Lille Collusion Flics/Fafs, rendons coup pour coup !

Publié dans Infos le 11 juillet 2009 par luttennord

EcussonbacLille

Le 23 mai 2009 à Lille a eu lieu une manifestation contre la répression d’État qui s’est terminée devant la maison flamande de Lambersart gérée par la Jeunesse Identitaire (groupe d’extrême droite) et Terre Celtique.

Un manifestant ayant enfoncé la porte de cette maison, les forces de l’ordre ont procédé à 26 interpellations. Lors de celles-ci, un agent des forces de l’ordre en civil a photographié un par un les visages des interpellé-e-s au sol. Plus tard, il est passé dans les cellules du commissariat central de Lille et a demandé à chacune des personnes photographiées, à ce moment là placées en garde à vue, leurs noms, prénoms et dates de naissance (renseignements qu’il a noté en dessous des photos).

Le soir même, les personnes présentes devant le commissariat, venus soutenir les interpellé-e-s, ont fait l’objet d’un contrôle et d’une prise d’identité.

Le 3 juin 2009, au Fac bar de Lille 2, a eu lieu une soirée organisée par l’association « gégéne ».Yohan, Pierre et Fatima, présent-e-s le 23 mai à la manifestation, y ont rencontré le trésorier de la Vlaams huis (maison flamande), qui les a menacé de violences physiques, a fait un salut nazi, et a qualifié les manifestant-e-s du 23 de « bisounours ».

Le 9 juin, la maison flamande a mis en ligne une vidéo sur le site youtube : un montage de photos de « black blocs » suivi de photos de l’incident du 23 puis de remerciements adressés aux 26 interpellé-e-s sur la musique du générique des « bisounours » (y figurent prénoms, 1ères lettres des noms de famille, et villes de résidence donnés aux policiers). Soulignons le fait que l’une des interpellé-e-s, originaire d’Italie, habitant en Belgique, a donné comme lieu de résidence le nom de son village italien inconnu des autres interpellé-e-s et manifestant-e-s.

Il se pose alors la question de l’étendue des informations dont dispose la maison flamande ainsi que de leur provenance. Comment ont-ils réussi à accéder à des informations dont l’accès est censé être réservé à la police ?

La vidéo a été retirée d’internet le 14 juin au soir mais a été enregistrée avec des impressions d’écran par des manifestants du 23.

Le vendredi 3 juillet, deux hommes aux crânes rasés ont interpellé et dévisagé devant chez lui Yohan (dont l’identité a été prise devant le commissariat central le soir du 23 mai).

Le lundi 6 juillet 2009, Yohan a effectué son dernier jour de TIG au zoo de Lille (date qu’il a reçue de la médiatrice le jeudi 2 juillet). Il a pris une pause cigarette vers midi et a aperçu les deux hommes du 3 juillet le suivre. A 13 heures il est sorti du zoo, les deux hommes l’ont suivi, interpellé puis poursuivi en courant.

Le même jour, peu avant 20h00 sur le boulevard Victor Hugo à Lille, Hélène (dont l’identité a été prise devant le commissariat central le soir du 23 mai) a été interpellée par deux hommes (dont la description correspond a celle de ceux qui ont suivi Yohan quelques heures plus tôt) alors qu’elle sortait de chez son ami Antoine (interpellé lors de la manifestation du 23). Ils lui ont entaillé plusieurs fois le visage (joue droite et cou) avec un couteau en la menaçant : « C’est de la prévention, la prochaine fois j’appuie plus fort. Tu diras à tes petits copains de se calmer et d’arrêter leurs conneries. ».

Nous déposons donc plainte contre X pour avoir divulguer ou s’être procurer illégalement des informations personnelles sur les personnes mises en garde à vue le 23 mai suite à la manifestation.

Des inculpé-e-s du 23

Par mesure de sécurité, les prénoms des témoins ont été changé

Solidarité avec “la Clinique” expulsée par les chiens de garde de l’état

Publié dans Infos, Rendez vous le 11 juillet 2009 par luttennord

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A propos de notre expulsion et de la soirée du 8 juillet
5 blessés dont un grave.

Communiqué de l’Assemblée de la Clinique en exil.
A propos de notre expulsion et de la soirée du 8 juillet

La Clinique occupée était un lieu d’habitation et d’organisation politique depuis janvier 2009. Elle a été expulsée le 8 juillet à 6h du matin par 200 flics, le RAID et les vigiles. Le quartier de la Croix de Chavaux a été entièrement quadrillée pendant deux heures.

A 19h, nous nous sommes rassemblés à l’entrée de la rue piétonne autour d’une cantine de rue pour informer de l’expulsion du matin, et affirmer que nous continuerons à occuper la rue quoi qu’il arrive. Nous avons distribué des tracts et pris la parole. Plusieurs bagnoles de flics nous surveillaient depuis la place. A la fin de la cantine, des feux d’artifice partis de devant la Clinique ont embrasé le ciel. Nous sommes allés devant l’entrée de la Clinique gueuler notre colère, notre rage de voir ce lieu que nous avons fait vivre repris par des flics et des vigiles, avec la destruction comme seul horizon.

Alors qu’on était juste devant, les flics se sont équipés et ont chargé violemment. Les gens ont commencé à courir pour se protéger. C’est à ce moment là qu’ils ont tiré dans le tas au flashballs à hauteur de tête: cinq personnes ont été touchées : épaule, clavicule et tête. L’une des personnes a perdu un oeil.

Les flics ont continué à poursuivre les gens jusqu’à la rue piétonne. Plusieurs personnes ont été arrêtées durant la soirée. Trois personnes sont en garde à vue depuis 48h, avec des risques de poursuites pour couvrir le fait qu’il y ait des blessés.

Les tirs de flashball avaient pour objectif de blesser, au risque de mutiler ou de tuer. Tirer plusieurs coups à bout portant au niveau de la tête n’est pas une erreur. Au moindre trouble, les consignes sont claires : mater. On ne peut pas se dire que la violence de la police lors de cette soirée est une « bavure », elle s’inscrit dans une tension permanente: contrôles d’identités, menaces depuis qu’il y a eu les avis d’expulsion. La police fait son travail : défendre une propriété privée en centre-ville, éviter qu’il y ait du bruit ou de la résistance lors d’une expulsion, faire que rien ne se passe.

Nous ne voulons pas que la police tire sur des gens en silence. Nous ne voulons pas de police du tout.

L’Assemblée de la Clinique en exil. 10 juillet 2009, Montreuil.

Dimanche 12 juillet, Assemblée de la Clinique en exil, Place du marché à la Croix de Chavaux. 15h.

Lundi 13 juillet, Manifestation rendez-vous Rue piétonne Croix de Chavaux (M9), Montreuil, 19h précise.

Pour être informé des suites : il y a aussi le blog de la Clinique

http://laclinique.over-blog.net et laclinique93@gmail.com

la brique n°16 / calais : la politique du barbelé

Publié dans Infos le 11 juillet 2009 par luttennord

la brique n°16 / calais : la politique du barbelé

La Brique d’été est de sortie. Pour ce numéro, retour sur le camp no border de Calais et un cahier central ” Poésies” + les rubriques/chroniques habituelles avec des sujets sur Henin-Beaumont, la Corse, les gardes-à-vue qui se multiplient…

Si vous partez pendant cet été, n’hésitez pas à venir chercher des numéros à “distribuer” au cas où.

On rappellera que La Brique est un journal sans sub’ et sans pub’, qui vit – difficilement – de ses ventes et de ses abonnements. A bon entendeur !

Édito

Calais est un territoire privilégié pour les forces de l’ordre qui peuvent se lâcher sur les migrant-es. On le savait, mais on ne s’attendait quand même pas à ça : durant le camp no border, le déploiement policier a été complètement démesuré. Imaginez donc : 2500 flics, la police montée, un hélico, des flics postés en « snipers » (avec caméras) pendant le défilé, canons à eau… pour un camping de 500 personnes et une manif.

Au-delà du coût financier (on parle d’une dizaine de millions d’euros), l’État a envoyé un message on ne peut plus clair à la population : l’ennemi intérieur, ou extérieur, ne passera pas. Bien aidé dans leur propagande par les médias locaux, les autorités se sont payées un entraînement grandeur nature à la guerre urbaine, la « cité des bourgeois » étant en état de siège. En bonus, un repérage en bonne et due forme de tous les lieux squattés par les migrants.

Que penser, dans une « démocratie », d’une ville où la liberté de circulation est restreinte (accès limité au centre, contrôle au faciès) ? Que penser de ces fonctionnaires zélés qui viennent retirer des affiches no border sur les vitrines de certains commerces ? Que penser, enfin, des infiltrations, par la police, de groupes militants comme le Centre Culturel Libertaire ? Rien de très nouveau sous le soleil, diront certain-es.

Ça fait un ptit moment, depuis qu’on édite ce canard, qu’on vous met en garde contre les dérives sécuritaires. Et ce n’est pas Jean-Claude Lenoir, vice-président de l’association d’aide aux réfugiés Salam, qui nous contredira. Déjà « en sursis », celui-ci est passé en procès le 23 juin pour « outrage à CRS ». Verdict le 21 juillet. Ce n’est pas non plus « Zetkin », activiste qui informe depuis des années sur les exactions policières à Calais (via Indymedia Lille) et dont le procès a été reporté au 6 octobre, qui ne corroborera pas à cette version (voir ici). Ni la vingtaine de gardé-es à vue suite au blocage du CRA de Lesquin. Ni les cinq personnes qui passeront en procès en novembre 2009 suite à des interpellations pendant le no border.

Calais n’a pas l’apanage de la foudre d’Etat. La question qui se pose n’est pas tant celle de la criminilisation des militant-es (cf. Strasbourg) ou des classes populaires (cf Villiers-le-Bel) mais bien celle de l’étouffement de toute idée contestataire au nom d’une démocratie qui se voudrait pacifiée.

Face à tout ça, savoir comment lutter et résister devient essentiel. On peut opposer la force à la force, comme les black blocks. On peut assurer sa propre information, comme l’a pu faire le camp no border avec son journal Nomade. On peut aussi résister en mettant un peu de poésie. On peut se positionner du côté sensible des choses face aux gestions froides des technocraties modernes. À vous de dessiner les pistes que nous nous ferons un plaisir de relayer.

Le collectif de rédaction

Fn à Hénin Beaumont où le remake de 2002…

Publié dans Infos avec des tags , le 2 juillet 2009 par luttennord

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Voici un texte écrit en 2002, je le dédicace à tous les “camarades” qui se rangent derrière le front républicain…

Ni honte ni F-Haine !

Sur le danger néo-nazi

Depuis le début des années 1980, grâce à la stratégie de Mitterrand qui institua la proportionnelle pour jeter un FN-peau de banane sous les pieds de la droite, le néo-nazi Le Pen a pu multiplier par quinze les scores confidentiels de l’extrême droite. Il obtient ainsi 11% aux européennes de 1984, et 14,5% lors de la présidentielle de 1988. Si le FN abandonne aujourd’hui ses habits d’épouvantail pour endosser le costume d’arbitre électoral, son ascension, beau résultat « socialiste », ne date donc pas d’hier.

Que des collégiens, qui n’étaient pas nés à l’époque, prennent conscience de l’implantation électorale du FN et s’en alarment, c’est compréhensible et encourageant. Que des militants associatifs et syndicaux expérimentés, voire d’anciens révolutionnaires, feignent de découvrir la chose, et l’exagèrent à plaisir pour vendre leur soupe démocratique et nationale ; qu’ils se lamentent, comme tel « réseau » spécialisé dans la dénonciation des violences policières, sur une « France couverte de honte aux yeux de l’histoire [sic] et du monde » qui « flirterait » avec l’élection d’un Le Pen, voilà qui donne envie de vomir son p’tit dèj !

La France ? Quès aco ? La « France éternelle » dont se gargarise Le Pen ? S’agit-il plutôt de « l’ensemble des Français » ? Mais Le Pen a obtenu 16,95% des suffrages exprimés. Rapporté au nombre des électeurs inscrits, ce score tombe à 11,8%. Le chiffre des inscrits doit être majoré de 7 à 10% de non-inscrits. Ce sont donc au maximum entre 10,5 et 11% de la population adulte qui ont voté Le Pen. Ce chiffre brut ne prend pas en compte les jeunes qui ne sont pas en âge légal de voter. Ne parlons pas des crétins qui ont déposé un bulletin Le Pen dans l’urne sans approuver ses positions…

On peut certes dire que « 11%, c’est 11 de trop ! », mais c’est le genre de platitude qui n’aide pas à penser. Au-delà de l’impact symbolique indéniable de la présence d’un Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, et de l’encouragement qu’il représente pour les nazillons et autres racistes, il n’y a pas de péril nazi immédiat en France. Affirmer le contraire est un mensonge démagogique et contre-productif. Recourir pour le faire à des catégories idéologiques comme la « France », « être Français » (…et en avoir honte) participe finalement de la « lepénisation » des esprits que l’on dénonce chez les autres.

À propos de la honte

Ce ne sont en eux-mêmes ni l’abstention ni les votes d’extrême gauche qui ont créé la visibilité renouvelée de Le Pen, mais bien l’effondrement de la gauche gestionnaire.

Or, heureux événement, cette déroute est logique. Trop sûr de lui, Jospin a avoué d’emblée ce que tout le monde pouvait voir : son programme de modernisation capitaliste (concocté par Fabius et Strauss-Kahn) ne méritait même plus un déguisement « socialiste ». À force de répéter qu’il n’y a plus de classe ouvrière, ces ordures avaient fini par oublier l’existence de plus de six millions d’ouvriers et d’ouvrières. Lesquel[le]s, en grand nombre, se sont abstenu[e]s, ont voté LO ou Le Pen…

Ni la peur ni la honte ne sont des armes de résistance. Ce sont au contraire les moyens favoris des maîtres. C’est par la honte que les tortionnaires, les pères incestueux, les violeurs, imposent silence à leurs victimes et les persuadent qu’elles sont responsables des violences qu’elles subissent.

VIVENT LA COLÈRE ET L’ESPOIR !

Nous n’avons pas à sauver la république avec le flic Chevènement, la patrie en danger avec Juppé-la-hache et Chirac-matraque, pas plus qu’à fraterniser avec les supporteurs des 35 heures d’exploitation salariée.

Ceux qui se passionnent pour le Monopoly électoral n’avaient qu’à voter Chirac au premier tour. Il était déjà la meilleure digue (même pleine de trous) contre l’extrême droite. Comparé à Jospin, qui a privatisé davantage que la droite, c’est un serviteur maladroit et archaïque du capitalisme !

Trêve d’illusions, parlons de guerre sociale ! Passés ou non par les bureaux de vote, défendons dans la rue et par les luttes le projet d’un autre futur, sans « races » ni frontières, sans « président » ni patrie, une société égalitaire et libertaire où l’on ne verra d’épouvantails que plantés dans les champs.

Maintenons les politiciens dans l’insécurité ! À bas la France !

« Buvons à l’indépendance du monde ! »

Claude Guillon

Paris, le 26 avril 2002

Communiqué NO BORDER du 28 Juin 2009

Publié dans Infos le 29 juin 2009 par luttennord

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COMMUNIQUÉ NO BORDER DU 28 JUIN 2009

Après la psychose créée de toutes pièces par les autorités et les médias à l’approche du camp No Border, le dispositif sécuritaire déployé cette semaine a été proprement hallucinant. Omniprésence policière dans une ville pourtant peu épargnée, contrôles d’identité, arrestations pour diffusion de tracts, poursuites, survol quasi permanent du camp par un hélicoptère…

À l’occasion de la manifestation du 27 juin,l’arsenal répressif a encore été alourdi (canons à eau, police montée, policiers bloquant les rues…). Toutes les personnes quittant le camp pour rejoindre le phare de Calais, lieu de départ officiel de la manifestation, ont subi une fouille corporelle, et des objets aussi dangereux que des coupe-vents ( !) ont été saisis. Le déplacement groupé du camp vers le phare avait été négocié avec la sous-préfecture. Cependant, plusieurs barrages ont été établis par les forces de l’ordre afin de nous dérouter, de nous retarder, voire de faire dégénérer la marche…

La manifestation a pourtant été une réussite. Malgré les frustrations accumulées, le parcours dénaturé par les autorités, l’interdiction d’approcher le Centre de Rétention Administrative de Coquelles ou tout autre lieu symbolique de la répression des flux migratoires, nous n’avons pas cédé aux provocations policières. Précisons aussi que les riverain-e-s n’ont pas été dupes du délire sécuritaire et qu’ils/elles ont noué des contacts avec nous dès l’installation du camp.

Nous pouvons légitimement nous interroger quant à l’impact du dispositif sécuritaire. Celui-ci a sans doute poussé certaines personnes, au premier rang desquelles les migrant-e-s, à ne pas oser participer à la manifestation. Ces dernièr-e-s nous ont d’ailleurs fait part de menaces, directement émises par les forces de l’ordre, de destruction immédiate de la « jungle » et d’arrestations s’ils/elles participaient à la manifestation.

L’arsenal sécuritaire avait surtout pour but de créer un climat de peur sur Calais. Malgré les dénégations du sous-préfet Gavory, nous redoutons que les autorités n’aient utilisé le prétexte No Border pour rassembler des cohortes de policiers et de militaires sur la ville, afin de procéder à la destruction de la « jungle » annoncée par le ministre Besson, et qui semble imminente.

Plus que jamais, nous appelons à la solidarité sans frontières. La réussite d’une initiative collective comme le camp No Border est une nouvelle étape vers une résistance transfrontalière permanente contre toutes les entraves à la liberté de circulation et d’installation de tout-e-s les individu-e-s.

NO BORDER, NO NATIONS ! STOP DEPORTATIONS !

PAS DE FRONTIÈRES, PAS DE PATRIE ! ARRÊT DES EXPULSIONS !

Affaire Leclercq : Le syndrôme Brunerie…

Publié dans Infos le 24 juin 2009 par luttennord

http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article443

Affaire Leclercq : le syndrôme Brunerie…
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Les identitaires nous ont habitué à rechercher l’exposition médiatique par tous les moyens mais il semble que celle-ci ne soit pas forcément toujours la bienvenue lorsqu’elle permet d’apercevoir ces mouvements sous un jour qui ne leur convient pas.

En témoigne un fait divers survenu dans la nuit de samedi à dimanche dernier dans la Sarthe. La bannière Terre & Peuple d’Ile-de-France y organisait en effet son solstice d’été sous la houlette de Laurent Leclercq, militant identitaire sur Dreux. Il semble qu’une altercation ait éclaté entre l’organisateur et de jeunes participants et que Laurent Leclercq, sans doute humilié par l’un d’entre eux, soit parti chercher un couteau de chasse et soit revenu poignarder le fautif qui est mort sur le coup. Cette altercation ne nous surprend guère tant ce type de « fête » supposée identitaire est généralement l’occasion de se défouler pour les participants, qui en profitent pour s’enivrer et communier dans la nostalgie nazie. Le coup de sang de Laurent Leclercq ne vient donc que mener ce type de manifestation à son aboutissement tant le rassemblement de sociopathes peut difficilement donner autre chose.

Plus intéressante est la façon dont les différents milieux identitaires ont entrepris de gérer l’affaire. Laurent Leclercq, sans être une personnalité de premier plan, était en effet un militant actif sur Dreux et présentait un profil assez classique de cadre d’extrême droite. Militant au FN jusqu’à la scission de décembre 1998, il s’était embarqué dans l’aventure du MNR et les avanies du mouvement mégretiste l’avait amené avec 4 autres militants de Dreux à quitter le parti et a transformé leur groupe municipal en groupe indépendant, « Dreux-Identité ». À partir de 2007, Leclercq s’était nettement rapproché du Bloc Identitaire qui l’avait annoncé participant à la Convention de Beaune de novembre 2007 et l’année 2008 avait vu sa participation à des réunions du Bloc, en particulier l’université de rentrée de septembre dans l’Eure qu’il commentait ainsi : « La semaine en Normandie a rassemblé plus de 100 personnes sur trois jours lors de réunions de cohésion et d’ateliers pratiques sur les actions réalisées sur le terrain et à venir. Un grand merci à Jorgi, Dominique, Philippe ainsi qu’aux adhérents de SDF, aux JI…sans oublier Fabrice Robert et Philippe Vardon qui vient d’être condamné à Nice à 50 000 € d’amende pour un tract distribué sur le thème de l’islamisation de notre société, mobilisez vous pour l’aidez financièrement. Dominique Venner et Jean Yves Le Gallou, respectivement historien pour le premier et ancien élu d’île de France pour le second ont animé les débats une longue soirée de veillée cloturée par le Dr Merlin s’en est suivie.. ». Cette participation faisait suite au soutien que Fabrice Robert lui avait apporté en mars 2008 dans le cadre des élections municipales, sous la forme d’une conférence de presse et d’une tournée des marchés de Dreux, ce qui ne lui avait guère profité puisque la liste de Leclercq n’avait récolté que 355 voix, soit 4,30% des suffrages [1]. Il avait alors attribué ce score décevant aux manoeuvres du FN : « Trahis par les “nôtres”… Depuis mars 2008, il n’y a plus d’élus “nationaux” sur Dreux et Vernouillet, hélas ! Les tentatives de rapprochement des élus de Dreux Identité Française avec les élus FN de la région centre et anciens conseillers municipaux de Dreux à l’époque de Madame Stirbois se sont soldés par des échecs !

Jacques Dautrême a en effet, à chaque fois torpillé toute tentative de liste commune en relatant auprès des “journaleux” locaux ses “plans” contre les élus identitaires, toujours coupables selon lui d’avoir été au MNR et d’avoir tenus des propos trop virils, voire racistes (sic) contre Gérard Hamel, qui vomissait le FN et Marie France autant que le MNR et les élus Dreux Identité Française, issus des rangs Frontistes et Mégretistes.

Une plainte ayant même été déposée contre Laurent Leclercq, tête de liste identitaire en pleine campagne pour de prétendus appels anonymes alors que Dautrême venait d’être exclu du FN, ne se faisant pas que des amis dans son propre camp !

Aujourd’hui, cet individu pense se “recaser” en reniant complètement son parcours politique, parlant d’adhérer à l’UNICEF, qui l’a rejeté entre temps, à cause de son passé frontiste ou de mener le combat contre Dieudonné qui selon lui, a trop touché (70 000 €) de Le Pen, ce qui a fait renoncer Dautrême à reverser une partie de ses revenus de conseiller régional au Front, pour essayer de rejoindre Carl Lang prochainement… grand bien lui fasse, on verra la réaction de l’interessé !

Il y a quelques années, des journaleux vérolés, prédisaient à la télévision que le FN s’autodétruirait tôt ou tard, grâce à des individus tout aussi pourris que “l’élu médiocre” qu’il est à la Région Centre, dixit ses colistiers, et atteints du sida mental qu’injecte le système, y compris aux nôtres, nos ennemis ont de beaux jours devant eux et nombreux seront ceux parmi nous que nous laisserons sur le bord de la route… préférant trahir, qui pour se nourrir, qui par vengeance comme à Orange ou tout simplement las mais ce n’est pas un argument, de nos échecs électoraux depuis trente ans… à bon entendeur…

Laurent Leclercq ancien conseiller municipal de Dreux »

Parallèlement Leclercq s’était investi dans la mise sur pied de la Nouvelle Droite Populaire (NDP) lancée par Roland Hélie et Robert Spieler en juin 2008 à partir de la revue Synthèse Nationale.

Il semble d’ailleurs que Leclercq ait opté pour cette structure plutôt que pour le Bloc puisqu’il participait il y a encore une semaine au conseil national de la NDP à Paris. Or ce n’est un secret pour personne que le Bloc Identitaire n’est pas foncièrement en bons termes avec la NDP considérée comme un ramassis de nostalgiques et de « loosers », tous justes bons à déconsidérer l’étiquette « identitaire ». L’engagement – ancien – à Terre & Peuple venait compléter le tableau, Pierre Vial étant par ailleurs en bons termes avec les responsables de la NDP.

Malgré cet engagement somme toute non négligeable, il est devenu impossible depuis aujourd’hui de trouver la moindre allusion aux relations que pouvaient entretenir le Bloc Identitaire ou la NDP avec Leclercq puisque ces deux mouvements ont effacé toute trace de ces contacts sur leurs sites Internet respectifs. Sans doute très embêtés de voir leurs noms associés à celui d’un meurtrier, les dirigeants de ces structures politiques ont donc utilisé une pratique que Georges Orwell décrivait dans 1984 et qu’il attribuait à Big Brother à partir de l’expérience soviétique : l’effacement et la modification des archives… Ce qui n’est qu’un fait divers aura donc permis de constater que les identitaires dans leur très grande variété se retrouvent au moins sur un point : leur désir incommensurable de respectabilité. Le syndrome Brunerie a donc encore frappé…

[1] Cette liste avait d’ailleurs fait l’objet d’une polémique, certains colistiers de Leclercq dénonçant leur présence sur la liste et l’accusant de les avoir abusé. Nous ne savons pas si le versant judiciaire de cette polémique avait abouti à une condamnation ou si les plaintes avaient été classées.

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Ce vendredi sortie de la démo des Fabulous Bastards Groupe Oi Lillois !

Publié dans Infos, Rendez vous avec des tags le 24 juin 2009 par luttennord

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No Border manifeste à Lesquin : 26 militants interpellés

Publié dans Infos avec des tags , le 24 juin 2009 par luttennord

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Depuis ce matin à 5h15, une trentaine de personnes bloquent le camp de rétention pour  étranger-e-s de Lesquin.

La grille d’accès du camp est bloquée à l’aide de lock-ons, c’est-à-dire des tubes en métal dans lesquels ces personnes  ont introduit leurs bras.

Dans le cadre du camp noborder de cette semaine qui réclame la liberté de circulation pour tout-e-s, des individu-e-s ont voulu passer à une action  de désobéissance en empêchant l’expulsion des migrant-e-s prévues  cette journée du 24 juin.

Nous voulons montrer notre détermination contre les politiques française et européenne de déportation des sans-papiers. Par là nous démontrons  que quelque soit la répression étatique et le nombre de forces de  l’ordre mobilisées, il est possible de s’opposer effectivement aux politiques répressives en matière d’immigration, il est possible de mettre des grains de sable dans la machine à expulser.

FERMETURE DE TOUTES LES PRISONS POUR ETRANGER-E-S !

ARRÊT DES EXPULSIONS ET RETOUR DES EXPULSé-e-S !

RéGULARISATION INCONDITIONNELLE DE TOUS LES SANS-PAPIERS !

LIBERTé DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION POUR TOUS !

Nous faisons un appel à tous à nous rejoindre devant cette prison de la  honte.  Contacts presses : Passez sur place !  0033(0)650896212

Aux dernières nouvelles 26 camarades ont été interpellés et sont toujours détenus au commissariat de Lille

Nomade, Journal quotidien et éphémère du Camp No Border de Calais

Publié dans Infos le 24 juin 2009 par luttennord

Nomade, journal quotidien et éphémère – no border calais

Voici les quatre premières pages de Nomade, journal distribué mano mano ce matin sur Calais (en version française et anglaise). Format A3, donc imprimable. On essaiera d’en faire un chaque jour. Vous avez des infos, des témoignages, des trucs à dire à faire ? Voir ici

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Yildune Lévy : Deux ou trois choses que j’avais à vous dire

Publié dans Infos le 20 juin 2009 par luttennord

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Point de vue

Deux ou trois choses que j’avais à vous dire, par Yildune Lévy

LE MONDE | 20.06.09 | 13h27 • Mis à jour le 20.06.09 | 15h50

C’est un homme, dans un bureau, comme tant d’autres hommes dans tant d’autres bureaux auxquels il ressemble sans ressembler à rien. Celui-là dispose d’un pouvoir spécial, certainement dû au fait que son bureau occupe le dernier étage d’une quelconque tour d’un palais de justice.

On dit qu’il instruit, qui ? quoi ? Il instruit. Il écroue. Il interroge. Il rend des ordonnances, de pâles ordonnances, où quelques articles de loi, une poignée de formules convenues et de considérations vagues se concluent par d’impénétrables mesures de contrôle judiciaire. Benjamin, certainement trop apprécié comme épicier à Tarnac, sera assigné à résidence chez sa mère en Normandie, où il n’a jamais vécu, à 30 ans. Manon et moi, qui partagions tout à Fleury, n’avons plus le droit de nous voir maintenant que nous sommes “libres”. Julien peut se mouvoir dans toute la couronne parisienne, non traverser Paris, au cas où lui viendrait la tentation de prendre d’assaut l’Hôtel de Ville, sans doute.

Tel ami qui le visitait au parloir de la Santé doit se garder de le croiser désormais, sous peine de réincarcération. L’homme au bureau construit un dédale de murs invisibles, un labyrinthe d’impossibilités factices où nous sommes censés nous perdre, et perdre la raison. Il y a un ordre dans cet écheveau d’absurdités, une politique de désorientation sous les accents neutres du judiciaire.

On nous libère en prétextant qu’il n’y a pas de “risque de concertation frauduleuse” pour ensuite nous interdire de nous voir et nous exiler ici ou là, loin de Tarnac. On autorise un mariage tout en en faisant savamment fuiter le lieu et la date. On fragnole (1), à coup sûr, mais pas seulement.

C’est par ses incohérences qu’un ordre révèle sa logique. Le but de cette procédure n’est pas de nous amener à la fin à un procès, mais, ici et maintenant, et pour le temps qu’il faudra, de tenir un certain nombre de vies sous contrôle. De pouvoir déployer contre nous, à tout instant, tous les moyens exorbitants de l’antiterrorisme pour nous détruire, chacun et tous ensemble, en nous séparant, en nous assignant, en starifiant l’un, en faisant parler l’autre, en tentant de pulvériser cette vie commune où gît toute puissance.

La procédure en cours ne produit qu’incidemment des actes judiciaires, elle autorise d’abord à briser des liens, des amitiés, à défaire, à piétiner, à supplicier non des corps, mais ce qui les fait tenir : l’ensemble des relations qui nous constituent, relations à des êtres chers, à un territoire, à une façon de vivre, d’oeuvrer, de chanter. C’est un massacre dans l’ordre de l’impalpable. Ce à quoi s’attaque la justice ne fera la “une” d’aucun journal télévisé : la douleur de la séparation engendre des cris, non des images. Avoir “désorganisé le groupe”, comme dit le juge, ou “démantelé une structure anarcho-autonome clandestine”, comme dit la sous-direction antiterroriste, c’est dans ces termes que se congratulent les tristes fonctionnaires de la répression, grises Pénélope qui défont le jour les entités qu’ils cauchemardent la nuit.

Poursuivis comme terroristes pour détention de fumigènes artisanaux au départ d’une manifestation, Ivan et Bruno ont préféré, après quatre mois de prison, la cavale à une existence sous contrôle judiciaire. Nous acculer à la clandestinité pour simplement pouvoir serrer dans nos bras ceux que nous aimons serait un effet non fortuit de la manoeuvre en cours.

Ladite “affaire de Tarnac”, l’actuelle chasse à l’autonome ne méritent pas que l’on s’y attarde, sinon comme machine de vision. On s’indigne, en règle générale, de ce que l’on ne veut pas voir. Mais ici pas plus qu’ailleurs il n’y a lieu de s’indigner. Car c’est la logique d’un monde qui s’y révèle. A cette lumière, l’état de séparation scrupuleuse qui règne de nos jours, où le voisin ignore le voisin, où le collègue se défie du collègue, où chacun est affairé à tromper l’autre, à s’en croire le vainqueur, où nous échappe tant l’origine de ce que nous mangeons, que la fonction des faussetés, dont les médias pourvoient la conversation du jour, n’est pas le résultat d’une obscure décadence, mais l’objet d’une police constante.

Elle éclaire jusqu’à la rage d’occupation policière dont le pouvoir submerge les quartiers populaires. On envoie les unités territoriales de quartier (UTEQ) quadriller les cités ; depuis le 11 novembre 2008, les gendarmes se répandent en contrôles incessants sur le plateau de Millevaches. On escompte qu’avec le temps la population finira par rejeter ces “jeunes” comme s’ils étaient la cause de ce désagrément. L’appareil d’Etat dans tous ses organes se dévoile peu à peu comme une monstrueuse formation de ressentiment, d’un ressentiment tantôt brutal, tantôt ultrasophistiqué, contre toute existence collective, contre cette vitalité populaire qui, de toutes parts, le déborde, lui échappe et dans quoi il ne cesse de voir une menace caractérisée, là où elle ne voit en lui qu’un obstacle absurde, et absurdement mauvais.

Mais que peut-elle, cette formation ? Inventer des “associations de malfaiteurs”, voter des “lois anti-bandes”, greffer des incriminations collectives sur un droit qui prétend ne connaître de responsabilité qu’individuelle. Que peut-elle ? Rien, ou si peu. Abîmer à la marge, en neutraliser quelques-uns, en effrayer quelques autres. Cette politique de séparation se retourne même, par un effet de surprise : pour un neutralisé, cent se politisent ; de nouveaux liens fleurissent là où l’on s’y attendait le moins ; en prison, dans les comités de soutien se rencontrent ceux qui n’auraient jamais dû ; quelque chose se lève là où devaient régner à jamais l’impuissance et la dépression. Troublant spectacle que de voir la mécanique répressive se déglinguer devant la résistance infinie que lui opposent l’amour et l’amitié. C’est une infirmité constitutive du pouvoir que d’ignorer la joie d’avoir des camarades. Comment un homme dans l’Etat pourrait-il comprendre qu’il n’y a rien de moins désirable, pour moi, que d’être la femme d’un chef ?

Face à l’état démantelé du présent, face à la politique étatique, je n’arrive à songer, dans les quartiers, dans les usines, dans les écoles, les hôpitaux ou les campagnes, qu’à une politique qui reparte des liens, les densifie, les peuple et nous mène hors du cercle clos où nos vies se consument. Certains se retrouveront à la fontaine des Innocents à Paris, ce dimanche 21 juin, à 15 heures. Toutes les occasions sont bonnes pour reprendre la rue, même la Fête de la musique.

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Etudiante, Yildune Lévy est mise en examen dans l’”affaire de Tarnac”.

(1) Il manque assurément au vocabulaire français un verbe pour désigner la passion que met un assis à rendre, par mille manœuvres minuscules, la vie impossible aux autres. Je propose d’ajouter pour combler cette lacune à l’édition 2011 du Petit Robert le verbe “fragnoler” d’où découlent probablement le substantif “fragnolage”, l’adjectif “fragnolesque” et l’expression argotique “T’es fragno !” dont l’usage est attesté et ne cesse de se répandre.

No border à Calais :Manifestation transnationale pour la liberté de circulation

Publié dans Rendez vous le 18 juin 2009 par luttennord

noborder

CALAIS: MANIFESTATION TRANSNATIONALE POUR LA LIBERTE DE CIRCULATION

Nous appelons à une manifestation transnationale à Calais le Samedi 27 juin.

Cette manifestation appelle à la liberté de circulation et à l’abolition des

contrôles migratoires

Entre 800 et 1000 migrants sont présents en permanence à Calais, essayant de traverser la Manche, subissant un acharnement policier constant.

Ces migrants sont persécutés parce qu’ils n’ont pas les bons papiers, ou, dans la plupart des cas, pas de papiers du tout, parce qu’ils sont « sans-papiers ».

Les sans-papier de Calais ne sont que la partie visible de l’iceberg : on estime à 200.000 leur nombre en France, 1 million en Angleterre et combien de millions dans toute l’Europe ?

Tous les sans-papiers sont confrontés aux mêmes défis : vivre et travailler sans être exploités, persécutés et sans craindre ni arrestation ni expulsion.

Le réseau No Border réclame un monde sans papiers, où chacun peut vivre là où il l’a choisi.

Le trajet de la manifestation est l’inverse de la route que prennent les migrants chaque jour, depuis Coquelles où ils sont retenus, jusqu’au Phare de Calais où a lieu la distribution de nourriture journalière.

Nous appelons tout individu et tout groupe luttant pour le droit des migrants à signer cet appel et à participer à cette manifestation.

Cette manifestation fait partie du camp No Border ayant lieu à Calais du 23 au 29 juin 2009

Rendez-vous à 10h au Phare de Calais, Boulevard des Alliés – samedi 27 juin 2009.
siteweb : http://calaisnoborder.eu.org

contact: contact@calaisnoborder.eu.org

Premiers signataires: AC !Région 59/62 – ALTERNATIVE LIBERTAIRE- AGIR POUR LA

CITOYENNETÉ AU MAROC – ASSOCIATION POUR LA CITOYENNETÉ EN ALGÉRIE – ATTAC ROUBAIX

TOURCOING- BÜRENGRUPPE PADERBORN (ALLEMAGNE) – CHICHE! LILLE – COMITÉ DES

SANSPAPIERS59 – CONFÉDÉRATION NATIONALE DU TRAVAIL – COORDINATION DES GROUPES

ANARCHISTES – ELAF 81 – FÉDÉRATION ANARCHISTE – FEDERATION NATIONALE SUD SANTÉ

SOCIAUX- FEDERATION SUD ÉTUDIANT-E – FEDERATION NATIONALE SUD EDUCATION- Les

ALTERNATIFS- LES FLAMANDS ROSES – GROUPE D’ANARCHISTES DE LILLE ET ENVIRONS – MARÉE

NOIRE – MÉMOIRE VIVE-MRAP DUNKERQUE – MJCF – NO-RACISM.NET – NOUVEAU PARTI

ANTICAPITALISTE – REGION 59/62

METTALLURGIE CGT – RÉSEAU NO BORDER UK – RESF / UCIJ 84 – RUSF Lille – SGAD ESTERRA-

SUD CONSEIL GENERAL DU NORD – SYNDICAT NATIONAL DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR FSU

Littoral – SYNDICAT UNIFIÉ DU BÂTIMENT/CNT 68 – TERRE D’ERRANCE NORRENT-FONTES-

UNION LOCALE CNT LILLE – UNION SYNDICALE de la PSYCHIATRIE-. UNION SYNDICALE

SOLIDAIRES

Plateforme unitaire d’appel à la Manifestation du 27 juin à Calais

Liberté de circulation et droit d’installation pour toutes et pour tous

Pour les droits des migrants

Contre le délit de solidarité:

Abrogation de toutes les lois scélérates, répressives et sécuritaires !

Régularisation de tous les sans papiers !

nous revendiquons la liberté de circulation et le droit d’installation pour toutes et pour tous,

nous refusons la répression faite aux migrants et à tout le mouvement social,

nous combattons la guerre et la misère qui sont les causes principales de

l’exil, nous dénonçons la politique du gouvernement des pays d’origines, complices de l’ Europe forteresse de Schengen,Nous exigeons la fermeture de tous les centres de rétention,nous demandons la disparition du ministère de l’identité nationale.


Soutien aux camarades Antifascistes !

Publié dans Infos le 17 juin 2009 par luttennord

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Répression contre des antifascistes à Paris

Le premier juillet, à 9h, devant la 2e chambre du tribunal  correctionnel de Paris, trois antifascistes parisiens passeront  devant la justice, soupçonnées d’avoir participé en mai 2008 à des  actions antifascistes contre un meeting du groupuscule néofasciste  les Identitaires.
Les faits incriminés (des graffitis…) ne peuvent en rien expliquer  l’acharnement policier et judiciaire dont ils sont victimes :  perquisitions, gardes à vue prolongées, écoutes téléphoniques…
L’importance des moyens policiers déployés (mobilisation d’une  dizaine de fonctionnaires pendant 4 mois, technologies de repérage  des téléphones portables et d’Internet, relevés d’empreintes ADN…)  montre que l’essentiel est ailleurs, comme dans la répression qui s’est abattue sur certains individus mobilisés aux côtés des sans- papiers : recueillir de l’information sur les milieux politisés, donc dangereux du point de vue policier, et intimider les individus engagés pour un changement social radical.
Cette vague de répression s’inscrit dans une politique globale, à  l’œuvre dans tous les pays de l’Union européenne, aux Etats-Unis ou  en Russie. Une politique de longue haleine à laquelle la droite comme la gauche françaises ont contribué ; une politique sécuritaire, où la  moindre différence, sexuelle, culturelle, sociale ou politique, peut devenir a priori suspecte. Les lois sécuritaires qui donnent toujours plus de pouvoir aux forces de répression, l’assimilation absurde de toute lutte sociale à un terrorisme fantasmé qui sert de prétexte au renforcement d’un véritable terrorisme d’Etat, mais aussi les
différentes mesures qui accroissent le pouvoir du patronat au détriment de travailleurs précarisés, toutes ces mesures ont le même but : insécuriser la population pour mieux sécuriser l’ordre social capitaliste et étatique.
Ce procès nous rappelle que l’antifascisme est une lutte qui se mène sur deux fronts : contre les mouvements d’extrême droite et néofascistes, mais aussi contre l’Etat qui ne s’est jamais privé d’instrumentaliser le fascisme ou d’emprunter ses techniques pour assurer la stabilité de l’ordre social. Il nous rappelle que l’Etat de droit est, aujourd’hui comme toujours, subordonné à la raison d’Etat, que les promesses du libéralisme valent moins que les
intérêts du capitalisme ou la stabilité de l’ordre social et étatique, que la police l’emporte encore et toujours sur la justice.

Ni prison, ni répression n’arrêteront nos rébellions ! Autonomie pour
toutes et tous !

Le mercredi 1er juillet à 9h,
en soutien avec les antifascistes criminalisés,
Toutes et tous à la 2e chambre du tribunal correctionnel de Paris !

Scalp-Reflex Paris

Le ciné-libre vous propose du one-man show politique ! C’est ce Mardi 16 Juin au CCL

Publié dans Infos, Rendez vous avec des tags , le 15 juin 2009 par luttennord

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le spectre de l’antiterrorisme : communiqué de soutien à julien (gdale-cga)

Publié dans Infos le 13 juin 2009 par luttennord

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le spectre de l’antiterrorisme : communiqué de soutien à julien (gdale-cga)

Un peu plus de quinze jours après que la police ait procédé à une vingtaine d’interpellations, dans le cadre de la manifestation contre les violences d’Etat du 23 mai dernier à Lille, l’institution judiciaire rend son premier verdict inique à l’encontre de l’un de nos camarades. Julien comparaissait mercredi 10 juin dernier pour « port d’armes » et « participation à une manifestation non autorisée ». Ce dernier chef d’inculpation n’existe pas dans le droit français, une manifestation pouvant au mieux être « déclarée » ou non en préfecture, cette dernière pouvant prendre l’initiative ou non d’interdire une manifestation, ce qui n’était en l’occurrence pas le cas.

Les faits sont caractéristiques de l’hystérie policière dans laquelle nous baignons. Un sac oublié porte de Paris, les services de déminage appelés, un camarade qui franchit sans le remarquer un cordon de sécurité imaginaire (un agent tremblant sur son scooter) et l’arrivée soudaine d’une douzaine d’agents qui lui somment d’ouvrir son sac. A l’intérieur, tout ce qu’il faut pour dresser un procès d’intentions en bonne et due forme : un couteau suisse (Julien travaille dans le carton), du sérum physiologique et des lunettes pour se protéger d’éventuels tirs de lacrymo, une cagoule (un appel avait était lancé pour protester contre l’arrêté anti-cagoule passé dernièrement), un t-shirt de rechange, des gants, deux frondes.

Le procès du 10 juin était lui-aussi placé sous haute surveillance policière. Pour Julien, le TGI s’était transformé en véritable commissariat : des flics en civil qui prennent en photos les individuEs venuEs soutenir notre camarade, les superviseurs bien connus des manifs lilloises qui avaient pris leur après-midi, et même une poignée de CRS à la sortie du tribunal, dont tout indique qu’ils étaient là pour nous. Sans oublier les petites phrases lâchées par les flics commentant la peine de Julien comme étant dû à « l’effet Strasbourg, sachant qu’il y a aussi Calais à la fin du mois ». L’épouvantail anarchiste est de nouveau à la mode et pendant ce temps là, nos libertés fondamentales font grises mines.

Dès le début de l’audience, la juge et la procureur ne font qu’un, redoublant d’imagination pour accuser Julien de ce qu’il n’a pas fait. « Les lunettes étaient mouillées, le sac était abandonné… vous avez couru pour éviter la police, dites-le ! ». Pour la procureur « la répression de l’Etat, c’est une image d’Epinal » et « critiquer l’Etat, c’est s’isoler de la société ». Elle se demande même ce qu’est « un café citoyen », le lieu où Julien travaille, place du vieux marché aux chevaux à Lille. Réquisition : 6 mois avec sursis, démesuré, personne n’y croit trop. Elle sera pourtant suivie par les juges dans sa frénésie répressive. Julien va faire appel.

Ras le bol d’être surveilléEs, fliquéEs, fichéEs ; Ras le bol de l’Etat policier : nous avons la haine contre cette justice préétablie ! La colère ne s’enferme pas derrière des murs ! Nous soutenons fermement Julien et touTEs les camarades dont les procès vont s’échelonner dans le courant du mois de Juin.

Le Groupe d’Anarchistes de Lille et Environs (adhérent de la Coordination des Groupes Anarchistes).

no border calais – divers appels à coups de main

Publié dans Infos avec des tags le 12 juin 2009 par luttennord

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Vous avez sûrement déjà eu vent de l’appel à soutien financier lisible ici, de l’appel à soutien logistique, lisible là, voici maintenant l’appel à collecte de bouffe pour le camp…

A vous de jouer !

Pour ceux et celles qui l’ignorent encore ( !), se déroulera à Calais du 23 au 29 juin un camp No Border, projet transfrontalier mis sur pied par des militantEs d’Angleterre, de Belgique et de France.

Pendant une semaine, échanges, rencontres, projections-débats et ateliers vont s’organiser autour de la question de la liberté de circulation et d’installation et la remise en cause des politiques migratoires répressives, en Europe et ailleurs. L’absurdité et la logique de ces politiques sont particulièrement illustrées dans le Calaisis et sur le littoral du Nord de la France, terre “d’accueil” de migrants qui veulent à tout prix passer en Angleterre.

L’organisation du camp a mis en place un site internet : http://calaisnoborder.eu.org/ sur lequel vous trouverez plus de détails, le programme du camp, le texte des différents appels, et des contacts par groupes de travail pour celles ou ceux qui ont envie de s’investir.

Pour l’heure, nous cherchons à rassembler en grande quantité et avec un budget minimal, tout ce qui est indispensable à la vie quotidienne pendant ces quelques jours. L’appel à soutien logistique et matériel est consultable ici : http://calaisnoborder.eu.org/node/12. Mais nous commençons seulement à réunir les aliments de base pour les cuisines qui seront présentes sur le camp.

Alors, si vous ne savez pas quoi faire de vos denrées sèches et conservables, on propose 3 rdv pour dépôt au CCL, 4 rue de Colmar, Lille, m° porte des postes :
- jeudi 11 à 19h30
- samedi 13 entre 15h et 18h (permanence de la bibliothèque du CCL)
- mercredi prochain (le 17) à partir de 20h.

Merci de votre soutien !

Les aliments recherchés :

- pâtes
- riz
- légumes secs : lentilles, pois cassés, haricots blancs…
- “graines” : quinoa, semoule, boulgour…
- concentré de tomates
- tomates pelées
- lait de coco
- lait et crème de soja
- beurre de cacahuètes
- huile (olive, tournesol)
- vinaigre
- sucre, farine
- sel, poivre, épices…
- moutarde
- thé en sachets
- café
- confiture