Archives de septembre, 2008


NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS

Racisme d’Etat débridé, répression de militant-e-s syndicaux, démantèlement des conquêtes sociales et crise du capitalisme international permettent aujourd’hui à l’extrême droite de se refaire une santé et de
travailler à sa réorganisation.

L’extrême droite régionale, nouant des contacts avec des organisations comme le Vlaams Belang, le mouvement Nation ou encore le Voorspost, s’appuie sur un contexte transfonstalier en crise (tensions entre les communautés flamande et wallone) pour favoriser des regroupements sur des bases culturelles, religieuses, communautaires mais aussi sociales.

Le FN Nord/Pas de calais a aussi effectué récemment un ‘ toilettage interne ‘ de manière à favoriser le courant de Marine Le Pen. En parallèle, certain-es exclu-es ou démissionnaires du FN se sont eux
rapproché des groupuscules identitaires et régionalistes à l’image de Luc Pécharman récent allié du Bloc identitaire aux dernières élections lommoises.

C’est ainsi que s’est ouverte à Lambersart la « Maison du peuple flamand ». Sous cet intitulé d’apparence anodine et sous couvert de folklore flamand, se dissimulent en réalité des organisations radicales d’extrême droite.
Cette maison, créée par les groupuscules « Jeunesses Identitaires » et « Terre Celtique », est un lieu de rassemblement de divers mouvements fascistes qui ne cachent en rien leurs affinités avec la mouvance
extrémiste européenne, et notamment néo-nazie.

« Terre Celtique » est une association fondée par un ancien mercenaire d’extrême droite, ex-membre de la sécurité du FN. Les « Jeunesses Identitaires », groupuscule d’extrême droite radicale, affichent
sans complexe leur idéologie xénophobe. Ils tentent, par exemple, d’organiser chaque hiver la distribution aux plus démuni-es de la « soupe au cochon», action interdite dans plusieurs villes pour discrimination
manifeste envers les personnes de confession juive ou musulmane.

C’est très prochainement dans le quartier de Fives-Lille que les groupes identitaires entendent déverser leurs idées nauséabondes. En s’installant dans un quartier populaire, c’est encore sous des apparences
socio-culturelles que la future maison du peuple flamand ouvrira ses portes aux habitants et habitantes afin d’attirer et d’embrigader les déçu-es de la politique institutionnelle.
Le fascisme se veut social afin de gagner les masses populaires. Il a su adopter certaines idées venant du socialisme comme du syndicalisme, pour attirer les classes défavorisées.

Aujourd’hui, c’est sous couvert de la défense des identités régionales qu’il répand son idéologie révisionniste, nationaliste, raciste, homophobe et clairement anti égalitaire.

NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS, IMPOSONS NOTRE UNITE ET NOTRE SOLIDARITE!

Laisserons-nous s’installer et prospérer près de chez nous un véritable
foyer d’extrême droite?

Nous appelons les habitants et habitantes du quartier à s’organiser afin de ne pas laisser la gangrène fasciste gagner du terrain, et à prendre toutes les mesures pour empêcher son développement.

MANIFESTATION le samedi 4 octobre 2008
RDV 14H30 métro Bois Blancs

Signataires : Csp59, chiche !, GDALE, Flamands roses, MRAP 59/62 et Lille, Ligue des droits de l’homme, union locale CNT, Union régionale SOLIDAIRES 59/62, Sud étudiant-es, Sud éducation, SCALP 59/62, Alternative libertaire, individu-e-s Antifasciste

La ville de Lille fait à nouveau expulser les Roms…

Publié: 24 septembre 2008 par luttennord dans Infos

C’est de la voix du nord, vous êtes prévenus !!!

 

|  EXPULSION |

Une cinquantaine de familles roms ont quitté leur terrain de Lille-Sud, hier matin, évacuées à la demande de la ville, propriétaire. La municipalité ne veut pas voir s’installer, avant l’hiver, « un nouvel îlot de précarité ».

 

PAR ARNAUD DUFRESNE

lille@lavoixdunord.fr Comment intégrer les Roms dans la métropole ? C’est la question qui agite, hier matin, les associations et même les policiers, réunis à l’angle des rues de Carvin et Marcel-Hénaux à Lille-Sud. Depuis 7 h 30, les forces de l’ordre font évacuer un vaste terrain bordant la voie ferrée. Autrefois propriété de RFF, il appartient désormais à la ville qui doit le céder au groupe Décathlon.

Depuis trois semaines, environ deux cent cinquante Roms y vivent dans leurs caravanes déglinguées. Ils viennent d’autres campements d’où ils avaient été expulsés, à Roubaix ou Hellemmes. Hier matin, comme à leur habitude, ils reprennent la route sans difficultés, mais très amers. « On nous traite comme des Irakiens (cherchant à passer en Angleterre), lance un homme. Mais moi je travaille, je fais de la ferraille. On demande juste un terrain, on a de quoi payer ! On doit bouger tous les quinze jours, on ne peut pas donner une éducation normale à nos enfants ! »

Une évacuation assumée

Une à une, les familles rejoignent le périphérique, entassées dans des véhicules qui, pour la plupart, ne passeraient pas le contrôle technique. Des enfants ont même été chargés dans l’une des caravanes. Le spectacle fait frémir Gérard Minet de la Ligue des droits de l’homme. « Il y a ici environ deux cents enfants dont cinquante-sept sont à l’école à Lille. On est venu la semaine dernière visiter ce camp, j’avais demandé à Martine Aubry de surseoir à l’évacuation et de mettre en place un groupe de travail pour régler la question. Il y a assez de terrains dans la métropole, on ne pourra pas faire disparaître les Roms comme ça. Et là on les remet juste sur l’autoroute. C’est un coup d’arrêt à la scolarisation de leurs enfants.  » Comment une ville peut-elle faire expulser des jeunes qu’elle accueille dans ses écoles ? Bernard Charles assume cette décision, au nom du risque sanitaire.

« On a l’expérience de la présence de Roms, rappelle le président du conseil de quartier de Lille-Sud, on ne veut pas retrouver les situations sanitaires affreuses des années précédentes. L’évacuation n’est pas une solution en soi, mais en les laissant s’installer sur un terrain, on développe une précarité qui croît de jour en jour. On se souvient du drame de la mort de Daniela, lors d’un incendie en décembre 2007 (le campement était installé rue du Faubourg-d’Arras). » L’élu en appelle à l’État : « Il doit fournir des propositions de relogement, permettant une intégration. Tout le monde y travaille mais, pour l’instant, on n’a pas de réponse . » •

Mardi 23 Septembre, retour du ciné libre au ccl : Soy CUBA

Publié: 22 septembre 2008 par luttennord dans Infos, Rendez vous


Extrème droite : Analyse des nouvelles stratégies

Publié: 16 septembre 2008 par luttennord dans Infos

Les nouveaux fascistes, tournant stratégique et inquiétant.

Voilà maintenant quelques années, qu’une partie de l’extrême droite rompt avec le visage raditionaliste religieux, royaliste de certains partis et mouvements.

 

C’est sous une nouvelle stratégie plus « gauchisante » que des groupuscules néo-fascistes essayent de se réapproprier l’héritage du monde ouvrier par le révisionnisme, n’hésitant pas à se réclamer «vrais socialistes » à travers des idéologies identitaires comme le nationalisme révolutionnaire, le socialisme national, ou encore en Europe de l’est et du centre une variante s’appelant «national-bolchevisme» (mêlant nazisme et stalinisme).

Voici une analyse pour comprendre pourquoi ces nouveaux courants fascistes apparaissent, et surtout comment les reconnaître, car ces groupes s’implantent très rapidement, ils ciblent une jeunesse influençable par manque de repères politiques, historiques et économiques en les appâtant dans un mélange subtil d’idées, de pratiques, mêlant socialisme, nationalisme et racisme, reprenant même la symbolique et les drapeaux de groupes de la gauche révolutionnaire et libertaire, afin de semer le trouble dans l’opinion.

LE FASCISME (petit rappel).

Le fascisme, venant de «fascio» (faisceaux), est un mouvement politique d’origine italienne, apparu en 1919 et fondé par Benito Mussolini. Mouvement à but totalitaire, à vocation anti-démocratique et anti-marxiste, le fascisme apparaît comme étant une idéologie de revanche contre les idées libérales des Lumières, promouvant un Etat autoritaire et sécuritaire, l’exaltation du sentiment nationaliste doublé d’une politique réactionnaire et contrôlée par des groupes de pression : les «squadristi» (équipe d’action) ayant pour but de « punir les rouges » (socialistes, communistes, syndicalistes, anarchistes).

Néanmoins, un aspect social est évoqué, en tout cas dans son programme, afin de gagner les masses populaires qui penchent plutôt du côté du socialisme et des idées progressistes.

Le programme des « faisceaux de combat » de 1919 révèle effectivement un aspect socialisant et révolutionnaire comme par exemple le « vote des femmes, la séparation de l’Eglise et de l’Etat ainsi que la saisie de tous les biens religieux, salaire minimum, journée de 8h, désarmement général, gestion des industries publiques par les organisations prolétariennes (syndicats)…Il est d’ailleurs important de dire que Benito Mussolini (ancien militant du parti socialiste italien) s’inspire de l’idéologie du syndicalisme révolutionnaire (CGT en France au début du XX°siècle) pour faire celle du fascisme afin d’appâter le prolétariat à sa cause.

Le vrai visage du fascisme ne se fait pas attendre, la défaite aux élections de 1919 amène les groupements les plus à gauche à se retirer des «fascios». Avec l’évolution du mouvement, nombre des idées du programme sont rejetées, notamment les plus sociales.

Les fascistes, après avoir monopolisés petit à petit le pouvoir, instaurent une dictature étatique nationaliste « Tout dans l’Etat, rien hors de l’Etat et rien contre l’Etat », les partisans de gauche, les syndicalistes, les libertaires, sont les premières cibles, traqués, emprisonnés ou assassinés.

En Europe ce modèle apparaît en Espagne avec le franquisme et en Allemagne avec le nazisme, adoptant quelques évolutions comme l’état ultra-religieux franquiste ou encore la politique raciale et d’anéantissement éthnique chez les nazis.

LE DANGER DU FASCISME

Outre le fait que le fascisme soit une idéologie basée sur l’ordre, maintenue par la loi du plus fort (« revanche de l’instinct »), l’autoritarisme, le nationalisme exacerbé, (et à notre ère racisme, xénophobie…) le fascisme se veut social afin de gagner les masses populaires.

Il a su donc adopter des idées venant du socialisme, du syndicalisme, pour apporter un côté attirant aux classes défavorisées, ce qui en fait un redoutable danger car il est prêt à adopter des idées contraires (qu’il combat et qu’il détruit) afin de prendre le pouvoir avec le plus de légitimité possible, c’est-à-dire l’appui du peuple, en trouvant un bouc émissaire facile à attaquer,comme par exemple l’immigration. Notons que les fascismes prennent toujours une proie facile à avoir, pour faire oublier au peuple sa situation misérable, ou tout simplement faisant croire que sa misère vient de ce bouc émissaire.

Il est intéressant de voir ce que cette accumulation d’idées opposées amène aujourd’hui, l’adaptation d’organisations fascisantes dans notre société contemporaine, répondant aux besoins d’une nouvelle génération influençable, déçue.

ENTRE SEDUCTION ET MANIPULATION

Nous pouvons constater l’émergence et la multiplication de ces organisations profondément racistes, antisémites, homophobes, anti-marxistes qui toute fois jouent sur un programme revendiqué ouvertement « socialiste » de tendance « préférence nationale et européenne ».

Les exemples de cette fusion d’idées contraires grouillent, et en tant que militants antiracistes, antifascistes antisexistes et anticapitalistes il est de notre devoir d’alerter la population contre ces groupes dangereux et fanatiques.

Arrêtons-nous quelques instants sur ces organisations, les plus grosses et les plus populaires de ce milieu (ce qui ne représente encore pas grand-chose).

La Droite Socialiste, «Mouvement nationaliste et social» ouvertement antisémite radical, dénonçant la «Mafia Juive», théorise sur le «danger du métissage et de la diversité ethnique», n’hésitant pas à reprendre pour propagande le slogan de la CNT (syndicat révolutionnaire et libertaire) «Le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève» et remplacer le terme fascisme par sionisme tout en gardant un fond rouge et noir. Contact du NPD (parti néo-nazi allemand) qui prévoit un socialisme national pour ne pas dire national-socialisme, la Droite Socialiste n’a encore que peu de sections dans la France et très peu de militants.

Un exemple d’autocollant qui reprend un slogan de la CNT…

La Gauche Nationale, « Jeune mouvement socialiste français » se base sur les théories d’un socialisme patriotique qui serai issu de la Commune de Paris en 1871, nationaliste et communautaire blanc elle entend défendre la révolution sociale et nationale, un «nationalisme prolétarien». Elle veut structurer l’union des français par un Etat syndical : « Pour nous qui sommes les vrais Socialistes, la Nation est avant tout une unité économique, sociale et politique. C’est pourquoi le Syndicalisme ne doit pas influencer l’État. Il ne doit pas être la remorque de l’Etat, IL DOIT ETRE L’ETAT . » Cette théorie de la Gauche Nationale rejoint le fascisme où celui-ci s’inspire du syndicalisme révolutionnaire. Très proche également du NPD, son sigle directement copié sur ce dernier, on remarque que sur le site internet, les humains apparaissants sur les images de fond sont tous blonds aux yeux bleus… coïncidence ?

Le mouvement NATION, regroupe, ou plutôt coordonne novopress (site d’info nationaliste), Jeune Nation, Renaissance Sociale et un collectif « tout sur les mensonges des antifascistes ». Jeune Nation se situe et lutte notamment en Belgique. Pour la « résistance nationale » ce groupe jeune est sûrement le plus significatif pour ce qui est de la copie, manipulation des masses à l’égard des symboles venant de la gauche révolutionnaire, libertaire et antifasciste : drapeaux rouges et noirs, reprise des logos de l’antifascist action à la sauce identitaire et nationaliste pro blanc, slogans et propagande anticapitaliste, anti-impérialiste, au cri de «Socialisme !», « Europe,
Jeunesse, Révolution !» ils défilent aux côtés des néo-nazis allemands et d’Europe centrale.

Les Jeunesses Identitaires, branche jeunesse du Bloc Identitaire malgré une certaine «indépendance», est le groupuscule français le plus connu dans le milieu nationaliste révolutionnaire. Création en 2002 suite à la dissolution d’Unité Radicale (en raison d’une tentative d’assassinat de Jacques Chirac en public), ils sont présents dans près de 15 villes et départements, élaborent des sections basées sur la reconquête des quartiers face à la «racaille», s’entraînent dans des camps d’été au combat et à l’endurance de situations difficiles. Très suivi par la jeunesse pour un côté radical, nostalgique et de leur bon appât : «stop le racisme anti-blanc», les Jeunesses Identitaires «proposent à tous les jeunes Européens une organisation de combat moderne, adaptée aux défis que le 21ème siècle impose à ceux de notre sang.».

Apparemment les hommes qui peuplent la Terre n’auraient pas le même sang, la même vocation à coexister suivant leur civilisation…

Voici le constat de la situation actuelle. Bien évidement ces groupuscules sont encore très minoritaires, et nous veillons à ce qu’ils le restent, mais n’oublions pas l’ascension du parti d’Hitler, et de tous les fascismes tout aussi groupusculaires, ignorés, avant d’être au pouvoir et d’avoir pignon sur rue. Adoptants une stratégie plus sociale, voulant reprendre l’héritage du monde ouvrier en transformant l’analyse historique de la lutte des classes par la lutte des races, pratiquants le révisionnisme à outrance, nous sommes contraints d’apporter la réponse suivante
de déjà vu dans l’histoire sombre du XX° siècle, devant tant d’influence en peu de temps de la part de ces organisations. Le fascisme se nourrit de la misère et de l’inégalité sociale (crise de
1929, chomâge, avènement d’Hitler en 1933), c’est pourquoi notre combat anticapitaliste d’aujourd’hui est complémentaire du combat antifasciste



texte tiré du blog du scalp87

 

http://scalp87.over-blog.com/


Mardi 16 septembre 2008 à 18h30

Maison de Quartier de Wazemmes

36 rue d’Eylau

59000 Lille


Le 6 septembre, les néo-nazis de Blood and Honour ont une fois de plus pu organiser un rassemblement international en Belgique, alors même que l’Anti-Fascistisch Front (AFF) avait annoncé bien à temps sa probable tenue.


Le 6 septembre, les néo-nazis de Blood and Honour ont une fois de plus pu organiser un rassemblement international en Belgique, alors même que l’Anti-Fascistisch Front (AFF) avait annoncé bien à temps sa probable tenue.

Ce rassemblement, « Ian Stuart Donaldson Memorial », tenu en mémoire du fondateur de leur organisation décédé en 1993, a été mis sur pied par la branche « Combat 18 » du groupe Blood and Honour Allemagne.

Quelque 600 sympathisants de Blood and Honour (800 d’après « De Morgen »), venus de toute l’Europe, ont pris part au concert organisé samedi 6 septembre à Zandvliet. La salle de réunion aurait, d’après ses propriétaires, été réservée par un fermier néerlandais.

Les néo-nazis se sont donné rendez-vous à Bergen-op-Zoom. C’est là que l’adresse du concert a été dévoilée. Ils se sont alors dirigés vers Zandvliet. Cette technique du rendez-vous en deux temps est régulièrement employée par Blood and Honour afin de garder secret le lieu de leur meeting et ainsi empêcher (ou du moins retarder) son interdiction ou toute contre-manifestation.

Les années précédentes, Blood and Honour a rencontré toujours plus de difficultés à organiser ses activités en Allemagne. Quelque 20 concerts auraient ainsi été interdits par la police, l’an passé. Raison pour laquelle ces fachos cherchent refuge ailleurs, en l’occurence en Belgique. Les deux précédentes éditions du « mémorial » ont d’ailleurs eu lieu en Belgique, à Weelde en octobre 2006 et à Kinrooi en septembre 2007.

Dans un mois, les néo-nazis devraient à nouveau se rassembler en Belgique : le 18 octobre, la section flamande de Blood and Honour devrait organiser une commémoration en l’honneur de Ian Stuart Donaldson…

SOYONS VIGILANT