicapées, communistes, anarchistes, résistantes… C’est de cette ville que, comme les autres fonctionnaires,Papon recevait les ordres pour organiser les déportations de personnes à Bordeaux.

C’est de cette ville que fut dirigée la Milice française. Comment alors ne pas faire le lien entre la politique de Vichy et celle du gouvernement de Sarkozy, du moins concernant le traitement des immigrants ?

VICHY, MINISTÈRE EUROPEEN DES EXPULSIONS

Comment accepter de laisser pavoiser tranquillement les 27 patrons de la chasse à l’immigré ? Le ministre italien organise le fichage des Roms, puis après quoi ? Le ministre français organise les rafles d’étrangers, puis après quoi ? On sait toujours où commence un outil de répression, on ne sait jamais où et quand il se termine. Pour exemple, le camp de Rivesaltes, fermé depuis2007. Cet ancien camp militaire a été transformé en camp ’’d’accueil’’ pour les réfugiés espagnols. Ensuite, le gouvernement de Vichy y enferma des Juifs… en attendant leur déportation. Puis arrivèrent les prisonniers de guerre allemands et italiens. Pendant la guerre d’Algérie, des Algériens y furent également internés. De 1962 à 1977 des Harkis y furent ’’accueillis’’ etc. De 1986 à 2007, ce camp a été transformé en Camp de Rétention Administrative (CRA). Pendant ces années, de nombreux sans papiers y ont été retenus en attendant leur expulsion. Fin 2007 alors que les camps de "rétention" se multiplient, le centre a été déménagé car un Musée-Mémorial de "repentance"est en cours de construction sur le site. Les sans papiers enfermés y seront-ils oubliés ?

Nous avons déjà assez supporté la vindicte policière, le racisme latent des gouvernants et leur cynisme, les conditions inhumaines de rétention, la double peine… Il faut dire non et nous mobiliser contre cette conception du monde qui conduit à faire mourir des milliers de gens lorsqu’ils tentent de rentrer dans l’espace Schengen et à en traquer les rescapés. Il faut briser la machine à expulser !

VICHY YA BASTA !

On ne pourra jamais empêcher des hommes et des femmes de vouloir émigrer et peu importe les raisons qui les poussent : misère, guerre, famine, épidémie, catastrophe naturelle, amour… Cessons cette démagogie qui consiste à dire qu’on va fermer les frontières : cela conduit à une chasse inhumaine, et c’est impossible ! De plus la clandestinité profite aux patrons.

Des travailleurs sans papiers ont entamé un mouvement de grève avec occupation des lieux de travail afin d’être régularisés. Cette lutte rend visible le fait que les sans papiers ne sont pas essentiellement des gens qui se cachent par peur du gendarme, mais des êtres humains essayant de vivre dans les conditions imposées par l’exploitation capitaliste. Cette survie est d’autant plus dure que leur statut administratif ne leur donne aucun droit, si ce n’est celui de payer des impôts, des charges sociales (sécurité sociale…), avec en bonus la peur de croiser les flics à chaque coin de rue.

Les sans papiers sont instrumentalisés pour renforcer la précarité et donc de faire pression sur le marché du travail en faveur des capitalistes. En outre la chasse aux sans papiers permet de mettre en place un arsenal législatif de plus en plus répressif. Cela légitime le renforcement du contrôle de la population (fichage…). Ainsi, lutter contre l’exclusion sociale, précarité, la restriction de la liberté individuelle suppose de se mobiliser pour la régularisation globale de tous les sans papiers.

Depuis près de 5 ans, le Réseau d’Education Sans Frontière , récemment accusé, comme d’autres, par le gouvernement d’être dangereux pour l’ordre public, montré que les sans papiers peuvent être aussi des parents d’élèves, des élèves ou des étudiants. Ce réseau se mobilise pour que des enfants et jeunes majeurs puissent poursuivre leur scolarité sans qu’ils vivent dans la crainte de l’expulsion de leurs parents et donc d’eux mêmes. Il en va de même pour les étudiants recevant des Obligations à Quitter le Territoire Français. De même, des collectifs tentent de lier la lutte des sans papiers avec celle pour l’obtention de logements aussi bien pour des personnes en situation régulière (de nationalité française ou étrangère) qu’irrégulière (sans papiers). Les sans papiers ne sont ni des quotas, ni des hordes fantomatiques de parasites, ni des criminels en papiers, ce que veulent nous faire admettre les États-puissances capitalistes.

Ce sont des hommes, des femmes, des enfants essayant de vivre au sein de la société européenne. Comme n’importe qu’elle , ayant des papiers ou pas, les sans papiers des êtres humains à part entière, devant assurer leur (sur)vie. La prise en compte de cette é des personnes montre queles problèmes que rencontrent les és, notamment les sans papiers, ceux que connaissent les personnes de nationalité française européenne. La lutte antiraciste, comme la lutte sociale,inévitablement par cette prise de conscience se traduisant concrètement par la convergence des luttes.

Dès aujourd’hui, il faut se mobiliser devant les ministères, les préfectures, les camps de rétention, les ports & aéroports, les commissariats, les administrations… Pour dire non à la xénophobie de l’État ! Pour la fermeture et la destruction des camps de rétention la liberté d’installation et de circulation Pour l’ouverture des frontières ! Pour des papiers pour tous et toutes !

Nous appelons à propager la protestation contre la tenue de ce sommet et la politique qui l’inspire.

Nous appelons donc à faire circuler et diffuser ce texte et à le signer.

Nous appelons les personnes et les organisations locales, nationales voire européennes à s’unir pour faire campagne conjointe.

Nous appelons à des actions de protestations. Nous appelons notamment à rendre visible le rapprochement malheureusement facile entre Vichy et la politique anti-migrants actuelle.

Nous appelons aussi à perturber et bloquer de partout les préfectures et autres organes de gestion des étrangers les 3 et 4 novembre prochains.

Collectif de Soutien aux Demandeurs d’Asile et aux Sans Papiers

csdasp37 Zfo no-log.org

Brique après Brique…Neuvième exemplaire du vilain canard

Publié: 7 septembre 2008 par luttennord dans Infos

Pour ce numéro de rentrée, cap sur l’idéologie de la propreté.

À Lille "ville de la propreté", on nettoie, on lave on désinfecte. La Brique questionne les tags et les graffitti qui ornent les murs de la ville. Des vélos qu’on embarque à cause de leur manque d’esthétique aux SDF qu’on empêche de trop squatter en centre-ville, c’est toute une machine de guerre que la mairie met en place pour rendre la ville plus acceptable aux investisseurs, promoteurs et autres profiteurs…. Pendant ce temps-là, le FN lillois se paye un nouveau local Boulevard JB Lebas alors que les identitaires flamands font les malins dans la Voix du Nord.

Quand les mass médias font tout un raffut sur la polémique Siné ou son nouvel opus SinéHebdo, les médias libres et alternatifs continuent avec acharnement leur action d’information et de contre-information, sans pub et sans pitié, que cela soit dit ! Et notre avantage, c’est notre accessibilité, alors si vous voulez nous rencontrer, nous féliciter ou nous chier dans les bottes, z’avez qu’à nous chercher dans la braderie de Lille où nous ferons nos habituelles ventes à la criée (ou à notre stand à la scène du Chaman, le long de la deûle). Et si vous avez envie de donner un p’tit coup de main ou de voix, hein, n’hésitez pas.

Sur ce, on vous souhaite une bonne rentrée de luttes, dans les prisons ou les centres de rétention, dans les écoles ou les entreprises, à l’ANPE ou aux Assedics.

À bientôt chez vous… ou dans la rue !

Dans ce biau numéro de rentrée vous trouverez aussi :

- Une lettre d’Isa enfermée à Sequedin récemment,
- Un retour sur la corruption de nos cher élu.es ces dernières années, avec notamment la récente mise en examen du jeune retraité Mauroy,
- Les vrais chiffres du chômage dans la région,
- Des courriers de lecteurs et lectrices,
- Des nouvelles du Zem théâtre, de l’Univers et de l’Hybride,
- Et des bédé, des brèves méchantes, des astuces et bon plans, des arnaques à éviter, une poésie, les dernières bavures policières, tout plein de dessins d’artistes méga connus… et le bulletin d’abonnement !


La CGT de Goodyear à Amiens Nord (Somme) a appelé lundi à manifester le 16 septembre contre un plan de réduction de la production de l’usine et la suppression de 402 emplois
.
Le rassemblement interprofessionnel est convoqué pour 11H00 à l’initiative des sections locale et départementale de la CGT et de la Fédération nationale des industries chimiques CGT (FNIC-CGT), a indiqué à l’AFP Mickaël Wamen, Secrétaire CGT Goodyear, délégué CGT de l’usine.

"C’est une action parmi d’autres pour dire stop au démantèlement de nos entreprises et de nos emplois. Nous avons repris (le travail) aujourd’hui (lundi), l’ambiance est moyenne, les gens sont partis en vacances pas motivés, ils reviennent pas motivés", a assuré le Secrétaire CGT Goodyear.

Goodyear Dunlop a confirmé le 15 juillet un plan de réduction de la production d’Amiens Nord après la décision de la CGT, majoritaire, de dénoncer un accord sur une réorganisation du travail en quatre équipes au lieu de cinq.

Le plan prévoit la suppression de 402 emplois sur 1.400, l’abandon d’un projet de regroupement des usines Goodyear d’Amiens Nord et Dunlop d’Amiens Sud – dont salariés et syndicats ont accepté quant à eux la réorganisation -, le gel d’investissements de 52 millions d’euros sur les deux sites et la réduction de 38% de la production de pneus tourisme à Amiens Nord.

Une liste provisoire de salariés concernés par les suppressions d’emplois sera arrêtée fin septembre et les premiers courriers de licenciement arriveront fin octobre-début novembre, a précisé la direction lundi.

Rsa : Communiqué du Syndicat SOLIDAIRES

Publié: 2 septembre 2008 par luttennord dans Infos

UNION SYNDICALE SOLIDAIRES

Communiqué

Le gouvernement a confirmé le fait de vouloir financer le Revenu de solidarité active (RSA) par un prélèvement de 1,1 % sur les revenus du capital. Le pire semble ainsi évité, puisque, à l’origine, le RSA devait être financé par une baisse de la prime pour l’emploi, les pauvres finançant ainsi les plus pauvres. Deux problèmes subsistent néanmoins. L’un concerne le financement lui-même, l’autre la nature même du RSA.

Concernant le financement, le prélèvement envisagé va toucher de la même manière les gros épargnants et les petits. En effet, contrairement à l’impôt sur le revenu qui est un impôt progressif qui pèse sur les plus riches, ce prélèvement est strictement proportionnel.

En pratique donc, l’essentiel de l’effort sera supporté par les « classes moyennes » et touchera peu les grosses fortunes. Il s’agit là d’un choix politique qui vise à les exonérer.

Si le gouvernement voulait vraiment taxer le capital, il aurait pu s’en prendre, par exemple, aux stock-options, dont la Cour des comptes a récemment rappelé que le fait qu’elles ne soient pas soumises à cotisations sociales induisait un manque à gagner de trois milliards d’euros.

Mais c’est l’objectif même du RSA qu’il faut interroger. S’il sera évidemment le bienvenu pour les personnes concernées, force est de constater qu’il entérine un modèle salarial bien particulier, celui de l’emploi à temps partiel, très faiblement payé. Dans ce modèle, le SMIC tend à devenir, non plus le salaire minimum, mais maximum ! Le choix du RSA, c’est le choix d’une société où se développe le travail précaire et dans laquelle le nombre de travailleurs pauvres augmente.

Pour l’Union syndicale Solidaires, c’est cette logique qu’il faut remettre en cause pour refaire du contrat à durée indéterminée à temps plein la norme de l’emploi. Ce n’est pas le choix du gouvernement qui s’acharne à détricoter le droit du travail pour favoriser la flexibilité et la précarité du travail.

Le 28 août 2008