Attaque de l’agence de la BNP rue Gambetta.
Dans la nuit du 17 au 18 juin, les vitres de l’agence de la BNP située rue Gambetta à Lille ont été brisées.
« Non aux rafles, BNP collabo » a été taggé sur le mur en face.
Cette action est à placer dans le cadre de la semaine de solidarité sans frontière. Solidarité avec les inculpés ! Fermeture des centres de rétention ! Liberté pour tous et toutes !
Des retardataires en colère.
Cette action est une protestation contre la collaboration des agences bnp avec la police nationale pour organiser des arrestations de sans papiers, voir a ce sujet le communiqué de RESF 93 :
Non au retour des rafles et de la délation organisée !
Un étranger sans papier habitant Montreuil et militant du collectif de sans papiers de cette ville, Demba DIANKA, a été arrêté hier alors qu’il venait clôturer le compte que lui avait ouvert, non sans difficultés, l’agence BNP de la place de la Mairie.
Alors que ce compte était ouvert depuis quinze jours et qu’il avait versé à la banque le montant de son salaire, l’employé a refusé tout retrait et lui a demandé de patienter … le temps d’appeler la police qui l’a arrêté sous les yeux de sa compagne, enceinte de quatre mois.
Cet épisode n’est pas isolé : un jeune majeur avait été interpellé à Paris dans les mêmes conditions et dans une agence parisienne de la même banque en juillet. Ailleurs, c’est La Poste qui devient infréquentable, alors qu’un titre de séjour n’est en rien requis pour ouvrir un compte : il suffit de pouvoir justifier de son identité. Mais la politique du chiffre et la politique xénophobe du ministre de l’immigration et de son gouvernement conduisent au retour de la délation organisée comme elles conduisent au retour des rafles. Certes la période et les finalités sont différentes, mais de telles méthodes sont indignes d’une démocratie et d’un pays qui se réclame des Droits de l’Homme.
Au même moment les convocations pièges dans les commissariats ou en préfecture se multiplient, de même que les interpellations au domicile, en marge de la légalité. Et les obligations de quitter le territoire prises à la chaîne s’avèrent incompatibles avec le traitement attentif des situations humaines.
Nous ne pouvons que condamner de telles pratiques et appeler les citoyens à sanctionner commercialement les sociétés qui prêtent la main à ces exactions. Nous demandons la libération immédiate de Demba DIANKA et de tous les parents ou jeunes majeurs sans papiers actuellement en rétention.
RESF 93
